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Grippe espagnole : le fin mot de l’affaire

dimanche, juin 27th, 2010

Jusque là, il y avait un truc qui me manquait pour remettre en cause la réalité de la grippe espagnole. C’était la compréhension de la façon dont ils avaient pu inventer autant de cas dans les pays développés.

Et concernant la mortalité, l’aspirine en expliquait une grande partie, mais ça n’était pas complètement satisfaisant pour expliquer l’intégralité des morts. Ce dernier problème était moins important parce qu’on pouvait aisément imaginer que d’autres médicaments tueurs avaient été prescrits. Mais j’ignorais desquels il s’agissait.

Du coup, j’étais bloqué.

Or, c’est important de remettre en cause cette pandémie, parce que c’est la principale de l’ère moderne ayant eu lieu dans des pays développés ; c’est-à-dire des pays où, effectivement, on pouvait difficilement inventer purement et simplement autant de cas et de morts. Ce qui entraine que d’ordinaire, on pense que c’est impossible qu’il y ait eu manipulation. Donc, c’est présenté comme LA preuve de la réalité des pandémies, devant même la peste noire.

En relisant le morceau de texte cité plus haut, je me suis aperçu que, parmi la masse d’autres citations contenues dans l’article sur la grippe espagnole et l’aspirine, je l’avais lu un peu vite la première fois  et que j’avais manqué un élément essentiel pour l’analyse du problème. Un élément qui permet, je pense, de comprendre le fin mot de l’histoire concernant la grippe espagnole. Et concernant les autres médicaments tueurs, j’en ai trouvé quelques uns en plus qui permettent de compléter cette partie de l’analyse.

 

1) On conseillait de prendre certains médicaments préventivement

 

Je cite à nouveau le texte en question :

On a conseillé à de nombreux patients de prendre de l’Aspirine en tant que remède prophylactique de la grippe et de la pneumonie grippale. Une femme en a pris 240 grains en 48 heures (1,20 g). Elle a été hospitalisée pour une scarlatine du fait des plaques érythémateuses sur le corps. De nombreux cas hospitalisés au Haynes Memorial avaient absorbé Aspirine, Codéine, Morphine et Digitale. Les responsables politiques ont félicité notre hôpital pour son traitement homéopathique de la grippe. Ils ne sont pas tous d’accord cependant, mais ils ont le sentiment à Boston que nous avons un très bon traitement de la grippe. -Samuel Clement, M. D., Boston.

Donc, il est dit qu’on avait conseillé à de nombreux patients de prendre de l’aspirine en tant que remède prophylactique de la grippe. C’est-à-dire que quand l’épidémie a commencé, on leur a recommandé de prendre certains médicaments préventivement, pour éviter que la grippe n’apparaisse. Et un peu plus loin, on s’aperçoit que non seulement on leur conseillait de prendre de l’aspirine, mais aussi apparemment de la codéine, de la morphine, et de la digitale (appelée digitaline ou digitoxine maintenant).

Ca change beaucoup de choses. Parce que ça permettait justement de faire apparaitre les symptômes de la grippe. Autant, sans la prise d’aucun médicament, on pouvait se demander comment les symptômes pouvaient bien apparaitre (bien sur, il y avait la possibilité de piquer des cas à d’autres maladies orl, mais ce n’était probablement pas suffisant), autant, si les gens prenaient des médicaments préventivement, là, l’apparition des symptômes s’explique beaucoup plus facilement.

Dans ces conditions, il devient évident que la soi-disante épidémie a été principalement causée (pour les cas non pris aux autres maladies orl) par la prise préventive de ces médicaments. Jusque là, je ne comprenais pas où se situait le truc. En fait, c’était ça.

On connait l’effet de l’aspirine. Donc, analysons un peu plus en détail les trois autres médicaments qui étaient données préventivement.

 

– La codéine et la morphine : effet antitussif

La codéine et la morphine sont des antitussifs. Et a priori, c’étaient dans ce but qu’ils étaient donnés à l’époque.

On peut se demander si c’est parce que ce sont des produits augmentateurs du taux de cortisol, comme dans le cas des produits contre l’asthme (cf. l’article sur le sujet). Mais vu qu’ils ont plutôt une action hypotensive, a priori, ce n’est pas ça. Ce serait même plutôt le contraire. Donc, ce phénomène doit s’expliquer autrement. A mon avis le mécanisme est le suivant. D’après les divers effets secondaires répertoriés, ces médicaments ont une action assez évidente de détente des muscles. L’action antitussive vient donc clairement de cet effet. Ca rend les poumons incapables de tousser, même si le corps en a besoin.

Donc, comme souvent dans la médecine, ça soigne les symptômes, mais pas la cause. Et en l’occurrence, ici, ce produit est en même temps la cause de la dépression respiratoire et le produit qui masque cet effet.

D’ailleurs, en réfléchissant à ça, tout d’un coup j’ai pensé à une autre cause possible de la toux. Il est bien possible que ce soit une réaction volontaire du corps à un manque d’eau dans le centre du corps et spécialement des poumons. La toux pourrait bien avoir pour but de faire augmenter le taux de cortisol localement, ou en tout cas de faire revenir l’eau  dans les poumons (donc, d’une autre façon que via le taux de cortisol, si ce n’est pas lié à ce phénomène du cortisol). J’avais pensé à un problème d’irritation des poumons aux poussières, ou éventuellement de mauvais coulissement des poumons au niveau de la plèvre comme cause de la toux. Mais il est bien possible que ça vienne de ça (ou qu’il y ait ça en plus).

Donc, en empêchant le corps de provoquer la toux, on aggraverait la détresse respiratoire. Ces produits auraient déjà un effet de détresse respiratoire à cause de l’hypotension qu’ils provoquent, mais en plus, ils empêcheraient que le corps ne combatte localement cet effet.

Visiblement, à l’époque, on n’était pas regardant sur les doses. La prise préventive devait donc mener à des fortes hypotensions et des détresses respiratoires soudaines ; ou à d’autres symptômes moins graves. Mais comme la période était à l’hystérie concernant la grippe, ces symptômes étaient interprétés comme ceux de la grippe espagnole. Et une fois le diagnostic de grippe espagnole posé, on achevait la personne avec les mêmes médicaments en dose encore plus importantes, ou/et avec différents cocktails d’autres médicaments.

 

– La digitaline : effet tonique pour le coeur

Apparemment, même si c’est l’effet sur le cœur qui est mis en avant dans la littérature officielle, il s’agit encore un médicament désagrégateur de cellules de type anti-inflammatoire non stéroïdien. Il est dit que ça renforce la contraction cardiaque et la force de contraction du cœur (voir Wikipédia), mais que ça ralentit et régularise les mouvements du cœur. Si c’est le cas, c’est que l’hypertension que ça entraine permet au cœur de battre plus lentement, tout en pompant plus de sang à chaque battement.

Il semble qu’il soit considéré comme dangereux par beaucoup de monde. Il y a une liste d’effets secondaires très longue. D’ailleurs, ça a été utilisé fréquemment comme poison.

Ce qui est assez compréhensible, puisque c’est un médicament à base de plantes. Même de nos jours, ils ne savent pas le synthétiser. Et comme on l’a vu dans l’article sur les médicaments à base de plantes, il y a un gros problème de maitrise des concentrations des produits actifs pour ces types de médicaments ; surtout ceux dont on utilise les feuilles ou la tige (ce qui est le cas, voir ici : « les feuilles contiennent en particulier un hétéroside : la digitaline ou digitoxine« ). Comme la concentration en produits actifs dépend de l’ensoleillement, de l’humidité, de l’exposition de la plante, etc…, elle varie fortement d’une préparation à l’autre. Et effectivement, on trouve sur Wikipédia une phrase allant dans ce sens pour les produits à base de digitale : « Toutes les préparations, de toutes les digitales, à partir de la plante entière, sont toxiques et donc ne sont plus employées du fait de l’impossibilité de faire un dosage exact« .

Du coup, on imagine bien ce qui a du se passer sur les gens prenant ce produit préventivement comme tonique. Il y en a plein qui ont du avoir rapidement des problèmes d’éruptions cutanées, de saignements, de douleurs abdominales, de cognition, etc…

Et puis, pris conjointement avec un autre médicament de ce genre, c’est comme prendre une double dose. Donc, s’il était pris en même temps que de l’aspirine de l’époque où un autre médicament de type antibiotique, anti-inflammatoire non stéroïdien, la dose globale pouvait être létale à brève échéance.

A noter que la morphine aussi n’est toujours pas synthétisée. Mais elle doit beaucoup moins subir le problème de la variation des concentrations en produit actif, parce que ça vient des capsules de la plante (le pavot), pas des feuilles.

 

Donc, on imagine bien qu’avec l’un ou l’autre de ces médicaments (morphine, codéine, aspirine, digitaline) pris à des doses plus ou moins importantes pendant plusieurs semaines, des catastrophes arrivaient et que de nombreuses personnes se retrouvaient à l’hôpital après avoir développé des symptômes plus ou moins importants de grippe ou d’autre chose (ces autres symptômes étant de toute façon considérés la plupart du temps comme des symptômes de grippe espagnole, vu l’hystérie qui devait régner chez les médecins durant la période en question). Surtout que beaucoup de personnes pouvaient prendre plusieurs de ces médicaments en même temps. On imagine les interactions.

On peut envisager divers possibilités en fonction du médicament ou du cocktail pris.

Possibilité 1 : La personne prenait de l’aspirine en prévention. Comme la femme de l’exemple, elle n’avait pas vraiment conscience des doses dangereuses, et en plus, la concentration en produits actifs était éventuellement bien plus importante que maintenant. Du coup, cette personne se retrouvait rapidement avec une éruption cutanée, des maux de tête, des saignements, des diarrhées. Et elle se retrouvait à l’hôpital avec un diagnostic de grippe espagnole. Là, on lui donnait soit encore plus d’aspirine, soit de la morphine, de la codéine, de la digitaline, de la strychnine, de l’épinéphrine (ie. de l’adrénaline), de la quinine, etc…, voir beaucoup plus probablement, plusieurs de ces médicaments en même temps.

Autre possibilité avec l’aspirine, la personne en prenait des doses pas trop dangereuses, mais qui entrainaient que les déchets cellulaires ne pouvaient plus être éliminés correctement. Elle arrêtait d’un coup de prendre l’aspirine. Et là, il y avait un phénomène de rattrapage massif de l’élimination des déchets. La personne se retrouvait avec des symptômes de grippe et se retrouvait à l’hôpital avec un traitement de cheval.

Possibilité 2 : La personne prenait de la morphine ou de la codéine en prévention. Et, même chose que pour le cas précédent, elle prenait des doses trop importantes. Du coup, rapidement, elle se trouvait en état d’amaigrissement, de détresse respiratoire et d’hypotension. Et elle se retrouvait alors à l’hôpital avec un cocktail de médicaments létaux.

Possibilité 3 : Elle prenait de la digitaline. Le problème était le même que pour l’aspirine, mais certainement en pire. Evidemment, si elle prenait en plus de l’aspirine, c’était comme avoir une double dose. Et dans ces conditions, ça pouvait être létal très rapidement.

Possibilité 4 : Elle prenait un cocktail de produit du genre anti-inflammatoire (aspirine ou digitaline) et en même temps de la morphine ou de la codéine. Et là, je ne sais pas encore quelles peuvent être les interactions quand c’est pris en même temps. A priori, une partie des effets des deux médicaments liés aux taux de cortisol s’annule. Mais il reste le problème de la désagrégation des particules. Et comme une partie des effets est annulée, les médecins devaient croire qu’ils pouvaient augmenter les doses d’aspirine ou de digitaline sans problème.

Par contre, on sait ce qui se passe avec une prise alternative de l’un et de l’autre.

Dans le cas d’une situation « prise d’anti-inflammatoire », arrêt de l’anti-inflammatoire, prise de morphinique, on a vu que ça entraine une sévère hypotension, une détresse respiratoire. Donc, là aussi, ça justifiait que la personne soit envoyée à l’hôpital.

Ca pouvait arriver parce que la personne prenait de l’aspirine, se retrouvait avec certains symptômes, et le médecin remplaçait ces produits par de la codéine ou de la morphine. Ou alors, elle arrêtait le médicament du genre anti-inflammatoire, ça entrainait une hypotension avec toux sèche. Et pour arrêter la toux, on lui donnait un antitussif de type morphine ou codéine, ce qui entrainait une détresse respiratoire encore plus grande, mais masquée par l’absence de toux.

Et pour le cas inverse de « prise de codéine ou morphine » suivie d’un arrêt de ces médicaments, et de la prise d’aspirine ou de digitaline (ou les deux), on sait que ça peut faire mourir la personne par transfert trop soudain de sang dans l’abdomen au détriment du thorax. Ce qui entraine une hypotension mortelle.

 

2) Médicaments pris curativement

 

Bien sur, on donnait ces produits en prévention, et on les donnait aussi une fois la maladie diagnostiquée. Pour l’aspirine, on l’a déjà vu dans l’article cité au début. Et pour la morphine, la digitaline et la codéine, vu qu’on les donnait préventivement, il n’y a pas de raison qu’on n’en ait pas donné curativement. Pour la morphine, voici ce que j’ai trouvé sur « the history chanel club« .

Traduction :

« L’impossibilité de trouver la cause de la pandémie, cependant, n’a pas empêché les médecins de concocter des vaccins ou d’essayer toutes sortes de traitements. Un médecin a rappelé que certains vaccins étaient « simplement une soupe faite de sang et de mucus des patients atteints de grippe qui avait été filtrée pour se débarrasser de grosses cellules et les débris. » Les traitements qui ont été essayés incluaient à peu près tout, de l’aspirine et la morphine à la strychnine, l’adrénaline, et la quinine. Mais, lors du pic de la pandémie, à la fin octobre 1918, l’éditorial du  » Journal of the American Medical Association »  (ie. JAMA) a reconnu: « Malheureusement, nous n’avons pas encore de sérum spécifique ou d’autres moyens spécifiques pour traiter la grippe, et aucun vaccin pour sa prévention. » La semaine suivante, un commentaire JAMA remarqua que sur les quantités de « traitements surs » vantés dans les journaux, beaucoup ont probablement fait plus de mal que de bien. »

Grace à ce texte, on apprend qu’en plus de l’aspirine, de la morphine, de la codéine et de la digitaline, on donnait aussi de la strychnine, de l’épinéphrine (c’est-à-dire de l’adrénaline) et de la quinine ; et qu’en fait, on donnait un peu tous les produits possibles. On imagine les possibilités de mauvaises interactions entre ces divers médicaments, ou de double effet de médicaments ayant la même type d’action (ex : aspirine et quinine), ou encore de possible double effet en retour lors de l’arrêt d’un médicament suivi de la prise d’un autre.

On a vu précédemment les effets de la morphine, de la codéine et de la digitaline. On va voir maintenant les effets de la strychnine et de la quinine.

 

– La strychnine : augmentation de l’amplitude respiratoire

La strychnine, qui a été découverte en 1818, est un stimulant du système nerveux central. Elle accroît le goût, l’odorat et la vue. Et à dose moyenne, elle augmente le tonus musculaire et l’amplitude respiratoire. Elle a d’ailleurs été utilisée dès le 19ème siècle comme dopant par les athlètes pour améliorer leurs performances.

Elle était utilisée en thérapeutique afin de traiter les dépressions générales, le surmenage, les hypotensions permanentes, l’incontinence urinaire, les troubles nerveux tels que les névrites et polynévrites.

Pour la grippe espagnole, on l’utilisait très probablement pour améliorer la capacité respiratoire du patient, et éventuellement aussi comme tonique.

Le problème, c’est que si la dose est trop importante, des spasmes apparaissent, puis une tension des muscles du cou et de la tête, et enfin, un arrêt cardiaque ou une insuffisance respiratoire fatale. Et concernant le système respiratoire on trouve les symptômes suivants : mouvements spasmodiques du diaphragme, cyanose, dyspnée, hypoxie, détresse respiratoire.

Ce trismus (sorte de crampe) laisse d’ailleurs à penser que ce médicament a un effet différent, ou au moins un effet en plus que simplement une augmentation du taux de cortisol ou une désagrégation des particules. Il s’agit manifestement bien d’un neurostimulant qui peut se transformer en neurotoxique en fonction de la dose.

Bien sur, le trismus caractéristique devait révéler que certaines détresses respiratoires étaient causées par ce médicament. Mais dans l’hystérie du moment, il est possible que les médecins aient oublié ça et aient attribué les étouffements causés par la strychnine à la grippe

 

– La quinine : effets de type anti-inflammatoire non stéroïdien

Ce médicament a visiblement un effet de type anti-inflammatoire non stéroïdien. Donc, il s’agissait d’un médicament équivalent à l’aspirine, avec tous les problèmes d’effet de désagrégation des particules, et d’effet sur le taux de cortisol qui s’inversent lors d’un arrêt brutal.

 

Donc, vu que les gens avaient déjà pris des médicaments dangereux en prévention, il est clair que le fait de leur administrer les mêmes médicaments ou/et d’autres une fois le diagnostic de grippe posé les achevait. Le traitement curatif seul était déjà suffisant pour tuer beaucoup de monde, mais avec l’association traitement préventif + traitement curatif, on en tuait encore plus.

Un détail souvent mis en avant est que les jeunes adultes avaient un taux de mortalité plus important que le reste de la population. Alors que d’habitude dans une épidémie, c’est l’inverse. Effectivement, c’est totalement illogique, puisque selon l’orthodoxie, le système immunitaire est censé être à son optimum dans cette tranche d’âge. On peut penser que ça vient du fait qu’ils étaient très nombreux à être sous les drapeaux à cette époque là. Donc, ils ne pouvaient pas faire ce qu’ils voulaient en matière de traitement (aussi bien préventif que curatif). Ils étaient obligés de prendre les médicaments prescrits. Et c’était encore plus vrai une fois considérés comme malades. Là, ils se retrouvaient à l’hôpital militaire. Et il était hors de question de ne pas prendre son traitement qu’on venait leur apporter à heures régulières. Et vu que tous n’étaient pas sous les drapeaux, on peut se dire que ceux qui l’étaient devaient avoir un taux de mortalité particulièrement important.

