Tests d’anticorps non spécifiques : au moins 65 tests concernés

Une petite réflexion supplémentaire sur les tests d’anticorps que j’ai postée récemment sur le forum sidasante (j’ai ajouté quelques modifications) :

Un autre truc qu’on peut se dire concernant les tests d’anticorps, c’est que la non spécificité du test VIH (cf. cet article) rejaillit sur les autres tests faits pour les maladies qui font réagir le test VIH. Ca invalide leur spécificité aussi.

Si le test VIH réagit positif à cause de la présence d’anticorps de la lèpre, tuberculose, rhume, grippe, herpès, malaria, hépatite, etc…, alors, les tests supposés spécifiques de ces anticorps ne le sont pas non plus.

Les tests d’anticorps de la lèpre, de la tuberculose, du rhume, etc…, ne sont pas spécifiques. Eux aussi doivent réagir aux autres anticorps de la liste en question. Le test du rhume doit réagir aux anticorps de la tuberculose, de la grippe, de l’herpès, de la malaria, de l’hépatite, etc…  Le test de la tuberculose doit réagir aux anticorps du rhume, de la grippe , de la malaria, de l’hépatite. Et donc, le test d’anticorps du rhume ne doit pas être spécifique. Le test de la tuberculose ne doit pas l’être non plus, celui de l’hépatite idem, etc…

Et si tous ces test tombent, ça la fout mal pour les autres. Si 65 tests ne sont pas spécifiques, on ne voit pas pourquoi les autres le seraient plus.

Tant que la remise en cause ne concernait que le test VIH, on pouvait toujours répondre que c’était particulier à ce test, qu’il y a une arnaque pour le sida, mais que ça ne concerne pas les autres tests. Mais si ça concerne carrément 65 tests, il devient beaucoup plus difficile de défendre cet argument.

Ce qu’on peut se dire aussi, c’est tout simplement qu’il n’y a pas eu de tests supplémentaires de conduits pour voir si d’autres maladies faisaient réagir positif le test vih. Sinon, la liste serait probablement beaucoup plus longue.

PS : et par ailleurs, ça doit aussi invalider les tests d’hémagglutination. Parce que si les 65 tests d’anticorps en question ne sont pas spécifiques, on ne voit pas pourquoi les tests d’hémagglutination correspondant le seraient, vu qu’ils reposent sur le même principe de lien anticorps/antigène.

La morphine, une cause importante de mort chez les cancéreux

 

Je pense avoir trouvé un nouvel élément qui participe à la mort des cancéreux supposément en phase terminale : la morphine.

J’avais dit dans ce billet, que la cause des morts lors d’un cancer était souvent la suivante. Le patient voit son taux de cortisol augmenter fortement lors de la prise de la chimiothérapie. Ce qui retient l’eau dans le centre du corps et a contrario déshydrate les membres. Mais, comme la chimiothérapie fait maigrir par ailleurs, le patient se déshydrate globalement. A l’arrêt de la chimio, il subit un effondrement du taux de cortisol. Ce qui entraine que le centre du corps se déshydrate et que les membres retiennent l’eau. Et comme le corps est déshydraté globalement, le centre du corps est alors particulièrement déshydraté. A la suite de ça, une toux va souvent apparaitre.

Comme il va y avoir soupçon de pneumonie, les médecins vont fréquemment donner des médicaments qui vont entrainer une mobilisation d’eau soudaine dans le ventre. Mobilisation qui va se faire au détriment du thorax (qui va manquer encore un peu plus d’eau). Comme le centre du corps est déjà très déshydraté, le thorax va l’être trop, et le cœur va lâcher ou le patient va se trouver en état de détresse respiratoire mortelle.

Donc, on a la séquence suivante en trois actes. Premier acte : chimiothérapie, hausse du taux de cortisol et déshydratation globale. Deuxième acte : arrêt de la chimio, baisse du taux de cortisol et déshydratation sévère du centre du corps (et donc des poumons), toux, diagnostic de pneumonie. Troisième acte : antibiotiques, mort par attaque cardiaque, hémorragie cérébrale ou détresse respiratoire.

Mais, le patient ne prend pas que la chimio, il y a un autre médicament qui lui est fréquemment administré : la morphine. Celle-ci est utilisée pour supprimer les douleurs causées supposément par le cancer (et qui sont en réalité causées la plupart du temps par le traitement).

Or, la morphine entraine un certain nombre d’effets secondaires, dont, entre autres, une détresse respiratoire.

Est-ce que c’est parce que la morphine entraine une baisse du taux de cortisol ou est-ce que c’est un simple vasodilatateur ? Difficile à dire. D’un coté, il y a l’hypotension et la détresse respiratoire qui sont reportés. Ce qui va dans le sens d’une baisse du taux de cortisol. Mais, ça pourrait être du à un simple effet vasodilatateur. Et de l’autre coté, il y a certains symptômes de la baisse de cortisol qui ne sont pas reportés. Mais, on utilise la morphine dans des conditions qui doivent entrainer qu’on n’a pas le temps de voir apparaitre les symptômes en question, ou alors, on les attribue à d’autres causes, ou encore, ils sont masqués par la prise d’autres médicaments.

Mais bon, l’effet est là ; ça entraine une détresse respiratoire et de l’hypotension. Par conséquent, on peut imaginer la chose suivante. Le patient est très déshydraté globalement par la chimiothérapie. Et comme il souffre, on lui donne de la morphine. Celle-ci cause des détresses respiratoires qui sont mises sur le dos d’une infection quelconque. On retombe à ce moment-là dans la phase où on administre des antibiotiques. Et là, le patient meurt à cause d’une attaque cardiaque, d’une hémorragie cérébrale ou d’une détresse respiratoire.

Ca va arriver plus particulièrement au moment où le patient va arrêter sa chimio. En effet, la chimio fait augmenter le taux de cortisol. Ca protège d’une éventuelle détresse respiratoire causée par la morphine. Donc, les deux effets se contrebalancent. Mais quand on arrête la chimio, non seulement le taux de cortisol s’effondre, ce qui crée des détresses respiratoires (comme on l’a vu dans un autre article), mais en en plus, il n’y a plus rien pour empêcher la détresse respiratoire causée par la morphine. Donc, la probabilité d’une détresse respiratoire ou d’un arrêt cardiaque mortels augmente très fortement.

L’autre moment où ça peut arriver, c’est au bout d’un certain nombre de mois de prise de morphine, avec augmentation régulière des doses. Comme on considère qu’il n’y a pas vraiment de dose limite, on peut augmenter sans cesse les doses, jusqu’à ce qu’il y ait un problème (les doses les plus importantes sont près de 100 fois supérieures aux moins importantes). Donc, ou bout de quelques mois, la dose est tellement importante que la détresse respiratoire a de forts risques de survenir. Une baisse du taux de cortisol peut favoriser aussi la survenue de la détresse respiratoire dans ce cas là.

Il semble par ailleurs qu’on préconise l’usage de médicaments qui augmentent le taux de cortisol et donc entrainent une hypertension, comme les anti-inflammatoires, ou certains anxiolytiques. C’est d’ailleurs logique, puisqu’on peut s’en servir pour lutter contre d’autres douleurs ou problèmes comme les douleurs articulaires ou la déprime. Du coup, ces médicaments luttent contre l’effet hypotenseur de la morphine. Mais forcément, selon les doses de morphine et de ces médicaments, l’effet hypotenseur de la morphine va prendre le dessus sur l’effet hypertenseur de ces médicaments ou inversement. Donc, le résultat va sembler aléatoire. Et comme ils n’ont pas conscience de ce problème, les médecins vont se dire que la morphine n’est pas responsable des morts par détresse respiratoire, vu que même avec des doses importantes, les patients ne subissent pas forcément une détresse respiratoire.

