Les grandes épidémies de peste n’ont jamais existé 1

Un des piliers de la théorie des microbes pathogènes, ce sont les grandes pandémies : peste noire et autres grandes (et moins grandes) pandémies de peste, épidémie de grippe espagnole, polio, cholera. La croyance dans l’existence des ces épidémies est vraiment un des éléments les plus importants pour la croyance dans la théorie des microbes pathogènes. Que cette croyance vienne à disparaitre, et la croyance dans la théorie des microbes pathogène serait très fortement ébranlée. C’est un peu comme la croyance que le SIDA ravage l’Afrique concernant la croyance en la théorie officielle du VIH/SIDA. Sans cette croyance, il ne resterait pas grand chose de la croyance en la théorie officielle, vu le faible nombre de cas dans les pays occidentaux. Pour le sida, on invente des cas dans des pays lointains, où on ne peut pas vérifier ce qui s’y passe. Pour les maladies comme la peste, on invente des cas dans un lointain passé. Et dans la mesure où on arrive sans problème à inventer des dizaines de millions de morts en Afrique de nos jours, il est évident que c’est un jeu d’enfant d’inventer des dizaines de millions de morts au moyen-âge.

La peste et la grippe espagnole sont parmi les plus impressionnantes pour le citoyen lambda. On va s’attaquer ici à la première. Bien sur, c’est un sujet assez vaste ; donc, je ne pourrais pas tout traiter en un seul article. Mais je reviendrai sur le sujet ultérieurement.

Quelques critiques générales

Problèmes de définition de la peste dans les temps anciens

Déjà, 1er et énorme problème, dans les temps anciens, la peste ne signifiait pas du tout une maladie précise, mais un peu tout et n’importe quoi. Toute épidémie un peu importante était appelée peste.

Donc, forcément, c’est facile d’inventer des méga pandémies dans les temps anciens avec un terme générique. C’est un peu comme si les historiens du futur considéraient que le terme maladie ORL désignait des pneumonies extrêmement graves, alors que ça rassemble tout l’éventail des maladies pulmonaires. C’est sur qu’alors, ils pourraient inventer des pandémies gigantesques de maladies ORL s’étant soi-disant déroulées dans les temps anciens. Donc, quand les historiens parlent d’une maladie unique et bien spécifique en parlant de peste, ils trichent complètement. Et cette tricherie leur permet d’inventer des pandémies à partir de rien.

Soi-disant, en fonction des symptômes décrits, ils arrivent à savoir quelles épidémies regroupées sous le terme générique « peste » étaient vraiment la peste telle qu’on l’imagine aujourd’hui. Mais tout ça, c’est du bidon. Avec des évènements aussi anciens, et avec des sources aussi rares et souvent complètement vagues ou sibyllines, ils sont incapables de savoir si ces épidémies étaient bien des épidémies de peste ou d’autre chose. Et on peut se dire qu’en fait, ils ont compilé les différents symptômes qu’ils trouvaient dans les documents qu’ils avaient, pour inventer totalement une nouvelle maladie.

La chance pour eux, c’est qu’une maladie spécifique appelée « peste » avait déjà été inventée au 17ème ou au 18ème siècle. Maladie inventée déjà à partir des documents concernant des épidémies anciennes. Donc, ils n’avaient qu’à reprendre cette maladie, et en modifier plus ou moins les symptômes, pour la faire coller éventuellement mieux aux témoignages des temps anciens ; et aussi pour éviter qu’elle ne soit trop spécifique et que le gens finissent par se demander ce que c’était que cette maladie bizarroïde (d’où les symptômes pas spécifiques du tout comme la fièvre). Cela dit, il fallait qu’elle soit quand même un peu spécifique, pour ne pas avoir l’air complètement évanescente. Il fallait qu’il y ait la petite spécificité (le bubon), pour rendre cette maladie bien identifiable. Et il fallait qu’il y ait plusieurs sortes de pestes, pour pouvoir justifier de descriptions changeante selon les documents des temps anciens.