Au passage, maintenant, on avance des taux de mortalité assez faibles (dans les 5 % pour ceux qui étaient atteints, et 2 % pour la population générale, voir Wikipédia). Et on dit que s’il y a eu autant de morts, c’est parce que ça a touché énormément de monde (dans les 30 %). Mais, avec les données fournies par les témoignages des médecins homéopathes dans cet article, on sait que les taux de mortalité étaient souvent énormes dans les hôpitaux.

« La mortalité du régiment fut de 25,8% en cas de pneumonie. Le lieutenant responsable a décidé d’arrêter l’Aspirine, la Digitaline et la Quinine et la mortalité a chuté rapidement à 15% sans aucun remède. Ceci dans un seul pavillon. Après quoi la même décision a été prise dans les autres pavillons et la mortalité tomba également à 15% sans aucun remède. – W. A. Pearson, M. D., Philadelphia. »

D’ailleurs, officiellement, on parlait de taux bien plus importants dans certains cas. Par exemple, dans cet article d’Altermédia, on nous dit « Aux Îles Fidji, 14% de la population est morte en seulement deux semaines et 22% aux Samoa occidentales« . Du coup, il y a une légère contradiction entre le taux de mortalité avancé maintenant, et les taux avancés précédemment dans de nombreux cas. Comment pouvait-il se faire qu’il y ait 20 ou 30 % de morts dans certains cas, alors que le taux normal de mortalité était de seulement 5 % pour les personnes atteintes et 2 % dans la population générale ? Pas très logique. Mais, effectivement, comme c’est supposé avoir fait le tour de la terre et donc touché énormément de monde (c’est censé être une grippe, donc, forcément, ça devait toucher au moins 30 % des populations concernées), on ne pouvait pas dire que le taux de mortalité était de 25 %. Les chiffres n’auraient pas collé. Ca aurait impliqué 5 fois plus de morts (100 millions) que les 20 millions donnés habituellement. Du coup, on est obligé de donner un taux de mortalité de 5 %. Mais là, on entre en contradiction avec pas mal de chiffres donnés par ailleurs.

Donc, on a là deux éléments expliquant les cas de maladies (médicaments données préventivement), et les morts (médicaments données préventivement plus ceux donnés une fois le diagnostic établi). Ca n’explique cependant pas tous les cas. En ajoutant deux autres types de truandes, on peut arriver à comprendre le reste de l’arnaque.

 

3) Autres éléments expliquant le nombre de cas

 

Vu le nombre de cas total dans les pays développés et en voie de développement, les cas engendrés par les médicaments ne pouvaient pas tout à fait représenter l’intégralité des cas diagnostiqués (des morts oui, mais des cas diagnostiqués non).

Deux autres techniques ont du être utilisées pour obtenir ce nombre de cas, le vol de cas à d’autres maladies pulmonaires et l’invention pure et simple de cas dans des pays où personne n’irait vérifier la réalité des statistiques.

Pour la première technique, c’était possible, parce qu’il y avait énormément de maladies pulmonaires à cette époque. Il y avait 11 % de morts par tuberculose, et 16 % par maladies respiratoires en 1900 aux USA, soit 27 % des morts. Les maladies pulmonaires faisaient de véritables ravages.

 

causes_mort_USA_1900_1997

Donc, quelqu’un qui arrivait chez le médecin et qui aurait été diagnostiqué d’ordinaire comme ayant la tuberculose ou une autre maladie pulmonaire, avec l’hystérie du moment, se voyait infliger un diagnostic de grippe espagnole. Et avec les médicaments qu’on lui donnait, s’il était dans un état de faiblesse, il mourrait.

Cela dit, il est certain que les médecins ne se sont pas limités aux maladies pulmonaires, mais ont été piocher dans d’autres maladies. Il suffisait que ça commence par une fièvre par exemple. Telle personne arrivant avec une fièvre et qui aurait eu un diagnostic de typhoïde ou de paludisme par exemple, était diagnostiquée comme ayant la grippe espagnole.

On a un exemple de ça dans l’article d’Altermédia cité plus haut.

En fait, les symptômes en 1918 étaient si peu communs qu’au début la grippe a été diagnostiquée comme de la dengue, du choléra, ou de la typhoïde. Un observateur a écrit, « L’une des plus dramatiques complications était l’hémorragie des membranes muqueuses, particulièrement du nez, de l’estomac, et de l’intestin. Des saignements d’oreilles et des hémorragies pétéchiales de la peau se sont également produites. »

Donc, on pouvait avoir des symptômes totalement différent de la grippe (parce que le choléra, on ne peut vraiment pas dire que ça ressemble à ça) et être diagnostiqué comme l’ayant contractée. Au passage, ces symptômes correspondent parfaitement aux effets connus de l’aspirine et autres anti-inflammatoires pris à trop haute dose.

Concernant la deuxième technique elle était encore plus facile à mettre en place.

Vu que la très grande majorité des cas était située dans des pays pour lesquels on pouvait raconter n’importe quoi, c’était un jeu d’enfant d’inventer purement et simplement des millions de cas. Donc, on peut penser que la plupart des 17 ou 19 millions de cas recensé dans ces pays (20 millions dans le monde) n’avaient aucune existence réelle.

On utilise d’ailleurs encore cette technique actuellement. Pour le sida, l’essentiel des cas est situé en Afrique sub-saharienne, là où personne n’ira vérifier l’exactitude des statistiques. Et on sait, grâce à la dissidence du sida, que ces statistiques sont totalement inventées ; et ce, pour rendre le mensonge plus convaincant. Parce qu’avec seulement les cas des pays riches, ça ne le serait pas du tout.

Donc, si on peut faire ça en 2010, à l’heure d’internet et de la démocratisation totale du transport aérien, on pouvait le faire sans aucun problème en 1918.

Enfin, il semble qu’ils aient aussi manipulé les statistiques de certains pays développés. Par exemple, les USA sont dit avoir eu 500.000 morts voir 750.000, alors que selon certains chercheurs, ce serait seulement 250.000.

 

En conclusion, avec ces différents éléments, on peut dire que la grippe espagnole est une maladie complètement inventée. Et ce par quatre biais :

1) En piquant des cas à d’autres maladies orl (tuberculose, pneumonie, grippe, rhume, etc…), voir même, vu l’hystérie, à des maladies non orl.

2) En faisant prendre préventivement aux gens des médicaments provoquant les symptômes en question.

3) Puis, pour la mortalité, en faisant prendre des traitements tueurs qui ont créé un véritable massacre. C’est la cause de certainement 99 % des morts (dont une partie vient directement des traitements préventifs, et de l’addition des traitements préventifs et curatifs).

4) En bidonnant complètement les statistiques de prévalence et de mortalité pour les pays peu développés de l’époque afin d’inventer le gros de l’épidémie.

5) En surévaluant les nombre de morts dans les pays développés.

 

On peut donc dire que l’arnaque de la grippe espagnole est expliquée. Sans l’information sur les traitements préventifs, et dans une moindre mesure sur les autres médicaments pris curativement, il manquait un truc. Là, le puzzle est complet.

La grippe espagnole et la morphine

vendredi, juin 18th, 2010


Une fois qu’on a conscience des effets de détresse respiratoire de la morphine, et quand on sait qu’elle a été découverte au 19ème siècle, on peut se demander aussi si on n’en donnait pas lors de la grippe espagnole.

Et bien oui. Dans l’article sur la grippe espagnole et l’aspirine, on a un témoignage de médecin qui dit :

« On a conseillé à de nombreux patients de prendre de l’Aspirine en tant que remède prophylactique de la grippe et de la pneumonie grippale. Une femme en a pris 240 grains en 48 heures (1,20 g). Elle a été hospitalisée pour une scarlatine du fait des plaques érythémateuses sur le corps. De nombreux cas hospitalisés au Haynes Memorial avaient absorbé Aspirine, Codéine, Morphine et Digitale. Les responsables politiques ont félicité notre hôpital pour son traitement homéopathique de la grippe. Ils ne sont pas tous d’accord cependant, mais ils ont le sentiment à Boston que nous avons un très bon traitement de la grippe. -Samuel Clement, M. D., Boston. »

Et c’est logique qu’on ait prescrit ces médicaments, parce que la morphine, comme la codéine, est un antitussif (ie. ça fait disparaitre la toux). Donc, à l’époque, on imaginait peut-être que ça guérissait ce genre de problème, que ça ne faisait pas seulement disparaitre les symptômes. Ou on imaginait peut-être que ces symptômes participaient à l’épuisement du patient et qu’il était donc mieux qu’ils soient supprimés.

Du coup, comme pour le cancer, on peut penser qu’avec l’aspirine, la morphine a été une autre cause importante de mortalité de la grippe espagnole.

Et le mécanisme serait le même que pour le cancer, avec là aussi plusieurs variantes.

Variante 1. Etape 1 : on donnait de l’aspirine. Le taux de cortisol et la tension augmentaient. Le malade maigrissait et se déshydratait rapidement. On considérait alors la personne comme étant au stade terminal. Etape 2 : On arrêtait l’aspirine et on donnait de la morphine. L’arrêt soudain de l’aspirine entrainait une hypotension sévère. La prise de la morphine aussi. Du coup, la personne mourrait par détresse respiratoire ou arrêt cardiaque.

Variante 2. Etape 1 : on donnait de l’aspirine et de la morphine en même temps. Le taux de cortisol augmentait, mais pas la tension à cause de la prise de morphine. La personne maigrissait. Etape 2 : On arrêtait l’aspirine tout en continuant la morphine. Là, il y avait effondrement du taux de cortisol et effondrement de la tension (à cause de l’arrêt de l’aspirine et à cause de la morphine). Du coup, la personne mourrait par détresse respiratoire ou arrêt cardiaque.

Variante 3. La situation était soit la variante 1 ou 2. Mais la personne ne mourrait pas lors de l’épisode de détresse respiratoire causé par la morphine. On donnait alors un autre médicament désagrégateur de particules (éventuellement à nouveau de l’aspirine), ou augmentant le taux de cortisol. Et là, la personne mourrait à cause d’une mobilisation soudaine d’eau et de sang dans le ventre, qui privait le haut du tronc de la quantité d’eau et de sang nécessaire au fonctionnement du cœur ou des poumons.


Donc, vu les effets de détresse respiratoire et d’hypotension de la morphine, on peut imaginer facilement que ça a été une autre cause importante de morts lors de la grippe espagnole. Surtout utilisée conjointement avec l’aspirine et d’autres médicaments.

Choléra ou empoisonnement à l’arsenic ?

samedi, avril 10th, 2010

Une petite réflexion à brûle pourpoint concernant le choléra (que j’ai mise initialement sur le forum onnouscachetout).

Ce qui est bien possible, pour le choléra, c’est qu’en fait, il s’agisse tout simplement d’une intoxication aiguë à l’arsenic.

Déjà, les symptômes sont grosso modo les mêmes : diarrhées, vomissements. Et quand on regarde les zones géographiques où le choléra est considéré comme endémique, ben comme par hasard, ce sont des endroits où il y a des gros problèmes d’intoxication des puits à l’arsenic (Inde, Afrique…).

Par exemple, en Inde, le Bengal-Occidental est considéré comme ayant de très gros problèmes de contamination des puits à l’arsenic. Et comme par hasard, c’est une des régions les plus touchées par le choléra (voir ici http://www.larecherc…rticle?id=20536 et là http://www.who.int/b…b/fr/index.html ).

Donc, bon…

Et puis, on peut se demander si ce n’est pas le cas également pour la maladie ébola. Quand on lit les symptômes ça ressemble aussi pas mal aux symptômes de l’empoisonnement à l’arsenic.

Initialement, j’ai écrit ça en réaction à une question sur Pettenkofer. Pour situer le problème, Pettenkofer est un scienfitique qui, au début du 20ème siècle soutenait que le cholera n’est pas causé par la bactérie du même nom. Pour le démontrer, il a avalé devant ses étudiants un verre plein de bacilles du choléra. Et bien sur, il ne lui est rien arrivé du tout.

Et du coup, avec la réflexion précédente, j’ai été faire quelques recherches supplémentaires sur le choléra. Ce qui m’a amené à cette autre réflexion :

« Sinon, pour l’expérience de Pettenkofer, maintenant, la médecine officielle dit que « Moins de 10 % des personnes qui ingèrent la bactérie présentent les symptômes particuliers appelés choléra. » ( http://santecheznous.com/condition_info_details.asp?disease_id=31 ).

A mon sens, ça va bien dans le sens de l’expérience de Pettenkofer. Ce qu’on peut penser, c’est qu’au départ, ils devaient penser qu’au moins 80 % de gens ayant la bactérie développaient les symptômes. Puis, ils ont été obligés de revoir énormément à la baisse le pourcentage en question, parce qu’ils ont du découvrir la bactérie chez plein de personnes non malades. Ce qui évidemment, vide « légèrement » de son sens la théorie officielle. Comment être sur dans ce cas que c’est bien la bactérie la cause des malades et pas une autre cause ? Tant qu’on tape dans les 90 % de personnes ayant la bactérie qui développent la maladie, ok, ça semble bien corrélé. Mais quand on tombe à des niveaux aussi bas, plus ok du tout. »

Les grandes épidémies de peste n’ont jamais existé 2

dimanche, novembre 23rd, 2008

Les estimations sont essentiellement faites à partir de quelques registres et des écrits de quelques chroniqueurs

Bien sur, on pourrait se baser sur les registres paroissiaux et seigneuriaux pour faire les estimations. Le problème, c’est qu’on ne tenait pas de registres paroissiaux à l’époque en Europe. En France, l’obligation d’en tenir a été faite seulement à partir de 1539 à l’initiative du roi François 1er par l’ordonnance de Villers-Cotterêts. Et encore, au départ, on ne comptabilisait que les naissances. La comptabilisation des mariages et des morts n’a commencé à être faite qu’à partir de 1579, par l’ordonnance de Blois édictée par Henri III. Il est dit qu’avant l’ordonnance de François 1er, les registres ont commencé à être tenus à la fin du moyen-âge. Mais, la fin du moyen-âge commence à partir de 1500.

Et dans le reste de l’Europe, c’est pareil. C’est seulement à partir de 1497 que cette pratique a commencé à être utilisée, en Espagne d’abord, puis, petit à petit, dans toute l’Europe. Et c’est en 1563 que l’Eglise catholique a ordonné la tenue de ces registres. C’est par exemple le cas en Allemagne (fin du 16ème siècle), au Danemark (un peu plus tard, vers 1640) et en Norvège (1668). Donc, il doit y avoir un nombre très très restreint de registres paroissiaux datant d’au moins 1347.

Les historiens parlent des registres anglais. Mais, ceux-ci semblent ne remonter au plus tôt que vers les années 1540.

En fait, apparemment, il y a un seul registre paroissial qui date d’avant 1347 en France, c’est celui de Givry, en Saône et Loire, commencé en 1303 et tenu jusqu’en 1357 (et il compte les actes de baptême, de mariages ainsi que les actes de sépulture). Le deuxième plus ancien registre paroissial semble être celui de Nantes, qui a commencé en 1406.

Alors, effectivement, dans le registre de Givry, sur une population de 1500 habitants, il y aurait eu 649 sépultures de réalisées en 1348 (dont 630 de juin à septembre), contre 40 d’habitude. Ce qui irait dans le sens de la théorie officielle.

Heureusement, miracle d’Internet, j’ai retrouvé un livre intitulé « le registre paroissial de Givry et la peste noire », de Pierre Gras, écrit en 1939. C’est relativement court, et ça passe par le prisme de l’analyse de l’auteur qui croit à l’épidémie de peste. Mais les quelques détails donnés permettent d’imaginer une toute autre version que celle qui est donnée dans cet ouvrage.

Déjà, si les informations sur les sépultures vont seulement jusqu’en 1348, heureusement, celles sur les mariages vont jusqu’à 1357 (tout ça est répartie sur plusieurs cahiers). Et manque de chance pour la théorie officielle, les informations sur les mariages contredisent assez la thèse des ravages dus à la peste. Soit disant, la peste a tué 630 personnes de juillet à novembre 1348. Mais, en fait, ça ne se retrouve pas du tout dans les chiffres des mariages. Ceux-ci sont les suivants : 1336, 19 ; 1337, 20 ; 1338, 11 ; 1339, 29 ; 1340, 15 ; 1341, 11 ; 1342 (incomplète), 1 ; 1343 (incomplète), 5 ; 1344 (incomplète), 3 ; 1345 (incomplète), 2 ; 1346, manque complètement ; 1347 (incomplète), 19 ; 1348 année de la Peste noire, 0 ; 1349, 86, 1350, 33 ; 1351, 22 ; 1352, 19 ; 1353, 15 ; 1354, 19 ; 1355, 12 ; 1356, 10 ; 1357 (incomplète), 9.

Donc, alors qu’environ 43 % de la population est morte en 1348, ça n’a strictement aucun impact sur le nombre de mariages les 9 années suivantes. La théorie officielle dit que c’est parce qu’il y aurait eu une flambée de mariages après l’épidémie. Mais si, à la rigueur ça pourrait tenir pour les deux ou trois premières années, on devrait quand même voir un impact les années suivantes. Normalement, il devrait y avoir alors environ 43 % de mariages en moins. Mais non, tout continue exactement comme avant, comme s’il ne s’était rien passé. Eh oui, ça continue comme s’il ne s’était rien passé, tout simplement parce qu’il ne s’est rien passé.

Cela dit, même la première année, l’explication officielle ne tient pas. Il est dit que parmi les 86 mariages de cette année, 42 furent célébrés entre le 14 janvier et le 24 février 1349. Donc, 43 % des gens meurent entre juillet et novembre. Mais en moins de quelques mois, probablement moins de 3 mois pour certains, 43 personnes se remarient. Les veufs et les veuves étaient vraiment sacrément joyeux à Givry. Surtout qu’à l’époque, les mariages étaient des choses qui ne se faisaient pas du jour au lendemain. En général, vu que ça impliquait des dotes pour les filles, des réunions de terrains, etc.., et que les parents étaient fortement décisionnaires, les choses ne se décidaient pas en deux ou trois mois. D’autant plus qu’il devait y avoir des périodes de fiançailles qui duraient un minimum de temps. Alors on voit mal comment, en seulement 2 ou 3 mois, toutes les décisions, les consultations de parents, les périodes de fiançailles, etc.., auraient pu être réalisées. Surtout que ça implique que tout se serait décidé presque au lendemain de la fin du massacre, dès décembre. Rapides les gars. Et puis, les gens en question ne savaient pas si la peste allait revenir ou pas. Donc, s’engager pour l’avenir alors qu’ils étaient loin d’être sur que tout était terminé, ça semble assez peu crédible. Un an d’attente aurait semblé le minimum.