On peut donc penser que la morphine est une autre cause majeure de mort en plus de celles causées par la chimio.

 

– Objections possibles

 

Alors bien sur, on répondra que les médecins sont au courant des problèmes respiratoires liés à la morphine. Oui, mais là la personne est supposée avoir un cancer. Et ça change évidemment tout pour le diagnostic. Dans le cadre du cancer, la plupart du temps, les médecins penseront que les problèmes respiratoires viennent du cancer et pas de la morphine, surtout si les problèmes sont récidivants et que la personne est considérée comme étant au stade terminal. Par ailleurs, ils vont évidemment chercher si ce n’est pas un microbe qui est à l’origine du problème (présence du microbe qui sera liée au cancer dans l’esprit des médecins). Et avec leurs tests d’anticorps bidons, ils ont toutes les chances d’en trouver un. Donc, ils concluront qu’il s’agit d’une pneumonie, ou d’une tuberculose, ou de quelque chose comme ça. Et ils donneront des antibiotiques.

L’orthodoxie pourrait chercher à minimiser le pouvoir hypotenseur et de détresse respiratoire de la morphine. Et c’est ce qu’elle fait d’ailleurs. Dans les articles traitant des effets secondaires de la morphine, ces deux effets sont cités, mais leur importance est minimisée. Seulement le problème, c’est qu’il y a justement les cas d’overdoses des drogués à l’héroïne, une drogue à l’action très similaire à celle de la morphine. Les héroïnomanes meurt de quoi lors d’une overdose ? De dépression respiratoire (voir Wikipédia), d’hypoxie cérébrale et d’hypotension (voir hometox). Et d’ailleurs, certains préconisent souvent de mettre la personne dans de l’eau froide. Pourquoi ? Parce que le froid entraine une vasoconstriction. Du coup, le sang revient vers le centre du corps. Ca permet de lutter contre l’hypotension et de faire en sorte que le cœur ne lâche pas et que les poumons soient à nouveau suffisamment hydratés pour que la fonction respiratoire revienne à la normale. Le conseil de surélever les jambes si la personne est allongée obéit au même principe. Idem pour l’idée de lui faire peur (production d’adrénaline qui va entrainer un reflux du sang vers le centre du corps).

Et dans le livre « Sainte morphine, fléau de l’humanité« , on parle de l’époque où la morphine était une drogue très prisée (vers la fin du 19ème siècle et le début du 20ème). Et p.596, on cite quelques cas de morphinomanes célèbres à la fin du 19ème siècle morts manifestement d’overdoses dans leur trentaine.

Bien sur, il faut des doses relativement importantes pour qu’apparaissent ces désagréments. Mais ça veut bien dire que ces effets secondaires sont réels. Si ces symptômes apparaissent quand il y a overdose, ça veut dire qu’ils sont déjà présents (à des niveaux moins graves) à des doses bien inférieures de morphine.

Evidemment, il y a des gens qui sont accrocs à la morphine et qui n’en meurent pas. On pourrait mettre en avant également le fait qu’il y a plein de drogués à l’héroïne (même type d’effet et même problèmes de détresse respiratoire) qui ne meurent pas au bout de quelques mois.

Mais là, déjà, la personne a été esquintée fortement par le traitement anti-cancéreux. Alors que les héroïnomanes n’ont pas subi ça. En plus, ce sont souvent des personnes agées ; alors que les drogués à l’héroïne sont presque toujours des gens jeunes, donc beaucoup plus résistants. Et surtout, ce sont les médecins qui décident des doses. Or, ils vont souvent avoir tendance à les augmenter de plus en plus (puisque la personne s’acclimate au produit et qu’il faut augmenter les doses pour continuer à supprimer la douleur). Donc, c’est différent des personnes accrocs, qui peuvent décider de limiter leur consommation en fonction des effets secondaires qu’elles constatent ou de leur état de forme. Ici, la personne, en tant que patient, continue à prendre les doses prescrites malgré les effets secondaires (qu’on lui présente comme étant ceux du cancer).

En plus, comme on l’a vu, souvent les patients vont prendre d’autres médicaments qui vont augmenter le taux de cortisol et donc annuler l’effet hypotenseur de la morphine, ce que ne font pas  les drogués (même si beaucoup prennent des drogues du genre speed pour contrebalancer les effets de l’héroïne). Donc, un drogué va constater qu’il est de plus en plus mal. Et il saura que c’est à cause de l’usage de l’héroïne. Du coup, la encore, il pourra décider de s’arrêter temporairement d’en prendre, ou de diminuer les doses. Ou il ira consulter un médecin qui lui donnera des médicaments qui auront tendance à lutter contre l’effet hypotenseur de l’héroïne. Tandis que pour le cancéreux, quand le médecin décidera d’arrêter ou de diminuer les doses des autres médicaments qui contrebalancent l’effet hypotenseur de la morphine, là, le patient ne pourra pas prendre l’initiative de diminuer ses doses de morphine. Et le médecin pourrait même avoir tendance à les augmenter.

Enfin, un truc qui fait que l’héroïne n’entraine pas si rapidement des problèmes d’overdose, c’est qu’apparemment (voir Wikipédia sur l’héroïne) on la coupe avec des produits qui augmentent le taux de cortisol : cocaïne, caféine, ou paracétamol. Si elle était pure, ou si elle était coupée avec des produits n’ayant pas cet effet de hausse du taux de cortisol, il y aurait probablement beaucoup plus de décès par overdose.

Donc, ces différences changent énormément de choses quant à la probabilité de survenue d’une overdose mortelle.

 

– Difficulté d’échapper au traitement morphinique

 

Le problème, c’est que, souvent, il va être difficile d’échapper à la morphine lors d’un cancer.

Déjà, comme le traitement anticancéreux (chimio, rayons, chirurgie…) peut entrainer des douleurs importantes, ça pousse à l’utilisation de la morphine.

Mais ça peut être le cas aussi après le traitement. En effet, la baisse du taux de cortisol va engendrer des douleurs réelles au niveau des articulations des membres, ainsi que des céphalées.

Ensuite, si le patient a déjà commencé à en prendre, arrêter la morphine fait revenir la douleur. D’ailleurs, ce retour va souvent être attribué au cancer et pas à l’arrêt de la morphine.

Et si la personne est considérée comme étant en phase terminale de la maladie, il est bien possible qu’on lui donne préventivement de la morphine pour éviter les douleurs pouvant survenir lors des derniers jours de vie. C’est à vérifier, mais c’est probable.

Tout ça rend donc difficile d’échapper à la prise de morphine. C’est ce qui fait que l’usage en est fréquent lors d’un cancer.

 

– Ce que ça permet d’un point de vue théorique pour les médecins officiels du cancer

 

L’usage de la morphine est intéressant pour l’orthodoxie d’un point de vue théorique. En effet, elle permet aux médecins de dissocier le moment de la mort et la période de la chimiothérapie, puisque dans un certain nombre de cas, la mort survient quelques mois après la fin de celle-ci. Ils ont alors beau jeu de dire que la mort n’est pas causée par les traitements.

Ca participe à la validation de leur théorie selon laquelle que les gens meurent toujours du cancer. Sans la morphine, ça serait le cas moins souvent. En effet, si on dit que le traitement a échoué qu’on l’a donc arrêté, et que la personne est en phase terminale, la plupart du temps, on entend par là qu’elle va mourir d’ici quelque mois. Seulement, sans la morphine, cette prédiction ne serait pas toujours vérifiée. Et si la personne ne meurt pas quelques mois après un diagnostic de phase terminale, ça la fout mal, c’est sur. Ca invaliderait la théorie selon laquelle le cancer est mortel 100 % du temps. Donc, la morphine a son importance pour maintenir le dogme.

