Eventuelles arnaques des coloscopies (diverticules, ulcères, tumeurs)

 

Il y a environ un mois, j’ai pris connaissance d’un témoignage concernant une personne proche à propos d’un problème de diverticule. Ça m’a fait comprendre comment il pouvait y avoir arnaque avec les coloscopies.

Ce qui s’est passé, c’est que suite au cancer du côlon d’une amie, la proche en question a pris un peu peur et a décidé de passer une coloscopie. Manque de chance, on lui a découvert un diverticule énorme (ce sont des sortes de petites poches qui se créent dans la paroi de l’intestin), ce qui a nécessité une opération de l’intestin.

Seulement, quand on connait les détails sur la façon dont les choses se sont passées, on se dit qu’il y a probablement eu arnaque.

Avant de faire la coloscopie, on donne un médicament laxatif. Ça sert à nettoyer les intestins et le colon, afin que les médecins puissent voir les parois des intestins. C’est ce qui s’est passé dans le cas présent. Or, juste après, la personne en question a ressenti de la fièvre et des douleurs abdominales.

Ce sont des effets clairement liés à la prise de ces médicaments. Bien sûr, ça n’arrive pas chez tout le monde, mais ça arrive tout de même dans une proportion non négligeable des cas. Donc, les médecins auraient dû incriminer immédiatement le médicament. Mais ils n’ont pas fait ça. Ils ont diagnostiqué une maladie microbienne. Et du coup, ils ont donné des antibiotiques pendant environ trois semaines ou un mois à la personne en question.

A la fin du traitement, ils ont fait la coloscopie. Et là, ils ont trouvé l’énorme diverticule.

Mais ce qu’il y a, c’est que les antibiotiques peuvent provoquer des œdèmes. Et bien sûr, la probabilité d’une telle chose est maximum là où ils sont le plus concentrés, c’est-à-dire dans les intestins.

Donc, il est bien possible que le diverticule en question n’ait été en réalité qu’un simple œdème provoqué par la prise de l’antibiotique. Ou alors, c’était un diverticule de taille normale, mais qui a été agrandi artificiellement par l’antibiotique ; par la création d’un œdème dans le diverticule.

En fait, le diverticule se présente sous la forme d’un trou dans l’intestin. Donc, il est possible aussi que l’antibiotique ait provoqué la formation d’un ulcère (un trou) qui a ensuite formé une cavité fermée, qui a été prise pour un diverticule. En effet, puisque les antibiotiques attaquent les parois de l’intestin, ils peuvent tout à fait provoquer la formation d’ulcère. Et bien sûr, il est possible qu’il y ait déjà eu ulcère et que l’antibiotique n’ait fait que l’agrandir.

Voici un lien pour voir à quoi ressemble un diverticule : http://www.sfed.org/Diverticules-Colon-Rectum/Diverticules-sigmoidiens-et-coliques.html

Donc, l’arnaque serait la suivante. En donnant un laxatif, on provoque dans un certain nombre de cas des douleurs abdominales et éventuellement de la fièvre. Au lieu d’incriminer le médicament, on déclare que c’est une infection. On donne alors des antibiotiques qui vont parfois créer des œdèmes ou des ulcères dans les intestins. Et on déclare que les œdèmes ou les ulcères sont des diverticules géants. Ce qui nécessite une opération.

La personne se fait donc charcuter pour rien. Mais pour l’hôpital et les médecins, c’est tout bénéfice.

 

Et on peut étendre l’éventuelle arnaque à d’autres problèmes.

Pour rester dans le problème des diverticules, on opère ceux qui saignent. Or, les antibiotiques, ça fait parfois aussi saigner. Donc, si on donne des antibiotiques, on risque d’avoir des diverticules qui saignent (ou des œdèmes ou des ulcères qui saignent qui seront pris pour des diverticules). Et on prescrira alors une opération chirurgicale.

 

Tout ça est valable aussi pour les ulcères.

 

Le problème concerne aussi les tumeurs et cancers du côlon. Si on détecte un polype, ou une petite tumeur bénigne qui est enflammée ou qui saigne, on peut dire que c’est un cancer. Et justement, les antibiotiques peuvent provoquer l’inflammation ou le saignement. Ils peuvent aussi provoquer le gonflement et l’inflammation des ganglions. Donc, si on trouve des ganglions gonflés et éventuellement enflammés en plus d’une tumeur ou un polype enflammé ou sanguinolent, ça confirmera un peu plus le diagnostic de cancer. Et puis, les ganglions seuls pourront être considérés comme cancéreux.

 

Bien sûr, la prise du laxatif avant la coloscopie ne conduit pas forcément très fréquemment à la prise d’un antibiotique, mais très souvent, la personne aura pris des antibiotiques ou des médicaments agressant les intestins avant toute la procédure de la coloscopie (prise de laxatif compris). En effet, si on fait une coloscopie, c’est généralement parce qu’on mal au ventre ou qu’on a des selles sanguinolentes. Or, justement, si on a mal au ventre à répétition, c’est souvent parce qu’on a pris des antibiotiques, ou des anti-inflammatoires. Donc, très souvent les soi-disantes tumeurs cancéreuses seront en réalité identifiées à tort comme tel à cause de la prise en amont d’antibiotiques ou d’anti-inflammatoires.