Et puis, pour qu’il y ait eu flambée de mariages, il aurait fallu que le plus souvent, un seul des deux conjoints fût mort. Mais vu la façon dont on nous présente la peste (causée par les puces des rats), ça aurait du être au contraire l’exception plutôt que la règle. La plupart du temps, vu qu’ils vivaient au même endroit, les deux conjoints auraient du être mordus par les puces des rats et auraient du mourir. Donc, il n’y aurait eu que très peu de veufs ou des veuves à marier.

Donc, cette flambée de mariages si peu de temps après une telle catastrophe qui aurait du emporter surtout des couples, voir des familles entières, et le maintien par la suite des mariages au même niveau qu’avant est illogique par rapport à la théorie d’un véritable massacre dû à la peste.

Par ailleurs, ce comptage des morts pendant la peste par le vicaire, puis son arrêt soudain est assez bizarre. Il aurait continué l’œuvre de son prédécesseur même sans se faire payer (quasiment pas d’indication de luminaires durant cette période. Le luminaire étant apparemment un paiement pour la cérémonie funéraire). Puis, alors qu’il aurait retranscrit la mort de 630 personnes en quelques mois, il aurait ensuite arrêté de le faire ? Et ceci alors qu’il aurait continué à retranscrire les mariages. Ca parait assez illogique.

Mais, à la lumière des informations données dans ce livre, je crois qu’on peut comprendre ce qui s’est réellement passé. Ma théorie est la suivante. L’élément capital, c’est que le 24 juin 1348, un nouveau vicaire est arrivé pour s’occuper de la cure de Givry. Un autre élément très important est que le comptage des morts s’arrête à la fin de novembre 1348. A la lumière de ces deux éléments ainsi que de quelques autres, on peut penser qu’en fait, il ne s’agit pas de comptage des morts, mais tout simplement du recensement de ses ouailles par le nouveau vicaire. C’est pour ça qu’il n’y a quasiment pas d’indication de luminaires de la part du nouveau vicaire. C’est aussi pour ça qu’il n’y a que des noms, sans aucune note, ni aucune allusion à un fléau quelconque. Et c’est pour ça que le livre s’arrête en novembre. En fait, le vicaire avait tout simplement fini de recenser la population. Et il arrêtait donc le comptage. S’il y a seulement 630 personnes de comptées au lieu de 1500 (le chiffre de la population totale), c’est qu’il ne devait pas compter les enfants. Seul le couple chef de famille devait l’intéresser. D’où un chiffre bien moins élevé que les 1500. Il y avait quelques indications de luminaires, parce qu’il devait y avoir eu des morts lors de son comptage. Il les a donc retranscrits à l’occasion de son recensement.

S’il y a eu 86 mariages en 1349, c’est peut-être tout simplement parce qu’il y avait eu des retards dans la réalisation des mariages l’année, ou peut-être même les années précédentes. Peut-être qu’il y a eu des cérémonies qui n’ont pas été réalisées à cause de problèmes venant du précédent vicaire (d’où son remplacement). Il est dit qu’il n’y a aucune donnée pour 1346 dans les cahiers tenus par l’ancien vicaire et que les 4 années précédentes étaient incomplètes (ainsi que l’année 1347). Et s’il y a eu zéro mariage en 1348, c’est peut-être là encore tout simplement à cause des déficiences du précédent vicaire et du temps qu’à mis le nouveau vicaire à recenser ses ouailles. La situation finissant par être urgente, ce dernier aurait donc effectué les mariages en retard assez tôt dans l’année 1349.

Peut-être aussi que le retard se situait seulement dans la comptabilisation des mariages. Du coup, le nouveau vicaire aurait comptabilisé les mariages de 1348 et peut-être de 1347 en début d’année 1349, pour que les comptes soient à jour. De ce qu’en dit Pierre Gras, il ne s’agissait pas d’un livre officiel, mais juste de cahiers de comptes personnels pour les vicaires en place. Donc, vu que c’était quelque chose d’informel, il n’avait pas à rendre compte à qui que ce soit. Il pouvait prendre du retard dans les écritures ; ça ne regardait que lui.

Ensuite, en 1350, vu que le vicaire officiait alors normalement et n’avait plus de retard soit dans le nombre de mariage à effectuer, soit dans sa comptabilité des mariages, le nombre de mariage noté dans ses cahiers est logiquement revenu à la normale durant les six années suivantes.

Le fait que les cahiers avaient seulement un usage personnel peut expliquer aussi que le nouveau vicaire ait marqué son recensement dans un des cahiers précédemment utilisé pour le comptage des cérémonies funéraires. Comme il ne s’agissait de rien d’officiel, il aurait tout simplement pris un cahier où il y avait de la place et l’aurait détourné de sa fonction précédente. Il est dit qu’il a arrêté de l’utiliser alors qu’il y avait encore de nombreuses feuilles blanches pour écrire. Là aussi, ça n’a plus rien d’étonnant. Ayant fini sa tache de recensement, il a simplement arrêté d’utiliser ce cahier. Mais évidemment, pour quelqu’un lisant le cahier 7 siècles plus tard, ça pouvait amener à croire que les chiffres du nouveau vicaire concernaient toujours la comptabilisation des cérémonies funéraires. Et avec la croyance préalable qu’une terrible épidémie avait ravagé l’Europe en 1348, la confusion devenait plus que probable.

Donc en fait, ce que le registre de Givry nous décrirait, ce serait simplement un problème avec un précédent vicaire, les lenteurs d’installation du nouveau vicaire, son recensement informel de la population, et peut-être le rattrapage de certaines cérémonies de mariage durant l’année 1349. Bref, le livre en question nous décrit des évènements qui n’ont rien à voir avec un quelconque massacre. Il décrit seulement la vie paisible d’une petite bourgade du XIVème siècle.

Il est dit que les anglais auraient parmi les meilleures données. Seulement, on ne parle apparemment pas de registres paroissiaux et de nombre de morts. Donc, de quoi retourne-t-il exactement ? Mystère. Il semblerait, si je comprends bien, mais je suis loin d’en être sur, qu’on se base sur les chiffres de recensement de population de certaines villes ou paroisses. Mais, ça ne voudrait alors rien dire. Parce que selon les historiens eux-mêmes, la population était en baisse en Europe depuis le début du 14ème siècle. Donc, se baser sur les chiffres de recensement ne permettrait aucune conclusion sur une éventuelle peste.

Et les registres seigneuriaux, si jamais il y en a eu à cette époque, ont du disparaitre avec leur seigneur.

De toute façon, il y aurait une contradiction logique. Il est dit que les prêtres étaient les plus touchés par l’épidémie. Donc, comment aurait on pu avoir des registres paroissiaux à jour durant les années 1347-1350 avec la plupart des prêtres morts, et probablement une bonne partie des autres en fuite pour échapper à la pestilence ? Surtout que ce qui est indiqué sur les registres, ce n’est pas la date de la mort, mais la date de la sépulture. Mais là aussi, il y a un problème. On nous dit par ailleurs que vu que les morts étaient trop nombreux, ils étaient enterrés dans des fosses communes. Donc, il ne devait pas y avoir d’acte de sépulture dans ces cas là.

Par ailleurs, les registres paroissiaux enregistrent apparemment les baptêmes, pas les naissances. Donc, si jamais un danger à entrainé la fuite des gens et des prêtres, forcément, il n’y aura pas de baptême cette année là.

Donc, les estimations générales de morts sont faites essentiellement non pas sur la base de registres paroissiaux ou seigneuriaux, mais sur les écrits de quelques chroniqueurs. On fait mieux comme source crédible.

Vous vous dites que ce n’est pas possible de bidonner autant. Ben, de nos jours, on bidonne pratiquement autant concernant les chiffres du nombre de mort par sida en Afrique. Alors, bidonner des chiffres d’il y a 750 ans, ce n’est vraiment pas un problème.

Les chroniqueurs en question et les personnages de l’époque

Déjà, il est illogique que seulement quelques chroniqueurs parlent de cet évènement. S’il y avait eu un tiers de la population qui avait disparu, il y aurait eu des tonnes de témoignages : écrits, peintures, etc… Mais non, on a juste quelques chroniqueurs qui en parlent.

Et, encore mieux, les chroniqueurs en question évoquent le massacre de façon très courte, parfois en seulement une ligne ! Le truc de fou.

C’est le cas de Jean Froissart. Il parle de la peste dans une seule ligne de tout son ouvrage, ou il dit que le tiers de la population est morte à cause d’une maladie, sans préciser laquelle (dans ce temps, une maladie que l’on nomme épidémie couroit, dont bien la tierce partie du monde mourut). Donc, il y a le tiers du monde connu qui meurt d’une épidémie, mais il ne parle de l’évènement que dans une seule ligne. Bien sur, très crédible. La réalité, c’est qu’il n’y a eu aucune épidémie. Il doit inventer complètement. C’est pour ça qu’il n’en parle que dans une seule ligne. Et si ça se trouve, c’est un truc rajouté par la suite.

Et puis quand on se renseigne sur Froissart, on voit qu’il est né en 1337. Donc, en 1347, il avait 10 ans. Il aurait donc du avoir des souvenir assez nets de l’horreur. Vu les massacres auxquels il aurait du assister, ça aurait du marquer sa mémoire et il aurait du en parler quand même pas mal dans son livre. Mais non, juste une seule ligne.

Froissart est d’ailleurs vilipendé par la plupart des historiens comme exagérant fortement et presque constamment. Le gars fiable.

Au niveau des exagérations relevées (je ne sais pas si ça concerne Froissard), on a par exemple ça :

« au début, les gens étaient stupéfiés, et les témoins apeurés avaient tendance à exagérer leur témoignage. A Avignon, en France, les chroniqueurs parlent de 62.000 morts (et certains autres de 120.000), alors que la population de cette cité était probablement de moins de 50.000 personnes« .

Le moine de Saint-Denis parle aussi de la maladie, mais sur une seule page. Ben voyons.

Il y a aussi Giovanni Boccaccio (Boccace en Français), l’auteur du Décaméron, né apparemment en 1313. Soi-disant, il écrit le Décaméron  entre 1349 et 1353. On a l’Europe qui perd le tiers de sa population. Dans les villes, c’est souvent les deux tiers de la population. Mais alors que le monde s’effondre autour de lui, ce gars écrit un recueil de nouvelles. Et par ailleurs, alors qu’il écrit son livre, il voyage dans toute l’Europe, soit disant touchée par la peste. Par exemple, en 1350, il va à Brandebourg, Milan et Avignon. Et en Octobre 1350, il va à Florence, et rencontre Francesco Pétrarque qui lui conseille d’étudier le grec ancien et la littérature latine.

Dans son Décaméron, il parle des bubons : « aux hommes comme aux femmes, venait d’abord à l’aine ou sous les aisselles certaines enflures, dont les unes devenaient grosses comme une pomme ordinaire, d’autres comme un œuf, d’autres un peu plus un peu moins, que le vulgaire nommait bubon« . Donc, contrairement à ce que dit la version officielle de maintenant, il n’y avait pas un bubon mais plusieurs. Ce que dit Boccace, c’est que ça commençait à l’aine ou sous les aisselles. Donc, ensuite, il y en avait d’autres à d’autres endroits du corps. D’ailleurs, le principe que ça commence d’abord à l’aine ou sous les aisselles parce que les puces auraient piqué seulement à ces deux endroits est absurde. Les puces piquent partout. Il suffit de lire les témoignages de personnes ayant un problème de puce de parquet. A chaque fois, elles disent qu’elles se grattent les jambes. Seulement, effectivement, en dehors des aisselles et de l’aine, où il y a beaucoup de ganglions lymphatiques, on ne voit pas comment il y aurait pu y avoir des bubons. Soit c’est limité à ces deux endroits et éventuellement au cou, soit il y en a ailleurs, et alors, le problème n’était pas des ganglions gonflés, mais bien des espèces de cloques. Et on retombe sur le problème de symptômes que personnes n’a jamais vu.

Par ailleurs, Boccace dit « la propriété de la maladie en question fut de se transformer en taches noires ou livides qui apparaissaient sur les bras, sur les cuisses« . Donc, certains ont bien parlé de bubons noirs ; même s’il parle ici plutôt de taches (alors qu’il parle d’enflures ailleurs, la contradiction ne le gêne pas). Le fait qu’il parle aussi de bubons clairs, en plus du fait que personne ne parle de ça dans la théorie officielle, montre qu’il raconte n’importe quoi, parce qu’encore plus que des gros bubons noirs sur tout le corps, personne n’a jamais vu ça.

Le Décaméron lui-même va à l’encontre de la version officielle, puisque Boccace place l’action de ses personnages à la campagne. Et il laisse entendre que tout y était idyllique, en tout cas pour les personnages de son recueil de nouvelles. Il dit bien au début de l’ouvrage que les campagnes aussi sont touchées, mais de façon bien moins importante. Or, selon la théorie officielle, les campagnes étaient elles aussi touchées très fortement puisqu’il y avait dans les 30 % de mortalité. En tout cas, les personnages eux, ne sont absolument pas importunés par la peste durant leur séjour. Alors, peut-être qu’il s’agissait d’invention poétique. Mais alors, rien n’empêche de penser qu’il en était de même quand il parlait de la peste par ailleurs. Ca pouvait être une pure invention qu’il aurait trouvée bien pour son livre.

Il semble aussi que Ibn Khaldun (1332-1406), un historien arabe, ne s’étende que très peu sur la peste dans ses ouvrages. Alors pourtant que ses parents sont soi-disant morts à cause de celle-ci quand il avait 17 ans. Apparemment, il n’y a que cette référence : « Tant à l’est qu’à l’ouest, la civilisation subit une incursion destructrice, celle de la peste qui dévasta les nations et raya des populations entières de la surface de la terre. Elle annihila le bien qui avait été créé […] le niveau de civilisation décrut en même temps que le nombre d’habitants. La face du monde habité en fut changée« . Donc, là aussi, on a quelqu’un de super prolixe sur un évènement qui a soi-disant rayé de la carte des populations entières.

Dans le même genre absurde, on a la reine Jeanne, comtesse de Provence. Alors que l’épidémie de peste est sensée avoir commencé vers le 1er novembre 1347 à Marseille, que fait-elle ? Elle quitte Naples pour arriver à Marseille le 29 janvier 1348. En pleine peste ! Il est dit que son arrivée ressemblait plus à une fuite qu’à une visite de ses États. En effet, le 11 janvier 1348 Louis de Hongrie était à Bénévent prêt à envahir le royaume de Naples. Devant cette menace, Jeanne qui s’était retirée au Château-Neuf et confiante en la fidélité des habitants de Marseille, avait préparé son évasion afin d’échapper à la vengeance de Louis. Elle reste un mois à Marseille. Et ensuite, elle quitte Marseille le 27 février pour se rendre à Châteaurenard, près d’Arles. Là, elle attend que le pape Clément VI lui donne audience à Avignon. Ce qui est fait le 15 mars (cf. la page Wikipédia sur Clément VI et la reine Jeanne).

Donc, elle fuit Naples par peur de la mort ou de l’emprisonnement, mais elle va à Marseille qui est en pleine épidémie de peste. Elle y reste un mois, puis va près d’Arles puis à Avignon, où là aussi, la peste fait des ravages. Et elle y reste jusqu’au 21 juillet 1348. Bref, alors qu’elle fuit la mort, elle va et ensuite reste dans des endroits ou elle a apparemment toutes les chances de mourir.

La cerise sur le gâteau étant que durant les moments de rencontre entre le pape Clément VI et la reine Jeanne, celui-ci achète Avignon à la reine Jeanne (80.000 florins ; elle avait en effet besoin d’argent). La peste est sensée ravager Avignon, et à un tel rythme qu’on peut se demander s’il restera un seul homme vivant dans cette ville. Mais Clément VI décide d’acheter cette ville.

Encore un autre truc amusant concernant Clément VI et Avignon. En 1348, considérant que la guerre fait rage en France, il décide qu’Avignon a besoin de protection. Et dès 1349, il charge Juan Fernandez de Heredia de diriger la construction des nouveaux remparts devant ceindre Avignon. Pour les financer, les Avignonnais sont taxés et les membres de la Curie envoyés aux quatre coins de l’Europe pour trouver des subsides. Donc, les deux tiers de la population de la ville sont morts. Ca doit être au moins le tiers de la population dans les campagnes alentours. Et que décide le pape ? De construire des remparts qui doivent couter une somme phénoménale et une quantité d’ouvriers énorme. Et en plus, il taxe certainement très fortement les survivants.

Autre évènement complètement en décalage avec les ravages de la peste. Le 6 juin 1349 : Louis de Tarente et les barons napolitains sont mis en déroute par les troupes hongroise qui ont envahit le royaume de Naples à la bataille de Melito. L’Italie est massacrée par la Peste, et que font les hongrois ? Ils envahissent l’Italie. Apparemment, ils n’avaient pas peur que leurs troupes soient ravagées par la peste. D’ailleurs, vu que la Hongrie elle-même devait être ravagée par la peste à ce moment là, on se demande comment ils ont pu réunir une armée. Sans compter que décider d’envahir un autre pays alors que le sien est en train d’être ravagé par la peste, il faut quand même avoir un grain. Soi-disant, il est obligé de se retirer à cause de la peste. Mais il est dit aussi qu’il se retire à cause de la révolte des barons napolitains. On peut penser que c’est cette dernière explication qui est la bonne.

Mieux, il refait une campagne contre le royaume de Naples dès février 1350 (jusqu’en octobre). Si la peste avait vraiment ravagé l’Italie et la Hongrie en 1348-1349, il aurait fallu vraiment qu’il soit fou à lier pour refaire une nouvelle campagne aussi tôt, avec tous les risques que son armée soit décimée par la peste. Surtout que là, encore plus qu’avant, avec tous les morts de la peste, il n’aurait pas du avoir assez d’hommes pour faire une campagne militaire.