Tout ça permet également de faire taire les quelques dissidents qui disent que les cancers sont très loin d’être mortels 100 % du temps, et que ce sont les médicaments qui tuent les patients, et pas le cancer (ou simplement les sceptiques et curieux qui se poseraient ce genre de question). Avec la morphine, les médecins peuvent dire « si si, je connais plein de personnes qui sont mortes bien après la prise de leur dernier traitement. Donc, ce n’est pas le traitement qui tue, mais bien le cancer. Et quasiment toutes sont mortes, donc le cancer est donc bien létal quasiment 100 % du temps ».

En général, ils mettront l’accent sur le fait que la personne ne prenait plus rien. Croix de bois croix de fer, la main sur le cœur. Sauf qu’ils auront tendance à oublier que la personne prenait de la morphine (ou ils présenteront ça comme un détail insignifiant) et éventuellement quelques anti-inflammatoires et anxiolytiques, et donc, qu’elle ne prenait pas « rien ».

Alors bien sur, il y a la possibilité qu’il y ait un diagnostic de stade terminal et donc de mort proche, et que la personne ne meurt finalement pas dans le temps prévu. La morphine ou l’association « morphine+chimio » ou « morphine+médicaments augmentant le taux de cortisol » ne va pas tuer tout le monde à chaque fois. Seulement, les médecins doivent avoir un bon sens de ces choses là et doivent bien savoir si la personne va mourir sous peu. Donc, quand ils vont diagnostiquer un stade terminal, ils vont rarement se tromper. La personne sera vraiment dans un état très affaibli. Un état dans lequel n’importe quel traitement un peu carabiné la tuera. Et puis, si la personne ne meurt pas dans le temps prévu et se remet un peu, dans la mesure où elle est considérée comme étant en stade terminal, donc avec un cancer très avancé, on va lui faire reprendre une chimio plus éventuellement des rayons (et peut-être même de la chirurgie). Et si ça ne marche pas et qu’elle ne meurt pas, rebelote. Et à ce régime là, elle finira bien par mourir quand même relativement rapidement. Donc, une fois le diagnostic de phase terminale posé, la personne a très peu de chance d’en réchapper.

 

– Autres avantages de la morphine d’un point de vue plus pratique pour l’orthodoxie

 

Par ailleurs, comme ils ne ressentent plus de douleur, les patients acceptent des traitements qui leur déglinguent complètement le corps et les tuent donc à petit feu. Sans la morphine, une telle chose serait difficile à obtenir. Les patients pourraient se révolter contre le traitement, ou simplement l’abandonner tellement il serait douloureux. En fait, c’est même mieux que ça. Comme ça abrutit complètement, les patients acceptent l’idée de mourir. Et même souvent, ils finissent presque par désirer la mort. Donc, c’est un élément essentiel pour arriver à tuer les patients sans qu’ils ne se rebellent.

C’est un peu le même problème que pour les médicaments pris par voie orale. La plupart ont un gout absolument abominable (puisque ce sont des poisons, voir l’article sur les médicaments à base de plante de Shelton). Et les médecins doivent tromper ou passer la barrière du gout en les enrobant de produits très sucrés, ou maintenant, en les mettant dans des gélules solubles dans le système digestif. Sinon, jamais les gens n’accepteraient de les prendre.

Concernant les proches du mort, ceux-ci vont avoir une image positive de la morphine. Comme les médecins, ils penseront que c’était le cancer qui faisait souffrir la personne, et que c’est une chance qu’il y ait eu la morphine pour soulager les douleurs de leur parent ou ami. Cette image positive rendra inimaginable l’idée que la morphine puisse être à l’origine de la mort de celui-ci. Non pas qu’il y ait grand risque qu’ils aient jamais cette idée là. Mais bon, c’est un à petit coté de la chose.

Par ailleurs, toujours pour les proches, l’agonie est moins horrible, beaucoup mieux acceptée. Tout sera plus cool avec la morphine. Souvent, les proches diront qu’il est mort sans souffrir, qu’il avait l’air comme en paix avec lui-même. En paix avec lui-même, tu parles, complètement shooté à la morphine oui (plus anxiolytiques divers éventuellement). Sans elle, le coté cool et super apaisé des derniers jours serait « légèrement » différent. Du coup, pour les proches, la mort semblera être quelque chose de doux, de serein, presqu’une belle expérience mystique (à en écouter certains).

En plus, les proches croient effectivement que la personne est en phase terminale, puisqu’avec la morphine, elle est amorphe, sans réaction, apparemment très affaiblie. Ca permet à l’orthodoxie de mieux faire accepter la mort par les parents. Ca évite que ceux-ci ne viennent demander des comptes par la suite. Même si, là encore, il y a peu de risques que leur vienne cette idée.

Et puis, c’est évidemment beaucoup plus agréable aussi pour le personnel soignant. Là, les patients ne hurlent pas de douleur les jours ou les semaines avant de mourir. C’est sur que c’est infiniment plus confortable.

Ce n’est pas donc pas étonnant que ce soit les infirmières qui aient poussé à l’extension de l’utilisation de la morphine (c’est ce qu’on peut trouver sur Wikipédia : « A partir des années 1970, l’utilisation de la morphine augmenta du fait des infirmières, qui les plus à l’écoute de la douleur de leurs patients, réclamèrent une meilleure prise en charge de la douleur« ). Bien sur, elles ont du considérer avant tout l’amélioration du confort de vie pour le patient. Mais, c’était aussi dans leur intérêt.

Les médecins, eux, devaient être effectivement moins concernés, puisqu’ils sont quand même moins au contact des malades que les infirmières. Même si on peut penser qu’ils ont finalement été contents de bénéficier d’une bien meilleurs tranquillité des patients.

Bien sur, la morphine était déjà massivement utilisée avant cette période. On en a simplement étendu l’usage à des situations moins terminales qu’avant. Avant, on devait réserver l’usage de la morphine à la toute fin de vie (le dernier ou les deux derniers mois). Et depuis les années 70, on a du étendre l’usage de la morphine à des situations considérées comme moins critiques. D’ailleurs, sur l’article de Wikipédia, on dit bien que l’utilisation de la morphine a augmenté, pas qu’elle a été introduite.

D’une façon plus générale, ça permet aussi de faire croire que les traitements anticancéreux sont moins désagréables qu’avant. Effectivement, avec la morphine, beaucoup de patients viendront dire qu’ils ont vécu très bien leur chimio ou les rayons. Seulement, ils oublieront de préciser que c’est grâce à la morphine, et que sans elle, le traitement resterait certainement très douloureux.

Du coup, tout le monde est comme anesthésié par cette sérénité artificielle, et l’accumulation des problèmes de santé du patient passe plus facilement.

Alors bien sur, ça ne serait pas gênant dans le cadre d’une maladie réelle. C’est bien de diminuer les souffrances des patients. Mais dans le cadre d’une arnaque comme le cancer, ça prend une toute autre perspective. Ca participe à l’arnaque. Ca aide à faire prendre les traitements mortels ; alors que sinon, dans bien des cas, les gens refuseraient plus ou moins rapidement de le faire. Et les proches voyant leur souffrance les soutiendraient peut-être dans leur décision.

Le taux de PSA, un indicateur de cancer de la prostate bidon

Un petit billet rapide sur le sujet suite à l’interrogation de michel341.

Le taux de PSA est loin d’être un marqueur du cancer de la prostate. Pourquoi ? Parce que c’est un simple test d’anticorps. Or, comme on l’a vu ici, tous ces tests d’anticorps sont totalement non spécifiques. Ce sont en fait des indicateurs de la quantité de particules dans le sang. Et c’est ce qu’est le test du taux de PSA : un simple indicateur de la quantité de particules dans le sang.

