Les effets secondaires de la pilule contraceptive : encore un problème de taux de cortisol

Il y a quelques temps, je me suis interrogé sur la pilule contraceptive. Et si celle-ci avait aussi à voir avec le problème du cortisol ? C’est en faisant des recherches sur l’hypertension que ça m’est venu à l’idée. Parce que je connais une femme qui fait de l’hypertension, alors qu’elle ne prenait aucun médicament au moment où ça s’est déclaré. Aucun, sauf la pilule contraceptive.

En fait, énormément de médicaments ont à voir avec le problème du taux de cortisol. Parce que même dans les cas où leur action n’est pas basée sur une manipulation du taux de cortisol, ils vont avoir tendance à l’augmenter.

Dans le cas de la pilule contraceptive, il y a plusieurs éléments qui laissent clairement à penser que ça a une influence sur le taux de cortisol : prise de poids, hypertension, problème de céphalées à l’arrêt de la pilule avant les règles, faiblesse musculaire, tension des seins, mauvaise humeur et déprime à l’arrêt de la pilule, Manque d’énergie à l’arrêt de la pilule, énervement lors de la prise, insomnies, risque de cancer, etc…

Donc, vu la similitude des effets avec ceux de la cortisone, il semble clair que la pilule augmente le taux de cortisol. Et effectivement, on trouve des références le confirmant.

http://www.nlm.nih.gov/medlineplus/ency/article/003693.htm

http://health.yahoo.com/hormone-diagnosis/cortisol-in-blood/healthwise–hw6227.html

En analysant les effets secondaires de la pilule, on retrouve ceux que j’avais déjà identifiés pour la cortisone, mais il y en a d’autres (provoqués eux aussi par le taux de cortisol élevé) que j’ai découverts à l’occasion.

Pour comprendre la problématique du cortisol, vous pouvez lire cet article : http://www.repenser-la-medecine.com/quotidien/non-classe/les-medicaments-bases-sur-les-hormones-humaines/

Voyons donc les différents problèmes qu’entraine l’élévation du taux de cortisol lié à la pilule :

Prise de poids. Il est connu qu’un taux élevé de cortisol entraine une prise de poids (par rétention d’eau et accumulation de graisse au niveau du tronc). Donc, si, comme on peut le penser, la pilule entraine bien une augmentation du taux de cortisol, ça pourrait expliquer pourquoi beaucoup de femmes n’arrivent pas à maigrir même en faisant attention, ou prennent du poids alors qu’elles ont une alimentation tout à fait normale. Ca explique aussi pourquoi on parle souvent de rétention d’eau. Là aussi, c’est surtout ce qui se passe dans le cas de la prise de poids par cortisone (c’est pour ça que la perte de poids est aussi rapide quand on arrête d’en prendre). Curieusement, dans le cas des femmes, on pointe plus souvent du doigt ce qui se passe réellement (de la rétention d’eau), que dans le cas de la prise de cortisone ou d’un taux élevé de cortisol.

Ca explique aussi certains problèmes de fringales. Il est connu que la prise de cortisone augmente l’appétit. C’est pour ça que certaines femmes sous pilules ont plus souvent faim que d’ordinaire.

Bon, par contre, il y a clairement des femmes qui ont des problèmes de boulimie, en dehors de tout problème de pilule. La pilule n’explique pas tous les cas de problèmes de poids chez les femmes. Mais chez des femmes qui n’avaient pas ce genre de problème avant la prise de pilule (et qui ne prennent aucun autre médicament par ailleurs), c’est clairement la pilule qu’il faut mettre en cause.

Un autre problème aussi, c’est qu’après un régime, la reprise de poids peut être très rapide. Beaucoup de femme vont surveiller leur alimentation, voir faire des régimes avant l’été. Mais il suffira de quelques écarts pour reprendre 3 ou 4 kilos en une semaine. Ce qui a un coté forcément déprimant.

http://www.destinationsante.com/La-pilule-fait-elle-ineluctablement-grossir.html

Perte de poids à l’arrêt de la pilule. Il y a beaucoup de témoignages de femmes disant que l’arrêt de la pilule leur a fait perdre du poids. Là aussi, c’est normal. C’est le même phénomène que lorsqu’on arrête la cortisone. Le centre du corps se vide de l’eau accumulée. On peut donc perdre rapidement jusqu’à 10 ou 20 kilos en quelques mois. Ex :

http://forum.aufeminin.com/forum/contra/__f10951_contra-Arret-pilule-et-perte-de-poids.html

http://forum.doctissimo.fr/sante/contraception/arret-pilule-poids-sujet_171220_1.htm

http://forum.doctissimo.fr/sante/contraception/arret-pilule-maigrir-sujet_173144_1.htm

http://sante-medecine.commentcamarche.net/forum/affich-107668-maigrir-apres-la-pilule-diane