Désir d’invention de cas spectaculaires de la part des croyants en la théorie microbienne au XIXème siècle

Autre problème, vu qu’au 19ème siècle on était en pleine hystérie microbienne, les historiens, loin d’être neutres, avaient tendance (et avaient intérêt) à inventer des pandémies pour  « confirmer » la théorie microbienne. Le fait qu’ils n’aient eu aucun scrupule à tricher en faisant croire que le terme « peste » désignait une maladie particulière va complètement dans ce sens.

Si la description de la peste s’était faite à une époque neutre, ok. Mais là, ce n’est absolument pas le cas. Donc, il est évident que tout ce qui est rapporté par les historiens du XIXème siècle prête complètement à caution.

Symptômes changeants et non spécifiques

Signe des maladies bidons, les symptômes de la peste sont flous et non spécifiques. Ca n’était pas le cas quand on a commencé à inventer la maladie. Mais justement, les symptômes étaient un peu trop délirants et rares pour qu’on les garde tel quel.

Au départ, les choses étaient relativement claires. La caractéristique principale de la peste bubonique, c’était une maladie avec création d’énormes bubons, éventuellement noirs, plein de pue un peu partout sur la peau. Bref, c’était une sorte d’empoisonnement du sang bizarroïde par sa rapidité, avec des créations de bubons tout aussi bizarroïdes, mais bien propres à marquer les imaginations.

Mais, comme on n’a jamais vu un tel truc, on ne pouvait pas garder cette description. D’où la nécessité de supprimer petit à petit l’histoire des bubons et  d’inventer de nouveaux symptômes, plus banals (ou de garder des symptômes qui étaient déjà attribués, comme la fièvre, mais qui sont banals). On a donc limité les bubons à un seul point, au niveau de l’aisselle. Puis, on a plutôt dit que c’était un ganglion gonflé (donc, exit le bubon noir plein de pue). Et au final, puisque le ganglion gonflé, on ne voit pas tellement ce que ça a de mortel, on a dit que les symptômes étaient plutôt une fièvre, et des hémorragies internes. On a bien gardé l’éventualité d’éruptions cutanées. Mais elles n’ont plus rien à voir avec les bubons, éventuellement de la taille d’un œuf, se multipliant sur tout le corps.

On est donc passé à des symptômes complètement non spécifiques avec de la fièvre, des céphalées, de la fatigue, une paleur, des douleurs articulaires. Des symptômes qu’on retrouve dans 25 autres maladies graves. Et pour les symptômes les plus graves, on a coagulation intravasculaire, et nécrose des vaisseaux de petite taille ; choses qui ne se voient pas ou peu à l’œil nu, ou alors, qui vont être très rarement observées de façon évidente. Donc, on peut dire ce qu’on veut. Et pour la peau, puisque on devait quand même garder quelque chose de visible, on parle de lésions de la peau, ce qui est très vague et se retrouve là aussi dans 25 autres maladies.

Du coup, avec le coté changeant et non spécifiques des symptômes, on a une espèce de flou artistique sur ce qu’est vraiment cette maladie. Et selon les circonstances, on pourra nous dire que tels symptômes sont la peste, tout simplement parce qu’on a décidé qu’on avait affaire à une épidémie. Mais avec des symptômes assez différents, on pourrait nous dire la même chose. Il suffit qu’il y ait un climat d’hystérie qui se crée.

Avec des symptômes aussi peu spécifique, dans une période d’hystérie, même la grippe pourrait être prise pour de la peste. Eh oui, vu que la grippe se caractérise par de la fièvre, et vu que les tests pour trouver le bacille de la peste vont avoir tendance à le trouver un peu tout le temps dans ce genre de condition, la plupart des cas de grippe ou de rhume un peu carabiné seraient diagnostiqués comme des cas de peste. Et comme on traiterait bien sur la personne immédiatement, par sécurité, impossible de savoir si la personne avait vraiment la peste ou simplement une grippe ou un rhume.