Il va donc être positif parce que le sang du patient contient plus de particules que d’habitude. Et ceci va arriver en général parce que le patient a pris des médicaments désagrégateurs de cellules comme les antibiotiques, les anti-inflammatoires non stéroïdiens. Ou alors, parce que le corps du patient relargue soudainement beaucoup de déchets cellulaires (ce qui peut arriver avec un changement soudain du taux de cortisol).

Ce test ne veut donc rien dire concernant la présence d’une tumeur maligne de la prostate.

D’ailleurs, depuis quelques années, il est décrié dans certaines études officielles. On l’accuse d’engendrer plein de faux positifs et de faux négatifs et donc de ne pas être significatif pour le diagnostic de cancer de la prostate. C’est pour ça que je ne m’en suis pas tellement occupé jusque là. Une partie de l’orthodoxie s’en charge elle-même (voir ici par exemple).

Par contre, même les études critiques disent que le taux de PSA est significatif (de la virulence du cancer) une fois qu’on a confirmé la présence d’un cancer de la prostate. Jusque là, vu que je n’y avais pas tellement réfléchi, je ne comprenais pas tellement de quoi il retournait. Grace à mon article sur la façon dont les médecins donnent une apparence de réalité aux métastases, et à michel341 qui m’a fait réfléchir à nouveau à cette histoire de taux de PSA, je pense avoir compris.

Je crois que cette affirmation de l’orthodoxie doit être en rapport avec les supposées métastases. Les médecins ont du établir qu’il y avait corrélation entre un taux de PSA élevé, et la découverte de métastases dans divers endroits du corps. Donc, plus le taux de PSA est élevé et plus il y a de risques qu’il y ait des métastases.

Mon point de vue sur ce qui se passe réellement est le suivant.

Comme dit plus haut, le taux de PSA est en fait un indicateur du taux de particules dans le sang. Et comme on l’a vu dans cet article, quand ce taux est élevé, c’est soit parce qu’il y a eu désagrégation des particules circulant dans le sang (là où il y avait 1 particule, il y en a par exemple 10), soit parce qu’il y a un relargage soudain des débris contenu dans les cellules (le stock de débris qui était resté stocké dans les cellules en sort et se retrouve en masse dans le sang). Donc, quand il n’y a pas de raison qu’il y ait un relargage soudain des débris cellulaires, c’est qu’il s’agit d’un problème de désagrégation des particules. Dans ces conditions, le taux de PSA est aussi un indicateur du taux de désagrégation des particules se trouvant dans le sang en plus d’être un indicateur du taux de particules dans le sang. Ca veut dire que la personne prend ou a pris récemment un produit qui désagrège les particules de son sang en petits morceaux. C’est le cas par exemple quand une personne prend une chimiothérapie ou des antibiotiques, qui sont des produits chimiques qui désagrègent les particules.

Et par ailleurs, comme on l’a vu dans l’article sur la façon dont l’orthodoxie donne une apparence de réalité aux métastases, une chimiothérapie va esquinter certains éléments du corps, en particulier le foie, le système digestif, éventuellement les poumons, le cerveau. Quand on va analyser certains organes avec une ponction ou une biopsie, on va trouver effectivement des tissus endommagés qu’on diagnostiquera comme étant des métastases.

Donc, la chimiothérapie entraine : augmentation du taux de PSA + lésions de certains organes qui vont être diagnostiquées comme des métastases. D’où le fait qu’une fois le diagnostic de cancer confirmé, les médecins considèrent que le taux de PSA devient fiable concernant l’évolution du cancer.

Donc, quand on découvre un cancer de la prostate grâce au taux de PSA, c’est en général parce que la personne a prit des antibiotiques ou autres médicaments désagrégateurs de cellules. Mais comme ça a peu d’influence sur la prostate, forcément, ça va être assez mal corrélé avec une tumeur à cet endroit là. D’où problème de fiabilité du test PSA concernant la présence d’une tumeur au niveau de la prostate. Par contre, une fois la tumeur maligne de la prostate diagnostiquée, et avec une prise plus ou moins longue de chimiothérapie, là, comme on analyse le foie et les autres organes, le test PSA va être mieux corrélé avec les soi-disantes métastases.

Seulement, comme on le voit ici, corrélation ne veut pas dire causalité. Il n’y a pas effet de causalité entre le taux de PSA élevé et la détection de métastases, puisque c’est la chimiothérapie qui est à l’origine de l’augmentation du taux de PSA et de la découverte de métastases (qui sont en réalité de simples lésions causées par la chimiothérapie). Ca n’a rien à voir avec une tumeur qui serait particulièrement active et de ce fait engendrerait de soi-disantes métastases.

Les tests d’identification du sexe d’une personne


Comme pour les autres techniques déjà examinées, dans l’esprit des gens, les tests d’identification du sexe d’une personne sont une des meilleures preuves de la validité de la théorie génétique. On va voir que là aussi c’est loin d’être le cas.


1)    Les tests chromosomiques marchent, mais ça ne prouve rien


Le principe des tests chromosomiques est simple. Les êtres humains possèdent dans pratiquement toutes leurs cellules 23 paires de chromosomes. Ils sont classés par ordre de taille. Les 22 premières sont identiques chez l’homme et chez la femme. Mais la 23ème paire de chromosome est différente. Celle des hommes a un grand et un petit chromosome (XY) et celle des femmes en a deux grands (XX).

Et ça, c’est visible au simple microscope optique. C’est d’ailleurs vers 1900 que les chromosomes ont été découverts. Et c’est en 1924 que Painter découvre le gène Y.

Donc, effectivement, on peut identifier le sexe d’une personne grâce à ses chromosomes. Et donc les tests basés sur ce système fonctionnent.

Ils sont d’ailleurs utilisés à très large échelle, puisque pour des très nombreuses femmes au delà de 38 ans, on fait un test chromosomique. Ceci à cause du risque plus élevé à ces âges là d’avoir des enfants présentant des anomalies génétiques.

Seulement, c’est l’adn qui est important dans la théorie officielle. Ce sont les briques de base du système. C’est ça qui permet d’identifier quelque chose, de produire une protéine, ou de modifier une cellule voir un individu. C’est l’adn qui est à l’origine de toutes les revendications de résultats de la génétique actuelle. C’est ça que je critique. Les chromosomes ne sont qu’une boite noire qui ne permet pas à grand-chose (à part connaitre le sexe de la personne). Donc, une technique qui se base uniquement sur la forme des chromosomes ne démontre rien concernant la validité de la théorie génétique actuelle. Et comme c’est le cas pour ce test d’identification du sexe d’une personne, il ne prouve rien.

Mais, depuis un dizaine d’années, sont apparus les tests génétiques. Là, on revient dans la problématique de l’adn.


2)    Les tests génétiques


Les tests génétiques sont apparemment tous de type SRY ; c’est à dire basés sur la détection du gène SRY (pour sex-determing region Y).


a) Le test SRY pour déterminer le sexe d’une personne adulte


Ce test sert donc à déterminer si une personne est une femme ou un homme. Seulement, vu que le problème ne se pose jamais chez les gens ordinaires, évidemment, ça n’est utilisé que dans des cas très particuliers. Essentiellement, on l’utilise soit pour identifier les cas de triche de la part des athlètes de très haut niveau (les hommes qui se font passer pour des femmes) soit dans les enquêtes de police.

A propos de l’efficacité du test, dans cet article de slate concernant les athlètes se faisant passer pour des femmes et qui sont en fait des hommes, il est dit que ça ne marche pas bien :

A partir des J.O. d’hiver de 1992, les officiels ont testé la présence d’un de ces gènes, appelé SRY (la région déterminant le sexe du chromosome Y) – si vous l’aviez, vous ne pouviez pas concourir avec les femmes. Mais ce test n’a pas marché non plus. La présence du gène SRY, ou même d’un chromosome Y, n’indique pas toujours qu’une personne est un homme. Certains individus nés avec un chromosome Y développent tous les traits physiques d’une femme à part les organes sexuels féminins.