Enfin, dans Wikipédia, il est dit à la page de l’année 1349 que Valdemar Atterdag reconquiert toutes les provinces perdues par le Danemark, y compris la Scanie et les territoires extérieurs au royaume. Il semble que cette reconquête ce soit étalée sur plusieurs années. Mais apparemment, elle a commencé en 1349. Donc, même problème que pour les hongrois : on comprend mal comment le roi du Danemark aurait décidé de faire une guerre de reconquête alors que la peste ravageait son royaume.

Des charniers a priori non découverts

Il est dit qu’à Vienne, on enterrait jusqu’à 1.600 personnes par jour et qu’on fut obligé de creuser d’immenses fossés autour de la ville pour y enfouir les montagnes de cadavres (histoire générale de la médecine, par Jean-Antoine-François Ozanam, p.87). Ou sont les charniers en question ? On arrive à retrouver des charniers vieux de 2000 ans ; donc, il ne devrait pas y avoir de problème pour retrouver ceux-là.

Par ailleurs, certains disent que tout le monde se repliait sur lui-même et que les pères refusaient de voir leurs enfants (et inversement), de peur d’attraper la maladie. Mais dans le même temps, en tout cas à Vienne, ça ne les gênait pas de passer des heures au milieu des morts pour les enterrer. Surtout que si les puces avaient sauté sur les fossoyeurs et que la peste les avait tués, ça aurait évidement rapidement découragé les vocations.

Des évènements pouvant être la cause de nombreux morts

Le 25 janvier 1347, un violent tremblement de terre ébranla la grève et l’Italie. Naples, Rome, Pise, Bologne, Padoue et Venise souffrirent beaucoup. Des églises, des châteaux s’écroulèrent et ensevelirent des milliers de victimes. Trente villages furent engloutis en Carniole. Villach fut détruite de fond en comble et ses habitants ensevelis sous les ruines.

En France, on était alors en pleine guerre de cent ans. La bataille de Crécy avait été perdue par les français en aout 1346.
Donc, il y avait par ailleurs des évènements pouvant justifier de nombreux morts dans certaines villes, par famines, massacres, catastrophes naturelles, etc…

Les autres épidémies de peste

Contradiction entre épidémies locales et périodes de pandémie

Un autre problème, c’est que la plupart des autres épidémies sont localisées dans une ou quelques villes précises. Il suffit de regarder Wikipédia : à partir de la peste noire de 1348, toutes les épidémies Européennes sont locales.

Par exemple, au XVIème siècle :

* 1507 : prévôté de Châtenois en Lorraine
* 1524 : duché d’Alençon, en Normandie
* 1526 : duché d’Alençon
* 1533 : Quimper, en Bretagne
* 1534 : Agen
* 1544 : duché d’Alençon
* 1554 : Argentan, en Normandie
* 1558 : Amiens, Argentan, Toulouse
* 1559 : Amiens, Saint-Malo, Toulouse
* 1560 : Amiens, Carcassonne, Draguignan, Paris, Rennes, Toulouse
* 1561 : Amiens, Coulommiers, Orléans, Pamiers, Paris, Perpignan, Toulouse
* 1564 : Quimper, en Bretagne
* 1565 : Quimper, en Bretagne
* 1567 : Autun, Avallon, Beaune, Dijon, Mâcon, Paris, Troyes
* 1568 : Angers, Armentières, Auxerre, Avallon, Besançon, Genève, Nantes, Paris
* 1569 : Auxerre, Avalon, Besançon, Castres, Gap, Nantes
* 1570 : Avesnes, Gap, Nantes
* 1571 : Cambrai
* 1575 : Venise
* 1580 : Hyères, Arles
* 1585 : La Rochelle
* 1585-1595 : prévôté de Châtenois en Lorraine
* 1586 : Quimper, en Bretagne
* 1594-1595 : Quimper, en Bretagne
* 1597 : Argentan

Donc, il y a comme un problème. Comment les grandes épidémies ont-elles pu se répandre aussi vite dans toute l’Europe, et la plupart des épidémies suivantes rester localisées à chaque fois à une ou quelques villes ? C’est complètement aberrant. On ne peut pas avoir les deux cas. Soit ça se propage à toute vitesse, soit ça reste localisé. Mais si c’est capable de se propager à toute vitesse, en se jouant des frontières naturelles, comme on l’a vu, alors, la plupart des épidémies devraient avoir affecté toute l’Europe (ou le continent asiatique, etc…)

Surtout qu’après 1347, il n’y a pas eu qu’une épidémie, il y en a eu des dizaines (on peut en compter dans les environs de 50 sur Wikipédia. Et encore, ça a l’air de se concentrer surtout sur les épidémies françaises).

Et on ne peut même pas dire que les gens restant étaient immunisés, puisqu’on constate des épidémies récurrentes, comme à Quimper, Arles, Argentan, La Rochelle, Bordeaux (61 années de peste entre 1500 et 1656), etc… Et ce parfois à des années de distances, mais le plus souvent à des dizaines d’années de distance. Donc, la théorie comme quoi les européens survivants de la peste noire de 1347 auraient été immunisés contre la bactérie ne tient pas. Et si les gens n’étaient pas immunisés contre la peste, pourquoi celle-ci ne s’est pas à nouveau répandue dans toute l’Europe ? Ben, elle ne s’est pas répandue parce qu’il n’y a jamais eu d’épidémie de peste et qu’il n’y a pas de bactéries causant la peste. Et la peste elle-même n’existe pas.

Pourquoi y avait-il des épidémies dans certaines villes parfois (quand elles sont réellement avérées bien sur et qu’on n’était pas en période de guerre ou de famine) ? C’est probablement parce que l’eau était de mauvaise qualité. En fait, il devait s’agir d’empoisonnement : soit des empoisonnements chimiques (rejets de produits dans le cours d’eau ou les gens s’abreuvaient), soit des empoisonnements du à la toxine émise par le bacille du choléra (présence de cadavres ou de grandes quantités de déjections dans l’eau). C’est pour ça que « l’épidémie » se limitait à cette ville.

Et comme par hasard, les grandes épidémies, en dehors de la peste noire de 1347, remontent aux calendes grecques. On a la peste Antonine entre 165 et 170 après J.C, qui est censée avoir affecté toute l’Empire romain. Puis, en 251-260, on a la peste de Cyprien, qui affecte la totalité de l’Europe occidental et une partie de l’Afrique du nord. On a plus ou moins la peste de Justinien, entre 541 et 767, qui affecte une partie de l’Europe, mais de façon fractionnée (plusieurs épidémies sur 10 ans) et relativement localisée à chaque fois. C’est sur qu’avec des épidémies se passant dans des temps anciens, on ne peut pas vérifier la véracité de la chose. Donc, on peut inventer n’importe quoi. En réalité, on ne sait rien de ces épidémies.

La dernière grande épidémie de peste a eu lieu en Chine, en 1894. Là aussi, en situant l’épidémie dans un pays lointain, on peut inventer n’importe quoi. Là aussi, on ne sait pas grand-chose de ce qui s’est réellement passé.

Et comme dit précédemment, puisque les puces d’Europe étaient désormais toutes infectées, après 1348, on aurait du avoir des épidémies à répétition. Les gens auraient du tomber malade sans arrêt. En fait, l’humanité aurait du disparaitre. Ou alors, quasiment tout le monde devrait être immunisé naturellement.

Conclusion

D’un point de vu général, on a donc des symptômes incroyables et changeants (et ils deviennent non spécifiques lors du changement). A l’époque, le terme « pestis » était un terme générique. Ce qui fait que les témoignages ne désignent absolument pas spécifiquement la maladie qu’à notre époque nous appelons peste.

Du coté de la peste noire, celle-ci progresse à une vitesse incroyable et les scientifiques eux-mêmes trouvent que ça ne colle pas. La transmission par bateau est illogique. Il n’y a pas de mort massive des rats, pourtant vecteurs supposés de la maladie. De très larges zones sont plus que curieusement épargnées par la maladie. La pandémie disparait sans aucune raison. De façon incroyable, les villes récupèrent leur population très rapidement, parfois en moins de 2 ans. Il n’y a pas de statistiques de la population européenne à l’époque, et il n’y avait pas de registres paroissiaux de tenus, à part dans quelques très rares cas, et pour ceux-ci, la datation pose question. Les sources reposent donc pour leur plus grande part sur quelques chroniqueurs. Mais les dits chroniqueurs relatent quasiment tous l’évènement en quelques lignes. Par ailleurs, certains personnages de l’époque agissent de façon absurde.

Et concernant les autres pestes, 90 % du temps elles ne touchent qu’une seule ville. Par ailleurs, vu que toutes les puces d’Europe étaient sensées être infectées depuis longtemps, on aurait du avoir des infections à répétition à l’échelle du monde pendant des siècles. Et on ne peut pas justifier ça par une résistance des populations européennes, puisqu’il y a eu des villes touchées par des épidémies de façon répétées, avec une période de temps entre 2 répétition assez variables (quelques années, quelques dizaines d’années, etc…).

Bref, comme pour plein d’autres maladies, cette histoire de peste ne tient pas debout.

La réalité, c’est qu’il n’y a jamais eu de peste noire. Et il n’y a donc pas eu le tiers de la population qui est morte. C’est une invention pure et simple, un truc construit a posteriori pour donner du poids à la théorie des microbes pathogènes. C’est sur que la croyance en une pandémie ayant tué le tiers la population européenne rend quasi inattaquable la théorie des microbes pathogènes. Un peu comme la croyance dans le fait qu’il y a des dizaines de millions d’africains morts du SIDA rend inattaquable la théorie du virus VIH tueur.

Les grandes épidémies de peste n’ont jamais existé 1

dimanche, novembre 23rd, 2008

Un des piliers de la théorie des microbes pathogènes, ce sont les grandes pandémies : peste noire et autres grandes (et moins grandes) pandémies de peste, épidémie de grippe espagnole, polio, cholera. La croyance dans l’existence des ces épidémies est vraiment un des éléments les plus importants pour la croyance dans la théorie des microbes pathogènes. Que cette croyance vienne à disparaitre, et la croyance dans la théorie des microbes pathogène serait très fortement ébranlée. C’est un peu comme la croyance que le SIDA ravage l’Afrique concernant la croyance en la théorie officielle du VIH/SIDA. Sans cette croyance, il ne resterait pas grand chose de la croyance en la théorie officielle, vu le faible nombre de cas dans les pays occidentaux. Pour le sida, on invente des cas dans des pays lointains, où on ne peut pas vérifier ce qui s’y passe. Pour les maladies comme la peste, on invente des cas dans un lointain passé. Et dans la mesure où on arrive sans problème à inventer des dizaines de millions de morts en Afrique de nos jours, il est évident que c’est un jeu d’enfant d’inventer des dizaines de millions de morts au moyen-âge.

La peste et la grippe espagnole sont parmi les plus impressionnantes pour le citoyen lambda. On va s’attaquer ici à la première. Bien sur, c’est un sujet assez vaste ; donc, je ne pourrais pas tout traiter en un seul article. Mais je reviendrai sur le sujet ultérieurement.

Quelques critiques générales

Problèmes de définition de la peste dans les temps anciens

Déjà, 1er et énorme problème, dans les temps anciens, la peste ne signifiait pas du tout une maladie précise, mais un peu tout et n’importe quoi. Toute épidémie un peu importante était appelée peste.

Donc, forcément, c’est facile d’inventer des méga pandémies dans les temps anciens avec un terme générique. C’est un peu comme si les historiens du futur considéraient que le terme maladie ORL désignait des pneumonies extrêmement graves, alors que ça rassemble tout l’éventail des maladies pulmonaires. C’est sur qu’alors, ils pourraient inventer des pandémies gigantesques de maladies ORL s’étant soi-disant déroulées dans les temps anciens. Donc, quand les historiens parlent d’une maladie unique et bien spécifique en parlant de peste, ils trichent complètement. Et cette tricherie leur permet d’inventer des pandémies à partir de rien.

Soi-disant, en fonction des symptômes décrits, ils arrivent à savoir quelles épidémies regroupées sous le terme générique « peste » étaient vraiment la peste telle qu’on l’imagine aujourd’hui. Mais tout ça, c’est du bidon. Avec des évènements aussi anciens, et avec des sources aussi rares et souvent complètement vagues ou sibyllines, ils sont incapables de savoir si ces épidémies étaient bien des épidémies de peste ou d’autre chose. Et on peut se dire qu’en fait, ils ont compilé les différents symptômes qu’ils trouvaient dans les documents qu’ils avaient, pour inventer totalement une nouvelle maladie.

La chance pour eux, c’est qu’une maladie spécifique appelée « peste » avait déjà été inventée au 17ème ou au 18ème siècle. Maladie inventée déjà à partir des documents concernant des épidémies anciennes. Donc, ils n’avaient qu’à reprendre cette maladie, et en modifier plus ou moins les symptômes, pour la faire coller éventuellement mieux aux témoignages des temps anciens ; et aussi pour éviter qu’elle ne soit trop spécifique et que le gens finissent par se demander ce que c’était que cette maladie bizarroïde (d’où les symptômes pas spécifiques du tout comme la fièvre). Cela dit, il fallait qu’elle soit quand même un peu spécifique, pour ne pas avoir l’air complètement évanescente. Il fallait qu’il y ait la petite spécificité (le bubon), pour rendre cette maladie bien identifiable. Et il fallait qu’il y ait plusieurs sortes de pestes, pour pouvoir justifier de descriptions changeante selon les documents des temps anciens.

Désir d’invention de cas spectaculaires de la part des croyants en la théorie microbienne au XIXème siècle

Autre problème, vu qu’au 19ème siècle on était en pleine hystérie microbienne, les historiens, loin d’être neutres, avaient tendance (et avaient intérêt) à inventer des pandémies pour  « confirmer » la théorie microbienne. Le fait qu’ils n’aient eu aucun scrupule à tricher en faisant croire que le terme « peste » désignait une maladie particulière va complètement dans ce sens.

Si la description de la peste s’était faite à une époque neutre, ok. Mais là, ce n’est absolument pas le cas. Donc, il est évident que tout ce qui est rapporté par les historiens du XIXème siècle prête complètement à caution.

Symptômes changeants et non spécifiques

Signe des maladies bidons, les symptômes de la peste sont flous et non spécifiques. Ca n’était pas le cas quand on a commencé à inventer la maladie. Mais justement, les symptômes étaient un peu trop délirants et rares pour qu’on les garde tel quel.

Au départ, les choses étaient relativement claires. La caractéristique principale de la peste bubonique, c’était une maladie avec création d’énormes bubons, éventuellement noirs, plein de pue un peu partout sur la peau. Bref, c’était une sorte d’empoisonnement du sang bizarroïde par sa rapidité, avec des créations de bubons tout aussi bizarroïdes, mais bien propres à marquer les imaginations.

Mais, comme on n’a jamais vu un tel truc, on ne pouvait pas garder cette description. D’où la nécessité de supprimer petit à petit l’histoire des bubons et  d’inventer de nouveaux symptômes, plus banals (ou de garder des symptômes qui étaient déjà attribués, comme la fièvre, mais qui sont banals). On a donc limité les bubons à un seul point, au niveau de l’aisselle. Puis, on a plutôt dit que c’était un ganglion gonflé (donc, exit le bubon noir plein de pue). Et au final, puisque le ganglion gonflé, on ne voit pas tellement ce que ça a de mortel, on a dit que les symptômes étaient plutôt une fièvre, et des hémorragies internes. On a bien gardé l’éventualité d’éruptions cutanées. Mais elles n’ont plus rien à voir avec les bubons, éventuellement de la taille d’un œuf, se multipliant sur tout le corps.

On est donc passé à des symptômes complètement non spécifiques avec de la fièvre, des céphalées, de la fatigue, une paleur, des douleurs articulaires. Des symptômes qu’on retrouve dans 25 autres maladies graves. Et pour les symptômes les plus graves, on a coagulation intravasculaire, et nécrose des vaisseaux de petite taille ; choses qui ne se voient pas ou peu à l’œil nu, ou alors, qui vont être très rarement observées de façon évidente. Donc, on peut dire ce qu’on veut. Et pour la peau, puisque on devait quand même garder quelque chose de visible, on parle de lésions de la peau, ce qui est très vague et se retrouve là aussi dans 25 autres maladies.

Du coup, avec le coté changeant et non spécifiques des symptômes, on a une espèce de flou artistique sur ce qu’est vraiment cette maladie. Et selon les circonstances, on pourra nous dire que tels symptômes sont la peste, tout simplement parce qu’on a décidé qu’on avait affaire à une épidémie. Mais avec des symptômes assez différents, on pourrait nous dire la même chose. Il suffit qu’il y ait un climat d’hystérie qui se crée.

Avec des symptômes aussi peu spécifique, dans une période d’hystérie, même la grippe pourrait être prise pour de la peste. Eh oui, vu que la grippe se caractérise par de la fièvre, et vu que les tests pour trouver le bacille de la peste vont avoir tendance à le trouver un peu tout le temps dans ce genre de condition, la plupart des cas de grippe ou de rhume un peu carabiné seraient diagnostiqués comme des cas de peste. Et comme on traiterait bien sur la personne immédiatement, par sécurité, impossible de savoir si la personne avait vraiment la peste ou simplement une grippe ou un rhume.

Du coup, pour un diagnostic de peste, tout devient fonction du contexte (ce qui est le cas pour plein de maladies microbiennes). Les symptômes ne se suffisent pas à eux-mêmes. On ne peut pas dire que telle personne a la peste simplement en fonction des symptômes. Il faut un contexte. Il faut par exemple se trouver en Afrique, dans une zone supposée endémique de la maladie, et qu’il y ait déjà eu éventuellement deux ou trois morts (par empoisonnement de l’eau par exemple, ou par une maladie soignée avec des médicaments tueurs). Mais une même personne avec les mêmes symptômes diagnostiquée en Europe n’aurait jamais eu un diagnostic de peste. Bien sur, il y a les tests de présence de bactérie. Mais comme ce genre de bactérie est probablement présente un peu partout, on va la trouver très fréquemment chez une personne déjà un peu malade. Donc, là aussi, ça dépend du soupçon qu’on a, et donc du contexte. En Europe, on ne va pas faire le test, tandis qu’en Afrique, dans une zone supposée endémique de la maladie, on va le faire. Et forcément, en le faisant, on va trouver quelque chose (un certain pourcentage de fois bien sur, pas forcément 100 % du temps ; mais par exemple, 30 ou 40 % du temps)

Taux de mortalité baissant de plus en plus avec le temps

Le taux de mortalité est beaucoup plus faible à l’époque moderne qu’au Moyen-âge. Voici un extrait de texte sur le sujet :

Lors de l’épidémie de peste noire, à plusieurs endroits (y compris Florence en 1348) plus de 75% de la population semble avoir péri ; au contraire, la plus haute mortalité pour la peste bubonique moderne, fut de 3% à Mumbai en 1903.

