Une autre cause majeure de la maladie d’Alzheimer : les opiacé-likes

Evidemment, une fois qu’on a compris le lien entre folie et opiacés, on comprend immédiatement le lien entre Alzheimer et opiacés. Si les opiacé-likes entrainent des problèmes importants de mémoire, alors, forcément, ils sont une cause d’Alzheimer. Et vu la proportion de personnes âgées sous opiacés ou leurs analogues, ça doit en être une cause très importante

1) Opiacés et pertes de mémoire

Je rappelle le mécanisme.

Les opiacés rendent floue la frontière entre sommeil et éveil. Comme ils entrainent de la somnolence, on est à moitié éveillé dans la journée. Et comme ils entrainent un sommeil de mauvaise qualité, on dort à moitié durant la nuit. Forcément, à ce régime là, on finit par être extrêmement fatigué. Du coup, il devient difficile de mémoriser correctement : dans la journée, parce qu’on n’arrive pas à être attentif, et durant la nuit, parce que le sommeil est perturbé (or il est essentiel pour une bonne mémorisation).

De la même façon, on va avoir tendance à inventer des souvenirs, parce que comme on somnole dans la journée, et comme on manque de sommeil de bonne qualité, on finit par rêver tout éveillé. Du coup, avec la fatigue, la personne n’arrive plus bien à distinguer entre le rêve et la réalité, et invente donc des souvenirs fictifs.

Le docteur Patrick Lemoine (psychiatre, docteur en neurosciences) a aussi une théorie très intéressante sur le sujet. Selon lui, les benzodiazépines (il se limite à ça ; mais bien sûr, c’est valable pour tous les opiacés-likes) engendrent des symptômes de type Alzheimer parce qu’ils augmenteraient la fréquence et la durée des apnées du sommeil. Or, on sait que les apnées du sommeil conduisent à des états de démence. Les apnées du sommeil entraineraient un risque majeur d’AVC (accident vasculaire cérébral). Certains feront des AVC majeurs, mais la plupart feront plutôt des mirco-AVC, ce qui conduira à des syndromes démentiels.

« On sait très bien maintenant qu’un quart de Lexomil pris à 19h multiplie par deux le nombre et la durée des incidents respiratoires. La prise de ces médicaments peut donc transformer un ronfleur avec quelques apnées en apnéique pathologique. Je pense que certains patients ne développeraient pas de démence si leur cortex cérébral ne subissait pas autant d’hypercapnies et donc d’asphyxies. »

Et on comprend pourquoi une telle chose arrive avec les produits de type opiacé. Quand une personne ronfle, c’est parce que la base de la langue s’enfonce dans la gorge et diminue la place pour le passage de l’air vers les poumons. Donc, vu que les opiacés engendrent un relâchement des muscles, ça doit relâcher encore plus les muscles de la langue. Et du coup, sa base doit s’enfoncer encore plus dans la gorge, ce qui diminue encore plus l’espace qu’a l’air pour passer. Par ailleurs, lorsqu’une personne ronfle, le corps doit compenser instinctivement le manque d’espace de passage de l’air, en inspirant un peu plus fort. Du coup, le flux d’air augmente et la personne évite le manque d’oxygène. Mais, avec les opiacés, toujours à cause du relâchement des muscles, la personne ne doit plus pouvoir faire cet effort supplémentaire. Et à de nombreuses reprises, il doit y avoir des micro apnées.

Par ailleurs, en dehors de l’endommagement du cerveau, vu qu’il y a déjà naturellement un problème de sommeil non réparateur avec les opiacés, chez les personnes qui ronflent le problème est encore augmenté.

Bien sûr, il faudrait voir quelle est la proportion de gens qui ont l’habitude de ronfler parmi ceux qui développent une démence à cause des opiacés pour déterminer l’ampleur du phénomène.

Par ailleurs, comme les opiacés ont un effet sur la douleur en agissant sur le cerveau, il est possible que ça ait aussi un effet sur la mémorisation par ce biais-là en limitant le signal électrique dans le cerveau. Idée pas complètement stupide, puisque peu après y avoir pensé, j’ai découvert ce site qui dit effectivement que la méthadone décroit le flux sanguin dans le cerveau et son activité électrique. Au scanner SPECT, les personnes sous méthadone montrent des zones du cerveau ayant 45 % d’activité électrique en moins que la normale. Donc, il y a manifestement une dégradation de l’activité du cerveau. Bien sûr, il est possible que la diminution de l’activité électrique soit causée par des atteintes qui seraient purement physiques de la part de l’opiacé, ou alors, par le fait que le cerveau et le corps soient en situation de repos artificiel. Mais il est possible que l’opiacé agisse directement sur le flux électrique. Si ça agit directement sur la douleur, c’est peut-être qu’il y a une action directe sur les connexions neuronales au niveau électrique.

Par ailleurs, comme les opiacés diminuent l’envie de manger et que la nourriture solide participe fortement à l’hydratation du corps, on peut se dire aussi que les personnes sous opiacés vont être moins bien hydratées. Or, les cellules des personnes âgées sont déjà beaucoup moins bien hydratées que celles des jeunes. Donc, ça n’aidera pas le cerveau.

Enfin, le manque de motivation qu’entrainent les opiacés doit avoir un impact sur la mémoire aussi, puisque la mémoire est souvent clairement lié à l’envie, la motivation ; bref, aux émotions en général. Sans émotion, la mémorisation risque donc d’être moins bonne.

2) La dose et l’âge, facteurs essentiels de la survenue de la maladie d’Alzheimer

Donc, le mécanisme est identique à celui mis en évidence pour les fous. Toute la différence est dans la dose et l’âge.

Chez les personnes ordinaires consommant des opiacés, l’objectif n’est évidemment pas de les abrutir, contrairement aux personnes en hôpital psychiatrique. On va plutôt faire en sorte de limiter les effets secondaires et de ne pas augmenter les doses trop vite. Ceci afin d’éviter que la personne ne puisse plus assurer ses activités quotidiennes (travail, vie personnelle) et qu’elle ne devienne accroc au médicament. Les doses vont être limitées et l’impact de l’opiacé va l’être aussi. Et ce d’autant plus que l’effet des opiacés a tendance à diminuer à doses égales au fur et à mesure des prises. Donc, puisque les médecins limitent l’augmentation des doses, l’effet de l’opiacé va diminuer et la personne ne va pas subir des effets trop importants sur la mémoire. Et du coup, ça mettra beaucoup de temps avant que la personne ne se mette à vraiment perdre la mémoire.Ca prendra éventuellement jusqu’à 20 ou 30 ans en fonction des doses. Bien sûr, à doses plus fortes, ça pourra être plus rapide.

Avec des doses moyennes d’opiacés, l’âge sera un facteur primordial. Tant que la personne sera jeune, les effets des opiacés sur la mémoire resteront limités. Ceci parce que le cerveau est plus performant, et peut également se réorganiser en cas de problème. Mais quand la personne aura dépassé un certain âge, les effets délétères des opiacés commenceront à affecter le cerveau de façon visible. Le cerveau devenant moins performant et flexible avec l’âge, des atteintes qui n’auraient pas été visibles à 30 ans, le seront à 65-70-75-etc… ans (l’âge en question dépendra des personnes).

Par ailleurs, les atteintes au cerveau seront évidemment progressives. Une personne ayant 5 ans d’utilisation d’opiacés à dose moyenne sera seulement légèrement esquintée. Une personne ayant 20 ans d’utilisation d’opiacés derrière elle le sera beaucoup plus.

Donc, c’est trompeur, vu que pendant tout un temps, il ne se passera rien ou rien de bien grave. Puisque pendant 20 ans, tout se sera bien passé, les consommateurs d’opiacés auront tendance à se dire que ceux-ci ne posent pas de problème.

C’est ce qui explique que des gens peuvent avoir pris des médicaments avec effet de type opiacé pendant 20 ou 30 ans sans que n’apparaisse de problèmes graves de mémoire.

Et concernant le problème mis en avant par le docteur Lemoine, plus on prend de l’âge, plus on a tendance à ronfler et à avoir des micro-apnées. Du coup, l’impact de l’opiacé via ce biais-là, sera de plus en plus important au fur et à mesure que la personne avancera en âge. Donc, tout arrivera en même temps. C’est au moment où la personne sera le plus esquintée par l’opiacé que le cerveau sera le moins performant et que les problèmes de ronflements s’accentueront.

Comme évoqué plus haut, il faut aussi tenir compte du fait que l’effet diminue si on n’augmente pas les doses. Or, comme les médecins ne vont pas augmenter les doses trop rapidement, l’effet va avoir tendance à diminuer. Donc, les gens vont subir généralement un effet opiacé faible ou moyen, ce qui limitera les problèmes de mémoire. Et même quand il y aura augmentation des doses, la perte d’efficacité sera suffisamment rapide pour que l’impact soit limité.

L’augmentation des doses pose quand même parfois problème. C’est le cas quand il y a passage à un palier supérieur en ce qui concerne l’effet recherché : comme par exemple quand on passe des antalgiques de palier 2 à ceux de palier 3. On va d’un seul coup passer à des opiacé-likes plus puissants. Et en plus, au lieu de les utiliser en cas de crise, on va les prendre quasiment en permanence pour éviter l’apparition d’une crise. Donc, d’un seul coup, l’impact va être très supérieur au type de médicament pris précédemment, ce qui risque d’accélérer fortement la vitesse de dégradation de la mémoire.

Et puis, il y a aussi le cas où on ajoute un autre opiacé-like à la consommation d’un premier opiacé, dans le cas où le médecin diagnostique une nouvelle maladie. Par exemple, une personne prend un somnifère depuis 2 ans. On lui diagnostique en plus un trouble bipolaire. On lui donne des médicaments opiacés quand on la considère en phase haute du trouble. La consommation d’opiacés est multipliée par 2 d’un seul coup. Ou alors, un opiacé-like pris pour une raison autre qu’antidouleur fait moins d’effet et des douleurs apparaissent. Le médecin va donner un antalgique à base d’opiacés. Et du coup, la dose sera là aussi multipliée par 2. Il y a plein de situations possibles de ce genre.

Il ne faut pas non plus sous-estimer la facilité de se procurer des opiacé-likes et du coup, la facilité à augmenter les doses. Certains médecins généralistes ou psychiatres ou autres sont des véritables robinets à ordonnance de médicaments de ce genre. Par ailleurs, de nombreuses pharmacies acceptent sans problème des ordonnances périmées de la part de clients connus. Pour peu que la personne présente bien, ça passe sans problème. Donc, un certain nombre de gens peuvent augmenter les doses plus ou moins à convenance. Ça pourrait expliquer pourquoi certaines personnes ont des problèmes de mémoire alors que d’autres avec une ordonnance identique n’en ont pas.

On peut aussi penser que pendant longtemps, la plupart des gens vont respecter les doses des ordonnances et que ce n’est qu’au bout d’un certain temps de consommation que certains d’entre eux vont commencer à devenir moins sérieux et à essayer d’augmenter les doses sans passer par le médecin. Ce qui expliquerait que les effets de ces médicaments restent limités pendant longtemps et que tout d’un coup, certaines personnes commencent à avoir des problèmes de mémoire.

Dans la mesure où les personnes âgées sont entre 30 et 50 % à consommer des antalgiques, somnifères et autres, on comprend pourquoi autant sont touchées par la maladie d’Alzheimer.

Trouvé ici (page 4) : « Une personne âgée sur deux souffre de douleurs chroniques« .

Et ici (page 1) : « La prévalence de la douleur chez le sujet âgé est très élevée. Alors que la douleur aiguë est souvent atypique ou absente chez les personnes âgées, la prévalence de la douleur chronique est de 25 à 50% chez ces personnes vivant à domicile et de 50 à 93% pour celles vivant en institution.« 

Et évidemment, elles sont traitées avec des anti-douleurs. Alors, bien sûr, toutes ne le sont pas avec des antalgiques contenant des opiacés (antalgiques de palier 2 ou 3). Beaucoup le sont avec des antalgiques de palier 1. Mais quand même. Il doit y en avoir beaucoup sous antalgiques de palier 2 et 3. Et puis, de toute façon, les antalgiques de palier 1 entrainent eux aussi des problèmes de mémoire (par hémorragies cérébrales), comme on l’a vu dans un précédent article. Il faut voir aussi qu’un certain nombre de personnes âgées ne ressentent pas de douleur tout simplement parce qu’elles sont déjà sous antalgiques ou autres médicaments.

Au même endroit (page 1) : « 90 % des plus de 65 ans consomment au moins un médicament par jour« .

Vu ici : « Pour combattre l’insomnie, l’anxiété ou des affections y ressemblant, 32% des plus de 65 ans et près de 40% des plus de 85 ans se sont vu prescrire un hypnotique ou un anxiolytique entre septembre et décembre 2007.« 

Autre information ici : « Contre la dépression, 13% des plus de 65 ans et 18% des plus de 85% se sont vus en 2007 « prescrire régulièrement des antidépresseurs », même s’il n’est pas établi s’il s’agissait vraiment de « dépression caractérisée ».

En ce qui concerne les troubles du comportement, 3% des plus de 65 ans et près de 6% des plus de 85 ans ont eu « de façon régulière » une prescription de neuroleptiques. Le chiffre atteignait même 18% chez les personnes souffrant de maladie d’Alzheimer. Et pourtant la prescription de neuroleptiques au long cours « n’est pas indiquée dans les troubles du comportement », affirme la HAS.« 

Ce qu’il y a aussi, c’est que beaucoup de personnes vont commencer à avoir des problèmes de santé vers 60 ans. Donc, beaucoup de gens vont commencer à prendre des opiacés seulement à ce moment-là. Les suites d’opérations, les douleurs dorsales, les douleurs articulaires, etc…, vont conduire ces gens à prendre des antidouleurs de type opiacé (souvent au début, ce seront de simples anti-inflammatoires, puis après des opiacés). Du coup, ça ne sera qu’au début de la soixantaine ou de la soixante-dizaine que ces personnes prendront des opiacés, ce qui laissera un certain temps avant que des problèmes de mémoire importants n’apparaissent. Ca pourra mettre 10 ou 20 ans.