Selon certaines sources, l’analyse du sexe de toutes les athlètes féminines lors d’une compétition est abandonnée depuis 2000. Donc, le screening à grande échelle est abandonné. Evidemment, ça laisse à penser que c’est parce que le test sry ne marchait pas et que les autorités ne voulaient pas que ça se voit. Le maintien des tests sur toutes les athlètes aurait mis de plus en plus à jour l’inefficacité du test sry. Et ça, il fallait l’empêcher.

Il est dit que les problèmes de fiabilité viendraient du fait qu’il y a des gens qui auraient toutes les caractéristiques de femmes, à part les organes sexuels. Seulement, ça devrait normalement concerner une infime minorité de la population. Il n’y a pas de raison de considérer le test comme non fiable à cause de ça. Donc, si l’usage en a été abandonné à grande échelle, c’est très probablement parce que le test identifiait très souvent des femmes comme étant des hommes. Il devait y avoir plein de faux positifs.

La situation actuelle est donc que si une athlète réclame que l’on teste une autre athlète, les autorités sportives vont le faire. Et a priori, le test sry reste utilisé dans ce cas là.

Mais évidemment, il va être très rare qu’une athlète émette un doute sur le sexe d’une autre athlète. Il va y avoir un test tous les 4 ou 5 ans. Ce qui fait que statistiquement, ça n’aura aucune signification. Et par ailleurs, dans cette situation, on fait plein d’autres tests en plus de celui-ci. Donc, les testeurs ont de nombreux autres éléments pour déterminer le sexe de la personne. Ce qui permet de truander discrètement le test sry si jamais il ne donne pas le bon résultat.

Depuis 2000, on est donc dans un cadre complètement différent de la situation précédente (screening général des athlètes féminines). Quand on teste des centaines de femmes sans possibilité de savoir par ailleurs si ce sont des hommes ou des femmes, c’est beaucoup plus dur de truander ce genre de test. Avec un ou deux test tous les 4 ou 5 ans, avec en plus plein d’autres méthodes d’analyse à disposition par ailleurs, c’est un jeu d’enfant de le faire. Déjà, il y a très peu de risque de se tromper. Et s’il y a  une erreur, elle restera cachée parce que personne ne croira que les médecins ont pu se tromper.

Donc, avec un échantillon si faible, avec si peu de possibilité d’erreur, et si peu de possibilités qu’une erreur soit éventée, cette utilisation du test sry n’a aucune valeur.

Sinon, il y a les tests policiers pour identifier le sexe du coupable. Seulement, comme on l’a vu dans un autre article, les techniciens ne travaillent pas en aveugle. Ils savent quels sont les suspects. Par ailleurs, vu que personne ne doutera du résultat du test, celui-ci a peu de chance d’être invalidé plus tard. Et puis, vu que les conditions de collecte de l’adn sont toutes sauf optimales, il est très facile, si jamais on pense plus tard qu’il y a eu une erreur, de dire qu’il y a eu contamination de l’échantillon, ou alors que l’adn collecté à ce moment-là n’est finalement pas celui du coupable. Donc, l’usage en situation policière n’a aucune valeur pour prouver la validité de cette technique.


b) Le test SRY pour déterminer le sexe d’un foetus


On a compris qu’on pouvait utiliser le test sry pour déterminer le sexe du fœtus à partir du sang de sa mère vers la fin des années 90.

Jusqu’en 1997, les scientifiques cherchaient à mettre au point une méthode pour isoler les cellules fœtales du sang maternel, ce qui aurait permis de faire un test prénatal à partir d’un simple test sanguin, et aurait évité le recours à des tests invasifs comme l’amniocentèse, ou la biopsie du trophoblaste, qui comportent tous les deux des risques de complication. Mais, ils se sont rendus compte qu’il y a seulement une cellule fœtale par mL de sang maternel ou même 10 mL, ce qui était insuffisant pour arriver à détecter l’adn du fœtus (cf. le site suivant).

C’est vers 1997 que Dennis Lo et son équipe ont déterminé qu’il y avait beaucoup plus d’adn du fœtus en circulation que de cellules. Cette quantité est considérée comme suffisante pour mener le test SRY. Ca a donc ouvert la voie à la détermination du sexe du fœtus à partir du sang de la mère.


–          Le cas de la France

Le document qu’on retrouve à chaque fois quand on fait une recherche sur le sujet en français, c’est « Détermination du sexe foetal au cours du premier trimestre de grossesse par analyse du sérum maternel par PCR en temps réel« , publié en 2002 dans le journal  » Gynécologie obstétrique et fertilité ». A part ça, on n’a pas grand-chose.

Dans cet autre document (« Diagnostic prénatal et biologie moléculaire« ), on a une analyse du professeur J.M Costa du laboratoire Pasteur Cerba, en juin 2009, sur les méthodes de diagnostics prénataux.

Page 22, on apprend que la détermination du sexe fœtal avec la méthode de détection SRY n’a été réalisée que pour 500 cas en 2008. Ca a été utilisé à partir de 2001 pour environ 200 cas, puis, ça a augmenté progressivement. Bien sur, il ne s’agit de l’activité que de Pasteur Cerba. Il peut éventuellement y avoir d’autres sociétés pratiquant ce genre de test en France. Mais à priori, c’est quasiment la seule. Cela dit, il n’est précisé nulle part qu’il s’agit de tests déjà commercialisés. Donc, il est possible que ces résultats soient faits essentiellement dans un cadre expérimental.

Ce qui va dans le sens de cette idée, c’est le fait qu’on ne parle quasiment pas de ce test ailleurs. Quand on cherche sur Internet, il n’y a presque aucun document sur le sujet. Or, s’il était utilisé en production, il y aurait des tonnes de documents évoquant son usage. Donc, il semble bien qu’il ne soit pas utilisé en France, ou alors, juste dans le cadre d’essais cliniques.

Donc, ce test qui est soi-disant fiable à 99 %, et qui a été mis au point dès 2000, ne serait toujours pas utilisé 10 ans après, malgré sa très grande utilité. Forcément, ça laisse fortement à penser que s’il n’est toujours pas utilisé, c’est tout simplement qu’il n’est pas fiable en réalité. C’est pour ça qu’il n’a pas été mis sur le marché.

Bien sur, des tests commerciaux pourraient pallier l’absence de tests officiellement utilisés dans les hôpitaux. Mais en Europe, une telle pratique est apparemment interdite ; ceci pour éviter des dérives eugénistes en fonction du sexe de l’enfant. Ce n’est qu’avec l’échographie qu’on a le droit de le faire, ou avec l’amniocentèse, ou la biopsie du trophoblaste s’il y a soupçon d’anomalie génétique. Donc, il n’y a pas de tests de ce genre réalisés par des entreprises privées.


–          Le cas de l’Amérique

Voyons maintenant le cas de l’Amérique. Là bas, il est autorisé de faire ce genre de test pour déterminer le sexe de l’enfant à la demande des futurs parents. C’est donc avec ce pays là qu’on va avoir le fin mot de l’affaire.

Normalement, si le test est aussi efficace qu’on le dit, il devrait être tout ce qu’il y a de plus officiel aux USA, et utilisé très couramment pour déterminer le sexe de l’enfant, que ce soit dans les hôpitaux ou via les pharmacies. Seulement, comme par hasard, là encore on ne trouve quasiment rien sur le sujet.

Il y a bien un test qui s’appellerait le Jack and Jill test. Sur le forum in-gender.com, on apprend que le test ne serait fait que dans un hôpital de Houston, au Texas. Donc, un test ultra confidentiel. Rien à voir avec un test officiel. C’est ce qui entraine que, sur le forum en question, pourtant spécialisé dans ce genre de tests, quasiment personne ne le connait.