Du coup, pour un diagnostic de peste, tout devient fonction du contexte (ce qui est le cas pour plein de maladies microbiennes). Les symptômes ne se suffisent pas à eux-mêmes. On ne peut pas dire que telle personne a la peste simplement en fonction des symptômes. Il faut un contexte. Il faut par exemple se trouver en Afrique, dans une zone supposée endémique de la maladie, et qu’il y ait déjà eu éventuellement deux ou trois morts (par empoisonnement de l’eau par exemple, ou par une maladie soignée avec des médicaments tueurs). Mais une même personne avec les mêmes symptômes diagnostiquée en Europe n’aurait jamais eu un diagnostic de peste. Bien sur, il y a les tests de présence de bactérie. Mais comme ce genre de bactérie est probablement présente un peu partout, on va la trouver très fréquemment chez une personne déjà un peu malade. Donc, là aussi, ça dépend du soupçon qu’on a, et donc du contexte. En Europe, on ne va pas faire le test, tandis qu’en Afrique, dans une zone supposée endémique de la maladie, on va le faire. Et forcément, en le faisant, on va trouver quelque chose (un certain pourcentage de fois bien sur, pas forcément 100 % du temps ; mais par exemple, 30 ou 40 % du temps)

Taux de mortalité baissant de plus en plus avec le temps

Le taux de mortalité est beaucoup plus faible à l’époque moderne qu’au Moyen-âge. Voici un extrait de texte sur le sujet :

Lors de l’épidémie de peste noire, à plusieurs endroits (y compris Florence en 1348) plus de 75% de la population semble avoir péri ; au contraire, la plus haute mortalité pour la peste bubonique moderne, fut de 3% à Mumbai en 1903.

Eh oui, vu qu’il n’y a jamais eu de peste en réalité, plus on a eu de moyen de vérification de la véracité de ce qu’on nous disait, et plus les menteurs ont été obligés de faire profil bas dans leur mensonge.

Critique de la peste noire

Deux trois détails génériques sur la peste noire d’abord. Soi-disant, celle-ci est apparue vers la fin de l’année 1347 au sud de l’Europe : à Messine d’abord en septembre, puis à Gênes et à Marseille en décembre. Elle s’est ensuite répandue rapidement dans toute l’Europe entre 1348 et 1349, pour finir par disparaitre vers 1350. Elle aurait tué un tiers de la population européenne. Selon les scientifiques, elle aurait été propagée par les puces des rats. La maladie aurait tué d’abord les rats ; puis, ceux-ci étant morts, les puces se seraient alors rabattues sur les humains.

Impossibilité d’une progression aussi rapide

Déjà, premier problème de cette théorie, c’est que la vitesse de progression de la maladie ne colle pas du tout avec le mode de transmission. Et ce n’est pas que moi qui le dit. Les scientifiques officiels ont fini par comprendre qu’il y avait comme un problème avec cette version des choses (voir la section suivante).

Déjà, même dans une ville, on voit mal comment la propagation aurait pu se faire aussi rapidement qu’on le décrit parfois. Les rats sont des animaux prudents, craintifs, qui ne s’approchent pas tellement des humains, même s’ils ne vivent pas très loin d’eux. Donc, les puces adultes auraient eu très peu de chance de se transmettre directement aux humains. Et même les larves auraient eu une relativement faible probabilité de se trouver à proximité des humains. Et puis, il s’agit bien de puces spécifiques du rat. Donc, à la faible probabilité d’être à proximité des humains, s’ajoute le fait que ces puces n’infectent que très peu les humains.

Surtout qu’une fois malades, les rats auraient rejoint leur refuge pour s’y reposer et y seraient morts quelques jours après. Donc, les puces adultes auraient alors été coincées dans le terrier. En effet, les puces adultes ne vont pas à la recherche d’hôtes en parcourant des dizaines de mètre. Les adultes sautent éventuellement sur des animaux qui sont à quelques centimètres de l’animal infecté. Seules les larves sont par terre, et, une fois arrivées au stade adulte attendent qu’un hôte éventuel passe à proximité. Donc, la déjà très faible probabilité d’infection par les puces adultes, aurait été réduite à quasiment zéro avec la rapide mortalité des rats et le fait qu’ils seraient allés se réfugier dans leur terrier.

