Vaccin contre la grippe et Alzheimer : un témoignage

Voici un témoignage de première main sur le vaccin contre la grippe.

Une proche parente s’est fait vacciner contre la grippe pendant environ 6 ou 7 ans ; et ce, jusqu’à il y a 2 ans. Son âge était de 70 ans environ quand elle a commencé à se faire vacciner.

Or, il se trouve que quasiment à chaque fois qu’elle s’est fait vacciner, le jour même, j’ai pu constater une baisse de niveau intellectuel et des problèmes de mémoire. Tout d’un coup, des personnes relativement connues de la télévision n’étaient plus reconnues. Les raisonnements étaient de moins bonne qualité. Il y avait tout d’un coup un coté « petite chose » qu’il n’y avait pas avant (par « petite chose », j’entends un coté plus facilement effrayé, s’excusant plus, alors que ce n’est pas le genre d’habitude). Il n’y a qu’une fois où il ne s’est rien passé.

Ce phénomène durait environ 7 à 10 jours de façon aussi intensive que durant les premiers jours. Puis, pendant 2 à 5 mois, le phénomène perdurait de façon beaucoup moins forte, et en allant en s’améliorant de plus en plus. Globalement, ça allait. Mais il y avait comme un je ne sais quoi au niveau général qui n’était pas comme d’habitude (le coté « petite chose » évoqué plus haut, et parfois des raisonnements justes, mais bizarrement amenés). Il y avait quelques moments du même genre que ceux de la première crise, mais très épisodiques (par exemple 4 ou 5 fois en décembre et janvier, 2 ou 3 fois en février et 1 fois en mars) et n’arrivant que par flashes de maximum une ou deux heures. Ce je ne sais quoi d’inhabituel diminuait donc de plus en plus. Et vers le mois d’avril, tout était redevenu comme avant. Et tout était normal jusqu’à octobre ou novembre, où là, à nouveau, le jour de la vaccination, le problème réapparaissait. Et c’était bien le jour même de la vaccination, pas 7 jours, ou 10 jours après. Non, c’était le jour même.

Une ou deux fois, je n’ai pas su si elle s’était fait vacciner, mais j’ai pu le déterminer simplement à cause de son état mental.

Il s’agit donc d’une expérience sur 6 ou 7 ans. Il ne s’agit pas d’une expérience qui n’aurait duré que 2 ans et qui n’aurait donc aucune signification. Là, sur 6 ou 7 ans, toujours au même moment, il y a très peu de chance que ce soit un hasard.

Et je ne suis pas le seul ayant noté ce genre de dégradation, puisque une autre personne proche a noté aussi des symptômes anormaux aux mêmes moments. Personne avec qui je n’avais pas parlé avant et qui n’est pas du tout quelqu’un critiquant la médecine (et qui d’ailleurs n’avait pas relié le phénomène avec la vaccination).

Vu qu’au début, les symptômes étaient légers et ne duraient qu’une semaine ou dix jours, avec juste des séquelles très intermittentes durant les 2 ou 5 mois suivants, je n’osais pas trop intervenir. Surtout que tout ça était récent. Donc, on n’avait pas encore suffisamment de recul pour que mon discours de prudence soit convaincant. Le problème, c’est qu’au fur et à mesure des années, les symptômes devenaient de plus en plus manifestes et duraient de plus en plus longtemps. La vaccination de fin 2008 ayant eu un effet largement plus important que celui des autres fois, j’ai décidé en septembre 2009 d’intervenir. Et heureusement, j’ai été écouté.

Et comme par hasard, quand elle a arrêté de se faire vacciner, eh bien, il n’y a plus eu de problèmes. Il n’y a plus eu de déclin soudain au mois d’octobre ou novembre. Ses performances intellectuelles sont actuellement au top. Tout va parfaitement bien.

Alors on pourrait dire que je ne suis pas objectif et que si je dis que tout va bien désormais, c’est parce que je suis influencé par le fait que je sais qu’elle ne se fait plus vacciner. Seulement justement, durant la première année, je n’en avais pas reçu confirmation. Elle avait dit qu’elle ne le ferait plus, mais je n’étais pas sur qu’elle avait vraiment respecté cet affirmation. Ce n’est qu’il y a 6 mois que j’ai appris au détour d’une conversation que ça avait bien été le cas (d’autres personnes avaient dit qu’elles s’étaient faites vaccinées, et elle, avait répondu qu’elle ne le faisait plus depuis mon intervention). Et pourtant, bien que j’ai été dans l’expectative et que j’observais attentivement des signes éventuels de problèmes, je n’en avais trouvé aucun.

A l’époque, toute cette histoire m’a fait repenser à quelque chose d’un peu similaire qui m’était arrivé à l’armée. Je me rappelle très bien m’être dit à plusieurs reprises durant mon armée que mon niveau intellectuel avait baissé. Plus envie de lire des bouquins un peu complexes. Plus tellement envie de réfléchir. Une sorte d’ambiance intellectuelle délétère quoi. A l’époque, j’avais pensé que c’était à cause du fait que je me levais très tôt chaque matin (5h45) et que du coup, j’étais régulièrement crevé. Seulement, j’avais eu l’occasion quelques années après, dans le cadre d’un travail un peu éloigné de chez moi, de me réveiller aussi très tôt et donc d’être souvent assez crevé. Et pourtant, là, je n’avais ressenti aucune baisse d’acuité intellectuelle à ce moment-là. Donc a priori, ce n’est pas la fatigue qui posait problème. Seulement, durant les classes (le premier mois d’armée), on se fait refaire des tas de vaccinations. Je m’étais même fait vacciner contre l’hépatite B. Donc, il est bien possible que le problème ait été lié à ça.

Donc, au travers de cette expérience de 6 ans, je crois tout à fait à la possibilité que les vaccins aient une influence néfaste sur les performances intellectuelles et puissent favoriser la survenue de la maladie d’Alzheimer ou d’autres maladies comme l’autisme, la dyslexie, etc…

C’est vrai qu’on ne s’aperçoit pas de ça sur les personnes jeunes (mais ayant dépassé le stade de la prime enfance). Mais c’est parce que leur cerveau est au top de ses performances. Ca va peut-être avoir un léger impact chez certains, mais pas suffisant notable pour qu’il soit remarqué.

C’est sur les personnes âgées ou les nourrissons, donc quand le cerveau commence à décliner ou qu’au contraire, il n’est pas encore complètement formé, que l’impact va être le plus grand. Il est évident qu’injecter un produit qui a ce genre d’effet quand le cerveau est au tout début de sa phase d’apprentissage peut la perturber fortement. De la même façon, injecter ce genre de produit quand le cerveau commence à péricliter risque d’accélérer le phénomène. Et bien sur, le cas de la vaccination contre la grippe pose particulièrement problème, vu qu’il y a répétition de l’acte tous les ans. Donc, le cerveau a à peine le temps de récupérer que paf, on l’endommage à nouveau. Surtout que la personne étant de plus en plus vieille à chaque nouvelle vaccination, l’impact risque d’être plus fort chaque année. Sur certaines personnes déjà fragiles, ça peut peut-être suffire pour qu’elles passent au bout de 8 ou 10 ans au stade de la maladie d’Alzheimer.

Seulement, dans le cas des nourrissons, vu qu’ils ne parlent pas encore et que leur interaction avec l’environnement ne consiste qu’à manger et faire quelques risettes ou pleurer, impossible de s’apercevoir du problème. Ce n’est que quand ils se mettent à parler, puis à accomplir des actions intellectuelles avancées (lecture, écriture, calcul, mémorisation, etc…), qu’on peut se rendre compte de l’état dégradé du cerveau (dyslexie, difficultés scolaires, autisme…). Seulement, à ce moment-là, comme la vaccination est déjà ancienne, impossible de relier directement la vaccination aux problèmes cognitifs. Quand les vaccins ont été faits à entre le premier mois de vie et la deuxième année et que les problèmes ne deviennent visibles qu’à 5 ou 6 ans, ça fait 4 ou 5 ans entre la cause et la découverte de l’effet. Même pour l’autisme, vu qu’on ne considère qu’il y a vraiment un problème que si l’enfant ne parle toujours pas vers 4 ou 5 ans, les vaccinations sont déjà loin derrière. En plus, la plupart des gens ont été vaccinés et n’ont pas de problèmes cognitifs pour autant. Donc, les médecins ont beau jeu de dire qu’il n’y a aucun lien entre la vaccination et ce genre de problème.

Et pour les personnes âgées, là aussi, ça passe inaperçu. Parce que comme les performances intellectuelles peuvent se dégrader avec l’âge, on fera passer le problème sur le compte de la vieillesse. On se dira que c’est un début d’Alzheimer et on n’ira pas chercher plus loin.