Cette réponse dit que le test serait efficace à seulement 95 %. Mais, la personne ajoute qu’elle a entendu parler de personnes pour lesquelles le test s’était révélé faux.

Dans cet autre topic, datant pourtant de juillet 2009, là encore, apparemment, très peu de monde connait. Mais une personne semble révéler le pot-aux-roses. Elle dit qu’une échographie serait faite en même temps que le test génétique. Eh oui, forcément, avec l’aide de l’échographie, c’est beaucoup plus facile de donner un résultat juste. Donc, le test Jack and Jill est clairement une truande. Le seul test apparemment lié à un hôpital, est lié à un seul hôpital, et est une arnaque. Ca commence mal.

Donc, il est clair que ce test n’est pas pratiqué aux USA officiellement. Ce qui signifie de façon évidente que les affirmations concernant son efficacité sont des mensonges. Sinon, il serait forcément utilisé de façon fréquente.

Mais, si on ne trouve rien du coté des organisations officielles comme les hôpitaux, c’est différent du coté des tests commerciaux. Il en existe 2 ou 3. Et là, il y a de nombreux témoignages concernant leur fiabilité.

C’est mieux. Parce que, autant, dans le  cas de l’absence de ces tests dans les organisations officielles, on a une preuve simplement par défaut ; autant avec les témoignages sur les tests commerciaux, on a la preuve par l’expérience que ces tests sont des arnaques.


Le test Tell Me Pink Or Blue

Le test pour lequel l’arnaque est claire est le test Tell Me Pink Or Blue, ou TMPOB. C’est un test d’adn basé sur le sang de la mère (donc bien un test de type SRY), qui est fait à partir de 7 semaines. Là, beaucoup plus de monde le connait.

Le forum in-gender.com, qui traite spécialement des méthodes de détermination du sexe du fœtus et de leur fiabilité, comporte de nombreux témoignages de résultats faux concernant le test TMPOB. En voici quelques uns.

Il y a déjà celui de cette femme, qui a fait un test TMPOB à 10 semaines qui lui a prédit un garçon, puis une échographie à 16 semaines qui lui a prédit une fille. Il y a aussi cette femme, dont le test TMPOB prédisait un garçon, et dont les 5 échographies ont ensuite affirmé que ce serait une fille.

Cette autre femme a eu un premier résultat lui prédisant un garçon, mais l’échographie a dit que c’était une fille. Elle a donc fait un deuxième test TMPOB. Et cette fois, le résultat était celui d’une fille. Deux tests, deux résultats différents.

Encore une autre femme a eu un résultat faux alors qu’elle avait fait le test à 14 semaines (une fille annoncée. Mais, deux échographies faites à 21 et 22 semaines ont clairement montré que c’était un garçon). Dans le même topic, une autre femme dit qu’à 8 semaines, le résultat était une fille, et finalement, deux échographies faites à 23 semaines ont montré qu’il s’agissait d’un garçon.

Dans cet autre témoignage, le test à 10 semaines prévoyait un garçon, alors que l’échographie à 16 semaines disait qu’il s’agissait d’une fille.

Un peu après dans le même topic, une femme dit qu’en 2008, elle a fait le test à 10 semaines, et que celui-ci prédisait une fille. Finalement, à 20 semaines, l’échographie a montré que c’était un garçon. La société lui a offert de faire un second test, qui a prédit encore une fille. A la naissance, c’était bien un garçon. Une amie de cette femme lui a raconté une histoire similaire : à 10 semaines, le test prévoyait un garçon. Un autre test probablement fait après que l’échographie ait contredit le premier prévoyait encore un garçon. Finalement, lors de l’accouchement, c’était une fille.

Dans cet autre topic, la personne dit avoir appelé des revendeurs européens du test. Et ceux-ci lui ont répondu qu’ils avaient arrêté de le vendre en Europe, parce qu’ils le considéraient comme non fiable.

Pour avoir une vision un peu plus statistique des témoignages, j’ai compté a peu près tous ceux de la dernière page du sous forum consacré à ce test (il y a 4 pages en tout). Sur 30 témoignages, 7 sont bons, et 23 sont faux. Donc, il y a 77 % de faux résultats. Sur ces 30 femmes, la plupart ont donné des résultats d’échographie à au moins 20 semaines. A ce stade, il n’y a quasiment plus aucune erreur possible. Et 6 ont donné le résultat des naissances (qui correspondaient à 100 % avec le résultat de l’échographie). Au passage, pour les 6, le résultat du test TMPOB était faux.

Evidemment, un certain nombre de ces femmes sont venues sur le forum pour témoigner d’un mauvais résultat. On peut penser que ça introduit un biais statistique qui fait aller le pourcentage de résultats faux au-delà de 50 %. En effet, le test Pink or Blue étant apparemment totalement basé sur le hasard, normalement, le résultat devrait être de seulement 50 % de résultats faux. Cela dit, 50 % des femmes sont intervenues avant d’avoir le résultat du test TMPOB. Donc, pour elles, ce biais n’existait pas.

A noter que, dans ce forum, jamais quelqu’un ne recommande un test d’adn connu pour être efficace. Alors que s’il y en avait un, dès qu’une personne viendrait pour parler d’un test d’adn bidon, les autres lui recommanderaient le ou les tests en question. Il est clair que s’ils ne le font pas, c’est qu’un tel test n’existe pas.

On constate d’ailleurs ici l’utilité d’Internet et spécialement des forums et des blogs. Parce que sans Internet, on n’aurait comme référence que les travaux officiels, qui nous disent tous que tout est totalement maitrisé. Mais avec les forums et les blogs, tout d’un coup, c’est une toute autre musique qui se joue.

Si on n’avait pas ces forums, on aurait comme source que l’étude de 2002 citée plus haut, et disant que :  » Les résultats obtenus par analyse du sérum maternel sont en parfaite concordance avec le sexe du fœtus. Parmi les 121 patientes étudiées, 61 portent un fœtus masculin et 60 un fœtus de sexe féminin. Aucun résultat faussement négatif n’a été observé. De plus, aucun résultat faussement positif n’a été observé y compris chez les 27 patientes porteuses d’un fœtus de sexe féminin et ayant donné naissance à un garçon au cours d’une grossesse précédente. »

Bref, 100 % efficace. Et les docteurs balancent les mêmes résultats. On n’oserait imaginer qu’ils puissent mentir aussi effrontément. Eh bien si.

En conclusion, là encore, les perspectives de confirmation de la théorie génétique s’évanouissent. Les tests basés sur les chromosomes ne prouvent rien. Et les tests basés sur l’adn ne sont manifestement pas fiables. Encore une revendication de succès de la génétique qui est infirmée.

L’échec des thérapies géniques

Concernant les thérapies géniques, là, c’est beaucoup plus simple que pour les manipulations génétiques sur les animaux, ou que pour les ogm : l’échec est quasi-total. Et c’est reconnu par les médecins et généticiens eux-mêmes.

La question est « y a-t-il possibilités de truande » ? On va voir que oui. Du coup, l’autre question qui suit immédiatement après, c’est « pourquoi n’y a-t-il pas eu plus truande alors ? C’est le problème qu’on traitera dans la troisième section.

 

1) Les thérapies géniques sont un échec

 

Comme dit dans l’introduction, l’échec est quasi-total. Comme pour les autres secteurs liés à la génétique, on attendait des succès grandioses. Ca été un véritable fiasco.

Voyons ce qu’en disent quelques spécialistes.

