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Syphilis : l’expérience de Tuskegee ne va pas dans le sens d’une maladie transmissible

vendredi, juin 22nd, 2007

Au milieu du 20ème siècle, pendant 40 ans, de 1932 jusqu’en 1972, des médecins américains ont conduit une expérience sur 399 hommes noirs américains qui ont servi de cobayes concernant la syphilis. Les médecins avaient déterminé que ceux-ci avaient la syphilis. Mais, ces gros salopards ne leur ont pas avoué. Ils leur ont fait croire qu’ils souffraient d’un autre type de maladie. Et au lieu de leur prodiguer des soins, ils leur ont donné des placebos.

Résultat, sur 40 ans, seulement 40 épouses des 399 hommes ont été contaminées. En supposant que tous aient été mariés (certains pouvaient être célibataires, mais c’était peu fréquent à l’époque. Et certains ont pu avoir plusieurs épouses successivement), ça veut donc dire qu’en 40 ans de relation, seulement un dixième des couples a vu une transmission de l’homme à la femme.

Si on compte une centaine d’actes sexuels par an (soit environs un tous les 3 ou 4 jours), ça fait 4000 actes en 40 ans. Donc, au bout de 4000 actes, donc 40 ans de relations, on n’aboutit qu’à un dixième des femmes de contaminé. Il faudrait donc 40.000 actes, ou 400 ans, pour contaminer à coup sur toutes les femmes des couples. En fait, ce serait moins infectieux que le VIH, qui est lui-même considéré comme très peu infectieux.

Est-ce que ça ressemble à une maladie vénérienne transmissible ça ? Non

Alors du coup, les autorités médicales ont été obligées d’adapter leur discours. Bien sur, pour le grand public, on reste alarmiste. On dit qu’il suffit de 3 contacts pour attraper la maladie. Mais entre spécialistes, on a mis de l’eau dans le vin. On dit qu’il y a 30 % de risque de contamination par contact. Oui, mais c’est uniquement lors de la phase infectieuse de la maladie (et ce sont les ulcérations comme le chancre qui sont contagieuses). Et bien sur, on dit que les phases infectieuses représentent une durée extrêmement courte. Et on dit même qu’après 6 mois, 95 % des malades ne sont plus contagieux. Et le danger de transmission après 5 ans est quasi nul.

Donc, en matière de contagiosité, c’est encore pire que ce que j’ai écrit plus haut. Dans la mesure où tout se joue sur 6 mois, il n’y a même pas la possibilité d’extrapoler la probabilité de transmission sur tel ou tel nombre d’acte au delà des 6 mois. Une fois que les 6 mois sont passés, pour 95 % des cas, il n’y a plus aucune possibilité de passer la syphilis à quelqu’un d’autre. Donc, en supposant qu’il y a 10 contacts sexuels par mois (donc 60 pour six mois), et que ça conduit à un dixième de transmission chez les femmes (vu les chiffres de l’expérience de Tuskegee), la probabilité de transmission est donc de 600 actes pour une transmission durant les 6 premiers mois. Même dans la période infectieuse la probabilité de transmission est 200 fois inférieure à celle qui est affirmée par la médecine officielle. La probabilité de contamination n’a donc rien à voir avec les 3 contacts pour une contamination. Et de toute façon, après cette période de contamination, c’est fini. Même en faisant l’amour 10 fois par jour pendant 100 ans, ça n’augmente pas le chiffre des contaminations. Donc, on voit mal comment une maladie si peu transmissible peut s’être répandue à si grande échelle à partir du 15ème siècle, et avoir été la terreur de l’Europe. Surtout qu’avoir un chancre sur le sexe, ou être couvert de bouton, ne donne a priori pas tellement envie de faire l’amour. Donc, les mois ou la personne est la plus contagieuse devrait être aussi ceux (au moins une partie du temps) ou elle a le moins envie de faire l’amour.

Résultat, au final, qu’est-ce qu’il reste de la syphilis comme maladie infectieuse, après toutes ces reculades des la médecine, et ce que ça implique en retour sur le risque de contamination ? Ben pas grand chose.

Qu’est-ce qui empêche de penser qu’en réalité, il ne s’agit pas d’une maladie transmissible ? Rien. Tant qu’on croyait qu’il s’agissait d’une maladie hyper contagieuse, avec seulement 2 ou 3 actes suffisants pour transmettre la maladie, le modèle de la maladie infectieuse gardait une crédibilité. A partir du moment où on se rend compte que la probabilité de contagion par acte est extrêmement faible, toute la crédibilité de l’hypothèse de la maladie infectieuse est remise en cause.

Une maladie infectieuse, ça doit avoir un taux d’infection important pour être crédible. Déjà que quand une maladie infectieuse est supposée très contaminante, on peut trouver d’autres raisons que l’hypothèse de l’infection par un germe (comme par exemple, un empoisonnement de masse par l’eau ou les aliments, ou des habitudes de vie conduisant à ces symptômes), alors quand elle est supposée très peu contaminante, l’hypothèse du germe infectieux devient de plus en plus évanescente.

Biopesticide de la chenille processionnaire du pin : preuve de l’existence des germes pathogènes ? Non

dimanche, mai 13th, 2007

Bien sur avec la théorie de la non existence des germes pathogènes que je défends, il suffit de prouver l’existence d’un seul germe pathogène pour la réfuter. Par exemple, on pourrait me répondre « oui, mais le biopesticide à base de germes utilisé contre la chenille processionnaire du pin ? C’est bien la preuve de l’existence des germes pathogènes ? ».

Pendant un temps, je ne savais pas ou était le truc. Heureusement, dans un article récent (du 26 avril 2007) publié sur Futurascience, Jean-Claude Martin, un ingénieur d’études de l’INRA, dévoile le pot-aux-roses.

Dossier Futura-Sciences sur la chenille processionnaire du pin

Après avoir été ingéré par la chenille, le cristal est dissout dans l’intestin, grâce à l’action du pH proche de 10 (Tojo et Aizawa, 1983) qui, comme dans le cas des spores, détruit l’enveloppe cristalline et libère des protoxines. Celles-ci, sous l’action des protéases intestinales, sont lysées (protéolyse sur la figure 1) et donnent un fragment protéique appelé toxine qui va aller se fixer sur des récepteurs spécifiques de la paroi intestinale de l’insecte. Il y a alors perforation de la paroi membranaire qui provoque un flux d’électrolytes et d’eau dans les cellules épithéliales (Grochulski et al., 1995), aboutissant finalement à la lyse de ces cellules. La chenille cesse de s’alimenter dès lors que la toxine commence à lyser les cellules de son intestin, et la mort intervient quelques jours plus tard à quelques dizaines de jours suivant le stade larvaire de celle-ci.

Effectivement, le biopesticide en question est efficace. Mais en fait, il n’agit pas directement. Il agit en émettant une endotoxine qui se dépose sur les feuilles, et qui tue la chenille quand celle-ci les mange. Ca change absolument tout. En réalité, il s’agit d’une mort par empoisonnement, comme dans le cas de la toxine tétanique par exemple ou celle du choléra. Il ne s’agit pas d’une mort par une action directe de la bactérie. Le massacre ne vient donc pas du tout d’une épidémie qui se transmettrait de chenille en chenille, mais de l’empoisonnement de la nourriture des chenilles.

En fait, c’est encore plus clair que pour le choléra et le tétanos, puisque pour ces derniers, la médecine officielle croit que l’injection du microbe dans le corps va provoquer le développement de la bactérie. Donc, il y a un aspect contagieux possible. Et, pour le tétanos, il y a nécessité de la présence du germe dans le corps pour qu’il y ait développement de la maladie. Alors que là, les biologistes disent que l’absorption de l’endotoxine déposée sur la nourriture est suffisante pour causer la mort. Donc, l’empoisonnement de la nourriture des chenilles est suffisante pour entrainer le massacre.