Evidemment, si le début de la prise ne se fait qu’à partir de 70 ans, normalement, ça devrait mettre très longtemps avant que ça n’agisse. Ça ne colle donc pas très bien avec des problèmes apparaissant quelques années après. Seulement, comme on l’a vu, l’âge joue beaucoup. Et pour certains, il suffira de quelques années pour plonger. Surtout que s’il y a eu opération, ça aura pu endommager le cerveau fortement. Cela dit, c’est surtout à partir de 80 ans que les cas se multiplient. Il y a 22 % des personnes qui sont Alzheimer après 90 ans. Donc, là, ça colle. Ca explique que les cas se multiplient vers 90 ans. Les opérations et traitements se multiplient après 65 ans. Et c’est après 20 ans de traitement antalgiques, somnifères, etc… que les problèmes finissent par arriver. Et puis, il y a aussi le problème de la dose. Si une personne se fait diagnostiquer un cancer par exemple, les douleurs engendrées par le traitement et les opérations pourront conduire à la prise de doses massives d’antidouleurs. Et du coup, les pertes de mémoire arriveront beaucoup plus rapidement.

Au passage, on peut penser que c’est parce que les opiacé-likes perturbent surtout la mémoire à court-terme que les personnes Alzheimer ont souvent leurs anciens souvenirs. Sur 20 ans de consommation, ça va perturber les souvenirs qui se seront constitués pendant ces 20 années. Mais par contre, les souvenirs plus anciens constitués alors que le cerveau mémorisait encore correctement seront encore présents. Ce n’est que quand la matrice générale du cerveau sera complètement désorganisée que les souvenirs anciens disparaitront à leur tour.

C’est d’ailleurs ce qu’on retrouve fréquemment dans les témoignages de drogués aux opiacés. C’est la mémoire constituée durant les années de drogue qui est en grande partie effacée ; mais pas la mémoire d’avant. Et pas la mémoire d’après non plus, puisqu’étant encore assez jeune, leur cerveau est encore suffisamment performant pour redevenir aussi efficace qu’avant la prise de drogue.

Il faut noter que le phénomène de délitement de la mémoire à partir d’un certain âge et d’une certaine durée de prise d’opiacé-likes est absolument essentiel. En effet, on pourrait se dire que vu que les opiacé-likes ont manifestement un impact temporaire sur la mémoire, dans de nombreux cas (absence de ronflement par exemple) il n’y a pas de raison que la mémoire soit effacée définitivement, et donc, qu’il n’y a pas de raison que les opiacé-likes engendrent la maladie d’Alzheimer. Qu’ils engendrent des pertes de mémoire pendant la prise oui, mais une perte de capacité de mémorisation et de raisonnement définitive (donc, la maladie d’Alzheimer), a priori non. C’est le phénomène de délitement qui change tout. A partir d’un certain âge, et si la mémoire a été affecté par les opiacé-likes pendant longtemps, les liens entre souvenir doivent se déliter, et du coup, la matrice du cerveau doit être tellement pleine de trous qu’il devient impossible de penser correctement, même si on arrête le prendre ces substances.

3) Les études et témoignages sur le rapport entre les analogues d’opiacés utilisés sous forme de drogues récréactives et la mémoire

Ce qu’on trouve sur le lien entre analogues d’opiacés est mémoire assez variable. Il est reconnu que l’héroïne et diverses autres drogues peuvent provoquer des pertes de mémoire. Mais l’accent n’est pas tellement mis sur le sujet.

Sur Hometox, on trouve ça pour l’héroïne : « L’héroïne perturbe la capacité de mémorisation, la vigilance et l’attention, la réactivité, induit des troubles de sommeil.« 

Sur Keep-Smiling, on trouve : « L’héroïne perturbe les capacités de réflexion, de mémorisation et d’attention, induit des troubles du sommeil et un état d’apathie (affaiblissement de l’initiative et de l’activité). Elle agit comme dépresseur de l’activité respiratoire et cardiovasculaire.« 

Sur le site Treatment4addiction, on trouve : « désorientation, confusion, perte de mémoire« .

On trouve le problème de perte de mémoire (sur ce site) pour le Crystal Meth, le GHB et le Rohypnol.

Pour le cannabis et la mémoire, on trouve beaucoup de choses en français.

Exemple ici : « Tests et études ont ainsi montré qu’un individu sous l’emprise de cannabis voit diminuer ses performances de mémorisation. Mémoire de travail et mémoire sensorielle (mémoires à court terme) sont tout spécialement altérées.« 

On trouve aussi sur le site de l’université de Jussieu : « Les troubles de la mémoire et cognitifs souvent rapportés après consommation chronique de cannabis pourraient quant à eux être liés à la présence de récepteurs CB1 dans le cortex et surtout dans l’hippocampe, qui est une structure cérébrale essentielle dans la mise en place des processus de mémorisation.« 

Pour l’ecstasy, on trouve ici : « L’ecstasy, ou MDMA (du méthylène-dioxy-méthamphétamine), agit directement sur l’hippocampe. Située dans le lobe temporal, cette partie du cerveau joue un rôle déterminant dans la formation des souvenirs conscients mais aussi dans le stockage temporaire d’informations…

…La diminution des transporteurs de dopamine due à la consommation d’ecstazy semble affecter le fonctionnement cette zone du cerveau en provoquant notamment des troubles de la mémoire.« 

Pour l’héroïne, c’est donc surtout sur des sites d’associations proches des consommateurs de drogue qu’on parle de ces effets. Sur les sites d’information plus généralistes, on ne trouve pas grand-chose. Par contre, pour le cannabis et l’ecstasy, les sites grand public en parlent sans problème.

Enfin, en tout cas, il est clair que les drogues ayant des effets de type opiacé posent des problèmes de mémoire.

Et pourtant, ça n’est pas tellement mis en avant pour ce qui est considéré comme la drogue la plus proches des médicaments opiacés dans la tête des gens : l’héroïne. Même chose pour la méthadone. Il y a un certain nombre d’éléments qui sont la cause de cet état de fait.

Déjà, l’orthodoxie médicale n’a certainement pas du tout envie de mettre en avant que les opiacés provoquent des pertes de mémoire. Parce qu’alors, certains petits malins pourraient faire le rapprochement et se dire que d’autres opiacés (comme la morphine, la codéine, etc…) peuvent provoquer le problème. Et du coup, les gens pourraient se mettre à se dire que si leur mère ou leur grand-mère a des problèmes de mémoire, c’est peut-être bien à cause du médicament qu’elle prend.

On peut penser que le cannabis est trop éloigné des opiacés dans la tête des gens pour que la mise en avant de cet effet entraine un doute envers les médicaments opiacés et analogues d’opiacés. Du coup, pour le cannabis, l’orthodoxie médicale n’a pas de problème à mettre en avant les effets délétères sur la mémoire. En plus, comme un héroïnomane a tendance à consommer du cannabis, avant, pendant et après son addiction à l’héroïne, on peut accuser le cannabis au lieu de l’héroïne. Comme ce sera souvent la seule drogue prise en continu entre 20 et 40 ans, et que la médecine reconnait ses effets négatifs sur la mémoire, ce sera un bon candidat pour expliquer les trous de mémoire. Les autres drogues étant prises de façon discontinue seront moins susceptibles d’être accusées. L’alcool sera aussi éventuellement accusé, si, après un sevrage à l’héroïne, l’ex-drogué se met à boire beaucoup.

Par ailleurs, les héroïnomanes ne prennent pas de l’héroïne en permanence, parce que c’est une drogue extrêmement chère. Il y a donc des périodes de pause ou de moindre consommation, ce qui entraine que les problèmes de mémorisation vont être discontinus.

En plus, il faut augmenter les doses pour conserver le même effet. Donc, toujours à cause de problèmes d’argent, les héroïnomanes ne vont pas pouvoir augmenter les doses facilement. Du coup, l’effet de la drogue va diminuer et celui sur la mémoire aussi.

Une autre cause de discontinuité du problème est que les héroïnomanes vont consommer souvent des drogues speedantes comme la cocaïne, pour avoir la pêche. Du coup, durant ces moments-là, ils n’auront pas de problème de mémoire.

Et puis, comme l’héroïne a un effet très puissant, la personne ne va rien faire pendant la majeure partie du temps où la drogue agira. Donc, si la personne ne se souvient pas bien de ce qui s’est passé à ce moment-là, ça n’est pas très grave et ça ne se remarquera pas. Par ailleurs, les consommateurs sont souvent assez désocialisés. Donc, là encore, les pertes de mémoire portent moins à conséquence. Tandis que pour le cannabis, comme c’est beaucoup moins désocialisant, et que le consommateur va en prendre tout en continuant à faire des activités par ailleurs, l’effet sur la mémoire se remarquera plus facilement. Un gars qui a fumé du cannabis pendant toute une soirée lors d’une fête et qui ne se souvient plus vraiment de ce qui s’est passé, ça se remarque. Un étudiant qui fume régulièrement et qui n’arrive pas à bien mémoriser ses cours, il le remarque aussi. Un shooté à l’héroïne qui ne se souvient plus de ce qui s’est passé pendant les 3 ou 4 heures où il somnolait plus ou moins au fond d’un squat ou de sa chambre, il s’en fout, et les autres s’en foutent aussi.

Par ailleurs, le fait que l’héroïne soit considérée comme une drogue ultra dure et soit associée à des styles de vie extrêmes fait qu’on va accuser de préférence le style de vie et les effets destructeurs de la drogue sur le corps, plutôt que les effets normaux de la drogue sur le cerveau. Ce sera déjà le cas quand la personne sera jeune. Et ça le sera encore plus quand elle aura plus de 45 ans. Là, les gens se diront que c’est normal qu’après des années de déglingue, le cerveau de l’héroïnomane soit complètement cramé.

Il faut noter aussi que les médecins vont souvent diagnostiquer à l’héroïnomane qui vient consulter une maladie causant comme par hasard des problèmes de mémoire. Souvent, on va leur diagnostiquer un problème de schizophrénie, ou encore, d’hypothyroïdie, etc… Ça ne se fera généralement pas lors de la période de prise de drogue, mais quand la personne viendra consulter pour se sevrer, ou quand elle prendra un traitement de substitution. Donc, les problèmes de mémoires seront mis sur le compte de la maladie et pas sur le compte de l’héroïne ou de la méthadone.

On trouve par exemple ça ici concernant la schizophrénie :

« Aussi souvent :

– Un tabagisme parfois très important participe à la surmortalité et à la diminution des revenus financiers.

Les abus en substances : alcool, cannabis, opiacée (Héroïne, Subutex®, etc.)

– Les pathologies organiques sont fréquentes et les schizophrènes ont volontiers d’autres pathologies (difficultés des diagnostics, relative hostilité à être accueillis dans des structures de soins, négligence, hygiène de vie, etc.) »

Donc, un schizophrène va souvent consommer de l’alcool, du cannabis et des opiacés. Ce qui laisse au passage fortement à penser que de très nombreux cas de schizophrénie doivent en réalité être uniquement dus à des problèmes d’addiction à des opiacés et analogues.

Par ailleurs, la médecine affirme qu’il y a un lien clair entre consommation de cannabis et schizophrénie. Or, comme la plupart des héroïnomanes consomment aussi du cannabis, il sera facile de diagnostiquer la maladie chez les héroïnomanes par ce biais-là.

Exemple ici :

« Le risque de développer des troubles schizophréniques augmente de 40% chez les jeunes fumeurs de joints, par rapport à ceux qui n’en ont jamais fumé. Mais ce risque s’élève proportionnellement avec l’intensité de la consommation. Ainsi, les fumeurs réguliers (plus de 100 joints par an, soit environ plus de 2 par semaine) augmentent de 50 à 200% leur risque de souffrir de troubles mentaux (symptômes psychotiques, hallucinations, anomalies de la pensée).

Autre possibilité, ceux qui auront quelque chose de similaire à la maladie d’Alzheimer seront classés comme déments.

Evidemment, vu que les héroïnomanes prennent souvent de la méthadone quand ils arrêtent de prendre de l’héroïne, on devrait constater le problème aussi sur la méthadone.

Et effectivement, on a des témoignages sur les problèmes de mémoire qu’entraine la méthadone.

Mais là aussi, l’impact négatif de méthadone sur la mémoire est relativement peu mis en avant.

Evidemment, comme pour l’héroïne, l’orthodoxie médicale ne doit pas vouloir qu’on puisse faire le lien entre substance opiacées et mémoire défaillante.

Mais, il doit y avoir aussi des raisons propres à la méthadone.

La plupart du temps, la dose d’équivalent-opiacé que représentera la méthadone sera inférieure à celle prise durant la phase de prise d’héroïne. Du coup, le drogué verra sa mémoire être améliorée durant la prise de méthadone. Résultat, il y a des témoignages de ce genre ; et certaines personnes pensent même que la méthadone a un effet positif sur la mémoire. C’est aussi à cause de ça que certaines personnes sous méthadone prennent du poids, alors que normalement les opiacés font maigrir.

Par ailleurs, vu que les drogués sont en général suivis par des médecins quand ils sont sous méthadone, il est fort possible que ces derniers prescrivent aussi des médicaments de type anti-inflammatoires. Donc, ça pourrait booster la mémoire, puisque ça augmente le taux de cortisol. A terme, la consommation d’anti-inflammatoire sera plutôt mauvaise, puisque ça entraine des risques d’hémorragie cérébrale. Mais au début, ça sera plutôt positif.

Comme pour l’héroïne, on va attribuer certains problèmes causés par la méthadone à telle ou telle maladie. Il est dit que les personnes sous méthadone ont souvent un problème d’hypothyroïdisme. Et comme par hasard, l’hypothyroïdisme entraine des problèmes de mémoire. Du coup, on va dire que ce n’est pas la méthadone la responsable, mais l’hypothyroïdisme.

Et puis, comme les médecins changeront de médicament si jamais une personne se plaint de problème de mémoire, mais que l’effet de la nouvelle molécule sera identique, on dira que le problème ne venait pas de la méthadone, puisqu’il persiste malgré le changement de produit. Donc, à cause de ça aussi, personne ne pensera à accuser la méthadone.