 

Cela dit, toutes les femmes ne vont pas forcément perdre du poids (ou pas beaucoup). Parce que selon leur alimentation, les autres médicaments qu’elles prennent, etc.., leur taux de cortisol restera relativement élevé. Et puis, ça doit dépendre du dosage de la pilule. Une pilule minidosée fera moins grossir qu’une pilule plus fortement dosée, voir, pas du tout. De plus, chez pas mal de femmes, la cigarette aide à ne pas trop manger. Du coup, elles ne prennent pas trop de poids et n’en ont pas beaucoup à perdre à l’arrêt de la pilule.

Ca permet aussi de comprendre les témoignages concernant des pilules contraceptives qui donnent l’impression de faire maigrir. En fait, a priori, c’est une illusion d’optique. Si la personne maigrit, c’est surtout parce qu’elle prenait avant une pilule relativement fortement dosée qui la faisait grossir. Donc, l’arrêt de la prise de cette pilule fortement dosée la fait maigrir. Mais elle ne maigrirait pas si elle prenait cette pilule sans jamais avoir pris une autre pilule avant.

Hypertension. Comme on l’a vu, il est connu qu’un taux élevé de cortisol s’accompagne d’une hypertension. Par ailleurs, la médecine officielle reconnait que la prise de pilule s’accompagne d’hypertension

voir ici :

http://www.e-cardiologie.com/maladies/ma-hyperartadu4.shtml

http://www.hypertension-online.com/08-sitpart6.shtml

Mais comme souvent, les choses sont loin d’être aussi claires que ça. Ca, c’est dans la théorie. Mais dans la pratique, bien des médecins ne vont pas en être conscients et vont mettre l’hypertension sur le compte d’une autre cause. Par exemple, s’il y a des antécédents d’hypertension dans la famille de la personne, le médecin peut mettre ça sur le compte de la génétique, du terrain familial, au lieu d’incriminer la pilule. En plus, il est dit par la médecine que toutes les pilules n’entrainent pas d’hypertension. Les pilules minidosées sont sensées ne pas entrainer ce problème. C’est probablement vrai la plupart du temps. Mais il doit pouvoir arriver que ça provoque de l’hypertension. Donc, si la personne en question prend une pilule minidosée, le médecin ne pensera pas à la pilule, et cherchera une autre cause d’hypertension. Ou alors, si la pilule n’est pas minidosée, il changera de pilule, et si le problème persiste, il conclura à une autre cause. C’est pour ça que des jeunes femmes qui n’ont absolument aucune raison par ailleurs d’avoir de l’hypertension se retrouvent avec un diagnostic d’hypertension.

Cela dit, il y a moins de femmes de 35-44 ans qui ont de l’hypertension que les hommes (seulement 8,6 % pour 23,9 % chez les hommes). Alors que vu que la plupart prennent la pilule, ça devrait être l’inverse.

Mais, déjà, il semble qu’elles soient naturellement protégées de l’hypertension par une hormone. Grace à celle-ci, les effets de la pilule sont minimisés.

Et puis, la pilule va augmenter seulement moyennement le taux de cortisol. Donc, chez beaucoup de femmes, cette augmentation ne sera pas suffisante pour entrer dans la catégorie « hypertension ».

Et beaucoup de femmes prennent des pilules minidosées, qui vont augmenter la tension de façon bien moins importante que des pilules plus fortement dosées.

Par ailleurs les femmes ont un cœur moins puissant que celui des hommes. Donc le flux qui passe dans les veines doit être moins fort que celui des hommes. Forcément, ça diminue la tension.

Et puis, 25 % du temps (1 semaine sur 4), les femmes seront plutôt dans une situation de basse tension, quand elles auront arrêté la pilule. Ce qui retire 25 % de l’échantillon. Et par ailleurs, comme il faut du temps que l’effet hypertenseur se manifeste, peut-être que celui-ci ne sera vraiment important que vers la deuxième semaine de prise de pilule. Donc, ça retire carrément 50 % de l’échantillon. 50 % du temps, le médecin prenant la tension mesurera donc une tension à peu près normale, voir un peu basse. Donc, peut-être que sans ça (si elles étaient toujours testées lors du pic de cortisol, lors des 2 dernière semaines de pris de pilule), il y aurait peut-être 16 % des femmes de 35-44 ans qui seraient considérées comme ayant de l’hypertension. Surtout qu’il faut probablement une confirmation de l’hypertension. Du coup, si la fois d’après, la femme qui a été mesurée une première fois avec une tension haute est mesurée avec une tension normale, elle ne sera pas considérée comme ayant de l’hypertension. Or, justement, la fois d’après, il y aura à nouveau 50 % de chance qu’elle ne soit pas en situation d’hypertension. Ce qui éliminera à nouveau une partie de l’échantillon. Sans ça, on en serait peut-être à 32 % de femmes étant considérées comme ayant de l’hypertension.