Bien sur, l’article met en avant le fait que la bactérie pourrait agir directement. Mais c’est surtout l’action par l’endotoxine qui est mise en avant. L’action directe des spores n’est pas détaillée du tout. Et nul part on ne dit que la bactérie peut agir seule, sans l’aide de la toxine. Alors que si la bactérie pouvait agir seule, ce serait dit explicitement. Et on peut même penser que ce serait le mode d’action principal qui serait mis en avant. Dans la mesure où il n’y a aucun de ces arguments, on peut penser que cette idée que la bactérie aurait un pouvoir pathogène est fausse.

Et donc, cet exemple du biopesticide de la chenille processionnaire du pin n’est pas du tout une preuve de l’existence des germes pathogènes. Or, comme ce biopesticide représente 90 % du marché des biopesticides, on peut imaginer que les autres biopesticides ne doivent pas être bien nombreux. Surtout que le terme « biopesticide » doit recouvrir d’autres armes biologiques, comme les coccinelles. Donc, les biopesticides du types germes doivent être extrêmement peu nombreux. On peut même se demander si ce n’est pas le seul.

Le Bt est le biopesticide le plus utilisé dans le monde. Il représente en effet à lui seul 90 % du marché mondial des biopesticides.

Remise en cause de l’origine microbienne de la tuberculose : incohérences et bizarreries

jeudi, mars 15th, 2007

Bon, il y a beaucoup à dire. Ce sera un sujet sur lequel je reviendrais. Mais on peut faire un premier jet en notant un certain nombre de trucs bizarres et d’incohérences. Bien sur, il peut y avoir des éléments qui sont expliqués par l’orthodoxie.

1) Le microbe envahit certains organes et pas d’autres

On a des tuberculoses particulières. Le bacille est sensé envahir certains organes et pas d’autres. Par exemple, ça va envahir les poumons, mais pas les autres organes. Une autre fois, ça va envahir le système digestif ou le cœur ou la vessie, etc…

Or, on ne voit pas pourquoi quand le bacille est dans un organe, ça ne s’étend pas à d’autres organes. On a des tuberculoses avec des symptômes différents. Et apparemment, ça n’évolue pas. Bien sur, ce n’est pas impossible. Mais c’est quand même très bizarre.

Ce qui serait beaucoup plus logique, c’est que ces symptômes soient causés par des causes physico-chimiques différentes les unes des autres. Ca expliquerait que ça ne déborde pas vers d’autres organes.

2) Ca attaque les personnes qui devraient déjà souffrir de ce genre de symptômes à cause de leur condition de vie ou de travail

Ca touche essentiellement des personnes qui ont des raisons claires et nettes d’avoir ces symptômes : pour la toux, les personnes qui travaillent dans des conditions où les poumons sont agressés. Pour l’amaigrissement, les personnes qui s’alimentent peu et sont déshydratées, soit parce qu’elles sont dans des conditions précaires, soit parce qu’elles prennent des médicaments, comme les cancéreux ou les sidéens.

Mais dans ce cas là, que reste-t-il au microbe pathogène ? La théorie des microbes pathogènes, pour ce genre de maladie, ne valait que parce que ça pouvait affecter les gens indifféremment. Si ça n’affecte que les gens se trouvant dans des situations d’agression objective des poumons (poussières, produits chimiques, etc…), ou de sous-nutrition et déshydratation (personnes vivant dans des pays pauvres et chauds). Si les cas de tuberculose collent parfaitement avec les cas de personnes dans ces situations, qu’est-ce qu’il reste au microbe ? Rien. Qu’est-ce qui empêche de dire que ce sont les agressions et déséquilibres chimiques qui causent les symptômes ? Rien.

C’est comme pour le SIDA en fait. 95 % des cas naturels, sans intervention de la médecine, en occident, sont des personnes consommatrice de drogues (on ne parle pas des séropositifs, mais bien des gens passés au stade sida avec des symptômes réels, pas ceux qui ont des marqueurs biologiques en baisse). Qu’est-ce qui empêche de dire que c’est la prise de drogue qui provoque ces symptômes (surtout s’ils les provoquent par ailleurs) ? Rien. C’est en grande partie pour ça qu’il y a une dissidence du SIDA depuis 20 ans.

Si ça n’affecte que des gens qui se font déjà agresser par ailleurs, on a bien la preuve que ce n’est pas le microbe le responsable, mais les agresseurs chimiques et les conditions de déséquilibre chimique. Parce que, quelle est la probabilité que ce soit juste ces gens là qui soient affectés. Zéro. C’est impossible. S’il s’agissait d’un microbe transmissible, il y aurait forcément plein de gens ne se trouvant pas dans des conditions difficiles qui seraient affectés.

3) 90 à 95 % de guérisons spontanées

Seulement 5 à 10 % des gens contaminés développeront la maladie. Bref, 90 à 95 % des gens s’en sortent.

Pourquoi pas ? Mais disons que ça correspond tout à fait à une hypothèse ad hoc qui serait émise pour masquer le fait que la maladie n’est pas causée par un microbe en réalité.

Je veux dire, on invente la théorie des microbes pathogènes, on découvre des microbes soi-disant pathogènes comme la tuberculose. Et… merde. Comme ils ne sont pas la cause du problème et qu’en fait, ce sont des microbes qui sont naturellement présents dans le corps, et qui ne posent aucun problème, on va trouver le microbe très souvent, mais, la plupart du temps sans avoir la maladie. Alors, pour préserver la théorie du microbe pathogène, on invente la théorie selon laquelle le système immunitaire combat vaillamment le microbe 90 ou 95 % du temps.

Seulement, le microbe pathogène, c’est bien s’il cause la maladie la plupart du temps (disons au minimum 50 % du temps). S’il ne cause plus la maladie que 5 % du temps, ça devient beaucoup moins convaincant. Ca ouvre la porte à d’autres théories, plus simples et plus logiques.

Et la tuberculose est très loin d’être le seul microbe dans ce cas. Des microbes qui ne causent pas la maladie plus de 80 % du temps, il y en a plein.

Ca plus le fait que ça n’affecte que les personnes qui ont déjà des raisons physico-chimiques d’être malades, qu’est-ce qui empêche de dire que ce sont ces raisons qui causent la maladie ? Ben rien. Enfin, disons que si on avait des doutes à cause du fait que ça n’affecte que les personnes qui ont déjà des raisons physico-chimiques d’être malades, là, on en n’a quasiment plus.

En fait, c’est encore plus évident que pour le SIDA, vu qu’on nous dit qu’il y a entre 90 et 95 % de guérisons spontanées. Pour le SIDA, on se base surtout sur le fait que ça n’affecte que les personnes qui ont déjà des raisons physico-chimiques d’être malades. Mais ça reste une maladie supposée 100 % mortelle sans soins appropriés. Là, il y a le fait que ça n’affecte que les personnes qui ont déjà des raisons physico-chimiques d’être malades. Mais en plus de ça, 90 à 95 % des gens ne développent pas la maladie. Il est encore plus clair que cette maladie est complètement inconsistante.

4) Ca n’attaque que les personnes qui ont un système immunitaire affecté

Pour expliquer le faible taux de personnes atteintes, et le fait que ce soit des personnes subissant déjà une agression ou un déséquilibre physico-chimique conduisant au même problème, il a bien fallu trouver une explication.