Bien sur, comme déjà évoqué un peu plus haut, il est possible que, sur un endroit fréquenté par les humains, les puces des rats infectées aient laissé des larves par terre. Mais, déjà, la probabilité d’une telle chose aurait été relativement faible en temps normal ; alors avec la mort rapide des rats et le fait qu’ils se seraient terrés dans leur refuge dès les premiers stades de la maladie, cette probabilité aurait été encore plus faible. Et puis, dans ce cas, comme on va le voir un peu plus loin, ça aurait retardé l’infection de l’humain au moment de la transformation des larves en adulte, donc, éventuellement bien plus tard.

En plus, même sans être un expert des rats, on peut imaginer que les rats vivent plutôt en petits groupes d’individus. Ils ne doivent pas avoir beaucoup de contacts, ou alors généralement inamicaux avec les rats des autres groupes. Donc, ça rend la possibilité de contagion directe (puces adultes infectées qui sautent sur un rat étranger) entre rats assez rare. C’est un élément de plus allant dans le sens d’une vitesse de propagation de la contagion assez lente.

Par ailleurs, les puces du rat ne se multiplient pas si vite que ça. Par exemple, pour Xenopsylla cheopis, Le stade de l’œuf dure de 1 à 10 jours. Mais surtout, le stade de la larve dure lui 11 à 84 jours (2 mois et demi), enfin, le stade du cocon dure de 2 semaines à 6 mois en fonction de l’environnement (favorable ou non). Donc, il faut entre 1 mois et 9 mois pour que les œufs se transforment en adulte. Or, seuls les adultes peuvent sucer le sang des rats ou des hommes.

Et en plus, si les puces se reproduisent tant que ça (50 œufs par jour pendant des semaines ou des mois), ça veut forcément dire qu’il y a une mortalité gigantesque parmi les œufs. Sinon, la population de puces finirait par augmenter jusque à l’infini. Si la population reste stable, c’est que la mortalité est de 99,99 % ; en fait, autant de morts qu’il y a d’œufs sauf 2 (pour remplacer le père et la mère).

Et si une puce infectée avait tué son rat ou son homme en 3 jours, ça leur aurait donc fait autant moins de temps pour pondre, et autant d’œufs en moins. Donc, déjà, avec la présence d’un hôte pendant quelques semaines, ou mois, il ne reste que quelques adultes viables ; alors avec un hôte qui meurt en quelques jours, il ne devrait en rester aucun pouvant survivre.

Surtout que les personnes portaient des vêtements en dormant. Donc, même si la puce se laissait tomber une fois morte, elle serait tombée dans les vêtements. La personne aurait été enterrée avec ses vêtements, et la puce ainsi que toutes les larves pondues n’auraient plus pu infecter personne.

Donc, en supposant une quantité de 100 puces initialement infectées, déjà, vu la mortalité, on aurait du n’avoir qu’environ 100 puces infectées à la fin. Mais en plus, avec le problème de la mortalité rapide de l’hôte, ça aurait fait probablement beaucoup moins que ça, peut-être 30 puces au final. Et en plus, les puces de la génération suivante n’auraient pu prendre le relais qu’entre 1 à 9 mois plus tard. Et dès les premiers froids, on serait passé plutôt plus près des 9 mois que des 1 mois (qui est une vitesse idéale). Donc, non seulement l’épidémie se serait transmise très lentement, mais on peut même penser qu’une telle épidémie aurait du disparaitre d’elle-même à cause du problème de la disparition trop rapide de l’hôte.

Il y a d’autres puces que Xenopsylla cheopis pouvant infecter les rats et jouer un rôle dans la transmission de la peste. Mais la vitesse de reproduction est à peu près la même. Idem pour la problématique du taux de mortalité. Donc, la problématique générale ne change pas.

Par ailleurs, il y a plein de frontières naturelles aussi bien pour les rats que pour les êtres humains. Un fleuve, pour un rat, c’est une frontière naturelle. Peut-être pas infranchissable, mais rarement franchie quand même. Une montagne, c’est une frontière naturelle. Une mer, c’est une frontière naturelle. Mais la progression de la maladie se jouait de toutes ces frontières. Ca avançait aussi rapidement vers les zones séparées de la zone contaminée par une frontière naturelle, que vers les zones sans séparation.