Seulement, maintenant qu’il y a soupçon de dégradation immédiat des performances intellectuelles à cause des vaccins, les gens pourront surveiller leur état et ceux de leurs proches. Et il pourra y avoir plus de témoignages du genre de celui du présent article.

En fait, en poussant les personnes âgées à faire régulièrement le vaccin contre la grippe, on peut penser que l’orthodoxie a fait une erreur. Parce que maintenant, tout le monde peut vérifier assez facilement s’il y a oui ou non des effets temporaires sur les performances intellectuelles. Alors qu’avant, vu que les vaccins étaient faits dans la prime enfance essentiellement, et que par la suite, ils n’avaient pas de caractère régulier, c’était plus difficile de déterminer l’existence de ce genre d’effet secondaire.

Bien sur, il y avait chez les anti-vaccins de forts soupçons d’un lien entre la vaccination et l’autisme ou la maladie d’Alzheimer. Et dans ce cadre là, cet article apporte juste un témoignage en plus allant dans ce sens (témoignage intéressant, puisque là, il s’agit d’une expérience sur 6 ou 7 ans). Mais, il n’y avait pas l’idée que ça pouvait avoir une influence délétère immédiate dans certaines catégories de population (ou alors pour des cas considérés assez extrêmes, comme des accidents vaccinaux, où par exemple un nourrisson meurt peu de temps après s’être fait vacciner. Donc, des cas très rares). Idée qui est introduite par le présent papier.

 

Le livre « Amère pilule » d’Ellen Grant


Pour ceux qui auraient été intéressés par mes articles sur la pilule contraceptive, je conseille le livre « Amère pilule » d’Ellen Grant. On peut le trouver sur Amazon.

Ca dit à peu près les mêmes choses que moi concernant les effets secondaires des pilules (thromboses, changement d’humeur, baisse de la libido, prise de poids, tumeurs, etc..). Sauf qu’il s’agit d’une femme qui est médecin et qui a participé aux études sur les effets secondaires de la pilule au tout début de l’arrivée de celle-ci et a continué à s’y intéresser par la suite. Donc, pour ceux qui ne seraient pas convaincus par mes articles, parce qu’ils se diraient que c’est écrit par un dingue qui remet tout en cause et qui n’est pas médecin, voilà, là vous avez un livre écrit par quelqu’un qui a fait parti du sérail et qui a le titre de médecin.

 

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Je précise que je ne tire pas mes réflexions du livre d’Ellen Grant. Je l’ai découvert et lu après avoir écrit mon premier article sur le sujet. La plupart de mes découvertes des effets secondaires de la pilule découle logiquement et directement de mes recherches sur le taux de cortisol. Et j’ai découvert le reste en faisant des recherches sur Internet. Bien sur, vu que mes réflexions découlent de la problématique du taux de cortisol, je n’ais aucune crainte qu’on m’accuse de les avoir pompées du livre d’Ellen Grant. Mais c’est juste pour préciser qu’il n’y a aucune inspiration ou information venant de son livre dans mon article initial. Dans ceux qui ont suivi, par contre (début d’année 2011), il doit y avoir 2 ou 3 informations tirées de son ouvrage (il est d’ailleurs cité à chaque fois que c’est le cas).


Le problème des pilules prises en continu

 

Les pilules prises en continu sont historiquement les pilules microprogestatives, donc, considérées comme faiblement dosées (Cérazette, Microval, Milligynon, Ogyline). Certains progestatifs puissants (Lutényl, Lutéran, Surgestone) le sont parfois pour les femmes souffrant d’endométriose (donc, qui souffrent si elles ont des règles) ; mais généralement ils sont utilisés de façon classique.

Actuellement, un mouvement de pensée tend à considérer qu’avoir ses règles sous pilule ne sert pas à grand-chose, ou en tout cas pas tous les mois. Or, l’arrêt mensuel de la pilule s’accompagne souvent de symptômes physiques et mentaux désagréables (migraine, baisse de forme physique, dépression, etc…). Du coup, on commence à conseiller l’utilisation de pilules classiques (estroprogestatives) de façon continue.

Or, on a vu comment la pilule fonctionnait en réalité. C’est l’élévation du taux de cortisol qui entraine la contraception. Un taux élevé de cortisol entraine en effet que les cellules du centre du corps accumulent l’eau et ne la rejette pas. Du coup, les cellules produisant des hormones et autres substances nécessaires à la nidation de l’œuf en produisent moins et plus pâteuses, ce qui empêche la nidation. Et la glaire cervicale est également plus pâteuse et empêche les spermatozoïdes d’arriver jusqu’à l’utérus.

Et on a vu par ailleurs que maintenir le taux de cortisol élevé pendant longtemps et en continu est néfaste (voir mon article sur le cortisol).

Pour rappel, ça l’est parce qu’il n’y a aucune pause pour permettre aux cellules du centre du corps de se vider de leurs déchets (ce qu’elles font en se vidant de leur eau, mais comme là, elles ne peuvent qu’accumuler l’eau et pas la rejeter, elles ne peuvent pas se débarrasser de leurs déchets) ; ce qui entraine la probabilité de déclenchement de tumeurs dans le centre du corps, des douleurs d’estomac, etc… Il n’y a pas de pause dans la vasoconstriction des vaisseaux sanguins (qui conduit aux thromboses des bras et surtout des jambes). Et enfin, il n’y a pas de pause dans l’assèchement des cellules des bras et des jambes (qui entraine avec la vasoconstriction une acidification du sang et une déminéralisation des os pour compenser, une usure des tendons, ainsi qu’une faiblesse musculaire des membres).

Le fait de faire une pause de 7 jours dans la prise des pilules amène des effets physiologiques désagréables, mais ça permet au corps de se purger pendant au moins une semaine, de réparer les bras et les jambes, de limiter la formation de caillots dans les jambes, etc… Bien sur, prendre la pilule normale n’est pas bon de toute façon ; mais il y a au moins ça. Avec les pilules prises en continu, il n’y a aucune période de récupération.

Du coup, on peut penser que prendre les pilules en continu est encore plus néfaste que les prendre de façon habituelle avec une semaine de pause.

L’argument qu’on pourrait avancer, pour les pilules microprogestatives, c’est qu’elles sont suffisamment faiblement dosées pour que les prendre en continu n’entraine pas trop d’effets secondaires. Donc, on pourrait dire que d’accord, ce genre de pilule est prise en continu, mais, comme la dose est plus faible que pour les autres pilules, ça n’est pas trop gênant.

 

1) Doses suffisamment faibles ou pas ?

 

Donc, la question est : « est-ce que c’est assez faiblement dosé pour éviter que la prise en continu pose problème ? »

Selon la littérature officielle, ces pilules sont les plus faiblement dosées. L’orthodoxie reconnait même que l’efficacité peut être légèrement moins bonne que pour les pilules estroprogestatives. Et il est dit que les effets secondaires sont moins forts que pour les pilules classiques. Donc, on peut effectivement se demander si finalement, la baisse des effets secondaires n’est pas suffisante pour compenser la prise en continue.

Seulement, il y a quelques éléments qui indiquent que la dose reste trop forte.

 

a) Suppression des règles

Ces pilules ont tendance à supprimer les règles. Déjà rien que ça signifie que c’est relativement fortement dosé. Sinon, ça laisserait les règles arriver.

Dans la littérature sur le sujet, ce n’est pas évident de savoir ce qui se passe réellement au niveau de l’endomètre (la muqueuse de l’utérus qui est à l’origine des règles). On dit que l’endomètre se gonfle pendant le cycle. Mais, concernant les règles, la cause et le mécanisme ne sont pas clairs.

Après avoir étudié la chose, je pense que ce qui se passe est ceci.  En fait, l’endomètre doit effectivement se gonfler. Mais il doit aussi émettre une sorte de mucus imprégné de sang et d’hormones. Celui-ci doit servir de substance nutritive pour l’œuf fécondé ; un peu comme le jaune et le blanc dans un œuf de poule. Ca permet à l’œuf de se développer avant de se raccorder au système sanguin de la mère via le cordon ombilical et le placenta. C’est parce qu’il s’agit d’une couche de mucus et que c’est donc séparé de l’endomètre que ça se détache facilement. On pourrait alors se demander pourquoi ça ne se détache pas avant. A mon avis, c’est que, déjà, ce mucus doit être d’être relativement pâteux. Mais surtout, il doit être derrière une fine membrane. C’est peut-être pour ça que ça n’est pas considéré comme étant un élément séparé de l’endomètre. Lors des règles, la membrane doit se déchirer et laisser passer ce mucus (d’ailleurs, ici, on parle de « rupture de la couche externe de l’endomètre »). Par ailleurs, peut-être qu’un mucus beaucoup plus fluide est émis et que ça fluidifie suffisamment celui précédemment émis pour lui permettre de se détacher de la paroi de l’endomètre et être évacué. Ce mucus fluide est probablement chargé de sang à cause de la rupture de petits vaisseaux sanguins.