L’explication que l’orthodoxie a trouvée, c’est qu’en fait, c’est le système immunitaire qui est en état de déficience. C’est pour ça que la plupart des gens ne sont pas affectés. Ce que l’orthodoxie nous affirme, c’est que quelque part, ces gens sont plus ou moins des sidéens en fait.

4,a) pourquoi n’attrapent-ils pas d’autres maladies ?

Le problème, c’est que toutes les incohérences sur l’immunodépression s’appliquent alors. Si le système immunitaire est en berne, toutes les maladies microbiennes de la terre devraient s’attaquer à la personne. Si le système immunitaire tombe pour une maladie, il doit tomber également pour les autres.

Au minimum, si le système immunitaire ne peut plus protéger les poumons, les personnes en question devraient développer aussi d’autres affections microbiennes qui touchent spécifiquement les poumons, comme des rhumes, des grippes, des pneumonies carinii, etc…

Mais les tuberculeux n’attrapent pas toutes les maladies de la terre. Ils n’ont que la tuberculose. Donc, a priori, leur système immunitaire est parfaitement en place. Donc, cette explication ne tient pas. Mais alors se repose la question de départ : pourquoi développent-ils la tuberculose puisque 90 à 95 % des autres personnes ne l’attrapent pas ?

4,b) Pas d’information sur la cause de l’affaiblissement du système immunitaire

Là-dessus s’ajoutent des problèmes logiques supplémentaires potentiels. Comme le discours est beaucoup moins clair à ce niveau là, il est possible que ces problèmes aient une explication de la part de l’orthodoxie. Mais des questions se posent.

Pourquoi ces gens ont-ils le système immunitaire affaibli ?

Est-ce que ces personnes ont le système immunitaire qui s’est affaibli par ailleurs, pour une autre raison ? Mais dans quelles études scientifiques a-t-on analysé ces cas alors ? Et pourquoi cela entraînerait-il une affection spécifiquement à cet endroit ? Et puis, ça voudrait dire qu’il y a naturellement 5 à 10 % des gens qui ont un système immunitaire affaibli. Ce serait une nouveauté.

Puisque ça touche essentiellement des gens en situation d’agression physico-chimique, est-ce que c’est ce type d’agression qui affaiblirait le système immunitaire ? Mais alors, pourquoi 90 à 95 % des autres personnes ne voient-elles pas leur système immunitaire s’affaiblir aussi ? Pourquoi seulement 5 % et pas 50 % par exemple ?

Et en quoi le système immunitaire serait-il affecté par ces agressions ou déséquilibres chimiques. En quoi le fait de travailler dans des conditions où les poumons souffrent affaiblit-il le système immunitaire, qui est lié à la production de cellules T dans la moelle osseuse et les ganglions ? Autant on comprend que travailler dans une mine ou dans une usine de produits chimiques agresse les poumons, et que ça cause des problèmes de toux. Mais on ne voit pas en quoi ça affaiblirait le système immunitaire.

Surtout qu’a priori, le fait d’éloigner la personne du travail ou de l’activité, et donc, de la source de l’agression en question ne suffit pas à la soigner, selon l’orthodoxie. Or, si la faiblesse immunitaire vient de l’agression subie, une fois l’agression chimique éloignée, et une fois la personne remise en forme, le système immunitaire devrait revenir à la normal. Et donc, la personne devrait être capable de lutter contre la tuberculose, puisque le fait que la personne développe la tuberculose est sensé venir de ce déficit immunitaire.

Enfin bref, c’est très loin d’être clair. Il y a potentiellement pas mal de défauts logiques supplémentaires. Mais un truc est sur, si le problème vient d’un affaiblissement du système immunitaire, les personnes atteintes ne devraient pas attraper seulement la tuberculose, mais plein d’autres maladies également.

5) Maladie pulmonaire qui se traduit souvent non pas par une insuffisance respiratoire, mais par une perte de poids

On a une maladie qui est sensée être une maladie pulmonaire dans 80 % des cas. Donc, ben, pour ces cas là, on s’attendrait à ce qu’elle se traduise par une insuffisance respiratoire aigue quasiment 100 % du temps. Or non, assez souvent, le principal symptôme, c’est une perte de poids importante. Enfin, disons que les médecins sont tout à fait capables de se contenter de ça et de diagnostiquer une tuberculose avec seulement ce symptôme. Pourtant, souvent, il y a soi-disant des lésions aux poumons qui sont trouvées. Donc, il devrait y avoir de la toux.

Dans les cas où il y a toux, apparemment, il s’agit d’une toux grasse, pas sèche. Ca pose problème, parce que ça peut faire passer n’importe quel rhume ou grippe ou bronchite un peu prolongée pour une tuberculose.

6) Les cas pulmonaires se soignent par réhydratation sans antibiotiques

80 % des cas de tuberculose sont des cas pulmonaires. La plupart de ces cas se caractérisent, lorsqu’ils sont en phase avancée, par une déshydratation importante. Or, on a vu dans l’article précédent que Quinton a montré que ça se soigne par réhydratation, sans antibiotiques. Donc, 80 % des cas sont clairement dus à une cause naturelle toute simple. Déjà rien que par là, l’hypothèse d’une maladie microbienne s’effondre.

Et l’hypothèse d’une maladie liée à des causes naturelles fini de s’imposer. On pouvait déjà être quasi sur que ce n’était pas une maladie microbienne, puisque ça n’affecte que les personnes qui ont déjà des raisons physico-chimiques d’être malades. Et là, avec pas loin de 80 % des cas qui peuvent être soignés par une réhydratation, le coup de grâce est donné.

7) Ca touche surtout des hommes, et des hommes jeunes

Le fait que ça touche essentiellement les hommes jeunes n’est pas logique. Dans la mesure où ça touche des personnes ayant soi-disant un système immunitaire affaibli, ça serait plutôt les vieux qui devraient être touchés. Puisque ce sont plutôt eux qui sont susceptibles d’avoir un système immunitaire affaibli.

On nous explique dans les pays occidentaux que les personnes âgées meurent beaucoup plus souvent de la grippe que les jeunes parce qu’elles ont un système immunitaire plus faible. Mais là, pour une maladie qui est sensée se développer parce que le système immunitaire est affaibli, les vieux ne représentent qu’une petite proportion des cas. Pas logique.

C’est vrai que la pyramide des ages et l’espérance de vie sur des continents comme l’Afrique ou l’Asie fait que les jeunes sont beaucoup plus nombreux que les vieux. Mais quand même, au moins, les vieux devraient être également fortement touchés.

De même, ça touche plutôt les hommes que les femmes. Deux tiers des cas sont des hommes. Pas logique pour une maladie microbienne.

8) Faible taux de transmission

Comme 80 % des cas sont des cas de tuberculose pulmonaire, et que ça se transmet par les crachats et autres expectorations, ça devrait se répandre à toute vitesse. Mais non.

L’explication de la faible contagion, c’est que les personnes touchées mais ne développant pas la maladie, n’ont pas le bacille dans leurs poumons. Donc, elles ne le transmettent pas.

Il n’y aurait donc que 5 % de personnes contagieuses. Mais, même si seulement 5 % des gens deviennent contagieux, ça peut au final faire un sacré paquet de monde contaminé ; quelques centaines de milliers de gens au minimum.