Eh oui, vu qu’il n’y a jamais eu de peste en réalité, plus on a eu de moyen de vérification de la véracité de ce qu’on nous disait, et plus les menteurs ont été obligés de faire profil bas dans leur mensonge.

Critique de la peste noire

Deux trois détails génériques sur la peste noire d’abord. Soi-disant, celle-ci est apparue vers la fin de l’année 1347 au sud de l’Europe : à Messine d’abord en septembre, puis à Gênes et à Marseille en décembre. Elle s’est ensuite répandue rapidement dans toute l’Europe entre 1348 et 1349, pour finir par disparaitre vers 1350. Elle aurait tué un tiers de la population européenne. Selon les scientifiques, elle aurait été propagée par les puces des rats. La maladie aurait tué d’abord les rats ; puis, ceux-ci étant morts, les puces se seraient alors rabattues sur les humains.

Impossibilité d’une progression aussi rapide

Déjà, premier problème de cette théorie, c’est que la vitesse de progression de la maladie ne colle pas du tout avec le mode de transmission. Et ce n’est pas que moi qui le dit. Les scientifiques officiels ont fini par comprendre qu’il y avait comme un problème avec cette version des choses (voir la section suivante).

Déjà, même dans une ville, on voit mal comment la propagation aurait pu se faire aussi rapidement qu’on le décrit parfois. Les rats sont des animaux prudents, craintifs, qui ne s’approchent pas tellement des humains, même s’ils ne vivent pas très loin d’eux. Donc, les puces adultes auraient eu très peu de chance de se transmettre directement aux humains. Et même les larves auraient eu une relativement faible probabilité de se trouver à proximité des humains. Et puis, il s’agit bien de puces spécifiques du rat. Donc, à la faible probabilité d’être à proximité des humains, s’ajoute le fait que ces puces n’infectent que très peu les humains.

Surtout qu’une fois malades, les rats auraient rejoint leur refuge pour s’y reposer et y seraient morts quelques jours après. Donc, les puces adultes auraient alors été coincées dans le terrier. En effet, les puces adultes ne vont pas à la recherche d’hôtes en parcourant des dizaines de mètre. Les adultes sautent éventuellement sur des animaux qui sont à quelques centimètres de l’animal infecté. Seules les larves sont par terre, et, une fois arrivées au stade adulte attendent qu’un hôte éventuel passe à proximité. Donc, la déjà très faible probabilité d’infection par les puces adultes, aurait été réduite à quasiment zéro avec la rapide mortalité des rats et le fait qu’ils seraient allés se réfugier dans leur terrier.

Bien sur, comme déjà évoqué un peu plus haut, il est possible que, sur un endroit fréquenté par les humains, les puces des rats infectées aient laissé des larves par terre. Mais, déjà, la probabilité d’une telle chose aurait été relativement faible en temps normal ; alors avec la mort rapide des rats et le fait qu’ils se seraient terrés dans leur refuge dès les premiers stades de la maladie, cette probabilité aurait été encore plus faible. Et puis, dans ce cas, comme on va le voir un peu plus loin, ça aurait retardé l’infection de l’humain au moment de la transformation des larves en adulte, donc, éventuellement bien plus tard.

En plus, même sans être un expert des rats, on peut imaginer que les rats vivent plutôt en petits groupes d’individus. Ils ne doivent pas avoir beaucoup de contacts, ou alors généralement inamicaux avec les rats des autres groupes. Donc, ça rend la possibilité de contagion directe (puces adultes infectées qui sautent sur un rat étranger) entre rats assez rare. C’est un élément de plus allant dans le sens d’une vitesse de propagation de la contagion assez lente.

Par ailleurs, les puces du rat ne se multiplient pas si vite que ça. Par exemple, pour Xenopsylla cheopis, Le stade de l’œuf dure de 1 à 10 jours. Mais surtout, le stade de la larve dure lui 11 à 84 jours (2 mois et demi), enfin, le stade du cocon dure de 2 semaines à 6 mois en fonction de l’environnement (favorable ou non). Donc, il faut entre 1 mois et 9 mois pour que les œufs se transforment en adulte. Or, seuls les adultes peuvent sucer le sang des rats ou des hommes.

Et en plus, si les puces se reproduisent tant que ça (50 œufs par jour pendant des semaines ou des mois), ça veut forcément dire qu’il y a une mortalité gigantesque parmi les œufs. Sinon, la population de puces finirait par augmenter jusque à l’infini. Si la population reste stable, c’est que la mortalité est de 99,99 % ; en fait, autant de morts qu’il y a d’œufs sauf 2 (pour remplacer le père et la mère).

Et si une puce infectée avait tué son rat ou son homme en 3 jours, ça leur aurait donc fait autant moins de temps pour pondre, et autant d’œufs en moins. Donc, déjà, avec la présence d’un hôte pendant quelques semaines, ou mois, il ne reste que quelques adultes viables ; alors avec un hôte qui meurt en quelques jours, il ne devrait en rester aucun pouvant survivre.

Surtout que les personnes portaient des vêtements en dormant. Donc, même si la puce se laissait tomber une fois morte, elle serait tombée dans les vêtements. La personne aurait été enterrée avec ses vêtements, et la puce ainsi que toutes les larves pondues n’auraient plus pu infecter personne.

Donc, en supposant une quantité de 100 puces initialement infectées, déjà, vu la mortalité, on aurait du n’avoir qu’environ 100 puces infectées à la fin. Mais en plus, avec le problème de la mortalité rapide de l’hôte, ça aurait fait probablement beaucoup moins que ça, peut-être 30 puces au final. Et en plus, les puces de la génération suivante n’auraient pu prendre le relais qu’entre 1 à 9 mois plus tard. Et dès les premiers froids, on serait passé plutôt plus près des 9 mois que des 1 mois (qui est une vitesse idéale). Donc, non seulement l’épidémie se serait transmise très lentement, mais on peut même penser qu’une telle épidémie aurait du disparaitre d’elle-même à cause du problème de la disparition trop rapide de l’hôte.

Il y a d’autres puces que Xenopsylla cheopis pouvant infecter les rats et jouer un rôle dans la transmission de la peste. Mais la vitesse de reproduction est à peu près la même. Idem pour la problématique du taux de mortalité. Donc, la problématique générale ne change pas.

Par ailleurs, il y a plein de frontières naturelles aussi bien pour les rats que pour les êtres humains. Un fleuve, pour un rat, c’est une frontière naturelle. Peut-être pas infranchissable, mais rarement franchie quand même. Une montagne, c’est une frontière naturelle. Une mer, c’est une frontière naturelle. Mais la progression de la maladie se jouait de toutes ces frontières. Ca avançait aussi rapidement vers les zones séparées de la zone contaminée par une frontière naturelle, que vers les zones sans séparation.

Sans compter qu’en hiver, les rats ne doivent pas bouger beaucoup. Ils doivent rester en général blottis dans leurs terriers et n’en bouger que pour aller se nourrir. Ils ne font pas de migrations. Donc, en hiver, il n’y aurait pas pu y avoir de progression rapide de la maladie vers d’autres zones.

Alors, bien sur, on peut penser que les humains pouvaient bouger et que parmi eux, il y avait des infectés qui pouvaient transmettre ensuite la maladie aux endroits où ils arrivaient. Mais comme le mal se développait en 24 heures et que la mort survenait entre 2 et 3 jours, un être humain infecté n’aurait pas été bien loin. En 24 heures, il aurait déjà été incapable de se déplacer.  Et vu que la plupart étaient à pied, emportant probablement quelques biens avec eux, et que les routes n’étaient pas les belles routes goudronnées de maintenant, qu’il y avait moins de ponts que maintenant, rendant la traversée des cours d’eau périlleuse, et que les forets ralentissaient fortement la marche, ils ne devaient pas faire plus de 20 ou 25 km par jour. Un courrier faisait dans les 33 km en moyenne. Alors on imagine la vitesse de déplacement d’individus lambda. Donc, ils ne seraient pas allés beaucoup plus loin que 40 ou 45 km avant de s’arrêter par épuisement puis de mourir sur place.

Donc, là aussi, on voit mal comment l’épidémie aurait pu continuer à se répandre. Les gens déjà infectés seraient morts au bout de maximum 40 ou 45 km. Et si les autres n’étaient pas morts ou malades à ce moment là, ça veut dire qu’ils n’étaient pas infectés. Donc, pour qu’ils le soient, il aurait fallu que les puces présentes sur les morts sautent sur les autres personnes. Les œufs n’interviennent pas dans le problème, puisque, comme on l’a vu, lors des différents stades avant la maturité, les puces ne se nourrissent pas de sang et ne sautent pas sur les êtres humains. Donc, c’est le stock des puces présentes sur les malades qui aurait été la source de l’infection des autres personnes. Mais, forcément, il y aurait eu une très forte déperdition. Une partie des gens aurait été enterrée avant que les puces ne sautent sur quelqu’un. Une partie aurait été abandonnée en chemin. Et là aussi, une bonne partie des puces n’auraient pas pu sauter sur le premier venu. Les puces, prises dans les vêtements, n’auraient pas pu s’en échapper. Et en hiver, le froid aurait rapidement tué les puces. Donc, à cette époque de l’année, chaque heure passée sans arriver à sauter sur un nouvel hôte aurait rapproché la puce de la mort. On peut estimer à au moins 90 % la perte à chaque fois. Donc, rapidement, il n’y aurait plus eu de puces infectée parmi les survivants.

Et une fois arrivée dans une nouvelle ville, s’il n’y avait plus d’infectés, ça veut dire que la propagation de l’épidémie ne reposait plus que sur les rats. Donc, on retombe sur tous les problèmes concernant les déplacements à longue distance des rats.

Surtout qu’à l’époque, tout était très cloisonné. Il fallait payer un droit de passage très régulièrement : quand on entrait dans le territoire d’un autre noble, quand on entrait dans une ville. Et bien sur, il fallait aussi que les gens du territoire en question acceptent de laisser passer les personnes. Des gens souvent sans le sous, nombreux, et portant la peste, se seraient fait refouler illico.

Pourtant, il est dit sur Wikipédia concernant l’année 1348 que : « Arrivée à Marseille en fin 1347, elle dévaste la Provence, remonte la vallée du Rhône (Avignon) pour atteindre Paris en août à la vitesse de 75 Km par jours…« 

Or, on a vu que qu’une vitesse de 20 à 25 km par jour était déjà un maximum. Même les soldats ne marchaient pas plus vite que 45 km par jour.
Autre chose, trouvé ici :

« Xenopsylla cheopis est généralement considérée comme la puce vectrice à l’homme de la peste en Occident. Or, comme le souligne Jean-Claude Beaucournu, son implication semble très improbable, car « sur le plan écologique [cette puce] est liée aux climats chauds ou tempérés chauds et ne peut donc s’acclimater chez nous« 

Donc, la puce considérée comme le vecteur de la peste noire ne pouvait pas vivre en Europe. Légèrement gênant.

Des scientifiques remettent en cause la théorie officielle

Voyons quelques extraits d’un article paru dans le Nouvel Observateur en 2003 :

L’épidémie dévastatrice qui ravagea l’Europe au 14ème siècle, en plein Moyen-Age, ne serait pas forcément due à la peste bubonique, selon des chercheurs américains. Ces scientifiques qui ne prennent rien pour acquis ont repris les données de l’époque et les cartes de dispersion : trop rapide, la mort noire qui mérite pourtant bien son nom pourrait être un germe inconnu ou disparu.

L’énumération est terrible :

« Les symptômes de la mort noire comprennent d’importantes fièvres, une haleine fétide, des toux, des vomissement hémorragiques et des odeurs corporelles infectes », explique Rebecca Ferrell, étudiante en anthropologie à l’université de Washington (Seattle-USA). « D’autres symptômes sont des meurtrissures rougeâtres de la peau et des nodules lymphatiques enflés. Beaucoup de ces symptômes apparaissent dans les cas de peste bubonique, mais ils peuvent également être présents dans beaucoup d’autres maladies. » Tout le malentendu viendrait des bactériologistes du 19ème siècle qui ont identifié la mort noire du 14ème siècle comme une peste bubonique, une vérité un peu trop vite répétée par les historiens. Car plusieurs détails troublants ont été relevés par les chercheurs dans des registres d’églises en Angleterre : la virulence, la dynamique spatiale et temporelle de la mort noire ne correspondent pas à la peste d’aujourd’hui, celle que l’on connaît bien. Aux yeux des chercheurs, la contamination par des animaux –il s’agit du rat et de la puce pour la peste- n’est pas crédible. « La propagation de la mort noire a été plus rapide que nous le pensions au début », constate un autre chercheur. « La maladie semble passer trop rapidement entre les humains pour prendre son origine dans une population de rongeurs déjà contaminée, comme pour la peste bubonique. »

Géographiquement, la maladie suit les routes, les voies d’eau navigables, et n’est même pas ralentie par les barrières naturelles pourtant difficilement franchissables par des rats. Autre argument : les écrits de l’époque ne mentionnent pas la mort massive des rats, une particularité de la peste. Les chercheurs pensent donc que la mort noire se transmettait de personne à personne, comme la rougeole ou la petite vérole.

Par ailleurs, en 1984, Graham Twigg a publié The Black Death: A Biological Reappraisal, où il prétendait que le climat et l’écologie de l’Europe et particulièrement l’Angleterre rendaient cela presque impossible aux rats et aux puces d’avoir transmis la peste bubonique et qu’il aurait été presque impossible au Yersinia pestis d’avoir été l’agent causal de la peste, sans parler de sa diffusion explosive à travers l’Europe au cours du 14e siècle.

Un autre scientifique peu favorable au modèle standard est Gunnar Karlsson qui a fait remarquer en 2000 que la Peste Noire a tué entre la moitié et les deux tiers de la population de l’Islande, alors qu’il n’y avait pas de rats en Islande à cette époque. (The History of Iceland de Gunnar Karlsson)

Problème de la transmission par bateaux

On peut lire sur Wikipedia :

En 1346, les Tatars attaquent la ville portuaire de Caffa, comptoir commercial génois sur les bords de la mer Noire, en Crimée et établissent son siège. L’épidémie, ramenée d’Asie centrale par les Mongols touche bientôt assiégeants et assiégés, car les Mongols catapultent leurs cadavres par dessus les murs pour infecter la ville.

Le siège est levé faute de combattants valides en nombre suffisant, Gênes et les Tatars signent une trêve ; les bateaux génois quittent la ville, transmettant la peste à tous les ports où ils s’arrêtent : la maladie atteint Messine en septembre 1347[4], Gênes et Marseille en décembre de la même année. Venise est atteinte en juin 1348. En un an, tout le pourtour méditerranéen est atteint.

Il y a un gros problème avec cette version des choses. Si la maladie se transmet et tue si rapidement que le suppose la littérature officielle sur le sujet, alors, les gens des bateaux auraient du tous mourir en deux semaines, bien avant de rejoindre les ports en question. Et même, encore plus rapidement, il n’y aurait plus eu assez de personnes pour manœuvrer les bateaux. Ces derniers auraient fini par se perdre en mer ou se fracasser sur une cote.

Surtout que les bateaux étaient assez petits à l’époque. Il n’y avait pas encore les grosses caravelles du 16ème siècle. Les galères ou les navires huissiers vénitiens ne devaient pas faire plus de 25 mètres, avec un ou deux ponts. Donc, la propagation de l’épidémie, dans un espace aussi restreint, aurait été particulièrement rapide.

Donc, d’un coté, on a des villes qui voient leur population massacrée en quelques semaines. Et de l’autre, on a des marins qui naviguent sans problème pendant des mois (un voyage du Liban à Venise, par exemple, prenait 2 mois).

Un autre problème, complètement différent, se pose : vu que les bateaux étaient assez petits, on voit mal comment ils auraient pu transporter des rats. Autant pour les caravelles, les galions et les frégates qui arriveront au 16ème et 17ème siècle, on peut imaginer que des rats se cachaient dans les entrailles des navires, autant là, ça semble assez difficile. Et sans rat, pas de puces. Et sans puce, pas d’épidémie dans le bateau.

Pas de mort massive de rats

De plus, il n’est rapporté aucune mort massive de rats par les chroniqueurs de l’époque. Légèrement gênant ça aussi.

Eh oui, soit ce sont les quelques chroniqueurs retraçant l’affaire qui ont inventé, ou alors, qui parlaient d’un autre problème ; soit les écrits sont des rajouts postérieurs et ce sont alors les personnes ayant fait les rajouts qui ont inventé. Vu que les chroniqueurs ne savaient pas que les rats seraient ultérieurement incriminés, ils n’ont pas inclus le problème dans leur description. Et si les écrits sont en fait des rajouts ultérieurs, probablement que les gars n’avaient pas réfléchi au problème des rats. Les menteurs ont tendance à oublier pas mal de détails.

Disparition de la maladie plus que curieuse

Si on accepte l’idée que l’infection des puces s’est propagée aussi rapidement grâce à une combinaison de migration des rats et des hommes, alors, se pose le problème de la disparition de la maladie.

Si pratiquement toutes les puces d’Europe étaient alors contaminées, comment la maladie a-t-elle pu disparaitre ? Elle aurait du réapparaitre encore et encore à l’échelle de l’Europe pendant des centaines d’années. Les pandémies auraient du ne pas arrêter de se succéder.

Alors, on pourrait sortir la théorie de l’immunisation des populations européennes. Mais le problème, c’est qu’il y a eu plein d’endroits où il a continué à y avoir des épidémies. Et souvent, une épidémie se succédait à un même endroit. Donc, la thèse de l’immunisation ne tient pas tellement.