Donc, si la pilule prise en continu supprime les règles, ça doit être parce qu’il n’y a pas de liquéfaction du mucus et pas de rupture de la membrane. La pilule, en augmentant le taux de cortisol, fait que les cellules de l’endomètre retiennent l’eau. Donc, ça diminue l’émission du mucus (ce qui entraine un épaississement moins important de l’endomètre), et ça le rend plus pâteux. Du coup, cette couche de mucus est plus mince. Et comme elle ne se liquéfie pas, elle reste plus longtemps en place (mais finit quand même par se détacher, ce qui cause des règles assez pâteuses et foncées une fois tous les 3, 4, 5 mois, voir plus). Et si la pilule est capable de faire ça, c’est forcément parce qu’elle a une action de type cortisone très loin d’être anodine.

Et du coup, on comprend pourquoi il y a des règles avec les pilules avec arrêt de 7 jours. Comme le taux de cortisol diminue, les cellules de l’endomètre ne retiennent plus l’eau. Elles rejettent alors un mucus bien plus liquide (et chargé de sang). Donc, ce qu’on a avec les pilules prises de façon discontinue, ce sont réellement des règles. Selon l’orthodoxie, ça n’en est pas parce qu’il n’y a pas épaississement préalable de l’endomètre et donc rien à évacuer. Mais en fait, il y a quand même un léger épaississement de l’endomètre (ce qui est reconnu par l’orthodoxie en fait, mais en général mis sous silence). Et donc, il y a bien évacuation du mucus formé pendant la phase prémenstruelle. Mais même sans le mucus pâteux à évacuer, ça resterait quand même des règles, vu que c’est le processus de d’émission d’un mucus très liquide qui caractérise ce processus. Et concernant l’utilité des règle, ça reste utile, vu qu’il est nécessaire pour les cellules de l’endomètre de se purger régulièrement.

b) Protection quasi similaire à celle des pilules estroprogestatives

Par ailleurs, même si ça protège légèrement moins que les pilules estroprogestatives, ça offre quand même une protection quasi similaire. Sinon, il y aurait des centaines de milliers de femmes qui tomberaient enceintes avec ces pilules. Donc, même s’ils sont légèrement moins importants, les effets sont forcément proches. Ca se joue vraiment à pas grand-chose.

c) Mêmes effets secondaires à la prise

Et de toute manière, lors de la prise, on retrouve les mêmes effets secondaires que pour une pilule classique. Pour la baisse de libido par exemple, on retrouve plein de témoignages concernant ce type de pilule. Sur infobebes.com par exemple. Il y a aussi bien sur une prise de poids (voir ici ou ici avec cérazette), une sècheresse vaginale (voir ici ; messages 12, 50, 82, 138, 210, ou ici), problèmes de sommeil, d’énervement (voir ici, ici message 102, ici message de veloor et ici), etc…

 

Donc, il est manifeste que l’impact reste important sur le corps. Et du coup, malgré la dose faible, une prise en continue doit être plus mauvais que prendre une pilule un peu plus fortement dosée avec une pause de 7 jours. La dose plus faible et donc les effets secondaires moins importants ne compensent pas les inconvénients de la prise en continue.

 

2) Les effets qu’on peut attendre d’une prise en continu

 

Et qu’est-ce qui se passe ? Eh bien comme on l’a vu plus haut, le corps garde un taux élevé de cortisol en permanence. Du coup, par rapport à une pilule normale, on va avoir les effets suivant :

–          les thromboses vont être plus importantes dans les jambes

–          Usure plus rapide des cartilages des bras et des jambes

–          Ostéoporose plus prononcée

–          Plus de tumeurs ou de kystes se développant dans le centre du corps (puisque les cellules n’arrivent pas à se vider correctement de leurs déchets)

–          la personne va être plus souvent excitée nerveusement

–          Le désir va être bas pendant plus longtemps qu’avec les pilules prises de façon discontinue

–          Il va y avoir plus de sècheresse vaginale.

–          Plus d’insomnie

 

Par contre, effectivement, il n’y aura pas les effets secondaires liés à l’arrêt de la pilule. Donc, il y aura :

–          moins ou pas de maux de tête (vu que les vaisseaux sanguins seront en état de vasoconstriction en permanence, voir article sur le cortisol)

–          pas de baisse de forme physique (anémie) et mentale (déprime). Cela dit, la déprime peut survenir pendant quelques semaines après un changement de pilule plus fortement dosée. Comme le taux de cortisol va être moins élevé avec la nouvelle pilule, il va y avoir une légère déprime passagère. Ca peut être le cas aussi si elle est prise peu de temps après un accouchement (le taux de cortisol est bas à ce moment-là).

–          pas de règles pendant de nombreux mois et donc, pas de douleurs associées au règles

–          Pas de douleurs dans les articulations des jambes et éventuellement des bras

En fait, lors de l’arrêt de la pilule, le taux de cortisol s’effondre. Comme ce n’est pas le cas avec les pilules prises en continu, tout ce qui est lié à la baisse du taux de cortisol n’apparait pas. En fait, comme ce qu’on a pu voir pour la déprime, certains symptômes qu’on retrouve lors de l’arrêt d’une pilule classique peuvent apparaitre au début, quand il y a changement de pilule et que la nouvelle est moins fortement dosée que l’ancienne, ou que la pilule est prise peu de temps après un accouchement. Mais ils disparaissent rapidement.

Il est possible cela dit que des cycles de migraines apparaissent à cause de la prise de médicaments contre la migraine. Ces médicaments agissent en augmentant le taux de cortisol. Donc, à l’arrêt, celui-ci va s’effondrer et comme les pilules microprogestatives sont faiblement dosées, le taux de cortisol sera suffisamment bas pour que la migraine réapparaisse. Et du coup, tous les problèmes liés à un taux de cortisol bas apparaitront (donc, déprime, règles qui apparaissent, baisse de forme physique, etc…). Il pourra donc y avoir un yoyo de symptômes un peu similaire à celui qu’on obtient avec les pilules classiques, sauf que le yoyo sera beaucoup plus aléatoire et sera en partie lié à la prise de médicaments antimigraineux.

 

3) Le cas des pilules plus fortement dosées prises en continu

 

Bien sur, pour les pilules progestatives fortement dosées prises en continu, tous les inconvénients de la prise en continu seront encore plus importants, vu que la dose est plus forte.

Et comme on l’a vu au début, maintenant, on parle d’utiliser des pilules estroprogestatives minidosées en continu. Donc là aussi, le problème des effets secondaires sera plus important, puisque qu’elles sont plus fortement dosées que les pilules microprogestatives.

Selon le site de Martin Winckler, le principe derrière cette idée, c’est que, d’une part les règles obtenues sous pilule ne servent à rien, et d’autre part, avant le 20ème siècle, les femmes avaient leurs règles 3 fois moins souvent. Donc, on se calerait sur cet ancien rythme en prenant la pilule pendant 2 ou 3 mois d’affilé.

Actuellement, ça se ferait sur une base de pilules classique qu’on prendrait en continu sur avis du médecin. Donc, on commencerait une nouvelle boite après le 21ème jour. Mais sur un autre site, j’ai trouvé qu’il y avait une nouvelle pilule de ce genre commercialisée aux USA. Ce serait en fait une pilule minidril qui serait prise pendant 3 mois d’affilée.

Mais avec l’idée que les règles sous pilule ne servent à rien, rien n’empêche fondamentalement d’aller plus loin et de prendre la pilule pendant un temps indéfini. Surtout qu’on le fait déjà avec les pilules microprogestatives. On aura donc peut-être des pilules prises pendant 4, 5 ou 6 mois, voir plus si affinités. Surtout que c’est pris de cette façon aussi pour éviter les problèmes de migraines, les règles douloureuses, et autres choses du même genre lors de l’arrêt mensuel de la pilule. Donc, il n’y a pas de raison qu’on ne l’utilise pas en continu sur de très longues périodes.

Sauf que contrairement à la croyance de l’orthodoxie, même sous pilule, les règles sont vraiment des règles, et surtout sont nécessaires. Elles permettent aux cellules de l’endomètre de respirer et de ne pas étouffer sous leurs déchets. Et plus généralement, elles permettent au centre du corps de respirer pendant une semaine ainsi qu’au bras et aux jambes de se réparer.