Tout ça entraine que le fait que la drogue récréative opiacée la plus puissante et son substitut le plus connu (méthadone) entrainent des problèmes de mémorisation est relativement peu connu.

4) Les études et témoignages sur le rapport entre les analogues d’opiacés utilisés sous forme de médicaments et la mémoire

Ici, on va plutôt parler des opiacés sous forme de médicaments. Là encore, s’il y a des études et témoignages parlant de problèmes de mémoire, ça n’est pas tellement mis en avant.

Par exemple, le Tramadol, une molécule à l’effet proche de la codéine, pose des problèmes de mémoire.

Sur le site master farma, on peut lire parmi les effets secondaires du Tramadol :  » hallucination, perte de la mémoire, assoupissement ».

On a quelques témoignages sur le site aujourd’hui.com :

Témoignage de caicaire (auteur du topic Tramadol, morphine et mémoire) : « Avez-vous remarqué que les antalgiques que nous utilisons nous jouent des tours au niveau de la mémoire et de la vigilance ?

Je sais qu’on a du mal à s’en passer à causes des douleurs, mais j’envisage, à long terme de les diminuer ou de les arrêter avant de devenir un légume sans cervelle. »

Témoignage de nathodisab : « Donc je prends du Tramadol depuis presque 1 an maintenant, et effectivement ma mémoire me joue des tours.« 

Témoignage de margot56 : « En fait, il y a un an, je disais vouloir diminuer le Tramadol ; et en réalité, j’en prends encore plus qu’avant et mon cerveau devient une passoire.« 

Témoignage de evyrris : « Moi aussi j’ai des troubles de mémoire avec le Tramadol. J’ai baissé les médicaments et essayé de vivre autrement, soigner mon rythme biologique, repas, sommeil, sport.« 

Témoignage de cancer54 : « je prenais aussi du Tramadol et j’avais de pertes de mémoire, du mal à entendre, maintenant mon mari en prend et il a lui aussi des pertes de mémoire.« 

Témoignage de mycoce : « Je prends aussi du Tramadol 200, un le matin et un le soir… et j’ai des pertes de mémoire, au point de ne plus   avoir une conversation suivie, j’oublie ce que je suis en train de dire, je trébuche sur les mots.« 

Il y a aussi pas mal de témoignage sur le site meamedica.fr.

Pour la codéine, la plupart du temps, ça n’est pas utilisé seul, ou alors, c’est à des doses assez faibles (pour des usages antitussifs par exemple, sous forme de sirop, qui d’ailleurs sont temporaires, ce qui n’est pas le cas des antalgiques). Du coup, l’effet n’apparait quasiment pas. Surtout que ça ne dure pas tellement plus longtemps que l’effet anti-inflammatoire.

Pour la morphine, on a les témoignages suivant :

On a un premier témoignage ici : « I have long been prescribed morphine for chronic severe pain. I have been experiencing memory problems« . (traduction : « On m’a prescrit pendant longtemps de la morphine pour des douleurs chroniques sévères. J’ai eu des problèmes de mémoire »).

Un autre ici : « la morphine a été très efficace. Plus de douleur mais aussi plus de mémoire.« 

Un autre au même endroit (message daté de 2010) : « J’en prends depuis 1998. Diminution progressive de la mémoire, apparue vers la troisième année de traitement, ce qui devient très vite un problème au quotidien.« 

Concernant les benzodiazépines, on trouve ça sur Doctissimo :

« Les représentants sédatifs et hypnotiques sont le nitrazépam, l’estazolam, le flunitrazépam, le loprazolam, le lormétazépam, le témazépam et le triazolam. Ils ont avantageusement remplacé les barbituriques dans le traitement des insomnies.

… Elles ne sont pas pour autant la panacée et présentent des effets secondaires non négligeables. Parmi ceux-ci, l’amnésie antérograde est souvent pointée du doigt et a valu au flunitrazépam la triste réputation de « drogue du violeur ». » (note : l’amnésie antérograde, c’est celle qui arrive pendant que le médicament fait effet)

Sur le Tercian (Cyamémazine, un antipsychotique), on a quelques témoignages :

Ici : « le tercian attaque la mémoire ça déconnecte un peu par contre c’est chez moi ce qui me permet de dépasser mes crises depuis que j’en prends moi qui avait une bonne mémoire j’en n’ai plus trop !« 

Ici : « Pris Tercian qui m’a donné pas mal de problème de mémoire, de concentration. Rien d’autre à noter« 

Ici : « j’ai pris du tercian pendant plus d’un an et je ne recommande ça a personne!!j’ai pris 15 kilos en 2 mois, j’avais des trous de mémoire je passai mon temps a dormir et j’été tout le teps dans le brouillard.« 

Ici : « Lors de ma dernière hospitalisation ils m’ont shooté au tercian justement et je ne retenais rien de ce qu’on me disait j’étais complètement ailleurs, j’avais du mal à garder les yeux ouverts. J’espère ne jamais revivre ça. J’ai un trou de 15 jours dans ma mémoire ça fait bizarre.« 

La liste n’est pas exhaustive. Mais, comme on le voit les opiacé-likes sous forme de médicaments provoquent eux aussi des pertes de mémoire.

Mais, là aussi, on n’entend pas beaucoup parler de la chose de la part des médecins ou dans les études. Comme pour les opiacés sous forme de drogues récréatives, il y a plusieurs raisons à ça.

Concernant la pratique médicale :

Comme dans le cas des drogues, l’utilisation de plusieurs médicaments opiacé-likes en même temps ou successivement (ce qui arrive très souvent) va empêcher de se rendre compte du problème. Enfin…, ça va plutôt permettre aux médecins de faire semblant de ne pas comprendre et de noyer le poisson. Donc, c’est une situation qui va brouiller les cartes.

Par exemple, un patient reçoit de la morphine plus 2 ou 3 autres médicaments ayant le même effet. On va souvent enlever la morphine à un moment donné ; mais les effets sur la mémoire vont persister puisque les autres médicaments provoqueront eux aussi le problème. On va alors dédouaner la morphine.

Ou alors, le patient prend de la morphine seule. Il a des problèmes de mémoire. Mais on remplace ce médicament par un autre qui n’est pas considéré comme un opiacé, mais qui a les mêmes effets (une benzodiazépine par exemple). Le problème de mémoire continue. Mais comme le nouveau médicament n’est pas considéré comme la même molécule, on va considérer que la morphine n’était pas responsable des pertes de mémoires (et le nouveau non plus). On va donc s’orienter vers un problème d’Alzheimer, de démence, ou autre affection pouvant poser entrainer des problèmes de mémoire.

Il y a aussi un certain nombre de choses qui viennent limiter le problème, au moins temporairement.

Par exemple, on va presque systématiquement donner des anti-inflammatoires aux patients, afin de lutter contre la constipation par exemple. Or, ça va lutter contre l’effet de l’opiacé. Comme ça a tendance à exciter, la personne va être plus attentive et mieux mémoriser.

Et il est possible, comme on ne peut pas augmenter les doses d’anti-inflammatoires indéfiniment, mais qu’on peut le faire avec les opiacés, qu’au bout d’un moment, l’effet opiacé l’emporte sur l’effet anti-inflammatoire. Ça veut dire que le problème sur la mémoire peut finir par apparaitre très longtemps après les premières prises.

Par ailleurs, vu que les médicaments opiacé-likes sont fournis sous contrôle médicale, les médecins vont faire en sorte de limiter la consommation des patients. Par exemple, dans le cas des antalgiques ou des calmants, le médecin va donner une dose qui va être juste suffisante pour que la douleur ou le stress soit calmé mais pas trop.  Ce faisant, l’impact sur la mémoire va être limité.

Cela dit, on peut se  dire que ça va être vrai surtout lors des premières années. Après, l’habitude du patient aidant, les doses risqueront d’être augmentées. Et le patient lui-même pourra se laisser aller à l’automédication et à la tricherie vis-à-vis des pharmacies pour augmenter les doses. Bref, aussi bien du côté du médecin que de celui du patient, on est sérieux pendant les premières années, puis on se relâche. Mais comme il ne s’est rien passé durant les premières années (quand on était sérieux), aussi bien les médecins que les patients se disent que les opiacés ne posent pas de problème. Et si un problème apparait au niveau de la mémoire, on se dit que ça vient d’une autre cause.

Concernant les études proprement dites :

Déjà, le problème de la dose est important. Or, on va étudier des cohortes de gens qui prenne des doses moyennes d’opiacé-likes. Donc, on évitera de constater un lien avec la perte de mémoire.

Et puis, dans un cadre expérimental, on va donner des doses strictes de médicaments, et on va faire des prescriptions qui seront juste suffisantes pour calmer la douleur ou le stress. Comme l’effet des opiacés diminue assez vite, faire des prescriptions limites et ensuite être strict sur les doses va entrainer que ces médicaments vont rapidement faire beaucoup moins effet. Donc, les effets secondaires seront rapidement limités et le problème sur la mémoire va l’être lui aussi. Sauf au début, où l’effet sera important, puisqu’on passera d’un coup d’une situation sans opiacé-likes à une situation avec (c’est pour ça qu’on parle d’effet sur la mémoire au début du traitement, dans les études).

Ce qu’il y a aussi, c’est qu’on fait essentiellement des études sur des personnes de moins de 65 ans. Donc, forcément, le problème apparait beaucoup moins. C’est ce que dit une étude britannique publiée durant l’été 2011 dans le Journal of the American Geriatrics Society. Cette étude a analysé l’impact de nombreux médicaments (dont la plupart ont un effet de type opiacé) sur la santé des personnes de plus de 65 ans (13.000 personnes de plus de 65 ans étudiées pendant deux ans). Et dedans il y a cette remarque (ici) :

« Dans cette étude on apprend aussi que le problème vient du fait que la plupart des recherches cliniques est réalisée sur des adultes âgés de moins de 65 ans, et que ces recherches fournissent des preuves limitées de ce qui est ou n’est pas bénéfique pour les personnes âgées. »

Donc, en n’étudiant que des personnes de moins de 65 ans, on biaise l’analyse en ce qui concerne le lien entre ces médicaments et des pertes de mémoires sévères.

Et comme on l’a vu avant, il est presque certain que les gens prennent systématiquement des anti-inflammatoires en même temps, ce qui diminue l’effet de l’opiacé sur le cerveau.

Par ailleurs, même si par hasard des études ont analysé pendant longtemps des populations nombreuses et âgées, le problème est que les études de grande ampleur sont à peu près toujours faites versus une cohorte de gens ne prenant pas les médicaments en question. Seulement en réalité, très souvent, les autres personnes en question prennent des produits équivalents, mais qui ne sont évidemment pas considérés comme tel. Par exemple, les benzodiazépines ne sont pas considérées comme des opiacés, alors que l’effet est identique. Dans le cas présent, les personnes âgées consomment en masse des médicaments de type opiacés mais qui ne sont pas considérés comme tel. Du coup, si on fait une étude de l’impact des opiacés sur les personnes âgées, on ne va pas trouver de différence importante avec la population générale de cette tranche d’âge. Sauf que la population générale de cette tranche d’âge consomme des opiacé-likes en quantité. Donc en réalité on n’analyse pas une population consommant des opiacés versus une population n’en consommant pas. On analyse deux populations identiques de ce point de vue. Il alors est normal de ne pas trouver beaucoup de différence.

C’est comme l’analyse du lien entre pilule et cancers après 50 ans. Dans la mesure où 40 % des femmes entre 50 et 65 ans sont sous traitement hormonal (source), et que ça a le même effet que la pilule, en réalité on analyse des populations assez similaires du point du vue de l’influence des hormones sur l’apparition de tumeurs.

Et bien sûr, comme il y a d’autres causes d’Alzheimer, il est possible aussi dans les études sur larges cohortes de prendre dans les populations supposées « normales » des gens qui ont subis des opérations ou des AVC parce qu’ils consommaient des anti-inflammatoires. En effet, on ne prend pas forcément une population (celle prenant les opiacé-like dans le cas présent) versus la population générale, mais un groupe de par exemple 10.000 personnes versus un autre groupe de 10.000 personnes. Du coup, si on choisit la deuxième cohorte de façon biaisée, on obtiendra un peu ce qu’on veut. Et du coup, là aussi, on obtiendra des populations identiques quant au risque de perte de mémoire. Et on pourra dire qu’en fait les opiacés n’engendrent pas de risque supplémentaire.

D’une manière générale, on peut dire que les grandes études à larges cohortes sur 20 ans avec une cohorte prenant le médicament versus une cohorte de gens n’en prenant pas sont pratiquement toutes parfaitement bidonnables dans le cas des médicaments pris par des personnes âgées. En effet, comme il y a en réalité 3 grand types de médicaments, et qu’en avançant en âge, pratiquement 50 % des gens en prennent, il n’y a jamais de cohortes ne prenant pas du tout l’équivalent du médicament analysé.

Donc, on peut bidonner les études assez facilement pour éviter de trouver un lien entre la consommation de telle molécule et telle maladie.

Et puis, encore une fois, l’industrie pharmaceutique et les médecins n’ont pas du tout intérêt à mettre en évidence que les opiacés posent des problèmes de perte de mémoire. Ce serait apocalyptique pour eux, vu la quantité de gens les utilisant.

5) Détails divers

En résumé, il va y avoir plusieurs problèmes liés à la prise d’opiacé-likes qui entraineront des symptômes du type Alzheimer.