Pour donner un exemple numérique (vous pouvez passer, c’est juste pour poser le problème de façon plus rigoureuse. Sinon, c’est la même chose que le paragraphe précédent. Vous pouvez reprendre au paragraphe suivant), si on prend un échantillon de 100 femmes qui prennent la pilule, et que 50 viennent de l’arrêter, ou sont dans la semaine de reprise (groupe A), et 50 sont entre le 8ème et le 21ème jour de prise (groupe B), ça fait que 50 % sont dans une phase de tension normale (le groupe A). Et 50 % sont dans une phase d’hypertension (le groupe B). Si on avait testé le groupe A dans la phase du groupe B, au lieu d’avoir 8 % d’hypertendus, on en aurait eu 16 %. Et si on prend cette situation à 16 % (donc, tout le monde a été testé dans la situation du groupe B), et qu’il y a besoin d’un second est pour confirmer l’hypertension, ça veut dire qu’il y a 16 % au final.  Mais il faut considérer qu’il y a à nouveau 50 % des cas qui vont se trouver dans la phase A si on refait un test pour confirmer l’hypertension. Donc pour qu’il y ait les 16 % finaux, il faut qu’il y ait eu 32 % de cas lors de la première phase. Et si tous les cas testés lors de la seconde fois étaient en phase B, on retrouverait probablement ces 32 %. Donc, on aurait 32 % des femmes qui souffriraient d’hypertension.

En plus, toutes les femmes ne prennent pas la pilule. Seules 40 % des femmes ayant entre 20 et 44 ans la prennent. Donc, vu qu’on teste toutes les femmes pour obtenir ces 8 %, et que ces 8 % doivent concerner essentiellement celles qui prennent la pilule, ça veut déjà dire qu’en fait, 20 % des femmes sous pilule entre 35 et 44 ans souffrent d’hypertension. Et si on ajoute les personnes qui ont été ôtées de l’échantillon, ça ferait 80 % des femmes sous pilule qui pourraient être diagnostiquées comme ayant de l’hypertension si on les testait à chaque fois lors de la 2ème et 3ème semaine du cycle. Bon, ça doit être moins que ça. Mais on peut supposer qu’on pourrait avoir au moins 40 % des femmes sous pilule pouvant être diagnostiquées comme ayant de l’hypertension si on les testait lors de la 2ème et 3ème semaine du cycle. Heureusement, ces femmes ont la chance d’être testées à des moments où elles ne sont pas en état d’hypertension. Il ne semble pas qu’il y ait des statistiques montrant si les femmes en état d’hypertension sont sous pilule ou pas, idem pour celles qui ne sont pas en état d’hypertension. Sinon, la pilule pourrait très probablement apparaitre comme un facteur majeur d’hypertension chez les femmes.

http://www.vivelesrondes.com/forum/viewtopic_136302.htm

Par ailleurs, beaucoup de femmes mangent relativement peu pour ne pas prendre de poids, ou font des régimes. Or, le fait de manger peu va entrainer une légère hypotension qui va contrecarrer l’action de la pilule.

Donc, il y a pas mal de raisons (et la liste que j’ai faite est probablement loin d’être exhaustive) qui font que malgré la pilule, un relativement faible nombre d’entre elles a de l’hypertension, et un plus faible nombre encore est diagnostiqué comme ayant de l’hypertension.

Problèmes de céphalées systématiques à l’arrêt de la pilule avant les règles. Là aussi, en analysant les choses à travers la grille de lecture du problème du taux de cortisol, la situation devient claire. L’arrêt de la pilule quelques jours avant les règles fait que le taux de cortisol diminue.

Donc, première hypothèse, ce qui doit se passer, c’est peut-être que : soit il y a relarguage de l’eau accumulée dans les cellules de la tête ; soit il y a refus par les cellules de l’eau arrivant par les veines. Ca entrainerait une augmentation temporaire de la quantité de sang circulant, et donc une augmentation du volume des veines. Cette augmentation du volume des veines ferait pression sur les nerfs situés à proximité. Et c’est ça qui causerait les céphalées.