 

L’efficacité de la pilule contraceptive

 

Dans sa volonté de limiter les effets secondaires de la pilule, l’industrie pharmaceutique a diminué les doses d’estrogène (désormais souvent à 0,03 ou 0,035 mg, et parfois même à 0,02 pour les pilules minidosées, au lieu des 0,05 mg des pilules normo dosées des années 60), et parfois de progestérone. Elle a même mis au point des pilules microdosées avec seulement de la progestérone, qui sont sensées entrainer encore moins d’effets secondaires que les pilules minidosées.

Alors, est-ce qu’en diminuant les doses, il y a désormais un risque plus élevé de tomber enceinte qu’avec les pilules normalement dosées ? Les données disponibles montrent que les pilules restent très efficaces. Mais à cause du grand nombre d’actes, ça n’empêche pas qu’il y ait de nombreuses grossesses non désirées sous pilule.

Vu la longueur de l’article, si vous ne voulez pas vous embêter avec les explications sur la façon dont j’obtiens les résultats chiffrés, je vous conseille de lire la partie 1 sur les données, puis de passer directement au résumé.

 

1) Les données

Quand on lit les témoignages, on s’aperçoit qu’il y a beaucoup de femmes sous pilule qui sont malgré tout tombées enceintes.

 

–          Les témoignages

Exemple sur le forum auféminin.com :

« Oui on peut tomber enceinte en prenant la pilule! Une de mes soeurs est venue passer des vacances chez moi en 2002. Elle vit aux Antilles. Elle a continué à prendre sa pilule ici et à son retour aux Antilles, sans aucun oubli jusqu’à son 4ème mois de grossesse! C’est le gynéco qui s’en est rendu compte en fait elle prenait des pilules mini dosées et il faut les prendre pratiquement toujours à la même heure. Ce qu’elle pensait faire. Le hic c’est qu’elle n’a pas tenu compte du décalage horaire!« 

Sur le forum France5 :

Par ionne :

« Moi je suis tombée enceinte sous pilule à 18 ans et je vous assure que je ne l’ai jamais oubliée ni vomie. Je prenais trinordiol, je connais 3 personnes qui sont tombées enceintes avec cette pilule. Donc oui, c’est possible, peu importe ce que les médecins peuvent en dire, moi, je le sais!

Par sami76 :

« salut les filles! moi aussi je suis tombé enceinte sous trinordiol, j’ai fais une fausse couche derrière… et pourtant je la prenais a heures fixes tous les soirs depuis plusieurs années ! »

Par ColineCami​lle :

« Perso’ je suis tombée enceinte sous TRINORDIOL sans jamais l’avoir oubliée ou décalée par rapport à l’heure de la prise. Je n’avais pas non plus été malade (je ne le suis que très rarement et attends souvent que cela passe seul – les médecins ne feront pas fortunes avec moi…)

Comme dans tout cas, le 100% n’est jamais garantit: ce type de grossesse est certes rare mais elle peut arriver (j’étais sous pilule depuis plus de 6 ans).

Ensuite je suis retombée enceinte sous pilule mais cette fois sous une microdosée compatible avec l’allaitement de mon aînée.

Certaines femmes ont un terrain plus fertiles que d’autres et certains hommes ont un plus grande comptabilité de fertilité avec certaines femmes. »

Sur le forum magrossesse.com :

De Poucelina3 :

« Moi, je suis tombée enceinte de ma 2ème sous pilule TRIMINULET. »

De mimick :

« Ma tante est tombée enceinte sous adepal. Elle ne s’en est pas rendu compte tout de suite. Ma soeur est tombée enceinte sous la même pilule (adepal), et toutes les deux sans oubli, voila. »

De vany51 :

« Ici, 3 grossesse sous pilule. Les 2 premières sous Adepal (finit en fc) et la dernière sous jasmine, avec un beau petit gars né en 2007!« 

Note : aussi bien sur le forum France5 que sur le forum magrossesse.com, les différents témoignages étaient à chaque fois dans le même topic (le même sujet). Si le phénomène était très rare, on ne trouverait qu’un seul témoignage par topic. Le fait qu’on puisse facilement y trouver 3 témoignages implique que c’est un phénomène courant.

 

–          Les données statistiques

 

– 50 % des IVG viennent d’un échec de la contraception

On a également confirmation du problème d’efficacité de la pilule sur hebdo.ch :

« Les échecs de la contraception, ça existe bel et bien! Il ressort des statistiques publiées chaque année par le canton de Berne que 50% environ des IVG sont faites après un échec de la contraception. »

On en a confirmation sur Doctissimo (donc, qui parle des chiffres français) :

« En France, le taux d’utilisation et de diffusion de la contraception est l’un des plus élevés d’Europe. Malgré cela, le nombre d’IVG reste élevé, autour de 200 000 chaque année. On estime même que plus de la moitié des femmes ayant eu recours à un avortement utilisaient des contraceptifs théoriquement efficaces. »

 

– Efficacité plus faible de la pilule en utilisation réelle que l’efficacité théorique

 

Je pensais ne pas trouver d’information sur le sujet. Mais étonnamment, il y a des études sur le taux d’échec des pilules. Et pas à l’avantage des chiffres officiels (donc, on peut considérer que ces données sont fiables).

– On a déjà ça sur ce site : « L’efficacité théorique de la pilule (99,5%) ne résiste pas à l’examen des faits, puisque même la revue Elle reconnaît qu’en pratique il y a entre 5 et 15% d’échecs, « oublis ou autres accidents », qui révèlent souvent un désir inconscient d’enfant ou de tester sa fécondité. »

– Sur le site mapremierepilule.com, on trouve le chiffre des grossesses pour 100 femmes au cours des 12 premiers mois d’utilisation de la méthode contraceptive (les données viennent apparemment de l’Anaes, l’Afssaps et l’Inpes en 2004). Il y a le chiffre pour les essais cliniques (donc un environnement contrôlé), et pour la pratique courante. Pour la pilule estroprogestative, celle qui est la plus couramment utilisée, le chiffre est de 0,1 grossesse en essais clinique. Donc, apparemment très efficace. Mais en utilisation courante, on passe à 6-8 grossesses. 60 ou 80 fois plus. On a donc entre 6 et 8 % d’échecs de la pilule sur une année pour 100 personnes. Si on extrapole ça sur 10 ans, ça veut dire qu’il va y avoir entre 60 et 80 % d’échecs.

– Sur Medscape, on peut trouver le document suivant, qui traite de la même chose. Il s’intitule « Contraceptive Failure Rates in France: Results From a Population-based Survey »  (C. Moreau; J. Trussell; G. Rodriguez; N. Bajos; J. Bouyer : Oxford University Press) et date de 2007. On y trouve les données suivantes :

« En dépit de l’utilisation répandue de méthodes de contraception hautement effectives, une grossesse sur 3 est inattendue. De ces 33 %, 65 % surviennent lors de l’utilisation de contraceptifs. Aux USA, 49 % des grossesses sont inattendues. Et là moitié viennent de l’échec de la contraception. »

Selon cette étude, la pilule avait un taux d’échec la première année de 2,4 %.

– Sur le site youngwomenhealth.org, on trouve le chiffre de 5 échecs sur 1 an pour une utilisation typique (c’est-à-dire non parfaite) chez 100 femmes. Donc, 5 % d’échecs. On retrouve donc des chiffres plus proches de ceux du site mapremierepilule.com.

 

Un détail, pas essentiel, mais qui pourrait gonfler un peu le nombre des grossesses non désirées sous pilule (mais pas le pourcentage par couple) ; selon le livre de Xavier Dor « le crime contre Dieu » (visible ici), le nombre d’avortement serait largement supérieur aux 200/220.000 officiels. En réalité, ils seraient probablement plus proches de 350.000.

Ces chiffres appellent des remarques. Le nombre d’avortements chirurgicaux est très sous-estimé et s’établirait à 350.000 ou peut-être davantage. En effet, beaucoup d’avortements ne sont pas répertoriés en tant que tels, mais déclarés comme révision utérine pour fausse couche, ou biopsie de l’endomètre, ou curetage, ou tout autre acte, ceci en raison de convenance personnelle, d’avortement hors délai, de comptabilisations financières ou de dépassement des quotas. Le nombre d’IVG pratiqués chaque année dans un établissement privé ne doit pas être supérieur à 25 % du nombre des actes chirurgicaux et obstétricaux, tout dépassement entraînant la fermeture du centre pour un an, et en cas de récidive, sa fermeture définitive (art 178-1 du Code de santé publique). La sanction n’est jamais appliquée. Nous demandions à des responsables d’un centre d’avortement comment ils avaient pu échapper à toute mesure disciplinaire pour dépassement du quota  —  nous connaissions les chiffres, eux-mêmes nous les avaient donnés. La réponse fut celle-ci : « C’est l’affaire de la DDASS. C’est elle-même qui nous envoie les patientes. »

Alors, d’accord, le livre est clairement partisan. Mais a priori, les raisons évoquées pour lesquelles la quantité d’avortement serait plus élevée que déclarée officiellement tiennent la route. Donc, ce qu’il dit semble crédible.