Il faut voir qu’un virus comme la grippe est supposée contaminer des dizaines de millions de gens en France en trois ou quatre semaines à partir de quelques centaines de cas. D’accord, pour la grippe, 100 % des cas sont supposés contaminants (enfin en tout cas un pourcentage très élevé) et le taux de transmission est a priori très élevé lui aussi. Donc, c’est différent. Mais, pour la grippe, on parle d’un passage de quelques centaines de cas à quelques dizaines de millions en trois ou quatre semaines. Donc, en plusieurs mois, il ne devrait pas être étonnant que des centaines de milliers de personnes soient contaminées pour le cas de la tuberculose.

La preuve que c’est bien la réhydratation qui guérit la tuberculose pulmonaire (et d’autres maladies), et pas les antibiotiques

dimanche, mars 4th, 2007

Dans l’article précèdent, j’établissais qu’on pouvait tout à fait remettre en cause l’idée que ce sont les antibiotiques les responsables de la guérison des patients qui ont une tuberculose pulmonaire en stade avancé et qu’on pouvait en créditer plutôt la réhydratation par perfusion. Voici quelque chose qui prouve que c’est bien la réhydratation qui entraîne que les gens guérissent de la tuberculose. Et bien, sur, c’est valable pour d’autres maladies qui se manifestent par une forte déshydratation. La tuberculose n’est qu’un exemple.

Entre la fin du 19ème siècle et le début du 20ème, les antibiotiques n’existaient pas. Or, René Quinton, avec son fameux plasma du même nom, arrivait, en réhydratant les personnes atteintes de tuberculoses pulmonaires avancées, à les remettre sur pied. Il y avait déjà un véritable effet Lazare.

On avait donc une réhydratation sans antibiotiques. Et le résultat était le même qu’avec réhydratation + antibiotiques. Donc, il est clair que dans le couple réhydratation + antibiotiques, c’est bien la réhydratation la cause de l’amélioration, et pas l’antibiotique.

Au passage, la conclusion logique est que la tuberculose pulmonaire avancée n’est pas une maladie causée par un microbe pathogène, mais un simple problème de déshydratation.

Apparemment, certains médecins de l’époque ont mal accueilli la plasma de Quinton. C’est sur qu’ils devaient être verts. Parce que tout d’un coup, on pouvait basculer vers cette idée que certaines maladies considérées comme causées par des microbes pathogènes étaient causées par bien autre chose. Les résultats de Quinton représentaient potentiellement une menace importante pour la théorie pasteurienne. Ceci alors qu’on était en pleine hystérie sur les microbes pathogènes. C’est sur, bonjour la honte. Surtout que celui qui avait découvert le bacille de la tuberculose, c’était Koch, devenu rapidement un des papes de la médecine de l’époque.

Il n’est pas sur que René Quinton ait vu ça. Il semble qu’il était plus dans la pensée que son plasma améliorait la forme physique, et donc, permettait de lutter contre l’infection en renforçant le système immunitaire. Et il était plus porté sur l’idée de liquide vital que sur la simple idée de réhydratation. Dommage, il avait l’arme pour aller encore plus loin et remettre en cause une bonne partie des maladies soi-disant transmissibles.

Voici deux articles qui parlent du plasma de Quinton et de son application à la tuberculose (et d’autres maladies liées à la déshydratation).

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Le Plasma de Quinton (Le Temps, 17 avril 1907) :

Les deux principales maladies justiciables du traitement marin sont, pour le moment, l’athrepsie des jeunes enfants et la tuberculose. Ce sont d’ailleurs les deux maladies qui s’offrent le plus souvent aux dispensaires cités plus haut.

En ce qui concerne l’athrepsie, c’est-à-dire la débilité des jeunes enfants qui n’arrivent pas à se nourrir, qui ont les chairs flasques, vides et le faciès vieux et souffreteux que chacun, hélas ! a pu voir, on a obtenu de véritables miracles, et cela sans autre régime, sans changement de lait ou d’air. La chute de poids s’arrête, pour ainsi dire, du jour au lendemain, pour être remplacée par un relèvement ; la diarrhée s’arrête, et la vie, qui déclinait, se relève. Les observations prises à la Maternité et dans les dispensaires sont concluantes.

Pour la tuberculose, les faits relevés jusqu’ici sont, en bien des cas, d’un puissant intérêt. J’ai vu l’autre jour — car je tenais à voir des malades chez qui le traitement ne date pas d’hier seulement — au dispensaire de La Motte-Picquet, un sujet de quarante-huit ans qui a été soumis au traitement marin il y aura deux ans en juin. Son état était le suivant : dyspnée intense ; à peine la parole et la marche sont-elles possibles. Au poumon partout, lésions tuberculeuses du deuxième degré, et hémoptisies. Le malade se donnait si peu de temps à vivre — et le médecin ne pouvait le contredire — qu’il se refusait à acheter des vêtements dont il avait pourtant grand besoin. « Pour si peu de temps, à quoi bon ? »

Il se soumit deux mois au traitement et fut amélioré. Il fut assez remonté pour juger inutile de commuer. Mais, après quatre mois, il revint. Et en deux ans il a suivi quatre périodes de traitement, la quatrième ayant débuté le 2 mars de cette année. Du 2 au 13, jour où je l’ai vu, il a gagné 800 grammes. Et cela, notez-le bien, sans cure d’air, sans cure de repos, sans suralimentation, sans aucune autre thérapeutique. Il est extrêmement amélioré, il marche sans peine, et va et vient. Sa vie est transformée. « Je me fais l’effet d’un phénomène», me dit-il, tant sa condition actuelle diffère de celle où il se trouvait.

En somme, on ne peut que recommander un traitement dont la base est aussi rationnelle et qui, dans la pratique, a donné des résultats merveilleux. La méthode de M. Quinton a ceci de rare qu’elle n’est née ni du hasard ni de l’empirisme. Elle est la conséquence logique d’un raisonnement scientifique. C’est le second fait de ce genre qu’on trouve dans l’histoire de la médecine. Le premier, c’était la méthode de Pasteur. Or, et l’on conçoit l’hostilité de certains médecins, pas plus que Pasteur, M. Quinton n’est médecin.

Autre article parlant des maladies sur lesquelles le plasma de Quinton agit :

http://www.plasmaquinton.com/fr/utilisation-international.php

La théorie de Quinton sur l’origine de la vie unicellulaire a trouvé une acceptation générale dans le monde. Ses travaux et ceux de ses collaborateurs ont eu un grand succès. Ils se sont portés principalement sur les affections cutanées de tout ordre, les diarrhées, les déshydratation profondes, la tuberculose pulmonaire, le choléra, la typhoïde et d’autres problèmes.

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D’ailleurs, si on veut donner dans le conspirationnisme, on peut se poser des questions sur la chronologie de la fin des dispensaires de Quinton et de l’avènement des antibiotiques. A partir de 1907, Quinton ouvre pas mal de dispensaires où il dispense son plasma. Puis, il est mobilisé en 1914, jusqu’en 1918. On nous dit qu’il perd alors pied avec son oeuvre et qu’après la guerre, il concentre son activité vers de nouveaux horizons, à savoir, le vol à voile et la calcul des profils idéaux pour les ailes et les fuselages. On nous dit que quand il meurt, en 1925, son oeuvre est déjà pratiquement oubliée. Peut-être. Mais peut-être aussi qu’on lui avait mis des batons dans les roues et qu’il n’a pas pu continuer son oeuvre par manque de moyens, ou parce qu’il avait été dégouté de le faire. Ou peut-être qu’on a refait l’histoire après coup et que les dispensaires et l’oeuvre de Quinton en France marchaient encore bien à la mort de celui-ci et qu’on a fait en sorte après, d’enterrer son oeuvre. En tout cas, comme par hasard, 20 ans plus tard, quand tout le monde a oublié Quinton, le couple antibiotiques + perfusion de serum physiologique apparait, avec les antibiotiques qui sont crédités de la réussite due en fait à la réhydratation obtenue grace au serum physiologique (qui ne fait donc que reprendre l’idée de Quinton en fait). Donc, est-ce qu’il n’y aurait pas eu une conspiration de la part de gens bien placés et bien informés pour enterrer la découverte de Quinton et la ressortir sous une autre forme quelques temps plus tard, tout en faisant la promotion de nouveaux médicaments ? Je n’y crois pas trop. Mais on ne sait jamais. C’est une possibilité à envisager.