  1. Le problème lié au ronflement
  2. Le problème lié à l’opiacé lui-même pris sur le long-terme chez des personnes âgées
  3. Le problème lié à la prise d’anti-inflammatoire qui viendra se surajouter à celui lié aux opiacé-likes. En effet, on a tendance à prendre des anti-inflammatoires pour pallier les problèmes engendrés par les produits de type opiacé. Ces anti-inflammatoires vont provoquer des saignements dans le cerveau et donc des AVC graves évidemment, mais aussi des AVC assez bénins mais répétés, ce qui finit par provoquer des problèmes de cognition.
  4. Les faux cas d’Alzheimers causés par la prise d’opiacés

Et il va y avoir plusieurs sources de problèmes qui vont amener à la prise de ce genre de médicaments : insomnies, douleurs, migraines, problèmes psychologiques, etc… Ces problèmes peuvent eux-mêmes être causés par la prise de médicaments anti-inflammatoires : pilules, traitements hormonaux-substitutifs, antidouleurs de palier I, médicaments de palier I contre la migraine, médicaments contre telle ou telle maladie microbienne, médicaments contre des maladies chroniques comme l’Asthme ou le diabète, etc…. Ou alors, ces problèmes peuvent être causés par des addictions : alcool, cannabis. Et enfin, il y a le confort des personnels soignants en maisons de retraite qui poussent à prescrire des opiacé-likes. Donc, il y a plein de points d’entrée conduisant à terme à la prise d’analogues d’opiacés.

Ce qui est intéressant aussi, ce sont les faux cas d’Alzheimer.

Ce qui se passe, c’est qu’on va continuer à administrer des médicaments opiacé-likes après que la personne ait été diagnostiquée comme étant Alzheimer. On va non seulement continuer à administrer les médicaments qui étaient pris par la personne jusque-là (somnifères, anti-douleurs, etc…). Mais en plus, si elle est en maison de retraite, ce qui va être le cas la plupart du temps, on va lui donner des antipsychotiques et des médicaments spécifiques pour l’Alzheimer. Or, beaucoup de ces médicaments sont en fait des opiacé-likes. Pour les antipsychotiques, ce sont clairement ceux qui sont de type opiacé qu’on va utiliser. Ceci afin d’assommer la personne pour qu’elle se tienne tranquille.

Dans la mesure où les opiacés n’ont qu’un effet temporaire sur la mémoire quand la personne est encore capable de récupérer, il y a très probablement des cas où les personnes âgées diagnostiquées Alzheimer peuvent en réalité récupérer leurs capacités intellectuelles (au moins en partie). Elles ont l’air d’être Alzheimer, mais en fait, elles sont simplement sous l’influence des médicaments. Donc, il doit y avoir un certain nombre de faux cas d’Alzheimer. Alors combien exactement ? C’est difficile à dire. Mais probablement une proportion non négligeable. Peut-être entre 10 et 30 % (ça ne concerne bien sûr que les personnes dont l’Alzheimer est lié uniquement aux opiacé-likes, pas celles qui ont eu leur cerveau esquinté par des opérations, des anti-inflammatoires, des vaccins, etc…).

On peut penser que ce sont surtout ceux qui ont été diagnostiqués récemment qui sont dans ce  cas, ainsi que ceux qui sont encore relativement jeune (moins de 80 ans). On peut y ajouter ceux  qui n’ont pas pris d’anti-inflammatoire, traitements hormonaux-substitutifs ou antibiotiques, etc… pendant de longues années, et qui n’ont pas subis de grosses opérations.

Donc, on doit pouvoir sauver un certain nombre de personnes âgées de l’Alzheimer en arrêtant de leur faire prendre leurs médicaments opiacés.

Comme on l’a vu plus haut, un autre élément important est qu’on donne des antipsychotiques (autrement appelés neuroleptiques) aux personnes souffrant d’Alzheimer dans les maisons de retraite. Or, un gros pourcentage d’entre eux sont des opiacé-likes (les autres étant des mélanges anti-inflammatoire/opiacés). Et vu qu’on s’en sert en réalité pour que les personnes atteintes d’Alzheimer se tiennent tranquilles, on doit donner essentiellement ceux qui ont un effet de type opiacé. Mais une autre chose intéressante à ce sujet, c’est qu’on en donne même à un certain nombre de gens qui ne souffrent pas encore d’Alzheimer. Apparemment, 32 % des personnes en maison de retraite prenant des antipsychotiques ne souffriraient pas de démence. C’est ce qu’on peut lire ici :

« Le Dr Yong Chen, du service de médecine gériatrique de l’université du Massachusetts à Worcester (Etats-Unis) a évalué la prescription d’antipsychotiques chez 16 500 nouveaux résidents en maison de retraite en 2006. Environ 30% recevaient au moins un psychotrope, et parmi eux 32% ne présentaient aucune démence, psychose ou autre indication. Les résidents nouvellement admis avec un haut taux de prescription avaient 1.37 fois plus de risque de recevoir un traitement antipsychotique que ceux ayant un faible taux de prescription.« 

Alors, vu les effets de ces opiacé-likes sur le cerveau, pas étonnant que bon nombre de ces gens deviennent Alzheimer. En prescrivant des antipsychotiques à des personnes non malades, on fabrique des Alzheimers (une partie devenant vraiment Alzheimer et une autre faisant partie des faux cas).

Alors quels sont les médicaments à effet de type opiacés qui sont utilisés par les personnes âgées ? On a les antalgiques de palier 2 et 3, les somnifères, les benzodiazépines (anxiolytiques), les antihistaminiques, les bétabloquants, certains antidépresseurs, un bon nombre d’antipsychotiques, certains stabilisateurs de l’humeur pour les troubles bipolaires ; et probablement quelques autres encore. Sinon, dans les substances « naturelles » ayant le même effet, il y a l’alcool.

Donc, on avait déjà 4 causes d’Alzheimer : les analogues d’anti-inflammatoires (antibiotiques, anticancéreux, etc…), les opérations chirurgicales chez les personnes âgées, le vaccin contre la grippe, les AVC naturels. On en a un cinquième : les opiacés et leurs analogues (benzodiazépines, somnifères, etc…). Ce qui nous donne un panorama assez fourni concernant les causes de la maladie d’Alzheimer.

 

Comment on peut fabriquer des fous

 

J’ai découvert récemment le site suivant : http://www.mensongepsy.com/fr/. C’est un site qui critique les abus psychiatriques.

En lisant le message d’un gars ayant le pseudo de Michel de Tiarelov qui citait un autre message disant que « 90 % des hospitalisations sont dues à des ruptures de traitement chez les patients », et en réfléchissant à la façon de fonctionner des hôpitaux psychiatriques et des opiacés, j’ai tout d’un coup eu l’idée de la façon dont les hôpitaux psychiatriques ou la psychiatrie en générale peuvent fabriquer des fous.

Déjà, il est clair que les hôpitaux psychiatriques doivent utiliser massivement les médicaments de type opiacé pour faire en sorte que les malades restent calmes et ne posent donc pas de problème. On peut même dire que très souvent, ils doivent littéralement les assommer d’opiacés, afin qu’ils soient parfaitement dociles. Comme ça cause de la somnolence, à hautes doses, les patients deviennent doux comme des agneaux.

Or, les opiacés peuvent tout à fait créer des fous.

 

1) Prise d’opiacé-likes et démence

 

Le problème des opiacés et des médicaments analogues, c’est que ça rend floue la barrière entre le sommeil et l’éveil. On dort un peu quand on est éveillé et on reste un peu éveillé quand on dort. L’éveil est un demi-sommeil, et le sommeil est un demi-éveil. Donc, les deux sont de mauvaise qualité.

Comme la personne somnole durant la journée, elle va souvent rêver éveillée. Du coup, le rêve se mêlant à la réalité, elle invente des choses qui ne lui sont pas arrivées, des souvenirs qui n’existent pas. Et comme elle a du mal à fixer son attention, elle mémorise également moins bien. De la même façon, comme elle dort mal, et que le sommeil sert en partie à fixer les évènements de la journée dans le cerveau, elle mémorise mal pendant la nuit.

Donc, ça entraine des pertes de mémoire, mais aussi des inventions de souvenir, et éventuellement des hallucinations en plein jour. La personne invente des trucs qui ne lui sont jamais arrivés, et elle oublie des trucs qui sont arrivés hier.

Par ailleurs, sous opiacés-likes, la personne va avoir du mal à se concentrer, et donc à avoir une pensée cohérente. Son discours va être confus.

Le docteur Patrick Lemoine (psychiatre, docteur en neurosciences) a aussi une théorie très intéressante sur le sujet. Selon lui, les benzodiazépines (il se limite à ça ; mais bien sûr, c’est valable pour tous les opiacés-likes) engendrent des symptômes de type Alzheimer parce qu’ils augmenteraient la fréquence et la durée des apnées du sommeil. Or, on sait que les apnées du sommeil conduisent à des états de démence.

« Le problème, c’est la multiplication des asphyxies. Un apnéique va faire 60 asphyxies par heure de sommeil, soit 300 à 400 par nuit ! Ce qui provoque à chaque fois une augmentation du CO2 dans le sang, qu’on appelle « hypercapnie ». Or, une hypercapnie a deux organes cibles : le cortex cérébral et le myocarde. Il est parfaitement établi que les gens qui souffrent d’une apnée du sommeil présentent un risque majeur –c’est peut-être le plus important de tous- d’AVC (accident vasculaire cérébral) et d’infarctus du myocarde.

Même si les patients ne sont pas victimes d’une hémiplégie ou d’un AVC majeur, on sait qu’ils font en réalité des micro-infarctus [petites attaques cérébrales, ndlr] et développent des syndromes démentiels. Ce n’est que post-mortem que l’on peut voir s’il s’agissait de démences vasculaires ou de la maladie d’Alzheimer, surtout que la plupart du temps il s’agit d’un mixte des deux : ainsi, certaines personnes développent un petit Alzheimer, et s’ils prennent des benzodiazépines, ils aggravent leur apnée du sommeil, et là c’est la catastrophe. On sait très bien maintenant qu’un quart de Lexomil pris à 19h multiplie par deux le nombre et la durée des incidents respiratoires. La prise de ces médicaments peut donc transformer un ronfleur avec quelques apnées en apnéique pathologique. Je pense que certains patients ne développeraient pas de démence si leur cortex cérébral ne subissait pas autant d’hypercapnies et donc d’asphyxies. »

Et on comprend le pourquoi d’une telle chose. Quand une personne ronfle, c’est parce que la base de la langue s’enfonce dans la gorge et diminue la place pour le passage de l’air vers les poumons. Donc, déjà, vu que les opiacés engendrent un relâchement des muscles, ça doit relâcher encore plus les muscles de la langue, et du coup, enfoncer encore plus sa base dans la gorge, ce qui diminue encore plus l’espace qu’a l’air pour passer. Par ailleurs, lorsqu’une personne ronfle, le corps doit compenser instinctivement le manque d’espace de passage de l’air, en soufflant un peu plus fort. Du coup, le flux d’air augmente et la personne évite le manque d’oxygène. Mais, avec les opiacés, toujours à cause du relâchement des muscles, la personne ne peut plus faire cet effort supplémentaire. Et à de nombreuses reprises, il doit y avoir des micro apnées.

Du coup, vu qu’il y a déjà naturellement un problème de sommeil non réparateur avec les opiacés, chez les personnes qui ronflent le problème est encore augmenté.

Bien sûr, il faudrait voir quelle est la proportion des gens qui ont l’habitude de ronfler parmi ceux qui développent une démence à cause des opiacés pour déterminer l’ampleur du phénomène.

Au final, quand une personne prend des opiacés à dose massive, comme dans les hôpitaux psychiatriques, elle va passer rapidement pour folle à cause des effets secondaires de type perte de mémoire, confusions et hallucinations. Comme en plus, ça rend amorphe, dans l’esprit des visiteurs, il sera clair que la personne n’est pas normale. Etre face à un légume ayant du mal à se concentrer et qui, dans les phases où il y arrive, invente des choses qui ne lui sont jamais arrivées et oublie des trucs arrivés la veille, ça donne forcément une mauvaise impression concernant sa santé mentale. Surtout si se greffent parfois là-dessus des hallucinations.

 

2) Arrêt ou diminution de la prise d’opiacés et folie dangereuse

 

Par ailleurs, il faut tenir compte du fait que si le gars arrête de prendre l’opiacé, ou diminue un peu trop les doses, le syndrome de manque va aussi participer à le faire passer pour fou. En effet, il est très connu que quand on arrêt de prendre un opiacé, la nervosité monte en flèche. Le gars va donc devenir très nerveux, ce qui se traduira par un comportement plus ou moins agité ou/et excité, obsessionnel, compulsif (toc), délirant, extravagant, agressif, dangereux, suicidaire, etc… Et les médecins vont avoir beau jeu de dire que quand le gars arrête de prendre ses médicaments, ou quand il en prend moins, il a un comportement anormal. L’endommagement du cerveau précédemment à ça risquera d’ailleurs d’augmenter l’anormalité du comportement du gars. Autrement dit, l’énervement aura une apparence d’autant plus délirante que le gars aura commencé à avoir le cerveau foutu en l’air à cause des opiacés.

Le gars passera alors éventuellement pour un fou dangereux, donc, à garder absolument en hôpital psychiatrique et en permanence sous opiacés. Et le patient lui-même, s’il lui reste suffisamment de conscience, sera convaincu qu’effectivement, il vaut mieux qu’il continue à prendre ses médicaments. Et là, le piège se refermera définitivement. Le gars ne pourra jamais arrêter de prendre ses médicaments, et à cause de leurs effets secondaires, se transformera de plus en plus en légume. Transformation en légume qui finira de démontrer aux yeux des médecins et de ses proches, qu’il était effectivement fou. Le stade légume sera considéré comme le dernier stade de la folie.

C’est comme ça qu’on peut accoler l’étiquette de fou dangereux à pas mal de personnes qui au départ, ne l’étaient pas du tout. Bien sûr, il y a des gens réellement fous et dangereux. Mais beaucoup ne le sont pas ; ou alors le sont plus ou moins devenus, mais ne l’étaient pas au départ. Je dis « ou le sont plus ou moins devenus », parce qu’effectivement, avec le cerveau esquinté et l’arrêt des opiacés, ils peuvent désormais éventuellement devenir dangereux. Une autre catégorie, ce sont les gens qui sont internés après avoir eu un comportement dangereux. Mais un certain nombre seront justement des gens qui prenaient des opiacés pour une raison X ou Y et qui ont arrêté de les prendre ou ont baissé les doses peu de temps avant, ce qui les aura rendu très nerveux. Ils ne sont donc pour beaucoup pas des fous dangereux, mais simplement des gens en période de sevrage d’opiacés. L’épisode agressif pourrait donc être tout à fait passager. Mais en étant internés en hôpital psychiatrique, et en se faisant administrer à nouveau des opiacés-likes, là, ils risqueront très fortement d’entrer dans le cercle infernal décrit plus haut.