 

 

2) Analyse des données

 

– La quantité de grossesses dues à l’échec de la pilule

 

Vu qu’il y a environ 800.000 naissances chaque année et 200.000 IVG, on a donc 1 million de grossesses en France par an. Sur ces 1 millions de grossesses, 33 % sont inattendues, soit 330.000. Et sur ces 330.000, 65 %, soit 214.000 sont dues à un échec de la contraception. Et comme 59 % de la contraception est fait grâce à la pilule, 126.000 grossesses sont chaque année dues à une défaillance de la pilule. Enfin, ça, c’est le chiffre si on ne tient pas compte des taux d’échec des divers types de contraception.

Mais, évidemment, la part de telle ou telle méthode contraceptive dans les grossesses non désirées dépend aussi de son taux d’échec (voir ici). Donc, une méthode moins efficace que la pilule va diminuer la part de la pilule dans l’ensemble des échecs. Et une méthode plus efficace va au contraire l’augmenter. Ainsi, le préservatif est deux fois moins efficace que la pilule en utilisation courante. Or, le préservatif est utilisé par 10 % des couples (qui utilisent un moyen de contraception). On peut ajouter les 2,5 % d’autres méthodes, qui sont en moyenne 3 fois moins efficaces. Par contre, le stérilet et la stérilisation, qui représentent 26 % de l’ensemble sont environ 10 fois plus efficaces que la pilule. Donc, avec ces données, on peut dire que le préservatif représente 20 %, les autres méthodes 7,5 %, le stérilet et la stérilisation 2,6 %, et la pilule 70 % des échecs de la contraception. Finalement, l’importance de la pilule est renforcée. Donc, en fait, en arrondissant, on a 150.000 grossesses qui sont dues chaque année à une défaillance de la pilule.

Si effectivement, il y a 1,75 fois plus d’ivg que déclarés officiellement (350.000 au lieu de 200.000), on aurait 15 % de grossesse non désirée en plus (1,15 million au lieu de 1 million). Donc, on serait plus près de 170.000.

Mais ça ne suffit pas. Ce qu’il faut savoir pour déterminer la fiabilité de la pilule par acte, c’est le nombre de grossesses non désirées sous pilule sur le nombre total de relations sexuelles en France sur une année.

 

– La fiabilité de la pilule par acte

 

Si on fait un calcul sur la population féminine en âge de procréer et sur les taux d’échecs de la pilule, on obtient à peu près ça. On est 60 millions. Il y a 50 % de femmes, soit 30 millions. On peut estimer qu’environ 40 % des femmes sont en âge de procréer : ce qui fait 12 millions. Supposons 20 % de célibataires dans cette tranche d’âge (15/45 ans), on a donc 9,6 millions de femmes en couple. Si on reprend les résultats des sondages sur le nombre de relations sexuelles déclarées par les français, il y en aurait 120 par an. Ce qui ferait un total de 1,152 milliards d’actes sexuels par an. Sur ces 1,152 milliards, 46 % sont faits sous pilule. Ce qui ferait 529 millions d’actes faits sous pilule.

Comme on table sur 150.000 échecs par an, ça nous donne le taux d’erreur réelle de la pilule, à savoir plutôt 0,028 % par acte. Arrondissons à 0,03 %. Les pilules actuelles auraient donc une efficacité de 99,97 % par acte ; ce qui est une très bonne efficacité.

Seulement, si on transpose ça à un couple qui fait l’amour 100 fois par an, le risque d’avoir un enfant non désiré est de 3 % par an (100×0,03 %). Et si on multiplie ça par 20 années, ça veut dire que chaque couple sous pilule a un risque de 60 % sur 20 ans d’avoir un enfant non désiré à cause de l’échec de la pilule. Donc, même très efficace, la pilule aboutit quand même à beaucoup de grossesses non désirées à cause du nombre d’actes par an et du grand nombre d’années sur lequel tout ça se passe.

C’est ce qui explique qu’il y ait autant de témoignages sur les forums de femmes ayant eu ou alors connaissant des amies ou parentes qui ont sont tombées enceintes sous pilule.

C’est ce qu’on retrouve si on compare les 150.000 naissances non désirées liées à la pilule et les 46 % des 9 millions de femmes en couple et en âge de faire des enfants qui utilisent la pilule, soit 4,8 millions. Ca faite environ 3 % de ces femmes qui ont une grossesse non désirée à cause de la pilule chaque année.

Donc, après analyse des chiffres, on peut penser que la pilule est très efficace. Par contre, il y a tellement de relations sexuelles, que même avec une très bonne efficacité, il doit y avoir dans les 150.000 grossesses liées à un échec de la pilule chaque année.

Pour les autres moyens de contraception, le nombre d’échec serait respectivement de : 42.000 pour le préservatif, 16.000 pour les autres moyens de contraception, et 5500 pour le stérilet et la stérilisation. Ce qui aboutirait pour l’ensemble des moyens de contraception à un chiffre de 214.000, comme on l’a vu plus haut.

Bref, la pilule est très efficace. Mais tout de même pas assez efficace pour être sûr que les couples en âge de procréer n’auront aucun enfant non désiré jusque à la ménopause de la femme.

 

 

– Oui mais…

 

Seulement, il y a un petit détail qui vient fortement changer les choses. Les calculs précédents supposent que tous les actes sans utilisation de contraceptifs sont fécondants. Mais ce n’est pas le cas. Selon une étude anglaise, il faudrait 104 relations sexuelles avant que la femme ne tombe enceinte. Donc, seulement 1 % des rapports sont fécondants.

Ca va dans le sens de ce que je dis concernant la conception. La conception féminine est quelque chose de très fragile. Le fait qu’il faille 100 relations sexuelles pour qu’il y ait enfin une grossesse montre que les choses ne se font pas si facilement. Et ça veut aussi dire qu’il suffit de déséquilibrer légèrement les éléments de la conception pour qu’il ne se passe plus rien ou presque plus rien.

Donc, 100 rapports sont nécessaires pour avoir un enfant. Et du coup, ça change tout ça. Parce que ça veut dire qu’en réalité, 99 % des rapports sont non fécondants. Donc, dans 99 % des cas, ce n’est pas la pilule qui entraine l’absence de grossesse, mais simplement la nature.

Forcément, avec 99 % d’actes qui n’auraient de toute façon aboutit à rien, c’est facile d’apparaitre comme super efficace.

S’il y a 3 % de chance de tomber enceinte avec 100 rapports par an sous pilule ; et 100 % de chance sans la pilule, ça veut dire que la pilule en elle-même est efficace à seulement 97 % par acte. En effet, ça veut dire que lors du seul rapport fécondant de l’année, il y aura 3 % de chance de tomber enceinte. Donc, ça veut dire que l’efficacité par acte est de seulement 97 %. Elle est divisée par 100. En fait, c’est un tout petit peu plus que ça vu qu’il y a 120 rapports par an. Donc, l’efficacité est en fait de 97,5 %.

Autrement dit, 1 rapport sur 40 serait fécondant avec la pilule. Si par ailleurs 100 % des actes étaient fécondant, au bout de 40 contacts sous pilule, 100 % des femmes tomberaient enceinte (en moyenne bien sur).

Alors, ok, les médecins n’y peuvent rien et l’essentiel, c’est l’efficacité finale toute cause confondue (qui reste de 99,97 % par acte). Mais quand même, l’efficacité de la pilule seule est bien moins grande que prévue. Et du coup, on comprend pourquoi ils peuvent diminuer les doses sans trop affecter la quantité d’échec. Ils le peuvent parce que la probabilité d’avoir un enfant lors de chaque acte est déjà faible. Et ils n’ont donc pas besoin d’avoir un contraceptif super efficace.

 

– Autres éléments diminuant la fiabilité

 

–          Nombre d’actes par an surestimé d’une façon générale

Le nombre de rapport par an est probablement assez surestimé. Or, c’est essentiel dans le résultat final concernant le pourcentage de réussite de la pilule. Ca n’affecte pas le nombre de grossesses non désirées sous pilule, mais ça affecte le pourcentage de réussite (moins d’acte, mais même quantité de grossesses non désirées à la fin).

On peut se baser sur les chiffres américains trouvés ici.