Toujours dans le conspirationnisme, comme par hasard, depuis 1982, il est interdit d’injecter le plasma de quinton en France. On ne peut plus l’utiliser que par voie orale. La version officielle est que c’est l’entreprise le fabricant qui aurait oublié par inadvertance de faire revalider l’autorisation de mise sur le marché. Mais peut-être qu’en réalité, les pouvoirs médicaux ont voulu l’enterrer définitivement en ne permettant d’utiliser qu’une version moins intéressante du plasma (même si elle a quand même un certain intérêt).

Cause de la guérison à l’hôpital de certaines maladies : les antibiotiques ou la réhydratation ?

vendredi, mars 2nd, 2007

Quand on prend conscience des effets létaux des antibiotiques, ou de leur effet oxydant, on est amené à se poser des questions sur les cas de guérison revendiqués pour ces médicaments, ainsi que l’histoire des ces médicaments. Comment se fait-il que ces médicaments aient été présentés comme une solution à des infections graves comme les cas de tuberculose avancée par exemple ? Alors qu’on voit difficilement ce qu’ils pourraient apporter à ce genre de maladie.

Autant, pour des infections ou le problème vient d’une surcharge de protéines, ils peuvent avoir un effet de fluidification du sang qui va améliorer les symptômes pendant quelques heures (comme pour les corticoïdes) ; autant là, on ne voit pas comment ça pourrait avoir un quelconque effet positif.

En ce qui concerne l’histoire des antibiotiques, on entend parler à leur égard d’un effet Lazare quand ils ont été introduits. Bon, ça pourrait être un mensonge de plus inventé pour faire vendre ces médicaments lors de leur introduction. Possible. Mais, il est possible aussi qu’il y ait une certaine réalité derrière ça. Pour la tuberculose en phase avancée traitée à l’hôpital, c’est quand même moins facile de bidonner les rapports. Pour une maladie comme la syphilis, ce n’est pas compliqué, mais là, pour des gens à l’hôpital, il y a une certaine probabilité que ce soit une chose exacte. Surtout que c’est un phénomène qui existe toujours. On met peut-être un peu moins l’accent sur le coté « effet Lazare » qu’à l’époque. Mais un gars qui arrive à l’hôpital avec une tuberculose en étant fortement déshydraté, à quand même une assez bonne chance de s’en sortir.

C’est en prenant conscience de l’importance de l’eau en faisant des recherches diverses sur le sujet que j’ai fini par comprendre ou était le truc probablement. En fait, ce qu’il faut savoir, c’est que les perfusions systématiques n’ont été généralisées que vers la fin des années 40, grâce à une invention de Baxter (qui a fondé la société du même nom). Avant, il fallait qu’une infirmière reste présente à coté du patient pendant tout le temps de la perfusion. Du coup, la perfusion était très peu utilisée.

Donc, l’usage des antibiotiques a été généralisé en même temps que celui des perfusions. Ils ont peut-être même été introduits exactement en même temps que les perfusions. Puisque pour certaines maladies en phase avancée, il était peut-être hors de question de donner l’antibiotique par voie orale.

Or, pour pas mal de maladies, le problème principal, c’est la déshydratation. Pour de nombreux cas de tuberculose avancée, c’est flagrant. Les malades n’ont plus que la peau sur les os. Alors, bien sur, c’est dû en partie à de la sous-nutrition. Mais même en étant sous nourris, on n’arrive pas à un état de maigreur pareil (enfin bon, très rarement). Il y a forcément une déshydratation sévère.

Et bien sur, si on met la personne sous perfusion, celle-ci étant réhydratée, elle va aller beaucoup mieux tout d’un coup. En quelques jours, la personne va être remise sur pieds. Un effet Lazare quoi.

Donc, on peut penser que ce n’est pas du tout les antibiotiques qui sont à l’origine de l’effet Lazare sur de nombreux types de maladies, ou plus généralement, de la guérison de ces patients, mais la réhydratation obtenue grâce aux perfusions. C’est l’hypothèse la plus évidente et la plus logique. Une personne arrive complètement déshydratée. On la réhydrate. Elle va mieux. Ben, normal quoi.

Or, la gloire des antibiotiques repose en grande partie sur ces cas d’effet Lazare et de soi-disante guérison de ce type de maladie, sur l’idée que ce sont les antibiotiques seuls qui étaient à l’origine de ces effets bénéfiques. Quand on met en cause les antibiotiques, souvent, un partisan de la médecine officielle va remonter à ce qui s’est passé lors de l’introduction des antibiotiques et va sortir cette histoire de l’effet Lazare ou, plus proche de nous, va nous dire que telle maladie est guérie nettement par les antibiotiques.

Oh, bien sur, de nos jours, les médecins doivent reconnaître en partie l’apport de la perfusion de sérum physiologique pour la guérison du patient. La position d’un certain nombre doit être que la mise sous perfusion aide à sortir de la phase critique, mais : position 1) que l’antibiotique participe à cette amélioration immédiate, et ensuite permet de ne pas rechuter, ou : position 2) que l’antibiotique, effectivement, n’apporte rien lors de cette phase, mais il permet de ne pas rechuter. Ca doit être un truc comme ça. Mais pour la partie historique du truc, là, on oublie bien à propos l’apport de la mise sous perfusion, et on ne garde que l’apport des antibiotiques. Et en remontant jusqu’à maintenant, ça permet de dire que ça prouve que c’est bien l’antibiotique le responsable principale de l’amélioration de la survie des patients qui ont ce genre de maladie entraînant des déshydratations intenses.

Bien sur, comme les antibiotiques ne soignent rien du tout, mais au contraire, sont dangereux (voir la page sur les antibiotiques), surtout pour des gens très amaigris, il devait (et il doit y avoir toujours maintenant) y avoir un certain nombre de morts causés par les antibiotiques. Mais dans ces cas là, pas de problème, on disait (et on dit encore) que la maladie était tout simplement trop avancée pour que les antibiotiques agissent. Tandis que si le patient s’en sort (grâce à la perfusion de sérum physiologique), on dit que c’est grâce aux antibiotiques. Face je ne perds pas et pile je gagne.

Le problème pour la médecine orthodoxe, c’est qu’évidemment, les conditions qui font qu’un habitant d’un pays pauvre se retrouve complètement déshydraté ont des chances de perdurer. Donc, une personne qui a été mise sous perfusion (tout en étant traitée par antibiotique évidemment) et qui a été remise sur pied, risque de rechuter. Voir de rechuter rapidement. C’est complètement logique avec l’idée de la déshydratation. Ca l’est moins avec la théorie que ce sont les antibiotiques les responsables de la guérison. Donc, ils ont été obligés d’inventer les résistances aux antibiotiques. Si un gars est à nouveau amaigri et déshydraté, ce n’est pas parce qu’il fait trop chaud, et qu’il ne peut pas manger ni boire à sa faim. Non, c’est que le microbe était résistant aux antibiotiques.