 

Du coup, aussi bien quand le gars prend des médicaments opiacés (pertes de mémoires, inventions de souvenirs, hallucinations, difficultés à se concentrer) que quand il arrête de le faire (nervosité, agressivité, violence, etc…) il est facile de le faire passer pour un fou. Pour les médecins et les visiteurs extérieurs, c’est clair que le gars a l’air de ne plus rien capter, de ne plus être autonome, qu’il peut être éventuellement dangereux et donc qu’il est bon pour l’asile. Sauf que ce sont les opiacés et leurs analogues qui sont à l’origine du problème.

Si le traitement dure plusieurs années ou même parfois seulement plusieurs mois, le cerveau de la personne finira par être complètement esquinté. Et elle sera définitivement diminuée intellectuellement. Donc, à cause des opiacés, effectivement, quand une personne entre dans un hôpital psychiatrique, elle risque de ne pas en ressortir normale. On aura bien fabriqué des fous.

Surtout qu’il y a probablement d’autres composées qui jouent sur le cerveau de la personne qui sont intégrés dans le traitement psychiatrique, comme le fluor.

Par ailleurs, on utilise apparemment toujours les électrochocs. Forcément, ça non plus ça ne doit pas être très bon pour le cerveau.

Surtout que vu que l’objectif dans les hôpitaux psychiatrique est d’assommer chimiquement les patients pour les rendre passifs, on doit adapter les doses en permanence pour que cet objectif soit atteint. Donc, ce n’est pas du tout pareil que pour des personnes qui prennent des antalgiques de palier 2 ou 3, ou des somnifères, etc…, pour lesquelles on n’augmente pas les doses trop facilement, (afin de limiter les effets secondaires). Ce qui fait que l’impact des opiacés reste dans certaines limites. Ici, l’objectif est clairement de maintenir en permanence un état de léthargie ; donc, on donne dès le départ des doses massives, et ensuite, on donne ces médicaments en permanence, et on augmente les doses autant qu’il le faut pour maintenir l’état d’abrutissement. Donc dans les hôpitaux psychiatriques, l’impact des opiacés est presque au maximum. Et la vitesse et l’importance de la dégradation intellectuelle doivent être énormes.

En fait, plus le patient est considéré comme dangereux, plus les doses d’opiacés doivent être importantes. Donc, il ne vaut mieux pas être considéré comme tel quand on arrive dans un hôpital psychiatrique. Corolaire de ça, les doses administrées doivent être plus ou moins importantes en fonction de l’état de dangerosité supposée du patient. Donc, une personne considérée comme peu dangereuse (soit qui l’est naturellement ou qui est docile parce qu’elle a compris qu’il vaut mieux ne pas se rebeller) va bénéficier d’un traitement moins lourd et périclitera moins vite et moins fort. Il y aura donc clairement des paliers de folie au sein de l’hôpital. Ce qui permettra d’ailleurs aux médecins, en cas de critique générale sur les hôpitaux psychiatriques, de mettre en avant qu’il y a toute sorte de niveaux de démence au sein d’un hôpital psychiatrique, et que les choses sont donc « plus compliquées que ça ».

Heureusement, pour certains patients dociles, on doit ensuite limiter la dose. En effet, après avoir été autant assommés chimiquement, un certain nombre de patients préfèreront adopter une attitude soumise plutôt que de revivre l’enfer de la période d’administration massive de médoc.

Enfin, les patients étant drogués aux opiacés, ils auront tendance d’eux même à vouloir continuer à en prendre pour continuer à se sentir bien. Et en continuant à prendre des opiacés, leur état mental continuera de se dégrader. Du coup, le piège est encore plus parfait.

Donc, oui, les hôpitaux psychiatriques peuvent tout à faire créer des fous. Ils doivent en créer en masse.

 

PS :

Tout ça explique que les personnes en hôpital psychiatrique n’aient généralement pas l’air démonstratives, exaltées et agressives, mais plutôt assez éteintes. Parce qu’effectivement, normalement, on s’attendrait à voir des gens nerveux, excités, etc… Des fous quoi. Mais non, d’après ce qu’on peut en voir dans les reportages, ils ont l’air surtout d’être dans un état plus ou moins léthargique.

Peut-être qu’il y a un petit problème au niveau de la constipation. Comme les opiacés constipent, il faut donner ce qui équivaut à des anti-inflammatoires. Seulement, ça énerve le patient, qui peut devenir dangereux. Donc, c’est une limite des opiacés en ce qui concerne le confort du personnel soignant. Probablement que de temps à autres, le patient sera à la limite d’efficacité des opiacés, et l’administration d’équivalents d’anti-inflammatoire à ce moment-là provoquera une poussée d’énervement et de violence.

J’ai évoqué tout au long de l’article en filigrane, mais sans le dire clairement (à part au tout début), la raison pour laquelle les médecins donnent des opiacés. Il y a donc deux raisons. Non seulement, c’est plus confortable pour le personnel ; mais surtout, ça rend réel la maladie. Donc, ça justifie leur travail. Double bénéfice.

Enfin, Il est évident qu’aller chez des psychiatres de ville peut déjà être un premier pas vers cette descente aux enfers. En effet, pour de nombreuses pathologies, ils vont utiliser des opiacés ou des équivalents d’opiacés. Du coup, les problèmes de démence risquent d’apparaitre. Ce qui pourra conduire à terme à un internement.

 

Les médicaments antimigraineux

 

Il y a trois types de médicaments utilisés contre la migraine :

1) Les anti-inflammatoires (antalgiques de palier 1)

2) Les mélanges anti-inflammatoires/opiacés (antalgiques de palier 2)

3) Les opiacés purs (antalgiques de palier 3)

Ces paliers correspondent à l’importance du problème. Lorsque la migraine est d’intensité légère à moyennement forte, on utilise des antalgiques de palier 1. Si ces médicaments ne font plus assez effets, on utilisera alors des antalgiques de palier 2. Et si ces derniers ne font à leur tour plus assez effet, on utilisera les antalgiques de palier 3.

 

1) Les anti-inflammatoires seuls (antalgiques de palier 1)

 

On a déjà vu le principe de fonctionnement des produits ayant un effet sur le taux de cortisol. Je vais donc traiter rapidement le cas de ces médicaments.

La migraine est due à une dilatation des vaisseaux sanguins. Ca fait pression sur les nerfs situés derrière, ce qui entraine la douleur. L’effet des anti-inflammatoires étant inverse (ça resserre les vaisseaux sanguins), on peut donc utiliser ces médicaments pour arrêter la migraine. L’anti-inflammatoire va augmenter le taux de cortisol, ça va entrainer une vasoconstriction, et la migraine va donc disparaitre.

Ces médicaments présentent un problème d’effet en retour quand on arrête de les prendre. Le taux de cortisol ayant été augmenté artificiellement, il va avoir tendance à baisser en dessous du niveau normal après l’arrêt du médicament, ce qui va éventuellement entrainer le retour de la vasodilatation, et donc celui de la douleur. C’est une sorte de cercle vicieux.

Mais, dans la pratique, vu que ces médicaments sont pris ponctuellement et pendant seulement quelques heures, ça va être rarement le cas. Ca permettra donc de passer la crise. Au pire, celle-ci sera rallongée de deux ou trois jours.

A faible dose, ces médicaments entrainent : une prise de poids, une hausse de la tension, de l’énervement, de l’insomnie, etc…

Et à plus haute dose, ils entrainent : une hausse de la tension, des saignements, une désagrégation des cellules présentes dans le sang, des éruptions cutanées, un endommagement du foie, des diarrhées, etc…

Mais là encore, comme ils sont pris ponctuellement, la plupart du temps, ces problèmes ne seront pas présents, ou trop passager pour en être vraiment.

Il y a un cas qui pose problème tout de même, c’est celui des femmes qui prennent la pilule avec arrêt de 7 jours. L’arrêt entraine une baisse du taux de cortisol, ce qui provoque la migraine. Mais en prenant un anti-inflammatoire pour arrêter la migraine, on maintient le taux de cortisol élevé. Il n’y a pas la baisse de 7 jours du taux de cortisol qu’il devrait y avoir. Et du coup, c’est presque comme si ces femmes prenaient une pilule en continue. Et ça, c’est plutôt mauvais. Ca augmente les problèmes de prise de poids, de hausse de la tension, de risques de caillots sanguins, etc… (voir l’article sur les pilules prises en continu pour approfondir le sujet).

 

2) Les mélanges anti-inflammatoires/opiacés (antalgiques de palier 2)

 

Si les antimigraineux de palier 1 ne font plus assez effet à dose maximum, on passe alors aux antimigraineux de palier 2.

Il semble qu’au palier 2, ce soit principalement des mélanges anti-inflammatoires/opiacés qui sont utilisés. Les opiacés utilisés à ce stade sont de faible intensité, comme la codéine.

Comme on l’a vu dans l’article sur les médicaments mixtes anti-inflammatoires/opiacés (article du 5 septembre 2011), avec les produits purs, comme les anti-inflammatoires, ou les opiacés, les effets secondaires sont connus. Mais avec le mélange des deux, ça devient évidemment plus compliqué. Certains effets sont contraires les uns des autres ; par exemple, les anti-inflammatoires entrainent une vasoconstriction alors que c’est l’inverse pour les opiacés. Certains autres sont par contre sans concurrent inverse ; par exemple, les opiacés diminuent la douleur, tandis que les anti-inflammatoires ne l’augmentent pas.

Heureusement, l’analyse ayant déjà été faite, on va directement passer à la synthèse concernant les effets qu’on peut attendre de ces médicaments (je vous renvoie à l’article du 5 septembre pour la justification de cette liste).

On peut donc penser que d’ordinaire, on a les effets suivants :

L’opiacé entraine :

  • Détente des muscles
  • diminution directe de la douleur
  • constipation
  • somnolence
  • Nausées, vomissements
  • Vertiges

L’anti-inflammatoire entraine :

  • augmentation du taux de cortisol
  • Endommagement du foie (dont l’intensité dépend des doses et du nombre de prises)
  • Fluidification sanguine (et donc risque d’hémorragies)
  • Eruption cutanée lorsque la dose d’anti-inflammatoire est importante

Effet partagé :

  • Dépression respiratoire pour les associations ou l’effet de l’opiacé dure plus longtemps que l’anti-inflammatoire. Ou alors, éventuellement au début de la prise, si l’effet anti-inflammatoire domine.

Du coté des effets dont la présence dépend des dosages respectifs des deux médicaments et de la durée d’effet de l’opiacé on a :

  • Vasoconstriction (et donc probabilité de développer des thromboses veineuse et des caillots)
  • Vasodilatation

 

On sait que l’effet direct sur la douleur de l’opiacé ne rencontre pas d’effet inverse de la part de l’anti-inflammatoire et donc que les antalgiques de palier 2 agissent déjà par ce biais sur la douleur. Il y a un effet qui est direct sur la douleur et cet effet est apporté par l’opiacé.

La deuxième façon par laquelle ces médicaments peuvent agir sur la migraine, c’est la vasoconstriction. Cet effet est apporté par l’anti-inflammatoire. Le couple antagoniste vasoconstriction/vasodilatation est donc crucial. Mais c’est justement le seul couple dont l’orientation n’est pas bien claire. D’un côté, les documents sur ces médicaments évoquent pratiquement tout le temps des nausées et des vertiges, qui sont les signes d’une vasodilatation. D’un autre côté, on parle dans certains cas de vasoconstriction et de hausse de tension (par exemple pour les triptans, qui sont en réalité une simple association opiacé/anti-inflammatoire, et pas des nouveaux médicaments high-tech). Et l’effet sur la migraine laisse aussi envisager un effet vasoconstricteur.

Comme on l’a vu dans l’article précédent sur les médicaments mixtes anti-inflammatoires/opiacés, il y a quatre explications possibles à cet état de fait (voir l’article précédent sur le 3ème type de médicaments pour plus de détails).

1) Soit en réalité l’effet opiacé domine tout le temps. Il n’y a en réalité que vasodilatation. Donc, les documents disant qu’il y a vasoconstriction et hausse de la tension disent n’importe quoi.

2) Soit l’effet anti-inflammatoire en réalité l’emporte tout le temps. La présence de symptômes de nausées et de vertiges viendrait essentiellement du fait qu’il y aurait quand même hypotension malgré la vasoconstriction. Ce qui serait rendu possible par le fait que la détente des muscles entrainerait une certaine lenteur de retour du sang vers le cœur. Le rythme cardiaque s’y adapterait et serait plus lent ; entrainant donc une hypotension. Le rythme cardiaque serait également plus lent à cause de l’opiacé.

3) Soit l’effet anti-inflammatoire l’emporte. Mais les nausées et vertiges n’apparaissent qu’en début de prise et sont en réalité des effets classiques des anti-inflammatoires.

4) Soit la durée des effets n’est pas la même et celui de l’opiacé dure plus longtemps. Ce qui expliquerait qu’apparaisse alternativement un effet vasoconstricteur dû à l’anti-inflammatoire (et donc une hausse de tension), puis un effet vasodilatateur dû à l’opiacé (et donc des nausées et vertiges). Les deux effets (vasoconstriction et nausées) apparaitraient effectivement, mais pas en même temps. Et effectivement, il est connu que pour de nombreux médicaments de ce type, l’effet de l’opiacé dure plus longtemps. C’est le cas par exemple avec les associations paracétamol/dextropropoxyphène. C’est d’ailleurs pour ça que le di-antalvic a été retiré de la vente. Les gens avaient tendance à en reprendre trop vite, et les effets du dextropropoxyphène (qui durent jusqu’à 13 heures) avaient tendance à s’additionner de prise en prise.