Sans compter qu’en hiver, les rats ne doivent pas bouger beaucoup. Ils doivent rester en général blottis dans leurs terriers et n’en bouger que pour aller se nourrir. Ils ne font pas de migrations. Donc, en hiver, il n’y aurait pas pu y avoir de progression rapide de la maladie vers d’autres zones.

Alors, bien sur, on peut penser que les humains pouvaient bouger et que parmi eux, il y avait des infectés qui pouvaient transmettre ensuite la maladie aux endroits où ils arrivaient. Mais comme le mal se développait en 24 heures et que la mort survenait entre 2 et 3 jours, un être humain infecté n’aurait pas été bien loin. En 24 heures, il aurait déjà été incapable de se déplacer.  Et vu que la plupart étaient à pied, emportant probablement quelques biens avec eux, et que les routes n’étaient pas les belles routes goudronnées de maintenant, qu’il y avait moins de ponts que maintenant, rendant la traversée des cours d’eau périlleuse, et que les forets ralentissaient fortement la marche, ils ne devaient pas faire plus de 20 ou 25 km par jour. Un courrier faisait dans les 33 km en moyenne. Alors on imagine la vitesse de déplacement d’individus lambda. Donc, ils ne seraient pas allés beaucoup plus loin que 40 ou 45 km avant de s’arrêter par épuisement puis de mourir sur place.

Donc, là aussi, on voit mal comment l’épidémie aurait pu continuer à se répandre. Les gens déjà infectés seraient morts au bout de maximum 40 ou 45 km. Et si les autres n’étaient pas morts ou malades à ce moment là, ça veut dire qu’ils n’étaient pas infectés. Donc, pour qu’ils le soient, il aurait fallu que les puces présentes sur les morts sautent sur les autres personnes. Les œufs n’interviennent pas dans le problème, puisque, comme on l’a vu, lors des différents stades avant la maturité, les puces ne se nourrissent pas de sang et ne sautent pas sur les êtres humains. Donc, c’est le stock des puces présentes sur les malades qui aurait été la source de l’infection des autres personnes. Mais, forcément, il y aurait eu une très forte déperdition. Une partie des gens aurait été enterrée avant que les puces ne sautent sur quelqu’un. Une partie aurait été abandonnée en chemin. Et là aussi, une bonne partie des puces n’auraient pas pu sauter sur le premier venu. Les puces, prises dans les vêtements, n’auraient pas pu s’en échapper. Et en hiver, le froid aurait rapidement tué les puces. Donc, à cette époque de l’année, chaque heure passée sans arriver à sauter sur un nouvel hôte aurait rapproché la puce de la mort. On peut estimer à au moins 90 % la perte à chaque fois. Donc, rapidement, il n’y aurait plus eu de puces infectée parmi les survivants.

Et une fois arrivée dans une nouvelle ville, s’il n’y avait plus d’infectés, ça veut dire que la propagation de l’épidémie ne reposait plus que sur les rats. Donc, on retombe sur tous les problèmes concernant les déplacements à longue distance des rats.

Surtout qu’à l’époque, tout était très cloisonné. Il fallait payer un droit de passage très régulièrement : quand on entrait dans le territoire d’un autre noble, quand on entrait dans une ville. Et bien sur, il fallait aussi que les gens du territoire en question acceptent de laisser passer les personnes. Des gens souvent sans le sous, nombreux, et portant la peste, se seraient fait refouler illico.

Pourtant, il est dit sur Wikipédia concernant l’année 1348 que : « Arrivée à Marseille en fin 1347, elle dévaste la Provence, remonte la vallée du Rhône (Avignon) pour atteindre Paris en août à la vitesse de 75 Km par jours…« 

Or, on a vu que qu’une vitesse de 20 à 25 km par jour était déjà un maximum. Même les soldats ne marchaient pas plus vite que 45 km par jour.
Autre chose, trouvé ici :

« Xenopsylla cheopis est généralement considérée comme la puce vectrice à l’homme de la peste en Occident. Or, comme le souligne Jean-Claude Beaucournu, son implication semble très improbable, car « sur le plan écologique [cette puce] est liée aux climats chauds ou tempérés chauds et ne peut donc s’acclimater chez nous« 

Donc, la puce considérée comme le vecteur de la peste noire ne pouvait pas vivre en Europe. Légèrement gênant.