La vraie cause des grippes et des rhumes

samedi, décembre 16th, 2006

Avec la grippe, on est exactement au coeur des deux problématiques précédentes : il n’y a pas de virus, et il s’agit d’un problème lié aux protéines. Et en plus, c’est un sujet d’actualité.

Quelles sont les vraies causes de la grippe ? En fait, dans la lignée de l’article précédent, je pense qu’il s’agit simplement et principalement d’un problème de trop plein de protéines. Les protéines étant des éléments de structure, par ailleurs non stockables, il est clair qu’il ne faut pas en absorber trop. Sinon, étant incapable de les stocker, le corps va devoir les éliminer.

En gros, on va avoir ça. A cause d’une alimentation trop riche en protéines (une alimentation occidentale classique quoi), le sang est encombré de protéines. Et à un moment, le corps ne va plus pouvoir éliminer le surplus de protéines par les voies classiques. On arrive alors au point ou une réaction violente se fait : c’est alors le rhume, ou l’angine, ou la grippe. Est-ce qu’elle est provoquée par le corps lui-même, ou est-ce que c’est purement chimique et donc automatique (atteinte d’un point ou une réaction s’enclenche) ? Ou un peu des deux ? Je ne sais pas. Mais en tout cas, il y a élimination de cet excès de protéine. La grippe et le rhume sont des processus d’élimination.

Divers déclencheurs peuvent provoquer la réalisation du processus d’élimination sous le niveau d’excès de protéines qui aurait provoqué le déclenchement du processus normalement.

Un coup de froid par exemple, en provoquant un stress oxydatif au niveau des bronches, du nez, etc…, va peut-être être le point de départ du processus d’élimination, en favorisant la polymérisation des protéines en surplus.

Le ressèrement des veines sous l’action du froid va également entrainer d’un coup une concentration beaucoup plus importante des protéines dans les vaisseaux touchés par le resserrement, ce qui peut provoquer la mise en marche du processus de polymérisation.

Le fait de manquer de sommeil ou d’être stressé, va peut-être aussi enclencher prématurément le processus d’élimination. En effet, le fait d’être fatigué ou stressé va libérer du cortisol dans l’organisme. Le cortisol agit comme un désagrégateur de protéines. Donc, il va désagréger les protéines. Mais, ce faisant, il va rendre leur élimination moins facile. Le taux de protéines dans le sang va encore monter un peu plus. Et quand la période de stress va se terminer, ou être moins forte, la quantité de protéines ayant dépassé le niveau à partir duquel le processus s’enclenche, le rhume ou la grippe va apparaitre. Une déshydratation aussi peut provoquer le déclenchement du processus. Donc, il va s’agir souvent de stress, parfois de déshydratation, etc… Inversement, quelqu’un qui boit beaucoup va peut-être arriver à garder une quantité de protéines qui, autrement, aurait engendré un rhume ou une grippe.

En plus du processus d’élimination, le cerveau va supprimer la sensation de faim pour que la personne arrête de s’alimenter. Ce qui permet de vider les stocks de protéines. Il ne faut donc pas s’affoler quand un enfant qui a une grippe n’a pas faim. Ca ne veut pas dire qu’il est à l’article de la mort. C’est un élément normal du processus d’élimination.

Donc, d’un coté, il va y avoir la mise en place d’un processus spéciale (et rapide) d’élimination des protéines, et de l’autre, il va y avoir arrêt de l’apport de protéines. C’est pour ça que la guérison se fait en seulement 7 jours en général.

Evidemment, une fois qu’on a compris ça, on comprend également que les grippes ne sont jamais que la forme plus forte des rhumes. Fondamentalement, il n’y a rien de différent. C’est simplement un encrassement plus important de l’organisme.

Ce n’est donc pas un hasard si le gros des cas de rhumes et grippes se concentre en hiver, et spécialement au moment des fêtes de noel. A ce moment-là, on a une alimentation plus riche en protéines et graisses qu’en été, ou on mange plus de verdure et de fruits (parce que c’est la saison bien sur, et aussi à cause de la chaleur). Le moment des fêtes de noel va être l’occasion de repas très riches. Donc, si une personne est déjà limite en ce qui concerne son taux de protéines (parce que depuis quelques mois, son alimentation est devenue plus riche en protéines), les fêtes de noel vont être l’occasion d’un dépassement de la limite et donc, de l’apparition d’un rhume ou d’une grippe. Et comme, lors des mois de janvier et de février ça fait longtemps que les gens sont en surplus de protéines, les risques de dépassement de la limite restent importants. Par ailleurs, comme il fait froid, et que le froid est un déclencheur, ça augmente les risques d’attraper un rhume ou une grippe. Le fait de manger moins d’aliments contenant des antioxydants (fruits surtout) entraine que le niveau d’antioxydants est plus bas dans l’organisme, ce qui fait qu’un stress oxydatif peut servir de blancheur.

C’est aussi à cause de l’alimentation que les enfants ont des problèmes ORL à répétition. On leur donne du lait de vache qui contient 3 fois plus de protéines que le lait maternel. C’est comme si vous preniez 3 steaks au lieu d’un à tous les repas, et même au petit déjeuner. Rapidement, vous auriez les même problèmes que les enfants.

Le végétariens ne sont pas épargnés par les rhumes et les grippes parce qu’en fait, ils mangent pas mal de protéines eux aussi. Beaucoup de végétaux contiennent une forte proportion de protéines : céréales et légumineuses. Par ailleurs, beaucoup de végétariens s’autorisent à manger des produits lactés, voir des oeufs (et même parfois du poisson). Et puis, ils continuent naturellement à manger de façon assez classique, avec des plats élaborés. Or, ce genre de cuisine se fait en général avec des légumineuses et des céréales, qui contiennent, comme on l’a vu, pas mal de protéines.

Par ailleurs, ils sont pris dans le mythe du besoin de protéines. Les nutritionnistes insistent sur le fait que les végétariens risquent d’avoir des carences en protéines. Du coup, de nombreux végétariens en font trop et mangent autant, voir plus de protéines que s’ils mangeaient de la viande. Ils vont compenser en mangeant beaucoup de légumineuses, de céréales et de tofu, voir des steaks végétaux (avec du tofu souvent). Et du coup, ils n’échapperont pas aux symptômes provoqués par l’excès de protéine. En plus, ils croient que comme c’est végétal, il n’y a pas de risque. Ils pensent que le problème, c’est la qualité des protéines et que les protéines végétales sont sans danger. Donc, ils ne se méfient absolument pas. Donc, si déjà, ils ne se souciaient pas des problèmes d’excès de protéines, vu que des nombreux végétaux en contiennent beaucoup, ils en mangeraient pas mal, mais comme ils s’en soucient, ils en absorbent autant, voir plus que des gens gardant une alimentation classique. Bien sur, ce n’est pas le cas de tous les végétariens, mais de beaucoup quand même.

La solution pour ne plus jamais avoir de rhumes et de grippe est donc très simple : il suffit de changer d’alimentation pour un régime contenant beaucoup moins de protéines que le régime classique occidental.

Oui, mais la plupart des aliments contiennent beaucoup de protéines. Donc, comment faire ? Quels sont les aliments qu’ils faut privilégier pour diminuer la quantité de protéines absorbées ? La viande, ce n’est pas bon, les laitages non plus, les légumineuses non plus, les céréales non plus. Que reste-t-il ? Les fruits et la plupart des légumes. Ce n’est pas un hasard si c’est aussi la partie essentielle du régime des singes.

Bien sur, ça ne signifie pas qu’il ne faille manger que de ça. Mais il faut réduire fortement la part des aliments carnés (viande, oeufs, laitages divers) pour privilégier ce type d’alimentation.