Selon eux, sans contraception, il va y avoir 85 enfants nés pour 100 couples. Ceci, sans indication du nombre de rapports par an. S’il y a 120 rapports par an, comme le disent les sondages, ça veut dire que pour qu’il y ait 100 naissances, il faut environ 140 rapports par an. Pour 100 rapports, il n’y aurait donc que 70 % de chance qu’une femme tombe enceinte. Ca ne correspond pas aux données de l’étude anglaise. Pour qu’on ait bien 100 rapports pour un fécondant, comme le dit l’étude anglaise, il faudrait en fait qu’il y ait 85 rapports par an. Donc, normalement, s’il y a 85 enfants qui naissent en  un an pour 100 couples, ça veut dire qu’en réalité, ces 100 couples n’ont fait que 85 fois l’amour. Ils le feraient donc 30 % de moins souvent que ce qui est annoncé. On ne serait pas à 120 rapports par an, mais plutôt à 85. Donc, le taux d’échec de la pilule serait 30 % plus important. Soit, à partir d’environ 2,5 %, le taux d’échec serait de 3,2 %. Donc, l’efficacité serait de 96,8 % pour la pilule seule, et de 99,96 % en tout.

Du coup, 1 % d’échec correspondrait à environ 38.000 grossesses non désirées.

 

–          Nombre d’actes par an moins important chez les femmes sous pilules

Un dernier élément intervient : l’influence de la pilule sur la libido. Il est reconnu par l’orthodoxie que la pilule diminue la libido. Selon les données officielles, entre 20 et 40 % des femmes seraient touchées. Soit 30 % en moyenne. Mais en fait, on peut penser que dans de nombreux cas il y a diminution sans que ça ne soit attribué à la pilule. On pensera à une diminution naturelle du nombre de rapports lié au travail ou à l’usure du couple. Donc, il y a probablement une sous-estimation du problème.

Disons qu’en gros, on peut penser que ça entraine globalement entre 30 et 50 % de rapports en moins. Si la pilule entraine une diminution par 2 du nombre de rapports sexuels, ça veut dire que le taux d’échec est multiplié par 2. Donc, on n’est plus à 96 ou 97 % d’efficacité par acte, mais à 92 ou 94 %. Si le nombre de rapports baisse de 33 %, le taux d’échec est multiplié par 1,5 et on est alors à 94 ou 95,5 %.

Donc, une partie de l’efficacité de la pilule viendrait du fait que ça diminue la quantité de rapports. Du coup, là encore, une partie de l’efficacité de la pilule viendrait d’un élément n’ayant rien à voir avec l’efficacité contraceptive pure de la pilule.

Cela dit, l’efficacité de 92 %, c’est pour l’ensemble des pilules. Il est donc possible que ça soit un peu plus -93 ou 94 %- pour les minidosées, et un peu moins -88 ou 90 %- pour les microdosées (ça descend plus pour les microdosées, parce qu’en ce qui concerne l’usage, elles représentent une part beaucoup moins importante dans l’ensemble des pilules que la minidosée).

 

– Le cas des arrêts volontaires et des oublis de pilules

 

– Arrêts volontaires :

Evidemment, dans tout ça, on n’a pas tenu compte du fait qu’il pouvait y avoir des arrêts volontaires de la pilule afin d’imposer un enfant au conjoint. Mais on peut supposer que ça doit représenter une faible part des cas en question. De nos jours, une femme aura plutôt tendance à quitter son conjoint pour un autre que de lui faire un enfant dans le dos. Les principaux cas seront ceux de femmes vénales ayant eu la chance de tomber sur un homme riche, mais qui ne veut pas s’engager plus que ça avec elle (donc, moyen d’avoir une pension alimentaire), ou ceux de femmes qui commencent à avancer en âge et dont le conjoint ne veut pas d’enfant. Mais les hommes riches, il n’y en a pas des tonnes (10 % de la population). Et forcément, seule une petite fraction de ces hommes connaitra une telle aventure. Ca représente peut-être 2 % de l’ensemble des couples (et sur toute leur vie, pas par an). Donc, ça ne représenterait pas grand-chose dans les 60 % de couples dont la femme est tombée enceinte malgré la pilule. Et pour le second cas, là encore, la plupart de ces femmes auront tendance à tenter leur chance ailleurs que d’imposer un enfant à leur conjoint. Donc, ça doit concerner une très faible part des femmes en âge de procréer.

 

– Oublis :

Il y a aussi les oublis. Ca, ça pourrait effectivement représenter une part importante des échecs.

Comme on l’a vu, il faut environ 100 rapports pour qu’une femme tombe enceinte. Ca veut dire que lors d’un oubli annuel, il y 1 % de risque de tomber enceinte si la femme a 100 relation sexuelles dans l’année. Donc, il faut beaucoup plus qu’un seul oubli pour que la grossesse arrive.

Sauf qu’au bout de 20 ans, ça fait quand même 20 % de risque d’avoir une grossesse non désirée pour une femme oubliant la pilule une fois par an. Et 200 % pour les femmes oubliant la pilule 10 fois par an.

Selon une enquête Inpes/BVA menée en février 2007 auprès de 2004 personnes (voir ici), 75 % des femmes oublient de prendre la pilule au moins une fois par an et environ 20 % au moins 12 fois par an. Donc, si 75 % des femmes prenant la pilule l’oublient au moins une fois par an, ça veut dire qu’il va y avoir 15 % des femmes sous pilule qui auront une grossesse non désirée à cause d’un oubli. Et pour les 20 % l’oubliant 12 fois par an, ça veut dire qu’environ 50 % des femmes auront une grossesse non désirée à cause de l’oubli de la pilule. Au final, ça voudrait dire que, sur 20 ans, 65 % des femmes subiraient une grossesse non désirée à cause d’un oubli de la pilule. Ca voudrait dire que toutes les grossesses non désirées viendraient d’un oubli de la pilule.

Seulement, un certain nombre d’éléments vient limiter ce pourcentage.

Déjà, il faut que ça coïncide avec le jour où le couple a une relation sexuelle. Donc, ça limite les possibilités. Si les couples ont, comme ils le déclarent, environ une relation tous les 3 jours (120 relations par an), ça veut dire que le risque de tomber enceinte diminue par 3. Donc, seules 22 % de femmes sous pilule subiraient une grossesse non désirée durant leur vie sexuelle.

Par ailleurs, beaucoup de femmes prennent une double dose pendant quelques jours après un oubli. Ce qui va empêcher qu’elle ne tombe enceinte.

Et puis, il y a la pilule du lendemain, qui est considérée comme de la contraception et pas comme un avortement (ce qui est logique, puisqu’on ne sait pas encore s’il y a un fœtus qui est en train de se former), d’où son nom. Donc, ça entraine que plein de femmes qui auraient pu avoir une grossesse non désirée à cause de l’oubli de la pilule ne se retrouveront pas dans ce cas grâce à la pilule du lendemain.

Il faudrait aussi surtout que l’oubli de la pilule entraine l’inefficacité de la contraception, ce qui ne va que rarement arriver. Il reste quand même tous les autres jours sous pilule qui vont empêcher la nidation. Donc, contrairement à ce que les médecins disent, un seul oubli doit être loin d’être suffisant pour qu’une femme tombe enceinte. On peut imaginer qu’ils disent ça afin de pousser les femmes à être sérieuses dans leur prise de pilule.

Donc, il faudrait que l’oubli aboutisse à une grossesse dans 100 % des cas ou la femme est fécondable ce jour là. Il est évident que ça n’est pas le cas et que dans le meilleur des cas, ça arrivera une fois sur 10, même si ce jour là, la femme est fécondable. Du coup, on arrive à un chiffre de 2,2 % des femmes subissant une grossesse non désirée par ce biais.

Si la pilule était oubliée pendant 2 ou 3 jours d’affilé, éventuellement, ça pourrait devenir plus problématique. Mais ça doit être beaucoup plus rare. Quelque chose comme 10 fois plus rare. Donc, ça ne concernerait que 2,2 % des grossesses non désirées sous pilule.

Et là encore, il faudrait que la femme en question ait une relation sexuelle les jours en question.

Et puis, si une femme oubliait de prendre sa pilule pendant 2 ou 3 jours, elle s’en apercevrait beaucoup plus facilement qu’un oubli d’une journée. Et dans ce cas, déjà, elle utiliserait la pilule du lendemain, ce qui limiterait encore plus le nombre de grossesses non désirées. Donc, on doit tomber à 1 % ou quelque chose comme ça.

En résumé, si on a 2 % de grossesses volontaire, plus 2 % liés à un oubli d’une journée, plus 1 % lié à un oubli de 2 ou 3 jours, ça finit par faire 5 % de grossesses sous pilules qui ne sont pas liées à un échec de la pilule. Ca représente seulement 8 % des 60 % de grossesses sous pilules en 20 ans.

Donc, la plupart des femmes qui sont sous pilule et qui tombent enceintes se retrouvent dans cette situation non pas à cause d’un arrêt volontaire ou involontaire, mais bien parce que la pilule n’a pas fonctionné. Au final, sur 20 ans, 52 % des femmes sous pilule tombent enceintes à cause de l’échec de la pilule.