 

Difficile de dire quelle est la bonne hypothèse. En fait, selon les situations, c’est peut-être bien les quatre. En effet, les concentrations des deux éléments varient selon les médicaments. La concentration en paracétamol varie de 300 mg à 600 mg et celle en opiacé de 8 mg à 50 mg (voir ici). Ça passe du simple au double pour l’anti-inflammatoire, et ça peut être multiplié par 6 pour l’opiacé.

Donc, il est possible que dans certains médicaments, l’opiacé ait un effet supérieur à celui de l’anti-inflammatoire sur le calibre des veines. On serait alors dans l’hypothèse 1.

Si c’est l’anti-inflammatoire qui l’emporte, on va être dans les 3 autres hypothèses. Si l’effet de l’opiacé dure plus longtemps que celui de l’anti-inflammatoire, on devrait être plutôt dans l’hypothèse 4 (même si ça n’exclue pas complètement l’hypothèse 2 et 3). Et si l’effet est de même longueur, on sera soit dans l’hypothèse 2, soit dans l’hypothèse 3, soit dans les deux.

Donc, il est possible que selon les doses, on soit dans l’un ou l’autre des 4 cas.

Si on suppose par contre qu’une ou plusieurs des hypothèses envisagées sont fausses, il n’y aura qu’une partie de ces 4 cas qui sera présent. Lesquels ? Ce qui est sûr, c’est que le cas numéro 4 est présent dans certains médicaments. Le cas 2 est celui qui est le plus sujet à débat. Si cette hypothèse est fausse, alors c’est seulement les cas 1 et 3 qui sont la bonne explication. Donc, au pire, 3 des hypothèses sont justes, au mieux, les 4 le sont et sont valables selon les doses.

 

Détails divers

Il est possible que l’effet anti-inflammatoire prenne plus d’ampleur au fur et à mesure du temps. En effet, comme l’effet de type opiacé à tendance à faire de moins en moins effet, la personne va prendre des doses plus importantes. Or, comme l’effet de type anti-inflammatoire va persister plus facilement ; à partir d’un certain dosage, il va se manifester plus clairement. Alors qu’avant, c’était essentiellement l’effet de type opiacé qui se manifestait.

En plus, les gens vont avoir tendance à prendre des produits pour contrer ceux engendrés par les opiacés. Par exemple, pour lutter contre les nausées, ils vont prendre du café ou du coca. Or, comme ces produits augmentent le taux de cortisol, ça augmente l’effet de type anti-inflammatoire.

 

Les problèmes de santé entrainés par les antalgiques de niveau 2

On va avoir 3 gros problèmes directs de santé engendrés par les antalgiques de niveau 2

–          Problèmes cardiaques

–          Risques d’hémorragie

–          Endommagement du foie

 

Ce qui est sûr, c’est que d’une façon ou d’une autre, ça entraine des nausées et des vertiges. Que ce soit à cause d’une vasodilatation ou d’un processus plus compliqué dans le cas d’une vasoconstriction. Et quel que soit le mécanisme, ça indique une hypotension et donc un danger pour le cœur.

Ces médicaments étant très prescrits pour les personnes de plus de 65 ans (c’était le cas par exemple du di-antalvic, qui a été retiré, voir ici), ça doit être une source importante de crises cardiaques.

D’ailleurs, des études ont montré que les migraineux qui sont grands consommateurs d’antalgiques de niveau 2, sont plus susceptibles d’avoir des problèmes cardiaques.

Le fait que très souvent, la personne qui prend l’antalgique soit déjà en état de vasodilatation (migraine par exemple) et donc d’hypotension, augmente la probabilité de survenue du problème.

Les antalgiques dont l’effet opiacé dure plus longtemps que l’effet anti-inflammatoire (exemple : paracétamol (de 1 à 4 heures)/ dextropropoxyphène (13 heures)) sont particulièrement dangereux à ce niveau-là. Le problème, c’est qu’il semble que l’effet sur la douleur ait tendance à disparaitre bien avant que l’effet de l’opiacé ait disparu : au bout de 4 ou 5 heures. Les gens vont avoir tendance à reprendre un antalgique au bout de 4 ou 5 heures, quand l’effet sur la douleur du premier aura commencé à diminuer. Mais l’effet opiacé sera encore présent. Et du coup, quand l’effet anti-inflammatoire du deuxième antalgique disparaitra au bout de 3 ou 4 heures, il ne restera que l’effet opiacé. Seulement, comme l’opiacé de l’antalgique précédent fera encore effet, ce sera comme si ces gens avaient pris une double dose d’opiacé. Ce qui entrainera un risque de crise cardiaque plus important (par vasodilatation et donc hypotension). Par ailleurs, peu après que la personne ait pris le deuxième antalgique, la mobilisation d’eau et de sang au niveau du ventre à cause de l’anti-inflammatoire risquera là aussi de provoquer une crise cardiaque.

Plusieurs personnes sur Internet disent qu’elles se sont retrouvées dans un état de pré crise cardiaque après avoir avalé des comprimés de Zomig.

Exemple sur le site meamedica :

Témoignage 1 :

« Au 3eme pris le soir, j’ai passé la nuit en ayant l’impression d’avoir le coeur dans la tête. Pire qu’un tambour. Le matin effets indésirables, je pense être passé près d’un AVC. »

Témoignage 2 :

« Infarctus à la suite d’une prise de ce traitement de la crise.« 

Témoignage 3 :

« Oppression dans la poitrine, essoufflement.« 

D’ailleurs, dans les contrindications du Zomig, il y a : « antécédent d’infarctus. Antécédent d’angine de poitrine. Certains troubles du rythme cardiaque ». Bien sûr, il est vrai que c’est clairement contre indiqué chez ce genre de personne. Mais en réalité, le danger d’infarctus est présent chez tout le monde.

On peut penser que ça pose encore plus de problème si c’est pris à un moment où le taux de cortisol est naturellement bas, ou quand il y a des conditions favorisant encore plus la vasodilatation. Par exemple, si quelqu’un en prend un soir où il fait très chaud, ça peut être plus risqué que d’ordinaire.

Ça peut être aussi un problème si on prend ce genre de médicaments après avoir arrêté de prendre des antimigraineux augmentant le taux de cortisol de façon régulière pendant de nombreux mois. Parce que le taux de cortisol va s’effondrer et le risque de problème cardiaque va augmenter.

A noter que certaines personnes prennent des antidépresseurs de type anti-inflammatoires. Du coup, effectivement, les médicaments antimigraineux vont avoir des effets variés selon le moment de la prise de l’un et de l’autre.

 

Si on augmente les doses et qu’on prend plus souvent ces médicaments (ce qui va être le cas avec le cercle vicieux lié à l’anti-inflammatoire, voir plus bas), vu que ça contient un anti-inflammatoire et qu’à haute dose, ceux-ci provoquent des hémorragies, les risques hémorragiques vont augmenter. Ce qui pourra être source d’accidents vasculaires cérébraux (AVC), de problèmes digestifs, éventuellement de perte d’audition, etc…

 

Evidemment, là encore si on en prend plus régulièrement avec des doses plus élevées, ça va finir par fortement endommager le foie. Toujours à cause de l’anti-inflammatoire. La personne risque donc d’avoir de moins en moins d’énergie, vu qu’elle éliminera de moins en moins bien les déchets cellulaires. Et par ailleurs, si jamais un médecin diagnostique la présence d’une tumeur quelque part, il pourra inventer l’existence d’un cancer métastasé au foie, à cause des éventuelles nécroses, réparations anarchiques et inflammations que l’antalgique aura créé au fur et à mesure des années (voir l’article sur la façon dont les médecins rendent réel le diagnostic de cancer). Avec les déchets cellulaires en circulation dans le sang, il sera aussi plus facile d’inventer une leucémie (voir l’article sur le sujet).

 

3) Les opiacés purs et puissants (antalgiques de palier 3)

 

Les opiacés les plus puissants font partis de la classe des antalgiques de palier 3. Ils sont utilisés seuls, sans ajout d’anti-inflammatoire. Ils sont prescrits uniquement en cas d’ultime recours, quand les médicaments de niveau 2 ne font plus assez effet.

Les opiacés ont tendance à dilater les veines. Donc, on pourrait se dire que ce n’est pas indiqué pour la migraine. Mais par ailleurs, ça calme la douleur en agissant directement sur les nerfs ou sur les centres de la douleur dans le cerveau. L’effet sur le signal de douleur contrecarre l’effet négatif de dilatation des veines. Au final, ça a donc un effet positif sur la migraine.

L’avantage des opiacés, c’est qu’ils ne jouent pas sur le taux de cortisol. Donc, il n’y a pas d’effet en retour comme avec les anti-inflammatoires. Il y a un effet en retour qui consiste en l’augmentation d’une douleur déjà présente. Mais a priori, ça ne crée pas la douleur elle-même.

Cela dit, beaucoup de gens ont des migraines parce qu’ils prennent par ailleurs des médicaments ou ont une alimentation qui les provoque. Comme on l’a vu, c’est le cas des femmes qui prennent la pilule. Donc, une femme sous antalgiques de palier 3 et qui arrête de les prendre verra sa migraine revenir lors des règles parce que l’arrêt de la pilule pendant cette période aura fait baisser le taux de cortisol. Et la douleur sera encore plus importante que d’habitude, puisque l’arrêt de l’opiacé augmentera la douleur en question.

On peut même se dire que les gens qui prennent des antalgiques de palier 3 sont généralement ceux qui ont la plus mauvaise hygiène de vie par rapport à ce problème (pris de café, coca, etc…), ou qui sont dans une phase longue de baisse du taux de cortisol ou comme on l’a vu plus haut, qui prennent des traitements de type anti-inflammatoire qui sont interrompus régulièrement (cas de la pilule). Donc, même sans problème d’effet en retour de la douleur de la part des opiacés, celle-ci risque de revenir parce qu’il y a un problème qui provoque la migraine par ailleurs. Et la douleur va être magnifiée par l’arrêt de l’opiacé.

Et puis, ce qui va se passer, c’est que si la personne va mieux, on va la faire revenir au mélange anti-inflammatoire/opiacés des antalgiques de palier 2. Du coup, le phénomène de cercle vicieux va revenir.

Enfin, le problème des opiacés est que ça entraine des effets secondaires qui ne peuvent être soignés pour certains que par la prise de produits de type anti-inflammatoire. Par exemple, on donne presque systématiquement des antiémétiques et un traitement préventif de la constipation. Du coup, quand on prend des opiacés forts, on est la plupart du temps obligé d’utiliser également des anti-inflammatoires. On fait alors augmenter le taux de cortisol. Et si on arrête le traitement opiacé, on va arrêter aussi les anti-inflammatoires. Le taux de cortisol se retrouvera en dessous de la normale, ce qui entrainera le retour de la migraine. Et la douleur sera en plus augmentée à cause de l’arrêt de l’opiacé. A cause de ça, dans la réalité, les antalgiques de palier 3 vont très souvent être des traitements identiques aux antalgiques de palier 2, à savoir des traitements mixtes opiacés/anti-inflammatoires. Sauf que la douleur sera encore plus importante lors de l’arrêt du traitement que quand on arrête les antalgique de palier 2, parce que l’opiacé utilisé a un effet plus puissant sur la douleur.

Donc, même si les opiacés purs ne provoquent pas de cercle vicieux comme les anti-inflammatoires, le problème va souvent perdurer malgré tout lors de leur arrêt.

 

Concernant les problèmes de santé engendrés par les antalgiques de palier 3, ça va être tout ceux des opiacés forts. J’en ai déjà parlé dans d’autres articles. Mais globalement, ça va être des problèmes d’hypotension, de nausées, de vertiges, de constipation, de somnolence, de mémoire, d’insuffisance respiratoire, des problèmes cardiaques, etc…

Par ailleurs, il semble qu’il faille mettre la personne sous traitement pendant une longue durée (sans interruption) pour que les opiacés soient efficaces contre la douleur. Donc, là, c’est différent des autres antalgiques, puisqu’on ne prend pas les médicaments de façon ponctuelle, quand la crise arrive, mais au minimum pendant plusieurs semaines. Du coup, la personne subit à plein les problèmes engendrés par les opiacés. Surtout que pour maintenir le même effet, il faut augmenter régulièrement les doses. Du coup, avec une prise en continu, vont s’ajouter des problèmes de perte d’appétit et donc d’amaigrissement. Et tous les effets décrits plus hauts vont être beaucoup plus présents (sauf bien sûr si le médicament perd de son efficacité et qu’on n’augmente pas les doses pour compenser).

Les plus gros problèmes seront des problèmes cardiaques et respiratoires. A cause de la vasodilatation et de la déshydratation (causée par l’amaigrissement), il va y avoir des problèmes d’hypotension. Ce qui risque de mener à des états comateux, voir carrément à une crise cardiaque. La détente des muscles et l’hypotension vont causer aussi des problèmes d’insuffisance respiratoire.

 

4) Les médicaments antimigraineux entrainent un cercle vicieux à partir du palier 2

 

La question de l’entrée dans un cercle vicieux due aux antimigraineux dépend du type de médicaments pris. Mais globalement, il y a un réel danger d’entrer petit à petit dans un cercle vicieux qui va faire prendre de plus en plus d’antimigraineux, voir en prendre presqu’en permanence.

Pour les antimigraineux de palier 1, le problème ne se pose quasiment pas. Autant, avec les médicaments augmentant le taux de cortisol pris sur une longue période (pilule par exemple), il y a introduction d’un cercle vicieux, autant, comme les antimigraineux de palier 1 sont pris ponctuellement –quand la crise arrive-, il n’y a pas vraiment de cercle vicieux. Ou plutôt, le cercle vicieux est peu fréquent et dure relativement peu longtemps. L’augmentation artificielle du taux de cortisol doit durer trop peu de temps pour enclencher un cercle vicieux.

Ils peuvent effectivement entrainer un retour de la crise quand ils cessent d’agir. Mais ça ne va pas être systématique. La personne va prendre une aspirine, ça va calmer sa douleur. Et ça sera finit. Parfois, ça enclenchera le cercle vicieux, et la personne subira alors une migraine pendant plusieurs jours au lieu d’un seul. Pour les gros migraineux, le cercle vicieux s’enclenchera plus souvent, mais ça restera limité.