Mon expérience a ce sujet est assez concluante, vu que je n’ai plus eu aucune grippe ou rhume, ou quoi que ce soit y ressemblant depuis l’été 2002 (donc 4 ans 1/2), date à laquelle j’ai changé d’alimentation pour un régime contenant beaucoup plus de fruits, et beaucoup moins de viandes, laitages, etc…

En règle générale, je mange un repas qui contient uniquement des fruits et du jus de fruit, un repas du même genre, mais avec des produits oléagineux (fruits oléagineux, ou du pain avec de l’huile de noix), et un repas classique. Bien sur, ce n’est pas parfait et je fait des écarts. Par exemple, même si on est bien approvisionnés dans nos pays occidentaux, il est difficile d’avoir des bons fruits durant les inter-saisons (le mois de mars par exemple, est vraiment vide). Donc, je me rabats alors sur des jus de fruits et par exemple des pamplemousses. Détail, j’ai remarqué que les petits gateaux ont tendance à faire mal à la gorge.

Par ailleurs, c’est assez facile de voir venir un rhume avec cette alimentation, si on fait des écarts. Aussitôt, le nez se met à être plus encombré, la gorge aussi, le nez est plus bouché. Aussi, avant qu’un rhume n’apparaisse, il y a plein de symptômes annonciateurs qui laissent largement le temps de se reprendre et d’empêcher l’arrivée du rhume.

Donc, évidemment, puisque la grippe et le rhume ne sont pas des maladies virales, ça ne sert strictement à rien de se faire vacciner.

D’ailleurs, fort des ces informations, on peut être sur qu’on ne verra jamais un vaccin contre le rhume (j’entends, un vaccin efficace à 95 %). Puisqu’il s’agit d’une maladie liée à l’alimentation, et malgré les manipulations statistiques qui sont la norme dans le monde médical, il serait impossible de masquer l’inefficacité quasi totale du vaccin. A moins d’inventer une nouvelle maladie reprenant exactement les symptômes du rhume et dans laquelle on mettrait les cas anciennement considérés comme des rhumes. Ou à moins que les gens se mettent à manger des aliments moins riches en protéines. Auquel cas, les médecins pourraient sortir un vaccin pour revendiquer cette baisse (comme ils l’ont fait pour un certain nombre de maladies, dont les cas n’ont baissé que grace à l’amélioration des conditions de vie).

Note : ce n’est pas une vision nouvelle. L’idée d’un processus d’élimination a déjà été abordé par d’autres. Par contre, ce que j’apporte, c’est l’idée de l’excès de protéines, qui permet de préciser beaucoup plus l’origine du problème, et le processus à l’oeuvre. L’encrassement, ca reste assez flou. L’excès de protéines, c’est beaucoup plus précis.

Effet Lazare et mise sous perfusion

mercredi, novembre 8th, 2006

Etant impliqué dans la dissidence du SIDA, l’histoire de l’effet Lazare provoqué par les trithérapies revient de temps à autres. Il y a une autre catégorie de médicaments qui, en son temps, aurait soi-disant provoqué un effet Lazare : les antibiotiques. Ne croyant pas du tout à l’effet Lazare de la part de ces médicaments, je vois une autre raison à ce soi-disant effet Lazare, dans le cas, bien sur, où celui-ci serait une réalité : la mise sous perfusion. Voila ce que j’en dit dans le présent message posté sur le forum onnouscachetout.com.

« Pour l’effet Lazare, franchement, on peut se demander quelle est la réalité de cette histoire. Est-ce que ce n’est pas une légende balancée pour promouvoir les trithérapies ? Je n’ai pas l’impression qu’il y ait beaucoup de littérature sur le sujet. Donc bon…

Mais, s’il y a une réalité derrière ça, moi, je verrais plutôt ça de la façon suivante. Il est bien possible que l’effet Lazare soit du à un élément peu pris en considération lorsqu’on analyse la réussite d’une hospitalisation : la réhydratation via perfusion avec distribution en même temps de sels minéraux. Selon le Dr Fereydoon Batmanghelidj, les problèmes liés à la déshydratation peuvent être importants et beaucoup plus courants qu’on ne le croit. Et, à mon avis, les problèmes de manque de sels minéraux sont plus ou moins aussi dans ce cas. Du coup, peut-être bien que des gars qui arrivent à l’hôpital sont déshydratés et/ou manquent de sels minéraux. Et ces deux éléments leur sont fournis par la mise sous perfusion. Du coup, O miracle, tel Lazare, ils reviennent à la vie en quelques jours.

Pourquoi ça arrive avec les trithérapies et pas l’AZT ? Ben, probablement parce que les trithérapies sont beaucoup moins létales que l’AZT. Avec la mise sous doses massives d’AZT, les effets négatifs maintiennent le patient au 36ème dessous. Donc, pas d’effet Lazare quand on donne un poison violent.

On peut rapprocher ça avec l’effet Lazare qui est soi-disant apparu lors de l’introduction des antibiotiques. Peut-être que là aussi, on donnait avant des médicaments extrêmement agressifs et que l’introduction des antibiotiques, beaucoup moins létaux, a permis de donner un effet Lazare artificiel. C’est à dire, pas lié à l’efficacité de l’antibiotique, mais à sa moins grande létalité par rapport aux anciens médicaments.

Cela dit, en faisant une recherche sur l’histoire de la perfusion, il y a quelques temps, j’ai appris que celle-ci a été généralisée en Europe à partir de 1944, grace à la société Baxter. Avant, la perfusion demandait une attention trop importante de la part des infirmières (une infirmière devait rester au moins une heure pour voir si la perfusion se passait bien) et était apparemment peu employée. Bref, ça s’est généralisé juste au moment de l’introduction des antibiotiques. Du coup, on peut penser que l’effet Lazare des antibiotiques était en fait un effet Lazare de la perfusion.

Peut-être qu’il n’y avait même pas de problème de moins grande létalité des antibiotiques par rapports aux anciens médicaments, et que c’est la généralisation des perfusions qui est entièrement responsable de l’effet Lazare attribué aux antibiotiques. »

Les soi-disant germes mutants 2

mercredi, septembre 13th, 2006

Donc, ça fait désormais au minimum 16 ans qu’on nous serine que, dans les hopitaux, il y a des germes pathogènes qui ont muté et sont résistants à quasiment tous les antibiotiques. Et le taux des germes pathogènes résistants reste depuis 16 ans, invariablement à environ 20 %. Or, il est évident que si les germes devenaient vraiment résistants, le taux devrait évoluer. Et il devrait a priori plutot augmenter, puisque la sélection devrait ne retenir que les germes résistants.

A mon avis, il n’y a tout simplement pas de germes pathogènes mutants. Déjà, je pense que les germes en question n’ont pas muté. Je ne dis pas que, in vitro, on ne réussit pas à obtenir des taux de résistances aux antibiotiques d’environ 20 %. Mais, on peut penser que les bactéries ont une capacité d’adptation temporaire à certains niveaux. Dans une culture soumise régulièrement aux antibiotiques, il est possible que les bactéries épaississent leur paroi, empêchant ainsi pendant un certain temps l’antibiotique de détruire celle-ci (et le stress étant continu, et les bactéries se reproduisant par sisciparité, il est normal que l’adaptation soit transmise à la descendance. Il ne s’agit pas vraiment de descendance, mais de copie). Mais, ça doit être une évolution temporaire. Une fois revenus dans un environnement non agressif, les bactéries doivent voir leur parois s’amincir, parce que ça doit être plus avantageux dans un milieu non agressif.