Des scientifiques remettent en cause la théorie officielle

Voyons quelques extraits d’un article paru dans le Nouvel Observateur en 2003 :

L’épidémie dévastatrice qui ravagea l’Europe au 14ème siècle, en plein Moyen-Age, ne serait pas forcément due à la peste bubonique, selon des chercheurs américains. Ces scientifiques qui ne prennent rien pour acquis ont repris les données de l’époque et les cartes de dispersion : trop rapide, la mort noire qui mérite pourtant bien son nom pourrait être un germe inconnu ou disparu.

L’énumération est terrible :

« Les symptômes de la mort noire comprennent d’importantes fièvres, une haleine fétide, des toux, des vomissement hémorragiques et des odeurs corporelles infectes », explique Rebecca Ferrell, étudiante en anthropologie à l’université de Washington (Seattle-USA). « D’autres symptômes sont des meurtrissures rougeâtres de la peau et des nodules lymphatiques enflés. Beaucoup de ces symptômes apparaissent dans les cas de peste bubonique, mais ils peuvent également être présents dans beaucoup d’autres maladies. » Tout le malentendu viendrait des bactériologistes du 19ème siècle qui ont identifié la mort noire du 14ème siècle comme une peste bubonique, une vérité un peu trop vite répétée par les historiens. Car plusieurs détails troublants ont été relevés par les chercheurs dans des registres d’églises en Angleterre : la virulence, la dynamique spatiale et temporelle de la mort noire ne correspondent pas à la peste d’aujourd’hui, celle que l’on connaît bien. Aux yeux des chercheurs, la contamination par des animaux –il s’agit du rat et de la puce pour la peste- n’est pas crédible. « La propagation de la mort noire a été plus rapide que nous le pensions au début », constate un autre chercheur. « La maladie semble passer trop rapidement entre les humains pour prendre son origine dans une population de rongeurs déjà contaminée, comme pour la peste bubonique. »

Géographiquement, la maladie suit les routes, les voies d’eau navigables, et n’est même pas ralentie par les barrières naturelles pourtant difficilement franchissables par des rats. Autre argument : les écrits de l’époque ne mentionnent pas la mort massive des rats, une particularité de la peste. Les chercheurs pensent donc que la mort noire se transmettait de personne à personne, comme la rougeole ou la petite vérole.

Par ailleurs, en 1984, Graham Twigg a publié The Black Death: A Biological Reappraisal, où il prétendait que le climat et l’écologie de l’Europe et particulièrement l’Angleterre rendaient cela presque impossible aux rats et aux puces d’avoir transmis la peste bubonique et qu’il aurait été presque impossible au Yersinia pestis d’avoir été l’agent causal de la peste, sans parler de sa diffusion explosive à travers l’Europe au cours du 14e siècle.

Un autre scientifique peu favorable au modèle standard est Gunnar Karlsson qui a fait remarquer en 2000 que la Peste Noire a tué entre la moitié et les deux tiers de la population de l’Islande, alors qu’il n’y avait pas de rats en Islande à cette époque. (The History of Iceland de Gunnar Karlsson)

Problème de la transmission par bateaux

On peut lire sur Wikipedia :

En 1346, les Tatars attaquent la ville portuaire de Caffa, comptoir commercial génois sur les bords de la mer Noire, en Crimée et établissent son siège. L’épidémie, ramenée d’Asie centrale par les Mongols touche bientôt assiégeants et assiégés, car les Mongols catapultent leurs cadavres par dessus les murs pour infecter la ville.

Le siège est levé faute de combattants valides en nombre suffisant, Gênes et les Tatars signent une trêve ; les bateaux génois quittent la ville, transmettant la peste à tous les ports où ils s’arrêtent : la maladie atteint Messine en septembre 1347[4], Gênes et Marseille en décembre de la même année. Venise est atteinte en juin 1348. En un an, tout le pourtour méditerranéen est atteint.