Si la personne a des problèmes de retour de migraine, ce sera souvent parce qu’il y a un problème de baisse du taux de cortisol entrainé par une autre  cause.

Cela dit, bien sûr, il y aura certaines personnes qui entreront dans un cercle vicieux relativement long uniquement à cause des antalgiques de palier 1. Mais ça sera rare.

C’est avec les antalgiques de palier 2 que le problème d’entrée dans un cercle vicieux de longue durée va apparaitre.

On va déjà avoir un problème de cercle vicieux de courte durée. Ceux-ci vont apparaitre plus souvent avec les antimigraineux de palier 2 qu’avec ceux de palier 1. Ça va arriver plus souvent déjà parce que si ces médicaments plus puissants sont utilisés c’est parce que les personnes ont des problèmes de migraine plus importants. Donc, on va utiliser ces médicaments plus souvent, augmentant la probabilité de survenue d’un cercle vicieux. Et en plus, celui-ci sera plus long. Disons que plus ou moins souvent, ça va faire durer la crise non pas 2 ou 3 jours, mais carrément une semaine ou 10 jours.

Bien sûr, tout dépend de la dose. Comme pour les antalgiques de niveau 1, une prise isolée ne va pas entrainer de cercle vicieux.

Et les retours de crise vont être en plus être beaucoup plus douloureux qu’avec les antalgiques de palier 1. En effet, les opiacés ont un effet direct sur la douleur, et arrêter de les prendre entraine un retour de la douleur, mais augmenté. Donc, comme ces médicaments contiennent des anti-inflammatoires et des opiacés, quand on arrête de les prendre, la migraine risque de revenir à cause du cercle vicieux lié à l’anti-inflammatoire, mais en plus, la douleur va être magnifiée par l’arrêt de l’opiacé.

Le premier problème qui va entrainer des cercles vicieux de durée plus longue, c’est que comme il faut prendre des doses de plus en plus fortes d’opiacés pour conserver le même effet sur la douleur, il va falloir prendre des doses de plus en plus fortes d’antalgiques de pallier 2. Ce qui risquera de faire revenir la migraine pendant plus longtemps.

Mais surtout, les antalgiques de paliers 2 risquent d’entrainer une véritable addiction à l’opiacé qu’ils contiennent. Donc, les gens vont avoir tendance à les consommer en continu, histoire d’éviter les symptômes très désagréables ressentis lors de l’arrêt (comme quand on arrête la morphine ou l’héroïne). Du coup, il va y avoir rapidement prise en continu, et entrée dans un cercle vicieux de longue durée, voir permanent. Dès que la personne arrêtera d’en prendre, comme le taux de cortisol aura été élevé artificiellement pendant longtemps (à cause de l’anti-inflammatoire), il s’effondrera, et la migraine reviendra. Et elle reviendra d’autant plus fort que l’arrêt de l’opiacé magnifiera la douleur. Donc, les antalgiques de type 2 peuvent provoquer l’entrée dans le cercle vicieux permanent, via l’addiction à l’opiacé. Ça dépendra en fait de la capacité de la personne à contrôler cette addiction.

Le cercle vicieux pourrait ne pas apparaitre avec les antimigraineux de palier 3, à savoir les opiacés puissants (ex. la morphine). En effet, comme les opiacés n’engendrent pas de cercle vicieux de la douleur, mais entrainent seulement une magnification d’une douleur déjà présente, normalement, la migraine ne devrait pas revenir après leur arrêt.

Mais ce qu’il y a, c’est que les opiacés entrainent de nombreux effets secondaires, et que certains ne peuvent être traités qu’en prenant des produits de type inflammatoire. Du coup, quasiment systématiquement, on prend aussi des anti-inflammatoires en plus de l’opiacé. Or, lorsqu’on arrêtera de prendre le médicament, on arrêtera aussi l’anti-inflammatoire. Et l’effet en retour lié à l’arrêt de l’anti-inflammatoire va faire revenir la douleur. Il y aura donc une douleur de présente, et l’arrêt de l’opiacé va la magnifier.

On se retrouve donc dans la même situation que dans le cas des antimigraineux de palier 2. Sauf que l’effet en retour après l’arrêt du médicament sera encore pire, puisque l’opiacé est plus fort.

Sauf que cette fois, il y aura un risque quasi certain de création d’un cercle vicieux long, voir même permanent. En effet, comme on doit prendre l’opiacé pendant plusieurs semaines pour qu’il fasse effet, on doit prendre des anti-inflammatoires aussi pendant la même période de temps (pour contrer certains effets secondaires de l’opiacé donc). Du coup, quand on arrête l’opiacé, on arrête aussi l’anti-inflammatoire, et la migraine va alors revenir pendant de nombreux jours, voir des semaines ; obligeant ainsi la personne à reprendre de l’opiacé. Et ce cycle peut perdurer indéfiniment.

Les antalgiques ne palier 3 ne peuvent être prescrits que pendant une période maximale de 28 jours (loi de 1999). Mais rien n’empêche le médecin de renouveler indéfiniment le traitement. Et même si on ne prend pas l’opiacé en permanence, mais par période de plusieurs semaines, un cercle vicieux long s’installera forcément, à cause de la prise conjointe de l’anti-inflammatoire. En fait, dès qu’on prend l’opiacé de façon prolongée (sur plusieurs semaines), et plus seulement ponctuellement, on entre dans un cercle vicieux qui s’auto-entretient.

Et puis, là aussi, il va y avoir le problème de l’addiction. Et vu les doses d’opiacé, l’addiction sera pire qu’avec les antalgiques de palier 2. La personne aura donc un risque très fort de devenir accroc à l’opiacé et à devoir continuer à prendre de l’antalgique indéfiniment.

En fait, dès qu’on est obligé de prendre l’antalgique sur une période de plus de quelques semaines, que ce soit à cause d’une addiction à l’opiacé, ou parce qu’il faut prendre le produit sur une longue période pour qu’il soit efficace, il y a un risque énorme de rentrer dans un cercle vicieux de longue durée concernant la migraine, un cercle vicieux qui s’auto-entretient.

Dans la mesure où de nombreuses personnes vont passer des antalgiques de palier 1 à ceux de palier 2, et où le cercle vicieux se met en place dès ce palier là, on peut dire qu’il y a arnaque. Arnaque dans le sens où on va se mettre à donner des médicaments qui vont faire entrer dans un cercle vicieux, ce qui empêchera d’arrêter de les prendre. Si les gens arrêtent de le faire, la migraine reviendra, et avec une intensité bien plus forte qu’une migraine normale. Ces gens seront donc obligées de reprendre de l’antalgique. Et à cause de l’addiction à l’opiacé, l’arrêt du médicament entrainera des crises d’angoisse, une très grand nervosité, et d’autres symptômes de sevrages, ce qui obligera là-aussi à reprendre de l’antalgique. Donc, ils seront obligés de prendre l’antimigraineux quasiment à vie. Au mieux, ils seront obligés d’en prendre sur de longues périodes.

Et il y a arnaque aussi parce qu’on sait qu’un pourcentage important de migraineux finiront par passer aux antalgiques de niveau 2 et 3. Si, le passage des antalgiques de palier 1 à ceux de palier 2 était rare, l’arnaque serait limitée. Mais là, vu que c’est fréquent, il s’agit d’une arnaque massive. On organise en fait l’addiction.

Et bien sûr, cette addiction aux opiacés et aux anti-inflammatoires et les effets secondaires qui les accompagnent ouvriront la voie à des diagnostics de maladies plus graves.

 

Donc, avec les antalgiques de palier 1, la plupart du temps, le problème de la migraine va venir d’autres causes de variation artificielle du taux de cortisol, des causes qui sont présentes tout le temps : alimentation et/ou prise de médicaments augmentant le taux de cortisol (pilule par exemple), etc… C’est pour ça que beaucoup de femmes voient disparaitre leurs migraine à la ménopause, quand elles arrêtent de prendre la pilule. Cela dit, pas mal prennent des hormones qui vont avoir les mêmes effets, mais en permanence cette fois, ce qui fera comme une prise d’anti-inflammatoire en permanence. Donc, peut-être que l’analyse est biaisé en ce qui concerne les femmes.

Mais dès que la personne arrivera aux antalgiques de palier 2, elle aura un gros risque d’entrer dans un cercle vicieux auto-entretenu qui l’empêchera d’arrêter ses médicaments.

Ce qui n’empêchera d’ailleurs pas qu’il y ait toujours des causes externes de variation du taux de cortisol ou de vasodilatation directe. On peut même penser que si les gens en sont à prendre des antalgiques au-dessus du palier 1, c’est qu’elles ont des causes importantes par ailleurs d’avoir des migraines.

 

5) Les facteurs pouvant limiter le passage aux antimigraineux plus puissants ou permettant d’arrêter de les prendre

 

Ce qui limite quand même l’usage des antalgiques de palier 2, c’est que les antalgiques de palier 1 vont garder leur efficacité pendant longtemps. Donc, il n’y aura pas besoin forcément d’augmenter les doses. Ça sera le cas quand une personne sera dans un état de baisse du taux de cortisol durant longtemps. Dans ce cas, les migraines auront tendance à revenir après l’arrêt des anti-inflammatoires. Et on décidera peut-être de passer à des traitements plus puissants. Et plus cette baisse du taux de cortisol sur une longue période sera importante, plus ça sera le cas. Mais d’ordinaire, les antalgiques de palier 1 vont garder leur efficacité pendant des années.

On peut penser que les femmes sont relativement protégées de la récidive de la migraine à courte terme grâce à la pilule. Comme ça augmente le taux de cortisol, quand elles la reprennent, d’ordinaire la migraine disparait. Donc, pendant 3 semaines environ, elles seront tranquilles et n’auront plus à prendre l’antimigraineux.

Ça sera peut-être moins le cas si elles utilisent des anti-inflammatoire à haute dose. Ou si elles utilisent des antalgiques de niveau 2 en continu (à cause de l’addiction à l’opiacé). Mais globalement, ça sera le cas. Les hommes, eux, risqueront plus d’avoir parfois des crises récidivantes à certains moments. Ça ne sera pas systématique, mais ça sera plus fréquent.

Et le fait que la crise de migraine soit plutôt limitée à la période des règles évitera en partie le passage à des antalgiques plus puissants.

D’ailleurs, grâce à cette protection contre la récidive à court terme de la migraine, les femmes subiront peut-être moins de problème d’addiction aux opiacés des antalgiques de palier 2. Elles ne prendront ces médicaments que pendant 4 ou 5 jours, et ça sera bon. Avec seulement 4 ou 5 jours de consommation, ça doit limiter les risques d’addiction.

Concernant les antalgiques de palier 2 et 3, une chose s’opposera à ce que la personne reste dans son addiction indéfiniment : les médecins connaissent bien le problème de l’addiction aux opiacés. Donc, vu que le patient doit passer par un médecin pour obtenir ses opiacés, au bout d’un moment, ce dernier lui proposera probablement une cure de désintoxication. Cela dit, souvent, le médecin ne fera que remplacer un opiacé par un autre (qu’il ne considérera pas comme un opiacé).

Le problème qui entravera la cure de désintoxication est que la personne aura pris des anti-inflammatoires en même temps que l’antalgique de palier 3. Or, si elle arrête de prendre l’antalgique, elle arrêtera aussi de prendre les anti-inflammatoires. Donc, elle subira le problème de baisse du taux de cortisol, ce qui fera revenir la migraine. Cela dit, rien ne l’empêchera de reprendre des antalgiques de palier 1 (donc des anti-inflammatoires). Et en les prenant à forte dose, ça marchera peut-être. La douleur ne reviendra peut-être pas. C’est à voir.

 

Evidemment, il faudrait faire une analyse plus poussée sur le taux de migraineux étant passés aux antalgiques de palier 2 pour se faire une idée du nombre de personnes entrant dans la phase addictive de l’arnaque. De même, il faudrait des chiffres pour savoir le pourcentage de gens ayant des récidives plus ou moins fréquentes de migraine, lorsqu’elles n’en sont qu’au stade des antalgiques de palier 1 (et savoir leur style de vie, les produits qu’elles prennent par ailleurs, leur sexe, etc…). Il faudrait aussi connaitre le pourcentage de personnes consommant des antalgiques de palier 2 et 3 qui y sont accrocs et les consomment en continu ou au moins sur des longues périodes. Comme j’ai compris cette arnaque avec plus de précision lors de l’écriture de cet article, tout ça est assez nouveau. J’obtiendrai donc peut-être des nouveaux éléments par la suite permettant de se faire une meilleure idée sur ces questions.

 

Le livre « Amère pilule » d’Ellen Grant


Pour ceux qui auraient été intéressés par mes articles sur la pilule contraceptive, je conseille le livre « Amère pilule » d’Ellen Grant. On peut le trouver sur Amazon.

Ca dit à peu près les mêmes choses que moi concernant les effets secondaires des pilules (thromboses, changement d’humeur, baisse de la libido, prise de poids, tumeurs, etc..). Sauf qu’il s’agit d’une femme qui est médecin et qui a participé aux études sur les effets secondaires de la pilule au tout début de l’arrivée de celle-ci et a continué à s’y intéresser par la suite. Donc, pour ceux qui ne seraient pas convaincus par mes articles, parce qu’ils se diraient que c’est écrit par un dingue qui remet tout en cause et qui n’est pas médecin, voilà, là vous avez un livre écrit par quelqu’un qui a fait parti du sérail et qui a le titre de médecin.

 

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Je précise que je ne tire pas mes réflexions du livre d’Ellen Grant. Je l’ai découvert et lu après avoir écrit mon premier article sur le sujet. La plupart de mes découvertes des effets secondaires de la pilule découle logiquement et directement de mes recherches sur le taux de cortisol. Et j’ai découvert le reste en faisant des recherches sur Internet. Bien sur, vu que mes réflexions découlent de la problématique du taux de cortisol, je n’ais aucune crainte qu’on m’accuse de les avoir pompées du livre d’Ellen Grant. Mais c’est juste pour préciser qu’il n’y a aucune inspiration ou information venant de son livre dans mon article initial. Dans ceux qui ont suivi, par contre (début d’année 2011), il doit y avoir 2 ou 3 informations tirées de son ouvrage (il est d’ailleurs cité à chaque fois que c’est le cas).