Et je ne pense pas que ce soient des germes qui soient à l’origine des infections en question. Je ne crois pas aux germes pathogènes. A mon avis, il se passe tout simplement que l’hospitalisation (prise de médicaments, tests biologiques invasifs, opération chirurgicale) produit un stress important sur l’organisme. Ca va consommer une quantité importante des anti-oxydants présents dans le corps de la personne hospitalisée (mais il n’y a pas que le stress oxydatif ; il peut y avoir d’autres manques et déséquilibres chimiques ainsi que physiques). Si cette quantité descend trop bas, la personne va tomber malade ; non pas d’un germe pathogène, comme ce sera certainement diagnostiqué par les médecins, mais d’un stress oxydatif. Donc, il ne s’agit pas du tout d’un problème de microbes pathogènes mutants, mais d’un déséquilibre chimique dans le corps. Déséquilibre chimique provoqué par l’hospitalisation.

Donc, c’est l’hospitalisation elle-même qui est à l’origine du problème. C’est ce qui fait qu’on ne peut pas se débarasser du dit problème. On pourra prendre toutes les mesures d’hygiènes préventives possibles, on continuera à avoir des maladies nosocomiales. Et un certain pourcentage des personens atteintes de ces maladies nosocomiales mettrons plus de temps à guérir que d’habitude lors d’une prise d’antibiotiques (ce qui fera qu’on accusera les germes mutants).

C’est ce qui fait que, dans cette longue saga des germes mutants, on a fini par aboutir à la version que le problème des germes mutants touche surtout l’hopital.

En général, lors d’une hospitalisation ayant provoqué une maladie nosocomiale (un stress oxydatif en réalité), la personne se remettra toute seule. Et dans ce cas, on attribura cette évolution aux antibiotiques, qui en fait, n’ont été pour rien, au contraire (les antibiotiques provoquent du stress oxydatif), dans le rétablissement. Mais d’autres fois, les niveaux d’antioxydant seront trop bas, et la personne ne se remettra pas, ou alors, plus lentement. Et dans ce cas, ben, puisque les médecins vont croire que le problème vient d’un germe attrapé à l’hopital (maladie nosocomiale), l’explication de la résistance aux antibiotiques sera la bienvenue. Et comme c’est un problème complètement inévitable, puisque les complications viennent de la violence des hospitalisations elles-mêmes, ben, les médecins tiennent là un deus ex machina tout trouvé.

Le taux de 20 % s’insère bien dans cette vision des choses. On imagine bien qu’il ne va pas y avoir 50 % des individus ayant contracté une maladie nosocomiale (ou non) qui vont avoir des problèmes importants pour surmonter ce problème. Ca va être plutot limité. Donc, ça ne va pas être inférieur à 10 %, mais ça ne va pas être supérieur à 35 %. Donc, un chiffre entre 15 et 30 % est assez logique. Et logiquement, plus les services hospitaliers vont traiter des maladies graves ou vont faire des opérations lourdes, plus le taux va augmenter. Tandis que dans les services avec des hospitalisations légères, le taux va être plus bas.

Pourquoi le taux ne bouge-t-il pas beaucoup et reste dans les environs de 20 % ? C’est parce que dans un service hospitalier, en général, le taux de personnes récupérant vraiment difficilement d’une opération (au niveau du stress oxydatif), ne va pas varier énormément sur une année. Ceci parce que les conditions d’une année sur l’autres vont être assez identiques : pourcentage de tel type d’opération, pourcentage de tel type de population (age, forme physique, etc…). Donc, grosso modo, on va avoir des taux de personnes non guéries dans les temps habituels par les antibiotiques, qui vont rester assez stables. Et comme le taux est calculé sur les services hospitaliers de toute la France, les taux des différents hopitaux se pondèrent les uns les autres.

Les soi-disants germes mutants

mardi, septembre 12th, 2006

Pour commencer le blog, un court article sur les soi-disants germes mutants. J’ai commencé à entendre parler de ça dans les années 80. A l’époque, je croyais encore à tout ce qu’on nous racontait sur la médecine. On nous annonçait alors qu’à cause de l’usage immodéré des antibiotiques, les germes avaient déjà commencé à muter, que certains antibiotiques n’étaient déjà plus efficaces à cause de ces mutations, et que la plupart des antibiotiques ne le seraient plus d’ici 10 ans. Ce qui nous menaçait de voir revenir les grandes épidémies d’entant. Quelle angoisse ! Ca foutait vraiment les jetons.

Au cours des années, régulièrement, cette histoire ressortait. Vers le début des années 90, il ne restait soi-disant plus qu’un ou deux antibiotiques qui n’étaient pas touchés par le phénomène de résistance. Et on avait déjà commencé à parler de maladies contractées à l’hopital qui n’avaient pas pu être soignées par les antibiotiques habituels. Dans certains hopitaux, c’étaient 20 %, voir 30 % des germes qui étaient devenus résistants. L’évolution avait été fulgurante. Et le début de la fin était manifestement là, avec le retour de la tuberculose, de la syphilis, des autres MST, etc, etc… Surtout que le SIDA n’était pas là pour arranger les choses, puisque les sidéens attrapaient ce genre de maladies facilement et pouvaient devenir un foyer contagieux. Bref, l’apocalypse était à nos portes.

Seulement, au bout de 5 ans, alors que tous les antibiotiques (c’est à dire, en fait, les deux derniers) auraient du être devenus inneficaces, et que ça aurait du être 60 ou 70 %, voir 100 % des germes pathogènes qui auraient du être résistants à tous les antibiotiques, on ne voyait pas rien de tout ça arriver. Les maladies contagieuses ne se répandaient pas plus que ça. Toujours 20 % des bactéries pathogènes étaient résistantes dans les hopitaux. Les antibiotiques étaient toujours autant utilisés, et on ne parlait plus trop de leur inneficacité. Bizarre quoi.

Encore 5 années plus tard, au début des années 2000, toujours rien. Pire, si on parlait encore des germes résistants dans les hopitaux, on commençait à ne plus parler du tout de la résistance des germes aux antibiotiques ailleurs que dans les hopitaux. Et l’apocalypse du renouveaux des maladies contagieuses n’était vraiment, mais alors vraiment plus à l’ordre du jour. Et dans les hopitaux on continuait à avoir le même pourcentage de 20 % de germes résistants. A ce moment-là, forcément, n’importe quel être sensé se poserait la question suivante : « est-ce qu’ils ne se fouteraient pas un peu de notre gueule ? ». C’est ce que je me suis dit en tout cas.

Il ne restait plus que 1 ou 2 antibiotiques encore efficaces 10 ans plus tot, et il n’y avait toujours pas de problèmes ? C’était quoi ce délire ? Soit les antibiotiques étaient encore efficaces, et alors, on nous avait menti sur leur efficacité, soit ils ne l’étaient plus, mais alors, on aurait du voir ressurgir des maladies pour lesquelles il n’y avait pas de vaccin (syphilis), ou pour lesquelles le vaccin était d’une efficacité juste moyenne (tuberculose). Mais, vu que ceci n’arrivait pas, on nous avait forcément menti quelque part.

De cette mode lancée, à l’époque, ne restait donc plus que l’affirmation que 20 % de certains germes pathogènes qu’on pouvait trouver dans les hopitaux étaient résistants à presque tous les antibiotiques. Seulement, là aussi, c’était carrément bizarre que le chiffre de 20 % n’ait pas bougé en 10 ou 12 ans. Et il n’a toujours pas bougé depuis. Donc, depuis 16 ou 18 ans, le chiffre de 20 % de germes résistants ne bouge pas. J’expliquerais de quoi il retourne vraiment demain.