Cela-dit, il y a des gens qui ont des polypes ou des petites tumeurs provoqués par la prise d’alcool. Donc, les médicaments ne sont pas seuls en cause. Mais on peut penser qu’ils sont tout de même une cause majeure de détection à tort de faux cancers des intestins ou du colon.

 

Les médecins américains gagnent directement de l’argent quand ils prescrivent des chimiothérapies

 

Je viens de découvrir un détail crucial concernant les chimiothérapies. En fait, les médecins américains gagnent de l’argent quand ils les prescrivent.

C’est ce que nous apprend Peter Glidden, un naturopathe américain.

Ça commence à 1mn17.

 

 

Pour ceux qui ne comprennent pas l’anglais, il dit que les médecins achètent les chimiothérapies aux compagnies pharmaceutiques et ensuite, les revendent ; en faisant un profit bien sûr. C’est parfaitement légal. Ce sont les seuls médicaments pour lesquels ils ont le droit de faire ça. Pour tous les autres, ils doivent se contenter d’invitations à des congrès, ou autres formes de rémunérations indirectes ou cachées. Mais pour les chimiothérapies, ils gagnent de l’argent directement. Et vu les prix, ça doit leur en faire gagner énormément.

Forcément, c’est le genre de détail qui change tout. Parce que du coup, ils ont un très grand intérêt à prescrire ces médicaments. C’est une véritable mine d’or. C’est pour ça que bien que ces traitements soient souvent mortels, les médecins américains ne les critiquent jamais.

Bien sûr, on me dira que ce n’est pas le cas dans les autres pays (mais bon, c’est à vérifier). Mais ce qu’il y a, c’est que ce sont les américains qui font l’opinion en matière de médecine depuis 30 ou 40 ans. Et en Europe, l’argent vient très souvent des compagnies pharmaceutiques américaines. Si les médecins américains disent blanc, le reste du monde dit blanc aussi. Alors si les médecins américains ont intérêt à dire que la chimio est une bonne chose, les médecins des autres pays disent eux aussi que la chimio est une bonne chose.

Les vraies raisons de l’amélioration de l’espérance de vie : le fin mot de l’affaire (partie 1/3)

 

Dans mon précédent article sur les causes de l’amélioration de l’espérance de vie, j’avais souligné à la fin qu’il manquait probablement des éléments à mon analyse pour expliquer totalement le phénomène. C’était surtout la mortalité à l’âge adulte qui posait problème. La mortalité infantile s’expliquait pour l’essentiel, mais la mortalité des adultes pas complètement.

Je pensais que 15 ans de vie étaient pris par la médecine d’alors, et que les conditions de vie difficiles ôtaient dans les 20 ans. Je pensais donc qu’on aurait dû vivre jusqu’à 60 ans avec les conditions de vies de l’époque si la médecine n’avait pas ôté 15 ans de vie et la mortalité infantile 15 ou 20. On avait donc 60 ans – 15 ans ôtés par la médecine – 15 ou 20 ans ôtés par la mortalité infantile = 25 ou 30 années d’espérance de vie à l’époque.

Seulement, 60 ans d’espérance de vie, ça me semblait un peu trop court. Il me semblait qu’il n’y avait pas de raison que les gens ne vivent pas plutôt jusqu’à 70 ou 75 ans. Les conditions de vie ne semblaient pas si difficiles que ça. Il y avait donc 10 ou 15 ans qui manquaient. Et ça ne pouvait pas venir de la mortalité infantile, puisque dans mon scénario j’abaissais cette dernière à un niveau qui ne permettait qu’une très faible augmentation de l’espérance de vie. Donc, ces 10-15 ans étaient pris soit par les conditions de vie, soit par la médecine.

Seulement, je ne voyais pas comment on pouvait tirer 10-15 ans de plus d’espérance de vie via les conditions de vie. Je penchais donc plutôt pour la médecine. Mais, si la cause était celle-ci, je ne voyais pas d’où ça venait.

Mais je crois comprendre désormais de quoi il retourne. En fait, comme je le pensais, c’était bien la médecine qui était à l’origine des morts supplémentaires.

Ce qui me gênait lors de ma réflexion précédente c’était que je ne voyais pas comment les traitements médicaux pouvaient être aussi létaux, même si j’imaginais bien qu’ils l’étaient fortement. Et par ailleurs, je pensais que la médecine était quand même beaucoup moins répandue que maintenant. C’est en évoluant sur ces deux points que j’ai compris que c’était bien la médecine qui était responsable des 10-15 ans en question.

 

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Les vraies raisons de l’amélioration de l’espérance de vie : le fin mot de l’affaire (partie 2/3)

 

Les moines servaient également de médecins aux villageois

 

Un autre élément très important est que les moines prodiguaient des soins aux villageois ou aux citadins.