Surtout qu’il y avait déjà eu une ou deux grandes épidémies en Europe. Donc, les puces auraient du être contaminées depuis longtemps déjà.

On pourrait aussi se poser la question : pourquoi les puces ne sont-elles plus contaminées de nos jours ? La thèse d’une mort massive des puces ne tient pas, puisque ce sont des hôtes sains de la bactérie. Et de toute façon, selon la thèse d’une propagation rapide de la bactérie, il suffirait de quelques dizaines de puces encore infectées pour que toutes les puces d’Europe le soient en quelques années.

Donc, on ne peut pas défendre les deux théories en même temps. Si on dit qu’il n’y a aucun problème pour que la maladie se soit propagée en deux ou trois  ans à toute l’Europe, on est obligé de reconnaitre qu’il y a un problème concernant sa non persistance.

Certaines zones curieusement épargnées

Si l’on en croit Wikipédia (mais je l’ai vu sur d’autres sources), certaines partie de l’Europe ont été mystérieusement épargnées par l’épidémie. Toute la zone au sud-ouest de Milan (Milan inclus), Presque toute la Pologne sauf une partie du nord, Tout le nord de la république Tchèque, une grosse partie du nord est de l’Allemagne, une zone de quelques dizaines de kilomètres autour de Bruges en Belgique (c’est-à-dire le nord ouest de la Belgique), le milieu des Pyrénées.

Alors, il y a toute l’Europe qui se serait faite contaminée en 2 ans, la bactérie se serait jouée des frontières naturelles (montagnes, fleuves et même mer) en avançant à une vitesse incroyable, mais sans aucune raison, ces zones seraient restées exemptes de toute contamination. C’est complètement incohérent et incroyable.

Surtout que pour la Pologne et les zone épargnées limitrophes (Allemagne, Tchéquie…), ce n’est pas une petite zone. C’est une zone grande presque comme la France.

Et on ne peut pas dire que ces pays auraient été préservés de l’épidémie grâce à des conditions drastiques d’entrée dans le pays, puisque dans chacun d’entre eux, il y avait une partie du pays qui était contaminée (bien sur, ces pays n’étaient pas aussi homogènes que maintenant. Il y avait beaucoup de villes et d’états indépendants. Mais quand même). En plus, les conditions d’entrée drastiques ne concernent pas les rats.

Les villes ont récupéré très rapidement leur population

Les villes on récupéré leur population rapidement ; pour certaines d’entre elles, en seulement 2 ans. C’est complètement délirant. Des villes qui auraient perdu entre 50 et 70 % de leur population n’auraient pas pu récupérer leur population en si peu de temps. Il aurait fallu des dizaines d’années avant qu’elles y arrivent. Ca veut surtout dire qu’il n’y a tout simplement pas eu de mort massive des populations.

L’argument selon lequel c’est la population rurale, moins touchée par le massacre, qui aurait repeuplé en 2 ans ces villes est complètement bidon. A l’époque, 90 ou 95 % de la population était rurale. Donc, sur une base de 90 % de population rurale et 10 % urbaine, et avec 30 % de morts en moyenne sur l’ensemble de la population, si les villes avaient perdu 60 % de leur population, ça aurait représenté seulement 6 % de tous les morts. Et la campagne aurait encore fait 24 % de l’ensemble des morts (soit un taux de mortalité d’environ 26 %). Donc, celle-ci aurait quand même été saignée à blanc. Et on voit alors mal comment les villes auraient pu être repeuplées aussi rapidement grâce à la population des campagnes.

En plus, avec un taux de mortalité d’environs 26 % dans les campagnes, il devait y avoir largement assez de travail en dehors des villes après la catastrophe. Donc, ils n’avaient absolument pas besoin d’aller chercher du travail dans les villes.

Surtout que si les villes avaient été 2 fois plus touchées que les campagnes, ça n’aurait pas incité du tout les ruraux à y venir. Ils auraient attendu de nombreuses années avant d’aller y travailler.

Si les villes ont été repeuplées aussi rapidement, c’est soit qu’il ne s’est strictement rien passé, soit qu’il y a eu d’importants déplacements de population par crainte de maladie ou à cause de guerre ou de catastrophes naturelles, puis retour de ces populations après 1 ou 2 ans. Mais comme on voit mal comment ça aurait pu être le cas dans autant de villes la même année ou sur deux ans, je pencherais donc plus pour le truc complètement bidon (enfin, en tout cas, dans la plupart des villes européennes).

Pas de statistiques de la population européenne à l’époque de la pandémie

Il n’y avait pas de statistiques de la population européenne à l’époque de la pandémie. Donc, on ne sait absolument pas quelle était la population européenne avant l’épidémie, et après non plus d’ailleurs. Tout repose sur des estimations faites après coup. Evidement, ces estimations ne valent rien. Soit on a les statistiques, soit on ne les a pas. Faire des estimations après une si longue période de temps, ça revient à inventer purement et simplement des chiffres. Bref, impossible de savoir le nombre de morts en réalité. Les chiffres sont complètement inventés.

Nouvelles informations et réflexions sur Semmelweis

vendredi, mai 2nd, 2008

En faisant des ajouts à mon premier article sur Semmelweis, j’ai fait quelques recherches supplémentaires. Et je suis tombé sur pas mal de nouveaux trucs intéressants.

Première chose, concernant les deux possibilités que soit les femmes aient été infectées sans aucune plaie ouverte, soit qu’elles l’aient été en ayant subis des plaies ouvertes, j’ai trouvé ce document qui règle le problème. Semmelweis soutenait en fait que l’infection se transmettait même sans plaie ouverte. Il pensait que la muqueuse vaginale laissait passer les éléments pathogènes par simple contact avec une main souillée, sans qu’il y ait besoin d’une quelconque plaie ouverte. Il cite le cas de 5 femmes enceintes ayant soi-disant contracté la fièvre après qu’il leur ait simplement touché le vagin avec une main supposément infectée.

Au mois de juin, entra dans le service de Bartch une femme qu’on avait cru gravide d’après les symptômes mal vérifiés. Semmelweis à son tour l’examine et découvre chez elle un cancer du col utérin et puis, sans songer à se laver les mains, il pratique le toucher successivement sur cinq femmes à la période de dilatation. Dans les semaines qui suivent, ces cinq femmes meurent de l’infection puerpérale typique.

Donc, Semmelweis soutient bien que même sans plaie ouverte, par un simple toucher sur la muqueuse du vagin, la fièvre puerpérale se transmet. Donc, on retombe dans la critique que j’avais faite au départ. A savoir qu’on ne voit vraiment pas pourquoi les médecins n’attrapaient pas eux aussi la fièvre en question.

Par ailleurs, les médecins devaient être mariés, et lors de leurs relations sexuelles, ils devaient bien toucher le vagin de leur femme avec les doigts de temps à autre. Donc, elles auraient du mourir elles aussi de la fièvre en question. Eux-mêmes devaient bien se toucher les muqueuses des yeux, de la bouche ou du nez, de temps à autre.

Autre chose dont j’ai déjà parlé dans l’article précédent ; pourquoi des femmes jeunes en parfaite santé auraient-elles du mourir lors d’une mise en contact avec des mains ayant elles-mêmes été en contact avec des cadavres, alors que ça n’arrive à personne de mourir suite à un contact de la peau avec de la viande avariée ?

Et puis, dans l’exemple cité, la fièvre puerpérale atteint carrément 5 femmes sur cinq touchées et fait 5 mortes sur 5 femmes atteintes. Le taux de transmission et de mortalité est absolument exceptionnel.

Taux de transmission qu’on ne retrouve pas du tout dans l’expérience des étudiants, puisqu’ils devaient pratiquer le toucher sur quasiment toutes les femmes. Et pourtant, le taux de transmission était bien moindre.

Par ailleurs, dans le pavillon des sages-femmes, il devait bien y avoir quelques cas de fièvre puerpérale. Donc, si la contagion s’était faite par contact, les sages-femmes auraient du avoir leurs mains souillées et ensuite transmettre la maladie aux autres femmes accouchantes. Et rapidement, la maladie aurait du faire rage autant dans les deux pavillons.

Et les sages-femmes auraient du souffrir aussi de la fièvre en question, vu qu’elles devaient bien se toucher le sexe de temps à autre elles aussi, que ce soit pour des raisons d’hygiène (même si elle n’était pas aussi développée que maintenant), ou pour des raisons sexuelles.

Encore autre chose (voir ici, en bas de la page 9) :

Dès lors, il pensa qu’il fallait détruire ces éléments sur la main exploratrice afin d’empêcher la production de la maladie chez les accouchées. Aussi, vers le milieu de Mai 1847, il prescrivit aux étudiants de se laver les mains avec une solution de chlorure de chaux. Brusquement, la mortalité tomba de 12 à 3 pour 100. Continuant ses observations, il fut bientôt convaincu que le « poison cadavérique » n’est pas le seul élément pathogène pouvant atteindre la femme en travail, mais bien aussi toute substance organique en voie de décomposition, et, au premier Chef, LES SÉCRÉTIONS SANIEUSES DES ORGANISMES VIVANTS MALADES.

Il exigea alors que, dans tous les cas, et non plus seulement au sortir de l’amphithéâtre, les mains des personnes procédant à un accouchement fussent désinfectées ; de plus, il voulut que cette désinfection fût étendue aux instruments, au matériel de pansement, et enfin il fit séparer les femmes malades des femmes saines. À la suite de ces nouvelles mesures, la mortalité par fièvre puerpérale tomba pendant l’année 1848 à 1,24 pour 100 et celle des nouveau-nés également de 6 à 4 pour 100.

Donc, quand la mortalité est passée de 12 à 3 %, les instruments n’étaient pas désinfectés. Donc, on ne comprend pas très bien par quel miracle la mortalité a autant baissé. En effet, vu que ces instruments sont en contacts avec la muqueuse vaginale, la fièvre aurait du continuer à être transmise. Sans compter qu’un scalpel par exemple, aurait mis l’agent pathogène directement en contact avec le sang. Donc, en l’absence de décontamination des outils, il n’y avait aucune raison que la fièvre baisse dans des proportions aussi importantes.

De plus, on ne comprend pas très bien comment la mortalité des nouveau-nés peut-être de 4 % alors que celle des mères est de 1,24 %. Il n’y avait pas de raison que les nouveau-nés soient plus touchés que les mères, et, s’ils l’étaient autant, il n’y avait pas de raison qu’ils aient un taux de mortalité supérieur.

Bref, rien ne tient debout dans cette histoire. Il est donc clair que le problème n’avait rien à voir avec une transmission par les mains des germes pathogènes venant des cadavres ou des femmes atteintes de la fièvre puerpérale.

Des médecins de l’époque contredisent Semmelweis

Miracle d’Internet, j’ai pu retrouver un livre ou le docteur Denham critique Semmelweis. Merci Google d’avoir numérisé le bouquin (c’est ici. Si ça n’arrive pas immédiatement sur la bonne page, c’est à la 209). Evidemment, tout ça a été passé sous silence parce que rapidement, ça n’a plus été dans le sens de la thèse officielle. Il cite un certain nombre de docteurs dont les expériences contredisent celles de Semmelweis.

Premier docteur cité, un certain Meigs, de Philadelphie. Sur 468 accouchements, seules 13 de ses patientes sont tombées malades et 3 sont mortes. Donc, comme le dit Meigs, pourquoi, s’il était le vecteur de la contagion, a-t-il transmis la maladie à seulement 13 personnes sur 468 ? Eh oui, c’est gênant.

Le docteur Meigs cite aussi le docteur Rutter. Celui-ci semblait être poursuivi par la fièvre puerpérale dans sa pratique des accouchements. Aussi est-il parti pendant 10 jours à la campagne, a changé tous ses vêtement, a pris un bon bain chaud, s’est fait raser la tête, à laissé sa montre et différents objets. Mais, la première femme qu’il a faite accoucher est morte de la fièvre puerpérale. Certains penseront que c’est qu’il ne s’était pas lavé avec un antiseptique. Mais non, parce qu’il a continué à pratiquer des accouchements et là, aucune femme n’a été atteinte de la fièvre.

Le docteur M’Clintock dit qu’il n’a jamais transmis la maladie de ses patientes atteintes à l’hôpital à celles qu’il faisait accoucher chez elles. Le docteur Denham ajoute que c’est aussi son cas. Pourtant, ça aurait du arriver, si la maladie avait été transmise par les mains.

Le docteur Denham fait remarquer que la maladie survient souvent dans des villes ne possédant ni hôpital pratiquant l’accouchement ni salle de dissection. Donc, si le problème est particulièrement lié aux germes attrapés lors de la dissection, on se demande bien comment la maladie peut se transmettre. A moins que de nombreux médecins aient pratiqué fréquemment la dissection par ailleurs évidemment. Mais sans un endroit dédié, ça semble peu probable a priori.

Par ailleurs, Denham visita l’hôpital de Vienne où Semmelweis avait pratiqué après que celui-ci fut parti. Or, à ce moment-là, en hiver, la fièvre avait à nouveau frappé. 36 femmes avaient développé la fièvre en question, et ce avant d’accoucher. Sauf que cette fois, c’était les sages-femmes qui avaient un taux de fièvre puerpérale supérieure à celle du pavillon des étudiants. La mortalité de la fièvre y étant elle aussi supérieure. Ca contredit fortement le travail de Semmelweis. C’est le genre de chose qui change tout. C’est bien pour ça que je dis que le fait qu’on n’ait eu des informations que par Semmelweis fait qu’on n’a pas les outils pour la réfuter. On a cette information, mais sur d’autres sujets, comme on n’a toujours pas d’info, impossible de savoir de quoi il retourne. Or, ça, en science, c’est inacceptable. En tout cas, là, ça montre que les choses étaient très loin d’être aussi parfaitement clean que ne le faisait croire Semmelweis.

Raisons probables de la fièvre puerpérale

Ayant trouvé de nouvelles informations et ayant eu l’occasion de réfléchir plus sur le problème, voici une théorie un peu plus élaborée que la première.

Déjà, je pense toujours que les étudiants en médecine devaient pratiquer plus facilement des actes chirurgicaux invasifs que les sages-femmes. Donc, le fait que ceux-ci devaient charcuter les femmes accouchantes plus que ne le faisaient les sages-femmes devaient participer à la mortalité. Sur le topic du forum Onnouscachetout sur Semmelweis, Sharkreef, une femme, avait dit que lors de son accouchement, l’épisiotomie l’avait fait abondamment saigner. Voici ce qu’elle a dit :

Enfin, je peux t’assurer qu’une épisiotomie n’est pas un acte anodin. La cicatrisation est parfois longue et difficile. Pour ma part, j’en ai souffert pendant près de 6 mois ! Et pendant l’accouchement, j’ai perdu énormément de sang par cette plaie, qui n’a été recousue qu’au bout de 2h, sans anesthésie… merci la sage-femme !

Donc, si les étudiants et les médecins chirurgiens pratiquaient la chirurgie sur les femmes en question, celles-ci pouvaient bien se retrouver fortement affaiblies par la suite à cause des pertes en sang. Et ensuite, les médecins les achevaient peut-être par des médicaments sensés les soigner.

Mais je pense maintenant que la principale raison vient du problème suivant. Dans certains documents on lit la chose suivante « Birley, le patron du service, croit que Klin ne purgeait pas méthodiquement ses patientes. »

J’avais déjà lu ça en 2004. Mais à l’époque, même si j’avais eu un gros doute, je n’avais pas cherché plus avant et j’étais resté sur l’idée que c’était peut-être pratiqué avec des lavements. Peut-être pas. Mais n’ayant pas plus d’information que ça, j’avais du en rester là, vu qu’évidemment, un lavement, a priori, ça n’est pas bien dangereux.

Mais, en me renseignant à nouveau, j’ai vu qu’en fait, la purge ne devait pas être pratiquée avec des lavements, mais avec des médicaments à base de plantes : des purgatifs. Et ça, évidemment, ça change tout.

Or, comme j’ai traduit récemment l’article de Shelton concernant les herbes médicinales, je me suis souvenu qu’on s’en servait à l’époque comme médicaments purgatifs, entre autres.

Eh oui. C’est probablement bien là que devait se situer le problème. Ce qui devait donc se passer, c’est qu’avant l’accouchement, on devait donner des médicaments purgatifs pour éviter que les « humeurs » ou autres conneries comme ça ne viennent gêner le « travail » (c’est-à-dire l’accouchement).

Or, comme déjà vu sur le site, ces médicaments à base de plantes sont des désagrégateurs de cellules. Donc, ce qui devait se passer, c’est que les femmes en question mourraient tout simplement d’empoisonnement à cause des purgatifs (via une hémorragie cérébrale ou un arrêt cardiaque). Vu la vitesse de la mort pour certaines, certains de ces médicaments devaient vraiment être très puissants.

Ce qui est possible aussi, c’est que, même avec des doses faibles, les purgatifs en question donnaient de la fièvre, puis, on donnait ensuite un deuxième médicament pour soigner la fièvre. Et ça aurait été la combinaison des deux médicaments pris l’un à la suite de l’autre qui auraient tué le patient.

En effet, comme on a pu le voir, ces médicaments agissent sur le taux de cortisol. Et le taux de cortisol aboutit à une redistribution de la répartition de l’eau dans le corps, avec une accumulation d’eau dans le tronc et une diminution dans les membres. Et l’effet est inverse quand le taux de cortisol baisse. Et dans ce dernier cas, la personne subit des fièvres, des douleurs dans les membres, une forte baisse de forme liée à un état d’hypotension, etc… Donc, peut-être que la purge entraînait un pic de cortisolémie, puis quelques jours après une situation de manque de cortisol. Du coup, les médecins prenait ça pour une fièvre puerpérale et donnait des médicaments plus puissants qui tuaient la femme en question.

Ca explique par ailleurs les malades et les morts avant accouchement. Vu qu’on devait donner les purgatifs avant l’accouchement, la maladie avait le temps de se déclarer avant celui-ci.