Le problème des pilules prises en continu

 

Les pilules prises en continu sont historiquement les pilules microprogestatives, donc, considérées comme faiblement dosées (Cérazette, Microval, Milligynon, Ogyline). Certains progestatifs puissants (Lutényl, Lutéran, Surgestone) le sont parfois pour les femmes souffrant d’endométriose (donc, qui souffrent si elles ont des règles) ; mais généralement ils sont utilisés de façon classique.

Actuellement, un mouvement de pensée tend à considérer qu’avoir ses règles sous pilule ne sert pas à grand-chose, ou en tout cas pas tous les mois. Or, l’arrêt mensuel de la pilule s’accompagne souvent de symptômes physiques et mentaux désagréables (migraine, baisse de forme physique, dépression, etc…). Du coup, on commence à conseiller l’utilisation de pilules classiques (estroprogestatives) de façon continue.

Or, on a vu comment la pilule fonctionnait en réalité. C’est l’élévation du taux de cortisol qui entraine la contraception. Un taux élevé de cortisol entraine en effet que les cellules du centre du corps accumulent l’eau et ne la rejette pas. Du coup, les cellules produisant des hormones et autres substances nécessaires à la nidation de l’œuf en produisent moins et plus pâteuses, ce qui empêche la nidation. Et la glaire cervicale est également plus pâteuse et empêche les spermatozoïdes d’arriver jusqu’à l’utérus.

Et on a vu par ailleurs que maintenir le taux de cortisol élevé pendant longtemps et en continu est néfaste (voir mon article sur le cortisol).

Pour rappel, ça l’est parce qu’il n’y a aucune pause pour permettre aux cellules du centre du corps de se vider de leurs déchets (ce qu’elles font en se vidant de leur eau, mais comme là, elles ne peuvent qu’accumuler l’eau et pas la rejeter, elles ne peuvent pas se débarrasser de leurs déchets) ; ce qui entraine la probabilité de déclenchement de tumeurs dans le centre du corps, des douleurs d’estomac, etc… Il n’y a pas de pause dans la vasoconstriction des vaisseaux sanguins (qui conduit aux thromboses des bras et surtout des jambes). Et enfin, il n’y a pas de pause dans l’assèchement des cellules des bras et des jambes (qui entraine avec la vasoconstriction une acidification du sang et une déminéralisation des os pour compenser, une usure des tendons, ainsi qu’une faiblesse musculaire des membres).

Le fait de faire une pause de 7 jours dans la prise des pilules amène des effets physiologiques désagréables, mais ça permet au corps de se purger pendant au moins une semaine, de réparer les bras et les jambes, de limiter la formation de caillots dans les jambes, etc… Bien sur, prendre la pilule normale n’est pas bon de toute façon ; mais il y a au moins ça. Avec les pilules prises en continu, il n’y a aucune période de récupération.

Du coup, on peut penser que prendre les pilules en continu est encore plus néfaste que les prendre de façon habituelle avec une semaine de pause.

L’argument qu’on pourrait avancer, pour les pilules microprogestatives, c’est qu’elles sont suffisamment faiblement dosées pour que les prendre en continu n’entraine pas trop d’effets secondaires. Donc, on pourrait dire que d’accord, ce genre de pilule est prise en continu, mais, comme la dose est plus faible que pour les autres pilules, ça n’est pas trop gênant.

 

1) Doses suffisamment faibles ou pas ?

 

Donc, la question est : « est-ce que c’est assez faiblement dosé pour éviter que la prise en continu pose problème ? »

Selon la littérature officielle, ces pilules sont les plus faiblement dosées. L’orthodoxie reconnait même que l’efficacité peut être légèrement moins bonne que pour les pilules estroprogestatives. Et il est dit que les effets secondaires sont moins forts que pour les pilules classiques. Donc, on peut effectivement se demander si finalement, la baisse des effets secondaires n’est pas suffisante pour compenser la prise en continue.

Seulement, il y a quelques éléments qui indiquent que la dose reste trop forte.

 

a) Suppression des règles

Ces pilules ont tendance à supprimer les règles. Déjà rien que ça signifie que c’est relativement fortement dosé. Sinon, ça laisserait les règles arriver.

Dans la littérature sur le sujet, ce n’est pas évident de savoir ce qui se passe réellement au niveau de l’endomètre (la muqueuse de l’utérus qui est à l’origine des règles). On dit que l’endomètre se gonfle pendant le cycle. Mais, concernant les règles, la cause et le mécanisme ne sont pas clairs.

Après avoir étudié la chose, je pense que ce qui se passe est ceci.  En fait, l’endomètre doit effectivement se gonfler. Mais il doit aussi émettre une sorte de mucus imprégné de sang et d’hormones. Celui-ci doit servir de substance nutritive pour l’œuf fécondé ; un peu comme le jaune et le blanc dans un œuf de poule. Ca permet à l’œuf de se développer avant de se raccorder au système sanguin de la mère via le cordon ombilical et le placenta. C’est parce qu’il s’agit d’une couche de mucus et que c’est donc séparé de l’endomètre que ça se détache facilement. On pourrait alors se demander pourquoi ça ne se détache pas avant. A mon avis, c’est que, déjà, ce mucus doit être d’être relativement pâteux. Mais surtout, il doit être derrière une fine membrane. C’est peut-être pour ça que ça n’est pas considéré comme étant un élément séparé de l’endomètre. Lors des règles, la membrane doit se déchirer et laisser passer ce mucus (d’ailleurs, ici, on parle de « rupture de la couche externe de l’endomètre »). Par ailleurs, peut-être qu’un mucus beaucoup plus fluide est émis et que ça fluidifie suffisamment celui précédemment émis pour lui permettre de se détacher de la paroi de l’endomètre et être évacué. Ce mucus fluide est probablement chargé de sang à cause de la rupture de petits vaisseaux sanguins.

Donc, si la pilule prise en continu supprime les règles, ça doit être parce qu’il n’y a pas de liquéfaction du mucus et pas de rupture de la membrane. La pilule, en augmentant le taux de cortisol, fait que les cellules de l’endomètre retiennent l’eau. Donc, ça diminue l’émission du mucus (ce qui entraine un épaississement moins important de l’endomètre), et ça le rend plus pâteux. Du coup, cette couche de mucus est plus mince. Et comme elle ne se liquéfie pas, elle reste plus longtemps en place (mais finit quand même par se détacher, ce qui cause des règles assez pâteuses et foncées une fois tous les 3, 4, 5 mois, voir plus). Et si la pilule est capable de faire ça, c’est forcément parce qu’elle a une action de type cortisone très loin d’être anodine.

Et du coup, on comprend pourquoi il y a des règles avec les pilules avec arrêt de 7 jours. Comme le taux de cortisol diminue, les cellules de l’endomètre ne retiennent plus l’eau. Elles rejettent alors un mucus bien plus liquide (et chargé de sang). Donc, ce qu’on a avec les pilules prises de façon discontinue, ce sont réellement des règles. Selon l’orthodoxie, ça n’en est pas parce qu’il n’y a pas épaississement préalable de l’endomètre et donc rien à évacuer. Mais en fait, il y a quand même un léger épaississement de l’endomètre (ce qui est reconnu par l’orthodoxie en fait, mais en général mis sous silence). Et donc, il y a bien évacuation du mucus formé pendant la phase prémenstruelle. Mais même sans le mucus pâteux à évacuer, ça resterait quand même des règles, vu que c’est le processus de d’émission d’un mucus très liquide qui caractérise ce processus. Et concernant l’utilité des règle, ça reste utile, vu qu’il est nécessaire pour les cellules de l’endomètre de se purger régulièrement.

b) Protection quasi similaire à celle des pilules estroprogestatives

Par ailleurs, même si ça protège légèrement moins que les pilules estroprogestatives, ça offre quand même une protection quasi similaire. Sinon, il y aurait des centaines de milliers de femmes qui tomberaient enceintes avec ces pilules. Donc, même s’ils sont légèrement moins importants, les effets sont forcément proches. Ca se joue vraiment à pas grand-chose.

c) Mêmes effets secondaires à la prise

Et de toute manière, lors de la prise, on retrouve les mêmes effets secondaires que pour une pilule classique. Pour la baisse de libido par exemple, on retrouve plein de témoignages concernant ce type de pilule. Sur infobebes.com par exemple. Il y a aussi bien sur une prise de poids (voir ici ou ici avec cérazette), une sècheresse vaginale (voir ici ; messages 12, 50, 82, 138, 210, ou ici), problèmes de sommeil, d’énervement (voir ici, ici message 102, ici message de veloor et ici), etc…

 

Donc, il est manifeste que l’impact reste important sur le corps. Et du coup, malgré la dose faible, une prise en continue doit être plus mauvais que prendre une pilule un peu plus fortement dosée avec une pause de 7 jours. La dose plus faible et donc les effets secondaires moins importants ne compensent pas les inconvénients de la prise en continue.

 

2) Les effets qu’on peut attendre d’une prise en continu

 

Et qu’est-ce qui se passe ? Eh bien comme on l’a vu plus haut, le corps garde un taux élevé de cortisol en permanence. Du coup, par rapport à une pilule normale, on va avoir les effets suivant :

–          les thromboses vont être plus importantes dans les jambes

–          Usure plus rapide des cartilages des bras et des jambes

–          Ostéoporose plus prononcée

–          Plus de tumeurs ou de kystes se développant dans le centre du corps (puisque les cellules n’arrivent pas à se vider correctement de leurs déchets)

–          la personne va être plus souvent excitée nerveusement

–          Le désir va être bas pendant plus longtemps qu’avec les pilules prises de façon discontinue

–          Il va y avoir plus de sècheresse vaginale.

–          Plus d’insomnie

 

Par contre, effectivement, il n’y aura pas les effets secondaires liés à l’arrêt de la pilule. Donc, il y aura :

–          moins ou pas de maux de tête (vu que les vaisseaux sanguins seront en état de vasoconstriction en permanence, voir article sur le cortisol)

–          pas de baisse de forme physique (anémie) et mentale (déprime). Cela dit, la déprime peut survenir pendant quelques semaines après un changement de pilule plus fortement dosée. Comme le taux de cortisol va être moins élevé avec la nouvelle pilule, il va y avoir une légère déprime passagère. Ca peut être le cas aussi si elle est prise peu de temps après un accouchement (le taux de cortisol est bas à ce moment-là).

–          pas de règles pendant de nombreux mois et donc, pas de douleurs associées au règles

–          Pas de douleurs dans les articulations des jambes et éventuellement des bras

En fait, lors de l’arrêt de la pilule, le taux de cortisol s’effondre. Comme ce n’est pas le cas avec les pilules prises en continu, tout ce qui est lié à la baisse du taux de cortisol n’apparait pas. En fait, comme ce qu’on a pu voir pour la déprime, certains symptômes qu’on retrouve lors de l’arrêt d’une pilule classique peuvent apparaitre au début, quand il y a changement de pilule et que la nouvelle est moins fortement dosée que l’ancienne, ou que la pilule est prise peu de temps après un accouchement. Mais ils disparaissent rapidement.

Il est possible cela dit que des cycles de migraines apparaissent à cause de la prise de médicaments contre la migraine. Ces médicaments agissent en augmentant le taux de cortisol. Donc, à l’arrêt, celui-ci va s’effondrer et comme les pilules microprogestatives sont faiblement dosées, le taux de cortisol sera suffisamment bas pour que la migraine réapparaisse. Et du coup, tous les problèmes liés à un taux de cortisol bas apparaitront (donc, déprime, règles qui apparaissent, baisse de forme physique, etc…). Il pourra donc y avoir un yoyo de symptômes un peu similaire à celui qu’on obtient avec les pilules classiques, sauf que le yoyo sera beaucoup plus aléatoire et sera en partie lié à la prise de médicaments antimigraineux.

 

3) Le cas des pilules plus fortement dosées prises en continu

 

Bien sur, pour les pilules progestatives fortement dosées prises en continu, tous les inconvénients de la prise en continu seront encore plus importants, vu que la dose est plus forte.

Et comme on l’a vu au début, maintenant, on parle d’utiliser des pilules estroprogestatives minidosées en continu. Donc là aussi, le problème des effets secondaires sera plus important, puisque qu’elles sont plus fortement dosées que les pilules microprogestatives.

Selon le site de Martin Winckler, le principe derrière cette idée, c’est que, d’une part les règles obtenues sous pilule ne servent à rien, et d’autre part, avant le 20ème siècle, les femmes avaient leurs règles 3 fois moins souvent. Donc, on se calerait sur cet ancien rythme en prenant la pilule pendant 2 ou 3 mois d’affilé.

Actuellement, ça se ferait sur une base de pilules classique qu’on prendrait en continu sur avis du médecin. Donc, on commencerait une nouvelle boite après le 21ème jour. Mais sur un autre site, j’ai trouvé qu’il y avait une nouvelle pilule de ce genre commercialisée aux USA. Ce serait en fait une pilule minidril qui serait prise pendant 3 mois d’affilée.

Mais avec l’idée que les règles sous pilule ne servent à rien, rien n’empêche fondamentalement d’aller plus loin et de prendre la pilule pendant un temps indéfini. Surtout qu’on le fait déjà avec les pilules microprogestatives. On aura donc peut-être des pilules prises pendant 4, 5 ou 6 mois, voir plus si affinités. Surtout que c’est pris de cette façon aussi pour éviter les problèmes de migraines, les règles douloureuses, et autres choses du même genre lors de l’arrêt mensuel de la pilule. Donc, il n’y a pas de raison qu’on ne l’utilise pas en continu sur de très longues périodes.

Sauf que contrairement à la croyance de l’orthodoxie, même sous pilule, les règles sont vraiment des règles, et surtout sont nécessaires. Elles permettent aux cellules de l’endomètre de respirer et de ne pas étouffer sous leurs déchets. Et plus généralement, elles permettent au centre du corps de respirer pendant une semaine ainsi qu’au bras et aux jambes de se réparer.