Pendant des centaines d’années, ce sont les religieux qui avaient tout le savoir, et logiquement aussi celui de la médecine. Certains prêtres apprenaient la médecine en plus de leur enseignement religieux. En conséquence de quoi, ils représentaient évidemment l’écrasante majorité des médecins.

Il y avait une infirmerie partout où il y avait des établissements religieux d’une taille un peu raisonnable. Et ces infirmeries, en plus de soigner les religieux, soignaient également les gens des villages alentours et les personnes de passage.

Et non seulement on soignait dans les établissements religieux, mais jusqu’au 12ème siècle, les médecins qui y étaient rattachés se déplaçaient en plus à domicile dans les villages.

Et comme des établissements religieux un peu importants, il y en avait presque partout, et que les soins prodigués par les religieux étaient gratuits pour les indigents, la population avait un large accès à la médecine par ce biais-là.

 

Type de médecine qui y était pratiqué

 

Les religieux cultivaient des plantes médicinales. C’est ce qu’on peut trouver dans ce document (intitulé : « la médecine monastique dans l’occident médiéval ») :

« L’infirmerie, quelle que soit son importance était toujours située à côté du Jardin des simples ou Herbularius, où se cultivaient les plantes médicinales. Souvent entouré de murs, il était généralement suivi du potager, ou Hortus, pour les légumes et les racines, lui-même proche du verger, pour les fruits ; car légumes, racines et fruits servaient très souvent aux moines de médicaments.

Distinct du Jardin des simples dans les grandes abbayes, mais confondu avec lui ailleurs – existait le Jardin des fleurs ; elles aussi en plus de leur rôle décoratif, ayant une action médicamenteuse. »

 

Ils pratiquaient aussi la saignée. C’est ce qu’on peut constater dans le même document :

« La deuxième structure de soins est l’infirmerie monastique. Toujours située à l’Est, « au soleil levant », elle pouvait être réduite à une petite construction où le moine infirmier entreposait les simples et fabriquait ses préparations ou au contraire – comme le prévoyait le plan architectural de l’abbaye de St Gall, avoir un dortoir et un réfectoire pour les moines malades, et à côté une domus medicorum qui comprenait une chambre réservée aux malades graves, la chambre du médecin, une pharmacie, une salle de saignées, une salle pour des bains thérapeutiques« .

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Les vraies raisons de l’amélioration de l’espérance de vie : le fin mot de l’affaire (partie 3/3)

 

Les autorités laïques proposaient également des soins

 

Non seulement les autorités religieuses proposaient des soins, mais les autorités laïques également. Vers la fin du moyen-âge, certaines villes ont commencé à ouvrir des hôpitaux municipaux. Donc, les gens ont eu accès à la médecine aussi par ce biais-là.

 

Et puis, l’ouvrage « Le service public de la chirurgie : administration des premiers secours et pratiques professionnelles à Paris au XVIIIe siècle« , écrit par Christelle Rabier en 2010, nous apprend un autre élément intéressant. A partir du 17ème siècle, les chirurgiens ont commencé à avoir l’obligation d’intervenir quand la police les réquisitionnait pour soigner un accidenté.

« La réglementation professionnelle construit à partir du XVIIe siècle le devoir de porter secours et la permanence des soins.« 

« À la fin du siècle (note d’Aixur, le 18ème), l’injonction de secourir les blessés s’étend aux noyés. En 1783, un arrêt du Parlement de Paris enjoint aux chirurgiens de « porter des secours à tous particuliers aussitôt qu’il en sera requis et notamment aux Noyés« .

Or, ces chirurgiens utilisaient la saignée pour un peu tout et n’importe quoi. Une noyade ? Le médecin faisait une saignée. Une jambe cassée ? Là encore, une saignée. Bref, pratiquement tout type d’accident était sujet à une saignée.

Forcément, ça participait au massacre par la médecine. Tant qu’on pense que les accidentés étaient laissés à eux-mêmes, on se dit que là, la cause de la mort était naturelle. Mais si les chirurgiens intervenaient et pratiquaient la saignée, là, ça change bien des choses. D’un seul coup, une bonne partie des morts par accident doit être mise sur le compte de la médecine.

D’autant plus que, concernant les blessures, même dans le cas où le médecin ne pouvait pas intervenir rapidement (par exemple en cas de neige ou autre problème limitant les déplacements) et où la personne arrivait à récupérer, elle était loin d’être sortie d’affaire. Parce que le médecin arrivait au bout du compte avec sa saignée. Donc, le risque de mourir restait important.

Bien sûr, il faut comptabiliser les personnes sauvées par les chirurgiens (ça devait arriver). Mais le nombre des tués devait largement outrepasser celui des sauvés.

En tout cas, on comprend alors pourquoi autant d’accidentés mourraient. Ça n’était pas forcément à cause de la blessure elle-même, mais à cause de l’intervention du médecin.

Bien sûr, là, ça concerne des chirurgiens probablement laïcs. Mais on peut penser que les religieux assuraient ce rôle de secours aux accidentés avant le 17ème siècle. Donc, le problème était probablement identique avant cette époque. Peut-être que les interventions étaient moins systématiques qu’au 18ème siècle, mais elles devaient être nombreuses tout de même.

 

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