Par ailleurs, voilà ce qu’on dit sur la fièvre puerpérale :

Pour vous donner quelques clartés sur ce qui se faisait alors, je vais vous conter aussi rapidement que possible ce qui se passait à la Maternité de l’Hôtel-Dieu de Paris en 1778

Au commencement de l’année 1778, M Dugès étant en possession du service depuis trois ans, l’épidémie était telle que, sur douze accouchées, sept au moins étaient atteintes de fièvre puerpérale. L’administration, le Bureau, comme on disait alors, invita les médecins à donner leur avis sur les moyens d’arrêter cette  » espèce d’épidémie ». Sur quoi chacun des médecins s’étant expliqué selon son ordre de réception, ils s’entendirent sur les points suivants: ils reconnaissent d’abord que la plupart des femmes qui ont péri de ce mal en sont attaquées au plus tard dans les douze heures de leur accouchement ; que le mal se manifeste par des douleurs aiguës dans les entrailles, qu’elles sont travaillées d’une fièvre violente. Le visage est enflammé, le lait ne monte point aux mamelles, puisque toutes sont prises du délire et périssent au plus tard le second jour.

On a donc des douleurs au niveau du système digestif, une fièvre violente, le visage est enflammé, et les femmes sont prises de délire. Hey, mais ça ne serait pas plus ou moins les symptômes d’une prise de médicament du genre antibiotique ça ? Eh oui. Ca y ressemble fortement.

Mais pourquoi alors y aurait-il eu des variations aussi importantes de la mortalité ?

Il est possible que la variation dans le nombre de morts ait été due à la variation dans la composition des médicaments à base de plante qu’on donnait aux femmes enceintes. On n’était évidemment pas dans une production chimique et donc stable des médicaments. Ils étaient tirés de plantes, et donc, la variation de la composition des plantes en produit actif entraînait à terme une variation du médicament final en produit.

Par exemple, supposons qu’une année, il ait fait chaud en mai et juin, et qu’on cueillait les plantes en question début juillet. La plante ayant souffert de la chaleur devait avoir produit beaucoup plus de produit désagrégeant servant à fluidifier la sève. Du coup, un médicament basé sur cette plante aurait vu sa composition en produit actif être multipliée disons par exemple par 3 ou 4. Du coup, on passait d’un produit moyennement dangereux à un véritable poison. Et les femmes à qui on donnait ces médicaments mourraient évidemment beaucoup plus. Et pendant tout le temps ou le stock était utilisé, il y avait un pic de mortalité. Et si le nouveau stock avait une concentration moindre en produit actif, le taux de mortalité tombait.

D’ailleurs, à l’intérieur d’une même bouteille de médicaments, peut-être que les plantes ne venaient pas toutes du même endroit et qu’on les mixait entre elles pour faire les pilules ; ou alors, peut-être qu’on faisait les pilules avec des herbes d’une provenance particulière à chaque fois, et qu’on mélangeaient les pilules à la fin dans la bouteille. Donc, il pouvait y avoir variations très importantes de composition entre deux pilules à l’intérieur d’une même bouteille. Il suffisait qu’une partie des plantes soit venue d’un coin ou il aurait beaucoup plu et qu’une autre partie soit venue d’un autre coin où il y aurait eu beaucoup de soleil, et on aurait eu dans la même bouteille des pilules très actives et des pilules beaucoup moins actives. Tout ça entraînant bien sur des variations incompréhensibles pour les médecins de cas de maladies diverses (parce que ces symptômes ne devaient pas être reliés qu’à la fièvre puerpérale. D’ailleurs, je crois avoir lu que les symptômes de la fièvre puerpérale se confondaient avec les symptômes d’autres maladies).

Les herboristes veillaient probablement bien à cueillir les plantes à tel moment. Mais ils étaient tributaires du climat. Et ça, ils ne pouvaient pas y faire grand chose. Et n’étant probablement pas conscients que la concentration en produit actif venait du climat, ils subissaient les variations de la concentration en produits actifs.

Du coup, on peut se dire que le taux élevé de mortalité infantile et de femmes jeunes vient tout simplement que les médecins tuaient les patients en quantités industrielles avec leur « médicaments ». Sans ces ahuris, le taux de mortalité infantile aurait été bien moindre. Et l’espérance de vie bien plus grande, puisqu’un enfant mort à la naissance fait chuter l’espérance de vie de façon énorme.

Bien sur, puisqu’on n’y était pas, ce ne sont que des suppositions. Mais pour ma part, vu qu’il est à mon avis certain que la mort était causée par un poison chimique, et que celui-ci était donné avant l’accouchement vu qu’il y avait des malades morts avant ceux-ci, les purgatifs, vu la dangerosité des médicaments à base de plante, et la possibilité de variation très importante dans la concentration du produit actif, sont en première ligne des suspects.

Taux de mortalité du Choléra : traitement allopathique vs homéopathie (c’est à dire, pas de traitement)

jeudi, décembre 6th, 2007

Le cas du choléra est plus spécial que les deux cas précédents (typhus et fièvre jaune), puisque là, il s’agit d’un des très rares cas de maladie ou une bactérie est impliquée (de façon indirecte). La bactérie n’attaque pas directement le corps, mais le fait via une toxine qu’elle émet. En fait, il s’agit d’un empoisonnement. Cette façon d’endommager le corps via toxine est d’ailleurs la seule situation où les bactéries peuvent causer un dommage au corps. C’est le cas aussi pour le tétanos.

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En 1830, l’épidémie du choléra sévit et se déplace de l’Est vers l’Ouest. Hahnemann parvient à identifier les stades de la maladie et ses symptômes et prévoit les remèdes adéquats en cas d’épidémie en Allemagne. En 1831, lorsque le choléra frappe finalement l’Europe de plein fouet, Hahnemann et les homéopathes sont prêts. Les taux de mortalité sous traitements conventionnels allopathiques sont de 40 à 80 %.

Le docteur homéopathe Quin rapporte un taux de mortalité de 10% dans les 10 hôpitaux homéopathiques de Londres entre 1931 et 1932.

Le docteur Roth, médecin du roi de Bavière, n’en rapporte que 7%.

L’admiral Mordoinow du Conseil Impérial de Russie rapporte un taux de 10%.

Le docteur Wild, éditeur allopathe du Journal de Dublin rapporte qu’en Autriche, le taux de mortalité des patients traités à l’allopathie est de 66%, tandis que chez les gens traités à l’homéopathie, le taux de mortalité est de 33%. Ces résultats démontrant la valeur extraordinaire de l’homéopathie mènent enfin à l’abolition de la loi interdisant la pratique homéopathique en Autriche.

À la suite de l’épidémie de choléra de 1854 à Londres, la Chambre des Communes commanda un rapport sur les divers modes de traitement d’épidémies. L’homéopathie fut délibérément exclue des statistiques du rapport sous prétexte qu’elle fausserait les données. Sous une demande d’autorité, il fut admis que les chiffres étaient de 59.2% de mortalité dans les traitements allopathiques et de seulement 9% dans les traitements homéopathiques.

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Donc, le traitement homéopathique n’engendrait qu’environ 10 % de mort. A priori, le taux de mortalité ajouté par le traitement allopathique de l’époque est donc de 50 % (environs 60 % de mortalité avec les médicaments allopathiques moins 10 % de mortalité avec le traitement homéopathique). Donc, on pourrait penser que 50 % des gens traités à l’époque par la médecine officielle n’auraient pas du mourir et sont morts à cause des traitements.

Mais, pour le cas présent, vu qu’il s’agit d’une maladie réellement causée par le développement d’une bactérie, les choses sont beaucoup moins claires que pour le typhus et la fièvre jaune. Vu que la toxine doit mener à la mort si la personne continue à l’absorber, il devrait y avoir 100 % de morts en cas d’absence de traitement.

Donc, soit le traitement homéopathique n’était pas constitué uniquement de granulés homéopathiques, mais consistait également en l’application d’autres traitements (donner de l’eau non contaminée, réhydratation, etc…). La mortalité naturelle (sans traitement) aurait du être plus élevée, mais les traitements autres qu’homéopathiques donnés par les homéopathes de l’époque ont permis de la faire diminuer. Donc, on ne serait pas dans une situation traitement allopathique vs pas de traitement.

Soit la présence de la toxine dans l’eau est sujette à de grosses fluctuations (si les gens vont se fournir à une rivière ou un fleuve, bref, de l’eau soumise à un flux et donc remplacée constamment), ce qui ferait que l’empoisonnement ne durerait en général pas longtemps, ce qui ferait que les gens subiraient la plupart du temps un empoisonnement seulement temporaire et donc, non mortel. Donc, le taux de mortalité serait la plupart du temps assez faible (environ 10 %, même si sujet à variation). Donc, ce serait bien les traitement qui seraient la cause de la surmortalité.

Soit le taux de toxine dans l’eau n’est pas sujet à de grosses fluctuations, mais alors, il s’agit d’une eau stagnante, donc de l’eau d’un puit ou d’un réservoir, et du coup, le problème ne toucherait que quelques dizaines ou centaines de personnes de façon très ponctuelle. Et la mortalité de milliers de personnes par ailleurs pourrait s’expliquer parce que les médecins traitaient avec des médicaments tueurs des milliers de personnes préventivement, où à la moindre diarrhée (exemple, dans une grande ville, un puit contaminé entraine des morts, certains habitants se fournissant dans un autre puit subissent des diarrhées pour des raisons diverses. Les médecins traitent ces derniers et les tuent avec leur traitement). Donc, là aussi, les traitements allopathiques seraient la cause de la surmortalité.

Et bien sur, ça peut être une combinaison de tout ça.

A noter que depuis qu’on a compris qu’il fallait éviter que le corps ne perde ses sels minéraux et ne se déshydrate lors d’une épidémie de choléra, le taux de mortalité peut être encore plus bas que ça. En réhydratant et en fournissant les sels minéraux perdus, via perfusion, le taux de mortalité est quasiment de 0 %.

Bien sur, ce n’est pas l’absorption de la bactérie qui cause problème, mais l’absorption de la toxine. Absorber la bactérie seule ne cause pas le choléra, contrairement à ce que fait croire la médecine officielle. Pettenkofer l’a démontré en avalant un verre rempli de bactéries du choléra. Il ne s’est rien passé.

La médecine officielle fait croire que si on avale des bacilles du choléra (par contact avec une personne malade, ou par ingestion d’eau ou d’aliments souillés), la toxine va être produite par le bacille dans le système digestif de la personne. Mais comme on peut le voir avec l’exemple de Pettenkofer, c’est faux. Le bacille n’est pas dans des conditions suffisantes pour produire assez de toxine. Pour qu’il y ait un problème, il faut qu’il y ait une eau dans laquelle il y ait une certaine proportion d’excréments ou de cadavres. C’est ça qui va engendrer les conditions qui vont permettre la multiplication du bacille et la production d’une quantité suffisante de toxine pour altérer la santé humaine.

Le rôle énorme des médicaments dans la mortalité de deux maladies : le Typhus et la Fièvre jaune

mardi, décembre 4th, 2007

En cherchant un peu plus sur le sujet traité dans le dernier billet, je suis tombé sur d’autres informations qui permettent de mettre en lumière le rôle très important des médicaments allopathique dans la mortalité de deux maladies (Typhus et Fièvre jaune) grace à la comparaison traitement allopathique vs homéopathie.

Evidemment, si c’était une comparaison traitement allopathique vs traitement homéopathique, on ne pourrait pas déterminer le pourcentage des morts dûs aux médicaments allopathiques. Mais comme déjà dit dans l’article précédent, je crois, comme beaucoup d’autres, que l’homéopathie ne consiste qu’en l’administration de sucre ou d’eau plate (vu les dilutions gigantesques). Donc, pour moi, c’est en réalité traitement allopathique vs pas de traitement. Et du coup, on peut estimer le pourcentage de morts dûs aux médicaments.

Le problème de la médecine officielle, c’est que l’homéopathie existait déjà il y a un deux siècles. Et il y eu pas mal de médecins homéopathes qui ont traité des soi-disantes épidémies. Donc, on peut analyser, dans un certain nombre de cas, la situation traitement vs homéopathie. Et la comparaison fait mal, très mal.

1) Le Typhus

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Les œuvres du docteur Bradford relatent les événements d’une des premières épidémies traitée par homéopathie. Celle du typhus en 1813.

Les troupes de Napoléon défaites par la Russie retournaient vers l’Ouest en passant par l’Allemagne. Cent quatre-vingt des soldats de Napoléon atteints du typhus furent traités à Leipzig par nul autre que le docteur Samuel Hahnemann, fondateur de l’homéopathie. Seul deux hommes moururent, tandis que le taux de mortalité dans les traitements allopathiques était de 30%.

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Donc, en fait d’épidémie de typhus, il n’y avait rien, strictement rien. Une fois les hommes remis sur pied, probablement avec une meilleure alimentation, quasiment personne n’est mort. Et pourtant, ils auraient eu de sacrés raisons de mourir, vu la marche épuisante qu’ils avaient mené en plein hiver en Russie.

Donc, si les hommes mourraient à 30 %, c’était à cause du traitement, pour 99 % des cas.

Et ça montre bien que le typhus n’est pas du tout une maladie liée à une bactérie. C’est simplement un problème lié aux conditions de vie. C’est pour ça que le typhus est appelé la fièvre de la famine.

2) La fièvre jaune

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Dans les années 1850, les moustiques propagèrent une série d’épidémies de fièvre jaune dans le sud des États-Unis. Le taux de mortalité chez les gens traités à l’allopathie était de 15 à 85%, tandis que chez les gens traités à l’homéopathie, il était de 5 à 6%.

En 1878, à la Nouvelle-Orléans, le taux de mortalité était de 50% en allopathie et de 5% en homéopathie sur les 1945 patients. (Yellow Fever and Its Treatment, par Holcome, 1856 et The Efficacy of Crotalus Horridus in Yellow Fever, C. Neidhard, 1860).

En 1833, Hering s’installa aux États-Unis, enseigna l’homéopathie et traita un grand nombre de patients pendant l’épidémie de fièvre jaune qui suivit la guerre de sécession en 1865. Chez les patients des homéopathes, 95% survivaient, tandis que chez les allopathes, 45% seulement des patients survivaient.

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Donc, il n’y aurait eu que 5 % de mortalité naturelle pour la fièvre jaune dans le cas cité.

Notons que même le taux de mortalité de l’homéopathie et très probablement exagéré, et peut ne pas représenter une opposition pure « traitement vs rien ». Ceci, parce que, comme on a pu le voir pour le cas de la grippe espagnole, les patients peuvent avoir été traité par médicament allopathique peu de temps avant d’être pris en charge par l’homéopathie. Par ailleurs, certains patients peuvent mentir et faire croire qu’ils ne prennent pas de traitement allopathique, et prendre en réalité les deux traitements (histoire de ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier).

Par ailleurs, il est assez bizarre de constater que le taux de mortalité avec le traitement homéopathique est le même dans le cas de conditions de guerre, ou juste après guerre (on ne sait pas si c’est juste à la fin de la guerre ou juste après la guerre, ou un peu après), et dans une situation de paix. Les conditions de vie différentes devraient être à l’origine d’une différence dans le taux de mortalité. Donc, a priori, les conditions de vie devaient être identiques dans le cas des « épidémies » de 1850, de 1878 et de 1965. Ou alors, les conditions de vie ne jouaient pas du tout et le problème est ailleurs.

Mais bon, en tout cas, ce que ça signifie, c’est que sur les 55 % de morts dans le cas du traitement allopathique, 50 (soit 90 % des morts) sont en fait dûs au traitement. Autrement dit, avec le traitement allopathique, sur 100 personnes, 50 mourraient à cause du traitement, et 5 pour d’autres raisons (a priori, les conditions de vie, ou à cause aussi du traitement abandonné trop tard, ou du traitement continué en même temps que le traitement homéopathique était pris). Donc, l’essentiel de la mortalité de la fièvre jaune est due aux médicaments.

Grippe espagnole et aspirine : le témoignage d’une cinquantaine d’homéopathes de l’époque

samedi, décembre 1st, 2007

J’ai retrouvé l’article posté par Cheminot (ici). Le voici. C’est un article qui a été publié dans ‘The Journal of the American Institute of Homœopathy’ de 1921 sur la grippe espagnole, regroupant les constatations d’une cinquantaine de médecins homœopathes américains après l’épidémie grippale

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Journal of the American Institute of Homœopathy, Vol. XIII, No. 11, May 1921, page 1038 Par W. A. Dewey, M. D., Université de Michigan

Dans une usine de 8000 ouvriers, nous n’avons eu qu’un seul décès. Les patients ne sont pas décédés par abus de médicaments. Gelsemium a été pratiquement le seul remède utilisé. Nous ne nous sommes pas ser-vis d’Aspirine ni de vaccins. -Frank Wieland, M. D., Chicago.

L’absence du traitement habituellement prescrit a été également un élément du très bon résultat dans cette usine. -Burton Haseltine, M. D., Chicago.

Il y a un remède qui directement ou indirectement a été responsable de plus de décès que la grippe elle-même. Vous connaissez tous ce remède. C’est l’acide salicylique. L’histoire de l’Aspirine a été imprimée. Aujourd’hui, vous ne savez pas que l’acide salicylique a une action calmante. Elle est nuisible de deux fa-çons. Son action indirecte provient du fait que l’Aspirine a été administrée jusqu’à un épuisement du patient qui développe une pneumonie. -Frank L. Newton, M. D., Somerville, Mass.

Je n’ai pas perdu un seul cas de grippe; mon pourcentage de décès dans les pneumonies était de 2,1%. Les salicylés, Aspirine et Quinine comprises, étaient presque les seuls recours de l’ancienne école et on enten-dait couramment les allopathes dire qu’ils avaient 60% de décès dans les pneumonies.. -Dudley A. Williams, M. D., Providence R. I.

Trois cent cinquante cas et un seul décès, une pneumonie négligée qui m’est arrivée après avoir pris une centaine de grains (ancienne mesure : 0,05g soit 5g d’Aspirine) d’Aspirine en 24 heures. -Cora Smith King, M. D., Washington, D. C.

Dean W. A. Pearson of Philadelphia a recensé 26 795 cas de grippe traités par des praticiens homœopathes avec une mortalité de 1,05% alors que la mortalité moyenne était de 30% chez les tenants de la vieille école.