 

– Autre possibilité

 

Il y a quand même un problème avec tout ça. C’est que pour qu’une femme tombe enceinte sous pilule, il faut que la pilule cesse d’être efficace pendant en réalité au moins 1 semaine ou deux. En effet, on nous dit que la pilule perturbe la formation de l’endomètre et la nidation de l’ovule fécondé. Donc, même si on oublie de prendre la pilule pendant 1 journée ou 2, il n’en reste pas moins que l’épaississement de l’endomètre est déjà bien perturbé (surtout que vu que tout ça vient en réalité d’une augmentation du taux de cortisol, ce n’est pas un jour d’arrêt qui va entrainer son retour à la normale). Et en la reprenant, l’épaississement de l’endomètre le sera à nouveau. Ce à quoi viendra s’ajouter la perturbation de la nidation. Donc, même en oubliant une journée ou deux la pilule, l’ovule ne devrait pas pouvoir se développer. Et c’est valable aussi pour les échecs de la pilule en général (ceux qui ne sont pas lié à un oubli).

Donc, ça veut dire que pendant 1 ou 2 semaines, la pilule n’a pas fonctionné. Du coup, ça voudrait dire qu’elle serait 7 ou 15 fois moins efficace que prévue. Mais ça ne poserait pas de problème, parce qu’il suffirait que ça soit efficace pendant une ou deux semaines pour que la nidation soit bloquée. On s’expliquerait alors mieux comment ils ont pu limiter les effets secondaires.

On ne serait plus dans une efficacité par acte, mais par période. Ca ne changerait pas grand-chose à l’efficacité globale. Mais concernant les oublis, ça changerait beaucoup de choses. Ca n’aurait quasiment plus aucune incidence.

Du coup, en fait, ça ne serait pas un acte sur 20 ou 33 qui serait possiblement fécondant, mais un acte sur 3 ou 4. En réalité, la pilule ne serait alors efficace qu’à 66 ou 75 % par acte. Mais, ça ne serait pas grave, parce qu’il suffirait qu’elle le soit les 66 ou 75 % autres fois pour que la fécondation n’aboutisse pas à une grossesse. Et au final, ça ne changerait rien, parce qu’on aurait toujours une efficacité de 97 % par an (et 99,97 en ajoutant le fait qu’un seul contact sexuel sur 100 est fécondant).

La pilule n’aurait en fait pas besoin d’être toujours efficace. Il suffirait qu’elle le soit seulement les 2 tiers du temps pour que globalement, elle le soit 97 % du temps. En fait, 97 % du temps, la pilule va être efficace au moins les 2 tiers du temps. Du coup, il n’y a pas de problème.

Mais évidemment, le fait qu’elle ne soit efficace que 70 % du temps environ, rendrait tout à fait possible l’échec de la contraception. Il suffirait que, pour une raison ou pour une autre, on passe de 70 % à 35 %, c’est-à-dire, que pendant deux semaines, la contraception ne fonctionne plus, pour que la fécondation devienne possible. Si la contraception n’est pas efficace pendant une semaine par mois, il devient tout à fait possible que certaines fois, elle ne le soit pas pendant deux semaines.

Ca expliquerait pourquoi on a pu limiter les effets secondaires. Vu qu’il n’y a pas besoin que ce soit efficace chaque jour, on peut faire en sorte que la dose soit relativement faible, et donc les effets secondaires aussi.

Autre hypothèse, il se pourrait qu’en réalité, la pilule ne fasse qu’épaissir la glaire cervicale et rien d’autre. Et du coup, dès la barrière passée, ça serait finit, une grossesse pourrait se déclencher. Dans ce cas, on reviendrait à une efficacité de 97,5 % par acte. Et, ça expliquerait les grossesses non désirées sous pilule. Il suffirait que la glaire cervicale soit plus fluide pendant 1 jour pour que ça entraine une grossesse. Mais si la glaire cervicale est épaissie la plupart du temps, ça veut dire quand même qu’il y a rétention d’eau. Du coup, il devrait y avoir aussi une diminution de l’émission des hormones nécessaires à la nidation. Donc, cette hypothèse est peu probable.

 

– Estimation de l’évolution des effets secondaires de la pilule

 

Avec l’évolution de l’efficacité de la pilule et la connaissance de la diminution des doses, on peut avoir une idée de l’évolution des effets secondaires de la pilule depuis 35 ans. L’efficacité était au maximum de 100 % il y a 35 ans. Mais on peut penser, vu qu’il y avait déjà de nombreuses IVG (et donc des IVG dues à l’échec de la pilule), qu’elle devait être au maximum plutôt de 99 ou 98 %. Vu qu’elle est désormais d’environ 97 ou 96 %, normalement, la baisse n’est pas suffisante pour que les effets secondaires aient également fortement baissé.

Mais, ça c’est vrai seulement s’il n’y avait pas de réserve d’efficacité. Or, on peut penser qu’initialement, la pilule était trop fortement dosée et qu’une diminution de 40 % du dosage a entrainé une baisse des effets secondaires sans entrainer une grosse baisse de l’efficacité.

Toutefois, ça concerne surtout la pilule initiale, à savoir celle qui était dosée à 0,05 mg d’estrogènes. Mais apparemment, elle n’a été utilisée que pendant environ 10 ans, et la pilule faiblement dosée a été introduite dès 1970 (dosage inférieurs à 0,05, ce qui doit correspondre aux pilules faisant dans les 0,035 et 0,03 mg. Le terme de pilule faiblement dosée correspond en partie à la pilule minidosée actuelle). Ce qui signifie que depuis 1970, les effets secondaires n’ont pas du être fortement modifiés.

Même si on prend les chiffres les plus bas, il n’y a pas du y avoir une grosse baisse d’efficacité, puisque les problèmes de déclarations trop élevées de rapports sexuels et la baisse de libido induite par la pilule devaient déjà poser problème à l’époque.

 

Résumé :

L’efficacité des pilules semble être de 99,97 % par acte. Ce qui est excellent.

Toutefois, il faut tenir compte du nombre de rapports nécessaires pour qu’une femme tombe enceinte quand elle ne prend pas la pilule. Parce que s’il faut énormément de rapports pour qu’il y ait grossesse, ça change tout. Ca diminue fortement l’efficacité propre à la pilule. Or, ce nombre est effectivement élevé, puisqu’il faut environ 100 actes pour une relation efficace. Du coup, en réalité, l’efficacité de la pilule par acte est de 97,5 %, soit environ 100 fois moins.

Il est possible que deux autres facteurs impliquent une efficacité encore moindre. Ainsi, on peut penser que le nombre d’actes par an est moindre que ce que les gens déclarent (c’est à dire 120 actes par an). Ce qui donnerait une efficacité de 96,8 %. Et par ailleurs, la pilule diminue la libido, ce qui signifie là aussi un nombre d’actes sexuels encore moins importants ; ce qui impliquerait une efficacité de la pilule par acte comprise entre 92 et 94 % ou 94 et 95,5 % (selon que le nombre d’actes sexuels et 50 % ou 33 % moins important).

Ca ne joue pas sur l’efficacité finale, puisqu’elle reste à 99,96 ou 99,97 % (c’est la combinaison du risque d’avoir un enfant par acte quand on ne prend pas de moyen de contraception, qui est de 1/100 et du risque d’avoir une grossesse non désirée sous pilule, qui est de 3/100) ; ce qui demeure excellent. Donc, le risque d’avoir un enfant non désiré sous pilule reste très faible.

Mais évidemment, déjà, ça relativise très fortement l’efficacité de la pilule en elle-même. 96,8 ou 97,5 % par acte, c’est loin d’être excellent. Finalement, la pilule ne serait pas si efficace que ça en elle-même, mais compterait sur beaucoup d’éléments annexes pour améliorer cette efficacité moyenne.

Et par ailleurs, même avec une efficacité de 99,97 % par acte, il y a tellement d’actes par an, que les 0,03 % d’échecs conduisent à 150.000 grossesses non désirées par an, et que 3 % des couples sous pilule connaissent chaque année un échec de celle-ci. Sur 20 ans, il y aurait donc un risque de 60 % d’avoir un enfant malgré la prise de pilule. Chiffre auquel il faut retrancher le cas d’arrêts volontaires ou involontaires (oublis), qui représentent 8 %. Donc, sur 20 ans, le risque d’avoir un enfant malgré la pilule, et ça, seulement à cause de l’échec de la pilule, serait de 52 %.

Concernant la baisse éventuelle de l’efficacité ainsi que celle des effets secondaires, on peut penser la chose suivante. L’efficacité quand la dose était de 0,05 mg devait être au maximum de 98 ou 99 %. Les nombreuses IVG qu’il y avait déjà à l’époque vont dans ce sens. Vu que désormais, l’efficacité est de 96,8 ou 97,5 %, ça signifie qu’il y a eu une baisse de 1 ou 2 %. L’efficacité est donc restée quasiment identique.