Il y a un gros problème avec cette version des choses. Si la maladie se transmet et tue si rapidement que le suppose la littérature officielle sur le sujet, alors, les gens des bateaux auraient du tous mourir en deux semaines, bien avant de rejoindre les ports en question. Et même, encore plus rapidement, il n’y aurait plus eu assez de personnes pour manœuvrer les bateaux. Ces derniers auraient fini par se perdre en mer ou se fracasser sur une cote.

Surtout que les bateaux étaient assez petits à l’époque. Il n’y avait pas encore les grosses caravelles du 16ème siècle. Les galères ou les navires huissiers vénitiens ne devaient pas faire plus de 25 mètres, avec un ou deux ponts. Donc, la propagation de l’épidémie, dans un espace aussi restreint, aurait été particulièrement rapide.

Donc, d’un coté, on a des villes qui voient leur population massacrée en quelques semaines. Et de l’autre, on a des marins qui naviguent sans problème pendant des mois (un voyage du Liban à Venise, par exemple, prenait 2 mois).

Un autre problème, complètement différent, se pose : vu que les bateaux étaient assez petits, on voit mal comment ils auraient pu transporter des rats. Autant pour les caravelles, les galions et les frégates qui arriveront au 16ème et 17ème siècle, on peut imaginer que des rats se cachaient dans les entrailles des navires, autant là, ça semble assez difficile. Et sans rat, pas de puces. Et sans puce, pas d’épidémie dans le bateau.

Pas de mort massive de rats

De plus, il n’est rapporté aucune mort massive de rats par les chroniqueurs de l’époque. Légèrement gênant ça aussi.

Eh oui, soit ce sont les quelques chroniqueurs retraçant l’affaire qui ont inventé, ou alors, qui parlaient d’un autre problème ; soit les écrits sont des rajouts postérieurs et ce sont alors les personnes ayant fait les rajouts qui ont inventé. Vu que les chroniqueurs ne savaient pas que les rats seraient ultérieurement incriminés, ils n’ont pas inclus le problème dans leur description. Et si les écrits sont en fait des rajouts ultérieurs, probablement que les gars n’avaient pas réfléchi au problème des rats. Les menteurs ont tendance à oublier pas mal de détails.

Disparition de la maladie plus que curieuse

Si on accepte l’idée que l’infection des puces s’est propagée aussi rapidement grâce à une combinaison de migration des rats et des hommes, alors, se pose le problème de la disparition de la maladie.

Si pratiquement toutes les puces d’Europe étaient alors contaminées, comment la maladie a-t-elle pu disparaitre ? Elle aurait du réapparaitre encore et encore à l’échelle de l’Europe pendant des centaines d’années. Les pandémies auraient du ne pas arrêter de se succéder.

Alors, on pourrait sortir la théorie de l’immunisation des populations européennes. Mais le problème, c’est qu’il y a eu plein d’endroits où il a continué à y avoir des épidémies. Et souvent, une épidémie se succédait à un même endroit. Donc, la thèse de l’immunisation ne tient pas tellement.

Surtout qu’il y avait déjà eu une ou deux grandes épidémies en Europe. Donc, les puces auraient du être contaminées depuis longtemps déjà.

On pourrait aussi se poser la question : pourquoi les puces ne sont-elles plus contaminées de nos jours ? La thèse d’une mort massive des puces ne tient pas, puisque ce sont des hôtes sains de la bactérie. Et de toute façon, selon la thèse d’une propagation rapide de la bactérie, il suffirait de quelques dizaines de puces encore infectées pour que toutes les puces d’Europe le soient en quelques années.

Donc, on ne peut pas défendre les deux théories en même temps. Si on dit qu’il n’y a aucun problème pour que la maladie se soit propagée en deux ou trois  ans à toute l’Europe, on est obligé de reconnaitre qu’il y a un problème concernant sa non persistance.