J’ai eu la chance, il y a 2 ans et demi environ, de tomber sur une revue traitant du problème. Il s’agit de la revue « technologie review » (le n°3, de septembre/octobre 2007). Le grand dossier de ce numéro était « Guérir grâce à la thérapie génique : peut-on encore y croire ? ».

p.46 (article « les promesses de la thérapie génique » par Horace Freeland Judson) : « On peut décrire l’histoire de la thérapie génique comme la recherche sans cesse déçue de virus capables de jouer le rôle de « vecteurs » pour transporter le gène jusqu’aux cellules du patient, mais aussi comme la prise de conscience déconcertante qu’il faut bien plus que de simples gènes pour produire avec succès les protéines désirées. Pour la communauté scientifique, les échecs s’accumulaient au fil des ans. »

p.50 : « A partir de l’automne 1994, le directeur du NIH (National Institutes of health), Harold Varmus, devint de plus en plus sceptique quant à la qualité de la recherche en matière de thérapie génique. Le Recombinant DNA Advisory Comittee (RAC) fut chargé de passer en revue tous les protocoles d’essais cliniques humains de thérapie génique financés par le NIH…

… Il (ndr : le comité) s’aperçut que le cas Anderson n’était que le plus fameux, et qu’il y avait eu beaucoup d’autres annonces exagérées ou sans fondement autour de la thérapie génique. Bien que le NIH ait alloué 200 millions de dollars par an à la recherche en thérapie génique, que les grandes sociétés pharmaceutiques et des nuées de start-ups en biotechnologies aient dépensé autant encore, pas un seul cas d’essai réussi sur l’homme n’avait été rapporté à un journal scientifique. »

 

p.55 (article « Thérapie génique et business : de l’emballement à la déception« , par Bertrand Jordan, biologiste moléculaire, a été directeur de recherche au CNRS, directeur du Centre d’immunologie de Marseille- Luminy et coordinateur de Marseille-Nice Génopole. Il a publié « Thérapie génique, espoir ou illusion ? ») :

« Au début des années 1990, l’industrie de la thérapie génique semblait vouée à un avenir prometteur. Pourtant, depuis quelque temps, les start-ups créées au moment de la « bulle biotech » disparaissent progressivement et la désillusion s’installe dans la sphère financière. Sera-t-il possible de redresser la barre ? ».

« Au début des années 1990, la biotechnologie suscitait de grands espoirs. Des sociétés comme Genentech (fondée en 1976) ou Amgen (1980), avaient atteint une taille respectable et affichaient des résultats prometteurs. La montée en régime du programme Génome faisait prévoir une moisson de découvertes, et on annonçait avec optimisme des retombées médicales rapides…

.. Nombre de firmes furent alors créées aux Etats-Unis : Avigen (fondée en 1992, en Californie), qui cibla ses efforts sur le traitement de l’hémophilie, Genzyme Transgenics (1993, Maryland) qui lança très vite des essais cliniques pour la mucoviscidose, Targeted Genetics Corporation (1989, Washington) sur le même sujet, ou encore Introgen Therapeutics (1993, Texas) qui concentra ses travaux sur le cancer. Ce ne sont là que quelques exemples : dès 1995, une cinquantaine de sociétés, aux Etats-Unis, avaient pour thème principal la thérapie génique…

… Au départ, les prévisions économiques, élément essentiel pour les financiers, étaient très optimistes. Une étude du cabinet américain Kalorama de 1995 évaluait le marché de la thérapie génique à 3 milliards de dollars pour l’année 2000 et à 60 pour 2005 ; en France, la revue l’Usine Nouvelle annonçait (en 1994) 50 milliard pour 2010…

.. A partir de 1995, la désillusion commença à s’installer, et la cote des sociétés du secteur auprès des financiers s’effondra. L’absence de résultats positifs était de plus en plus difficilement supportable…

… Le marché mondial de la thérapie génique pour 2005 était encore évalué, en 2002, à 2 milliards de dollars par le cabinet BioSeeker Group. Il reste en fait nul, tout au moins dans le monde occidental, puisque aucun produit de thérapie génique n’a reçu d’autorisation de mise sur le marché. La commercialisation, avec succès semble-t-il, d’une thérapie génique anticancéreuse en Chine montre que cette situation n’est sans doute que transitoire. »

p.57 « L’industrie a-t-elle totalement renoncé à la thérapie génique ? Il serait exagéré de l’affirmer. Certes, l’inconscient qui prétendrait aujourd’hui créer une start-up dans ce secteur n’aurait aucune chance de lever des capitaux, mais de nombreux programmes sont poursuivis au sein d’entreprises qui ont d’autres cordes à leur arc »

Bref, comme le dit l’auteur à la fin de l’article, on est très loin des espoirs un peu fous du début des années 1990.

 

p. 68 (article « Thérapie génique : la grande illusion ? », par Jacques Testart, directeur de recherche à l’Inserm, biologiste de la procréation) :

« Malgré la persistance des échecs, les tenants de la thérapie génique affirment que « ca va finir par marcher ». Ils ont su créer une telle attente sociale que la « mystique du gène » s’impose partout, jusque dans l’imaginaire de chacun. »

 

Donc, voilà. Ca ne marche pas. Et l’échec de la thérapie génique confirme à son tour l’idée que la génétique, telle qu’elle est conçue officiellement, est fausse.

Bien sur, le grand public ne sait pas que la thérapie génique est un échec. Eh oui, il faut bien continuer à le faire rêver. Et puis surtout, il faut qu’il continue à donner pour le Téléthon.

Enfin, il commence à en avoir plus ou moins conscience, mais pour maintenir l’enthousiasme pour le sujet, régulièrement, des « succès » sont annoncés. Des succès uniquement de laboratoire sur 2 ou 3 cobayes animaux, sans aucune expérience faite par d’autres labos. Et puis, à chaque fois, on n’en entend plus jamais parler après. Mais, on ne s’attarde pas là-dessus bien sur. Du coup, dans le flot d’informations qui déferle en permanence, ça passe. D’ailleurs, ils mettent l’accent sur l’idée qu’on est tout près de réussir. Tout ça maintient l’illusion que les choses bougent et qu’on va bientôt arriver à des résultats concrets.

On, pourrait en rester là, et se contenter de constater l’échec des thérapies géniques. Et en conclure qu’encore une fois la génétique ne donne rien de probant. Essayons d’aller plus loin et de voir s’il est possible de truander.

 

2) Possibilités de truandes

 

Ce qui doit rendre difficile la truande dans ce domaine là, c’est que contrairement aux animaux ou aux plantes, les humains parlent. Ils peuvent donc témoigner du fait qu’ils sont guéris ou pas. Forcément, ça limite les possibilités de bidonnage complet.

Alors, est-ce qu’il y a tout de même des possibilités de truande ?

A mon avis, oui. Il y a très probablement un certains nombre de maladies supposées génétiques qui sont en fait complètement bidons. Comme il n’y a aucune maladie en fait, il est facile de proposer un traitement génétique qui va « guérir » le malade.

Ce qui nous amène au seul demi-succès de la thérapie génétique. En fait, il est considéré comme un échec officiellement ; mais il y a des « guérisons ».

Le succès en question, c’est celui des enfants-bulle. Il s’agit d’enfants qui sont supposés ne pas avoir de système immunitaire, ou en tout cas un système immunitaire complètement déficient. Bien sur, c’est complètement faux. D’ailleurs, même du point de vue de la médecine officiel, c’est assez absurde, puisque si c’était le cas, vu qu’il est quasi impossible d’éviter la présence de microbes pathogènes, ils mourraient en une ou deux semaines d’une infection généralisée. Ils mourraient par exemple de la gangrène. C’est le même problème que pour la soi-disante immunodéficience du sida d’ailleurs.

Du coup, ils peuvent inventer sans problème un traitement qui les « guérira ». Ca marchera à tous les coups, puisque ces enfants n’ont rien en réalité.

D’où le fait que le traitement génétique en question a marché. Sur 10 enfants, 9 ont pu sortir de leur bulle et mener une vie normale. Il s’agit d’une expérience menée à l’hôpital Necker de Paris, en 1999, par l’équipe du professeur Alain Fisher.