Concernant l’évolution des effets secondaires, il n’y a pas beaucoup de données. Donc, on en est réduit à des estimations. Mais vu qu’il y a eu une baisse importante du dosage (-40 %) 10 ans après l’introduction de la pilule, on peut raisonnablement penser qu’ils ont du diminuer. Pourtant l’efficacité, elle, est restée quasiment la même. Donc on peut penser que la pilule initiale était trop fortement dosée et qu’avec une diminution de son dosage il était possible de diminuer les effets secondaires quasiment sans diminuer l’efficacité.

 

Grève des hôpitaux et taux de mortalité

 

Voici deux ou trois statistiques sur l’influence d’une grève des personnels soignants dans les hôpitaux sur la mortalité générale. Elles sont relativement connues dans le monde des sceptiques de la médecine officielle, mais vu qu’il y a beaucoup de monde qui les ignore, il est toujours intéressant de les redonner. Et puis, même connu ça n’empêche pas que c’est assez énorme.

C’est tiré de ce site (vernoncoleman). D’habitude, il n’y a que la statistique concernant la grève en Israël. Mais là, il y en a d’autres qui viennent confirmer celle-ci. J’ai modifié légèrement le texte en y ajoutant 2 ou 3 données trouvées dans des textes traitant du cas israélien.

On aurait tendance à imaginer que sans docteur, les gens devraient tomber comme des mouches. Mais ce n’est absolument pas le cas.

En 1973, les docteurs israéliens se sont mis en grève pendant un mois. Les admissions dans les hôpitaux ont chuté de 90 % (65.000 à 7.000). Seuls les cas les plus urgents étaient admis. Le taux de mortalité aurait donc du augmenter fortement. Mais bien au contraire, le service funèbre de Jérusalem a rapporté que le taux de mortalité chez les israéliens avait diminué de 50 %, atteignant son niveau le plus bas jamais enregistré. C’était la baisse la plus importante depuis la grève précédente, 20 ans avant.

A peu près la même chose est arrivée à chaque fois que les médecins se sont mis en grève.

A Bogota, en Colombie, les médecins se sont mis en grève pendant 52 jours. Il y a eu une baisse du taux de mortalité de 35 %.

A Los Angeles, une grève des médecins entraina une diminution de 18 % du taux de mortalité. Durant la grève, il y eut 60 % d’opérations en moins dans les 17 hôpitaux les plus importants. A la fin de la grève, le taux de mortalité est revenu à la normale.

 

Moins connu, un autre épisode de grève des médecins est arrivé en Israël en 2000 (voir ici). La grève à commencé le 9 mars 2000. Et l’influence sur la mortalité a été reportée en juillet 2000.

« L’association médicale d’Israël a commencé le mouvement de revendication le 9 mars pour protester contre la proposition du trésor public d’imposer un nouveau contrat de quatre ans de gages pour les médecins. Depuis lors, des centaines de milliers de visites de patients dans les cliniques ont été décommandées ou remises à plus tard avec des dizaines de milliers d’opérations de confort. Les hôpitaux publics, qui fournissent la grande majorité des soins médicaux secondaires et tertiaires, ont maintenu en fonctionnement normal leurs salles de secours, unités de dialyse, services d’oncologie, départements obstétriques et néonatals, et les autres équipements essentiels pendant la grève.

En l’absence de chiffres officiels, le Jerusalem Post a sondé les sociétés d’enterrement juives sans but lucratif, qui exécutent les enterrements pour la grande majorité des Israéliens, pour savoir si la grève affectait les décès dans le pays.

« Le nombre d’enterrements que nous avons exécutés a chuté radicalement, » a dit Hananya Shahor, directeur de longue date de la société d’enterrement Kehilat Yerushalayim de Jérusalem. « Ce mois-ci, il y avait seulement 93 enterrements comparés aux 153 en mai 1999, aux 133 de ce même mois en 1998, et aux 139 en mai 1997, » a-t-il dit. La société s’occupe de 55% de tous les décès dans la zone métropolitaine de Jérusalem. En avril dernier, il y avait seulement 130 décès comparés aux 150 ou plus dans les mois d’avril précédents. « Je ne puis expliquer pourquoi, » a dit M. Shahor.

Meir Adler, directeur de l’entreprise de pompes funèbres de Shamgar, qui enterre la plupart des autres résidants de Jérusalem, a déclaré avec beaucoup plus de certitude : « Il y a certainement un lien entre les sanctions des médecins et le peu de décès. Nous avons vu la même chose en 1983 (quand l’Association Médicale d’Israël a appliqué des restrictions de soins pendant quatre mois et demi). »

Motti Yeshuvayov, la seule société d’enterrement de Tel Aviv a déclaré qu’elle avait noté la même tendance dans la zone métropolitaine de Tel Aviv dans les deux derniers mois. La région de Haïfa a été la seule exception à la tendance de décroissantes des décès.

La ville côtière de Netanya a seulement un hôpital, et cela lui a épargné l’action revendicative parce que le personnel doit signer une clause de non recours à la grève avec son contrat. La société d’enterrement de Netanya, dirigée par Shlomo Stieglitz, a signalé à 87 enterrements le mois dernier, le même nombre qu’en mai 1999. Elle en a signalé 97 en avril comparé aux 122 d’avril 1999, et aux 99 de mars par rapport aux 119 de mars 1999. M. Stieglitz a dit que sa société d’enterrement couvre non seulement Netanya mais aussi d’autres villes, dont Hadera et Kfar Sava, où les médecins de l’hôpital se sont joints à la grève.

Pendant les mois de grève, les patients « sont allés davantage chez leur médecin de famille et dans les salles de secours des hôpitaux, qui n’ont pas été affectées par les restrictions de la grève,» a dit le professeur Yisraeli. »

Donc, en gros, on avait 93 enterrements en mai 2000 comparé aux 140 qu’il y avait en moyenne durant les 3 années précédentes. Ce qui fait une baisse de 34 %. Et pour le mois d’Avril, la baisse était de 13 %.

On apprend au passage qu’il y a eu aussi une grève en 1983, cette fois pendant 4 mois et demi et que ça a eu le même impact sur la mortalité qu’en 2000.

 

Donc, ben voilà. Quand les médecins se mettent en grève, la mortalité diminue fortement. Ce qui signifie que ce sont bien les médecins qui tuent les patients. Et ce n’est pas une petite baisse. C’est une baisse hallucinante. Ca peut aller jusqu’à 50 %.

C’est une statistique très importante pour comprendre qu’effectivement, la médecine moderne est très létale.

Et encore, là, il ne s’agit que de l’arrêt des opérations de confort ou pas indispensables, ou pas urgentes. Toutes les personnes ayant des problèmes graves, des accidents nécessitant un traitement rapide, ou étant en fin de vie ont continué à être traitées.

Alors, autant pour les accidents et autres urgences bien claires et nettes, on peut penser que la mortalité aurait augmenté, autant pour les autres problèmes soi-disant graves, ça aurait pu entrainer une baisse encore plus importante de la mortalité.

Et par ailleurs, les gens ont évidemment continué à prendre les médicaments qu’ils prenaient déjà avant (cas de maladie chronique par exemple). Donc, ça aussi, ça aurait pu entrainer une baisse de la mortalité. Ca aurait bien sur impliqué une grève impossible à mettre en place, puisqu’une telle chose (arrêt de la distribution des médicaments) aurait été interdite par les pouvoirs publics. Mais en supposant une situation imaginaire où une telle chose serait survenue, la mortalité aurait probablement baissé aussi par ce biais là.

L’idée selon laquelle les opérations seraient tout de même justifiées, parce que ça améliorerait la vie des patients et qu’il y aurait évidemment toujours quelques échecs ne tient pas (on trouve cette idée dans le papier sur la grève de l’an 2000 en Israël). En effet, on ne parle pas d’une baisse du taux de mortalité de quelques pourcents. On parle d’une baisse de 50 % de la mortalité. Et ce n’est pas la mortalité dans les hôpitaux. C’est la mortalité générale. Cette théorie serait valable si la baisse était tout à fait marginale. Mais ce n’est pas le cas.

Par ailleurs, si on a reporté leur opération, c’est que c’est gens là étaient loin d’être très malades. Donc, ça veut dire que des gens qui ne sont pas particulièrement en mauvaise santé meurent en masse de leur opération. Parce que si les médecins avaient estimé que ces gens étaient menacés de mourir à 6 mois ou 1 an d’échéance sans opération, on peut être sur que ces derniers auraient été considérés comme des cas graves à opérer d’urgence (donc, n’auraient pas été concernés par la grève).