Certaines zones curieusement épargnées

Si l’on en croit Wikipédia (mais je l’ai vu sur d’autres sources), certaines partie de l’Europe ont été mystérieusement épargnées par l’épidémie. Toute la zone au sud-ouest de Milan (Milan inclus), Presque toute la Pologne sauf une partie du nord, Tout le nord de la république Tchèque, une grosse partie du nord est de l’Allemagne, une zone de quelques dizaines de kilomètres autour de Bruges en Belgique (c’est-à-dire le nord ouest de la Belgique), le milieu des Pyrénées.

Alors, il y a toute l’Europe qui se serait faite contaminée en 2 ans, la bactérie se serait jouée des frontières naturelles (montagnes, fleuves et même mer) en avançant à une vitesse incroyable, mais sans aucune raison, ces zones seraient restées exemptes de toute contamination. C’est complètement incohérent et incroyable.

Surtout que pour la Pologne et les zone épargnées limitrophes (Allemagne, Tchéquie…), ce n’est pas une petite zone. C’est une zone grande presque comme la France.

Et on ne peut pas dire que ces pays auraient été préservés de l’épidémie grâce à des conditions drastiques d’entrée dans le pays, puisque dans chacun d’entre eux, il y avait une partie du pays qui était contaminée (bien sur, ces pays n’étaient pas aussi homogènes que maintenant. Il y avait beaucoup de villes et d’états indépendants. Mais quand même). En plus, les conditions d’entrée drastiques ne concernent pas les rats.

Les villes ont récupéré très rapidement leur population

Les villes on récupéré leur population rapidement ; pour certaines d’entre elles, en seulement 2 ans. C’est complètement délirant. Des villes qui auraient perdu entre 50 et 70 % de leur population n’auraient pas pu récupérer leur population en si peu de temps. Il aurait fallu des dizaines d’années avant qu’elles y arrivent. Ca veut surtout dire qu’il n’y a tout simplement pas eu de mort massive des populations.

L’argument selon lequel c’est la population rurale, moins touchée par le massacre, qui aurait repeuplé en 2 ans ces villes est complètement bidon. A l’époque, 90 ou 95 % de la population était rurale. Donc, sur une base de 90 % de population rurale et 10 % urbaine, et avec 30 % de morts en moyenne sur l’ensemble de la population, si les villes avaient perdu 60 % de leur population, ça aurait représenté seulement 6 % de tous les morts. Et la campagne aurait encore fait 24 % de l’ensemble des morts (soit un taux de mortalité d’environ 26 %). Donc, celle-ci aurait quand même été saignée à blanc. Et on voit alors mal comment les villes auraient pu être repeuplées aussi rapidement grâce à la population des campagnes.

En plus, avec un taux de mortalité d’environs 26 % dans les campagnes, il devait y avoir largement assez de travail en dehors des villes après la catastrophe. Donc, ils n’avaient absolument pas besoin d’aller chercher du travail dans les villes.

Surtout que si les villes avaient été 2 fois plus touchées que les campagnes, ça n’aurait pas incité du tout les ruraux à y venir. Ils auraient attendu de nombreuses années avant d’aller y travailler.

Si les villes ont été repeuplées aussi rapidement, c’est soit qu’il ne s’est strictement rien passé, soit qu’il y a eu d’importants déplacements de population par crainte de maladie ou à cause de guerre ou de catastrophes naturelles, puis retour de ces populations après 1 ou 2 ans. Mais comme on voit mal comment ça aurait pu être le cas dans autant de villes la même année ou sur deux ans, je pencherais donc plus pour le truc complètement bidon (enfin, en tout cas, dans la plupart des villes européennes).

Pas de statistiques de la population européenne à l’époque de la pandémie

Il n’y avait pas de statistiques de la population européenne à l’époque de la pandémie. Donc, on ne sait absolument pas quelle était la population européenne avant l’épidémie, et après non plus d’ailleurs. Tout repose sur des estimations faites après coup. Evidement, ces estimations ne valent rien. Soit on a les statistiques, soit on ne les a pas. Faire des estimations après une si longue période de temps, ça revient à inventer purement et simplement des chiffres. Bref, impossible de savoir le nombre de morts en réalité. Les chiffres sont complètement inventés.

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