Donc, en prenant d’autres maladies bidons de ce style, il serait possible que dans les prochaines années, la médecine officielle nous invente des succès pour la thérapie génique.

 

3) Qu’est-ce qui limite les possibilités de truandes ?

 

Bien sur, la question qui se pose est : si c’est possible, pourquoi ça n’a pas été fait plus souvent ? Eh bien ce qui se passe, c’est que, même dans les cas où la maladie n’est pas réelle, il y a des limitations.

Déjà, puisque la maladie n’est pas réelle, tout repose essentiellement sur des analyses sanguines et autres indicateurs biologiques de ce genre. Or, les divers instruments de détection utilisés par la médecine vont avoir tendance à conclure que la maladie est toujours là. La capacité de la médecine moderne à prendre le patient lambda dans ses filets se révèle trop efficace. Tout l’arsenal de détection des maladies de la médecine moderne se retourne contre elle. Et il n’y a même pas besoin que ce soit positif tout le temps. Ca peut devenir négatif après le traitement. Mais il suffit que ça soit positif à nouveau un ou deux ans après pour que la thérapie soit considérée comme un échec.

Et puis, souvent, les patients prennent un traitement. Seulement, comme on l’a vu dans d’autres articles, en général, si on arrête ce traitement d’un coup, ça va provoquer un effet en retour. Ce qui va être considéré souvent comme un retour de la maladie. Le cercle vicieux initié par la médecine se retourne contre elle dans ce cas particulier.

Le problème rencontré lors de la thérapie des enfants-bulle nous donne un troisième élément limitant. Après les trois premières années, 3 enfants parmi les 10 traités ont soi-disant développé une forme de leucémie. Ils ont été traités par le traitement habituel en cas de leucémie, à savoir une chimiothérapie à forte dose. Deux ont survécu, mais un est mort (tué par la chimio évidemment).

Le problème qui apparait, dans le cas en question, c’est que comme les patients restent suivis de très près par les médecins, la moindre petite affection va être scrutée dans tous les sens. Et comme les médecins en question vont être en mode paranoïa aiguë (parce qu’ils s’attendent à une complication causée par la thérapie génique, et ils craignent également une rechute dans la maladie initiale), ils vont très souvent interpréter l’affection comme étant quelque chose de grave. Donc, il y a un danger important que tôt ou tard, les médecins diagnostiquent une maladie grave, au vu des antécédents de la personne. Comme il y a des risques que ce soit attribué à la thérapie génique, celle-ci sera considérée comme un échec (ce qui est le cas ici). Non pas, selon eux, parce que la thérapie ne marche pas, mais parce qu’elle induit un trop grand risque de développer d’autres maladies graves. Le rapport bénéfice/risque sera considéré comme trop faible.

Ici, ce sont les diverses croyances de la médecine qui se retournent contre elle (le coté « à la tête du client » n’aide pas non plus). Et ça, ça plombe la possibilité d’utiliser les maladies bidons pour fournir un succès à la thérapie génique.

Concernant les enfants-bulle, le fait qu’il s’agisse d’enfants était particulièrement pénalisant. En effet, les enfants subissent nombre de maladies. Et dans le cas particulier des enfants-bulle, comme les parents devaient avoir peur que leur système immunitaire ne fonctionne pas encore assez bien, à la moindre affection, ils devaient leur donner des antibiotiques. Ce qui, comme on l’a vu dans un autre article, entraine des cycles de diminutions des symptômes suivi de leur reprise. Et ça, avec un médecin en mode paranoïa aiguë, ça entraine un risque important qu’il diagnostique une maladie grave (cf l’article sur la leucémie par exemple. D’ailleurs, comme par hasard, ici, c’est une leucémie qui a été diagnostiquée pour trois des dix enfants).

Et comme ce sont en général des enfants qui vont être les sujets de ces expériences (parce que les médecins pensent qu’ils résisteront mieux, qu’il faut traiter le problème le plus tôt possible avant que ça n’ai trop évolué, que les parents poussent à l’expérimentation, etc…), le problème risque d’être récurrent.

Pour ces trois premiers problèmes, les généticiens se heurtent aux autres branches de la médecine. Peut-être qu’il y a des gens puissant qui interviennent dans l’ombre et qui décident de ce qui se fait ou non. Peut-être pas. Mais même si c’était le cas, a priori, ils n’ont pas le pouvoir d’interdire à tel médecin de faire ça ou ça. Le médecin lambda n’est contrôlé que par la formation qu’il a reçue et la peur du gendarme que représente le conseil de l’ordre. En dehors de ça, il est à peu près indépendant. Donc, on ne peut pas lui dire de regarder ailleurs. Ce n’est pas comme un policier à qui sa hiérarchie peut dire de fermer le dossier ou de chercher dans une autre direction. Donc tout le système de croyance en place plombe cette nouvelle arnaque. Bien sur, on peut avoir un gros doute concernant l’indépendance des médecins faisant l’expérience. Mais les patients peuvent consulter les médecins qu’ils veulent. Et ceux-là ne sont pas dans la combine.

Autre problème, les chercheurs se sont attaqués parfois à des maladies a priori plus ou moins réelles parce que la théorie supposait que telle maladie était plus facile à traiter (exemple : l’hémophilie). Mais comme il s’agissait en général de maladies ayant au moins un fond de réalité, forcément, ça ne pouvait pas marcher. Là, ils sont limités par leur propre théorie génétique. Celle-ci les détourne en partie des fausses maladies. Cela dit, cette limitation n’est que partielle, puisque potentiellement rien n’interdit qu’ils traitent des maladies n’ayant aucune réalité. Ce qui a pu les pousser à faire ça, c’est aussi qu’ils ont du vouloir s’attaquer au début à des maladies ayant des symptômes clairs et nets, pour pouvoir présenter des résultats spectaculaires.

Devant l’échec des tentatives concernant certaines maladies rares, ils se sont recentré sur des maladies touchant plus de monde et susceptibles d’être plus rentables en cas de traitement qui aurait fonctionné. Du coup, ils se sont concentrés sur les cancers. Ca représente depuis 15 ou 20 ans une part très importante de la recherche sur les thérapies génique (dans les 65-70 %). Problème, les cancers sont trop encadrés par la médecine. Du coup, il y aura toujours de soi-disantes rechutes. Et comme le patient sera scruté dans tous les sens, comme pour le cas des enfants-bulle, il y aura de soi-disantes complications. Donc là aussi, c’est voué à l’échec. Dans le cas présent, ils sont limités par la façon dont se sont déroulés les évènements (les échecs initiaux), et aussi par la réalité économique qui s’impose aux entreprises du secteur (les échecs initiaux ont conduit à un désintérêt pour le secteur de la part des investisseurs et la pression économique pousse donc à se concentrer sur les secteurs les plus potentiellement rentables, mais moins facilement truandables).

Cela dit, les deux dernières limitations (logique interne, et problème historico-économique) sont bien moins importantes que les trois premières. Sans la limitation qui vient des arnaques déjà en place, il y a probablement bien longtemps que les médecins auraient présenté des traitements qui « marchent ».

Enfin, dans une optique plus conspirationniste, peut-être aussi que toutes les entreprises qui constituent big pharma n’ont pas trop envie de guérir ces maladies. Un patient qui prend un traitement à vie rapporte beaucoup plus qu’un patient qui est supposé guéri définitivement. Donc, cette raison pourrait les pousser à mettre la pédale douce sur les guérisons. Et comme une seule maladie guérie pourrait ouvrir la boite de pandore (puisqu’il n’y aurait alors pas de raison que d’autres maladies ne soient pas guéries elles aussi), peut-être que les entreprises en question mettent le véto à toute « réussite » de la thérapie génique.