Le taux faible de décès que j’ai eu à Camp Lee était uniquement du au fait que je n’ai pas du tout utilisé d’Aspirine. J’ai reçu les compliments de l’officier médical en chef pour avoir eu le taux de décès le plus bas de l’hôpital. Une fois que l’officier médical en chef a noté l’effet de l’Aspirine sur le sang et les résultats obtenus dans mon service en utilisant l’homœopathie, il a recommandé de ne plus employer l’Aspirine et le taux de mortalité a baissé très rapidement après cette décision. -Carleton A. Harkness, M. D., Chicago.

Dans l’hôpital Hahnemann de San Francisco, les remèdes homœopathiques agissaient de manière curative, alors que, avec les autres thérapeutiques, le résultat n’était que palliatif. -Laura A. Hurd, M. D., San Fran-cisco.

Mille cinq cent cas ont été rapportés à la Société Médicale Homœopathique du District de Colombia avec seulement quinze décès. Les guérisons à l’Hôpital Homœopathique National étaient de 100%. -E. F. Sap-pington, M. D., Philadelphia.

J’ai soigné plus d’une centaine de cas sans aucun décès. Je ne me suis jamais écarté du traitement homœo-pathique. Je n’ai jamais prescrit d’Aspirine. Un seul cas auquel avait été prescrit de l’Aspirine avant que je ne le prenne en charge, et qui m’avait été adressé par un médecin de l’ancienne école, est décédé. Cette épidémie devrait nous inciter à renouveler notre foi en l’Homœopathie. -G. H. Wright, M. D., Fores/. Glen, Md.

L’Aspirine allemande a tué plus de malades que les obus allemands. -C. J. Loizeaux, M. D., Des Moines, Iowa.

Je me souviens de l’Acétanilide lors de l’épidémie de 1889 et de ses décès. Dans cette épidémie je savais que l’Aspirine et les dérivés du goudron de houille tueraient plus de malades que la maladie elle-même et c’est ce qui est arrivé. Un médecin de la vieille école m’a dit qu’il avait compris que l’Aspirine tuait ses patients et qu’il avait arrêté de la prescrire et avait fait confiance aux remèdes homœopathiques et éclecti-ques. -E. B. Finney, M. D., Lincoln, Neb.

Trente médecins du Connecticut ont répondu à ma demande d’informations. Ils ont fait mention de 6602 cas avec 55 décès, soit moins de 1%. Dans le service de transport, j’ai eu 81 cas. Tous ont guéri et ont été débarqués. Ils ont tous reçu un traitement homœopathique. Un bateau a perdu 31 hommes. -H. A. Roberts, M. D., Derby, Conn.

L’Homœopathie a sauvé des patients présentant la grippe associée à une pneumonie, une évolution défavo-rable a toujours suivi la prise de dérivés des goudrons de houille, l’Aspirine en particulier. -W. H. Han-chett, M. D., Omaha, Neb.

Avec l’Association Hahnemannienne Internationale, j’ai pu rassemblé 17 000 cas de grippe avec une mor-talité de 4%. -G. B. Stearns, M. D., New York.

J’ai eu 300 cas et un seul décès; un bon médecin homœopathe a eu 275 cas sans aucun décès. Je suis offi-cier de santé de ma ville. Un praticien de l’ancienne école a eu 294 cas et a fait mention de 15 décès. L’Aspirine et la chaux iodée étaient les remèdes utilises par la vieille école. -H. H. Crum, M. D., Ithaca, N. Y.

J’ai traité 455 cas de grippe et 26 pneumonies sans aucun décès. Remèdes: Gelsemium, Bryonia, Apis, etc.
-T. G. Barnhill, M. D., Findlay, Ohio.

L’importance des remèdes homœopathiques a été soulignée; 24 parmi les 42 cas qui ont utilisé les vaccins ont eu la grippe et il y eut 8 cas de pneumonies, les vaccins ont donc échoué en tant que prophylaxie. -W. L. Love, M. D., Brooklyn.

Sept praticiens ont rapporté 3600 cas avec 6 décès. Pour ma part, j’ai eu 750 cas avec un seul décès. Gel-semium, Bryonia et Eupatorium étaient les principaux remèdes. -F: A. Swartwout, M. D Washington, D. C.

Plus l’Aspirine, la Codéine la solution de Dobell et quelques autres remèdes non homœopathiques étaient utilises, plus lente était la guérison. -James W. Ward, M, D., San Francisco

La mortalité du régiment fut de 25,8% en cas de pneumonie. Le lieutenant responsable a décidé d’arrêter l’Aspirine, la Digitaline et la Quinine et la mortalité a chuté rapidement à 15% sans aucun remède. Ceci dans un seul pavillon. Après quoi la même décision a été prise dans les autres pavillons et la mortalité tomba également à 15% sans aucun remède. – W. A. Pearson, M. D., Philadelphia.

J’ai traité 618 cas et ai eu 5 décès. Sur les 5, 3 avaient eu un traitement allopathique. -R. S. Faris, M. D., Richmond, VA

Un médecin dans un hôpital de Pittsburgh demandait à une infirmière si elle connaissait un traitement meil-leur que celui qu’il pratiquait, car il perdait beaucoup de patients. «Oui, Docteur, arrêtez l’Aspirine et allez dans une pharmacie homœopathique.» Le Docteur répondit : «Mais, c’est de l’Homœopathie !» «Je le sais, mais les médecins homœopathes avec lesquels j’ai travaillé, ne perdait aucun patient.» -W. F. Edmundson, M. D., Pittsburgh.

C’est rare qu’une pneumonie ne se développe si un bon médecin homœopathe est appelé dans les 24 pre-mières heures d’une poussée de grippe. Une mortalité épouvantable vient des résultats funestes de fortes doses d’Aspirine, de préparations salicylées et à base d’opium. -A. H. Grimmer, M. D., Chicago.

Murphy, de Lansing, Michigan, a traité 325 cas de grippe dans un camp où la mortalité avait été de 20%, alors que la mortalité avec son traitement homœopathique était inférieure à 3%. -W. H. Wilson, M. D., Chi-cago.

J’ai traité 1,000 cas de grippe. J’ai les dossiers pour témoigner de mon travail. Je n’ai eu aucun décès à déplorer. S’il vous plait, faites entière confiance à l’Homœopathie et n’en donner aucune à la méthode Scotch-Irish-American! (??) -T. A. McCann, M. D., Dayton, Ohio.

Pendant le mois d’Octobre, 1918, j’ai traité 200 cas de grippe avec un seul décès. -W. R. Andrews, M. D., Mannington, W. Va.

Dr. M. I. Boger of Portsmouth, N. H., a traité 331 cas avec 2 décès. Dr. G. G. Bascom of Lake Wilson, Minn., 300 cas sans aucun décès. -E. C. Price, M. D., Baltimore.

Le mot Homœopathie désigne la thérapeutique médicale la meilleure et la plus utile en cette année 1919. -O. S. Haines, M. D., Philadelphia.

J’ai traité 267 cas de grippe. Aucun décès. -A. B. Hawes, M. D., Bridgewater, S. D.

En un mois, j’ai traité 65 cas de grippe avec un seul décès et c’était un patient tuberculeux. -F. C. Thorn-hill, M. D., Alma, Mich.

Un des principaux pharmaciens de Montréal a dit au Dr. T. A. McCann qu’ils avaient perdu 900 patients de grippe. Lorsque ce dernier a demandé quel remède ils avaient le plus employé, il a répondu que l’Aspirine était le remède le plus utilisé. Les prescriptions étaient de prendre un cp de 250 mg toutes les 3heures, mais beaucoup ont pris le double toutes les trois heures. Tout commentaire est inutile.

Soixante seize cas ont été comptabilisés dans l’Hôpital pour enfants sans aucun cas de pneumonie, ni dé-cès. La majorité des cas était sous Bryonia et Gelsemium, qui ont paru réussir à les guérir totalement. -J. G. Dillon, M. D., Fargo, N. D.

Selon mon expérience, Gelsemium était presque toujours le premier remède à considérer et a été efficace si utilisé dès les premiers symptômes. -E. B. Hooker, M. D. Hartford, Conn.

Une boite de 1000 cp d’Aspirine m’avait été donnée, il m’en est resté 994. je pense en avoir utilisé une demi-douzaine. Je n’en ai pas trouvé l’indication. Je n’ai prescrit que quelques remèdes, presque toujours, Bryonia et Gelsemium. Je n’ai presque jamais eu de décès si j’étais consulté en première intention, sauf si le patient avait été dans une pharmacie et avait acheté de l’Aspirine, et dans cette éventualité, je devais pren-dre en charge un cas de pneumonie. -J. P. Huff, M. D., Olive Branch, Ky.

L’aspirine et les autres dérivés du goudron de houille ont été responsables d’un grand nombre inutile de décès. L’Aspirine est le médicament le plus nocif. Il séduit par son action rapide de sédation de la douleur, soulagement qui est trompeur. Dans plusieurs cas, l’Aspirine a affaibli le cœur, déprimé les forces vitales, accru la mortalité dans des cas peu graves et allongé la convalescence. Dans tous les cas, il a compliqué la symptomatologie et rendu beaucoup plus difficile le choix du remède curatif. En apparence, l’Aspirine n’a amené aucune guérison et il devrait être interdit. –Guy Beckly Stearns, M. D., New York.

On a demandé à un millier de médecins éclectiques de citer le nom des remèdes les plus utiles dans la grippe et les pneumonies. Plus de 75% ont cité Aconit et Bryonia dans la pneumonie. -Lloyd Brothers, Cin-cinnati.

Une recherche expérimentale menée dans le Laboratoire d’Hygiène de Washington, D. C., n’est pas parve-nue à montrer un rôle actif en faveur de la vaccination dans la pneumonie. Imaginez un tel aveu s’il s’était agi de nos remèdes bien éprouvés comme Gelsemium, Rhus tox., Eupatorium etc., dont les indications sont immuables, précises, invariables et constantes. -Homeopathic Recorder, October, 1920.

Dans le Service de Santé publique au Nouveau Mexique, Veratrum viride, Gelsemium et Bryonia ont été principalement utilisés dans la population mexicaine avec d’excellents résultats dans le traitement de la grippe. Il n’y eut aucun décès sous traitement homœopathique. -C. E. Fisher, M. D., Chicago.

Les raisons pour lesquelles les enfants réagissaient mieux que les adultes dans l’épidémie grippale étaient: premièrement ils étaient amenés plus tôt en consultation ; deuxièmement, ils n’avaient pas reçu de ‘remèdes sûrs’; troisièmement, on ne leur avait pas donné d’Aspirine ; quatrièmement, ils avaient été alités ; et cin-quièmement, on leur avait donné le remède adéquat et avait donc eu une meilleure chance. -Dr. J. P. Cobb, Chicago.

Tous les patients que j’ai pu perdre lors de l’épidémie de grippe avaient pris de l’Aspirine de leur propre chef avant que je ne les examine. -W. P Best, M. D., Indianapolis.

Certains peuvent résister à l’Aspirine, d’autres peuvent résister à la grippe, mais il n’y a personne qui peut résister aux deux. -Dr Taylor, Philadelphia.

Gelsemium ne déprime pas le cœur et est supérieur à l’aspirine et aux autres dérivés d’hydrocarbures dans toutes les formes de grippe. -J. A. Munk, M. D., Los Angeles.

On a conseillé à de nombreux patients de prendre de l’Aspirine en tant que remède prophylactique de la grippe et de la pneumonie grippale. Une femme en a pris 240 grains en 48 heures (1,20 g). Elle a été hospi-talisée pour une scarlatine du fait des plaques érythémateuses sur le corps. De nombreux cas hospitalisés au Haynes Memorial avaient absorbé Aspirine, Codéine, Morphine et Digitale. Les responsables politiques ont félicité notre hôpital pour son traitement homœopathique de la grippe. Ils ne sont pas tous d’accord ce-pendant, mais ils ont le sentiment à Boston que nous avons un très bon traitement de la grippe. -Samuel Clement, M. D., Boston.

Pendant l’épidémie de grippe espagnole, Presque tous les patients qui en sont morts avaient pris de l’aspirine. Presque tout le monde croyait en son efficacité car elle soulageait l’angoisse et ‘ne pouvait faire aucun mal.’ La conséquence en fut des milliers de morts qui auraient pu vivre s’ils avaient accepté de sup-porter un certain inconfort pendant une courte période. Ils mourraient comme des mouches autour d’un plat de poisson bien que la ‘Science’ faisait tout ce qui pouvait être fait pour les ‘sauver’. -A. F. Stevens, M. D., St. Louis.

Nous avons soigné plus de 300 cas de grippe parmi les membres du ‘the Student Army Training Corps sans aucun décès. Gelsemium, Bryonia et Ferrum phosphoricum ont été les remèdes principaux. Seuls les cas qui avaient pris de l’aspirine eurent une convalescence prolongée avec des complications pulmonaires. -C. B. Stouffer, M. D., Ann Arbor.

Parmi les quelques 150 cas traités lors de l’épidémie de grippe, Gelsemium et Bryonia ont été les princi-paux remèdes. Il y eut très peu de pneumonie, aucun cas parmi ceux que j’ai traité dès les premiers symp-tômes. J’ai eu un seul décès, un homme de 60 ans, qui avait de l’asthme et que l’on avait amené sous notre climat du Minnesota au milieu d’un hiver très froid, avec une vraie pneumonie. -Wm. E. Leonard, M. D., Minneapolis.

J’ai traité environ 50 cas de grippe, j’ai eu deux pneumonies, dont une chez une femme enceinte. Tous ont guéri. Remèdes: Gelsemium, Bryonia et Rhus surtout. -Wm. Boericke, M. D., San Francisco.

J’ai traité plus de 100 cas de grippe et de pneumonie, j’ai perdu deux patients, un prenait de l’aspirine pour une pneumonie depuis une semaine avant qu’il ne me fasse appel ; l’autre était une forme maligne avec une très forte fièvre depuis le début. Remèdes: Gelsemium, Eupatorium, Bryonia, etc. -C. P. Bryant, M. D., Seattle.

J’ai traité environ 500 cas avec beaucoup de pneumonie, j’ai perdu deux patients; je n’ai jamais utilise d’Aspirine et n’ai pas permis qu’elle soit utilisée. Les principaux remèdes utilisés étaient Belladona, Gelse-mium, Sticta, pour les symptômes pharyngés, Mercurius, Natrum muriaticum et Kali muriaticum. -A. B. Palmer, M. D., Seattle.

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Je ne crois pas du tout à l’homéopathie. A mon avis, c’est encore une autre arnaque. Comme selon moi, il n’y a rien dans les granulés homéopatique, à part du sucre ou de l’eau, ça montre surtout ce qui serait arrivé si les gens n’avaient pris aucun remède. Ca ne montre donc pas la supériorité de l’homéopathie, mais la très grande nocivité de l’aspirine de l’époque

Bien sur, certains dosages ne semblent pas si énormes que ça, par rapport aux dosages actuels (dans les 1000 Mg). Mais il est fort possible que la concentration en produit actif n’ait pas du tout été la même. Chose qui avait été soulevée par Cheminot je crois me souvenir. Donc, une dose de 1000 ou 1500 mg de l’époque pourrait équivaloir à une dose 3 ou 4 fois supérieurs avec de l’aspirine actuelle.

En tout cas, les faits sont là, avec l’homéopathie (c’est à dire rien selon moi. Donc, l’équivalent d’une absence de traitement), il y avait à peine 1 % de décès, souvent 0 %. Avec l’aspirine, souvent au moins 30 % de morts. Il est donc clair que c’était l’aspirine le responsable d’une bonne partie des morts.

La grippe espagnole : un symptôme montrant le rôle de l’aspirine

vendredi, novembre 30th, 2007

Il y a quelques jours, à la télé, était diffusée une émission sur les virus. Je ne la regardais pas, mais par chance, en zappant, suis tombé dessus juste au moment où ils parlaient des symptômes de la grippe espagnole.

Ils parlaient d’une part du fait que de nombreuses personnes avaient comme de l’eau dans les poumons (ou du sang), et finissaient par mourir par étouffement à cause de ça. Et là où c’est intéressant, c’est que d’autre part, ils disaient que les survivants souffraient fréquemment de problèmes cognitifs.

Or, il se trouve que les gens étaient soignés avec de l’aspirine. Mais pas avec les doses d’aspirine de maintenant. Non, il semble que les doses étaient très largement plus importantes que celles utilisées aujourd’hui. C’est Cheminot, du forum onnouscachetout, qui avait donné cette information (il citait un médecin de l’époque qui soupçonnait l’aspirine d’être en grande partie la cause du massacre. Il disait que ses patients, soignés sans utilisation de l’aspirine avaient tous survécu). Par ailleurs, il est très possible que la concentration en produit actif ait été elle aussi très supérieure à l’aspirine actuelle.

Or, les problèmes cognitifs sont la marque de ce genre de médicaments (antibiotiques, anti-inflammatoires non stéroïdiens, anti-cancéreux, etc…). Voir ce que j’en dis dans cet article (à propos des antibiotiques). Ces médicaments attaquent les petits vaisseaux, provoquant des hémorragies, ce qui cause la destruction des cellules qui ne sont plus irriguées par le flux sanguin. Et forcément, comme dans le cerveau les neurones perdus le sont définitivement (même si on dit actuellement qu’ils peuvent peut-être être remplacés, l’information stockée est perdue), ça conduit à des pertes cognitives.

Et par ailleurs, ça permet d’avoir des très forts soupçons sur le premier symptôme cité, à savoir, le problème de l’eau ou du sang dans les poumons. Comme les médicaments en question agressent les petits vaisseaux sanguins, et que les poumons en ont plein, ces médicaments provoquent des problèmes d’agression des poumons. D’ailleurs, je crois que c’est connu que certains anti-inflammatoires provoquent des problèmes de pneumonie.

Mais comme ce sont des symptômes qu’on peut attribuer à la grippe (puisque c’est sensé toucher les poumons), à l’époque, on ne pensait évidemment pas que le médicament en était la cause.

Donc, ça va dans le sens de l’idée qu’en fait de grippe espagnole, plein de gens sont morts à cause du traitement à l’aspirine. Et beaucoup de ceux qui ne sont pas morts ont eu des séquelles au cerveau toujours à cause de l’aspirine fortement dosée.