Ou alors, deuxième hypothèse, durant la prise de pilule, les veines seraient plutôt en état de vasoconstriction, et à l’arrêt, elles seraient en état de vasodilatation. C’est un peu difficile à dire, parce que la tête doit être dans une situation intermédiaire par rapport à la hausse du taux de cortisol. Donc, je ne sais pas exactement si un taux de cortisol seulement légèrement élevé ne conduit pas à une situation de sous-hydratation de la tête, au lieu d’une surhydratation.

Mais quoiqu’il en soit, on est clairement dans un phénomène où les veines prennent du volume et font pression sur les nerfs. Et comme c’est lié au moment de l’arrêt de la pilule, il est clair que c’est l’arrêt de celle-ci qui est la cause des céphalées.

Exemple : http://www.forums.supertoinette.com/recettes_423359.maux_de_tete_et_contraceptif_y_a_t_il_un_lien.html

http://sante-medecine.commentcamarche.net/faq/sujet-62-pilule-et-migraine

http://forum.doctissimo.fr/grossesse-bebe/desir-enfant/arret-pillule-migraine-sujet_146795_1.htm

http://sante-az.aufeminin.com/forum/f868/__f9_f868-Migraine-a-l-arret-de-pilule-gt-solution-oestrodose-gt-pbl-j-ai-plus-mes-regles-c-normal.html

http://www.enfant.com/forums/showthread.html?t=13438

Une solution est de prendre des pilules minidosées en continu.

D’ailleurs, ça explique que beaucoup de femmes ne se plaignent pas de problèmes de maux de tête. Beaucoup d’entre elles prennent en fait des pilules minidosées en continu.

Cela dit, il y a quand même une période d’arrêt avec les pilules minidosées. En fait, on continue de prendre des pilules, mais il n’y a rien dedans. La différence, c’est que la période d’arrêt est moins longue quand même. Avec la pilule minidosée, c’est seulement 4 jours au lieu de 7 jours avec la pilule normale. Et comme cette pilule est moins fortement dosée à la base, l’augmentation du taux de cortisol est moins importante. Ces deux éléments mis ensemble font que durant la période d’arrêt, les migraines ne se déclenchent généralement pas.

Le problème, c’est que le fait que les périodes d’arrêt soient très courtes avec la pilule minidosée signifie que le taux de cortisol est relativement élevé en permanence. Les effets négatifs du taux de cortisol élevé sont donc présents quasiment en permanence, même s’ils sont moins importants qu’une pilule normale. Donc, prendre une pilule minidosée me semble mauvais à terme.

Au passage, les femmes qui prennent des anti-inflammatoires, ou certains médicaments contre l’anxiété ou la dépression (anxiolytiques et antidépresseurs), n’auront normalement pas de maux de tête non plus (sauf si leur dosage fait que ces médicaments ont un effet de type antibiotique plutôt que de type cortisone). Par contre, les autres effets négatifs de ces médicaments seront augmentés lors de la prise de la pilule.

– Migraine ophtalmiques. Même problème que pour les céphalées. Les vaisseaux sanguins sont gonflés ou les cellules se remplissent d’eau. Ca fait pression sur les nerfs, et du coup, ça entraine une douleur lancinante aux yeux. Et ça va souvent s’accompagner de céphalées.

Ostéoporose. Là aussi, c’est un problème totalement lié au taux de cortisol. Avec un taux de cortisol élevé, le taux de protéines dans les membres augmente fortement. Du coup, le milieu devient trop acide. Les os et les cartilages, qui sont des matériaux au ph basique réagissent avec le milieu acide, et les os et les cartilages perdent de leur substance. Donc, ils se font petit à petit ronger et deviennent moins denses. Surtout que la prise d’hormones après la ménopause doit continuer le phénomène. En plus, en vieillissant, les femmes se font diagnostiquer d’autres affections qui peuvent entrainer la consommation de médicaments augmentant le taux de cortisol. Cela dit, il semble qu’il y ait beaucoup d’exagération sur le problème de l’ostéoporose chez les femmes et qu’on déclare beaucoup plus de cas qu’il n’y en a réellement.

Par ailleurs, le rapport avec la pilule va apparaitre relativement peu parce que les femmes prennent la pilule pendant qu’elles sont jeunes. Donc, quand elles commenceront à se soucier du problème, ça sera bien après la prise de pilule. Elles ne feront donc pas le lien avec la prise de pilule.

C’est sur qu’une partie du problème ne viendra pas de la pilule, puisqu’on ne prend celle-ci que jusqu’à la mi quarantaine, alors que le problème ne commence à être sérieux que vers la soixantaine. Mais ça participe au problème. On peut penser que les hormones prises pour contrer les effets de la ménopause ne doivent pas aider non plus.

Tension des seins. Puisqu’il y a rétention d’eau au niveau du centre du corps, ça augmente la quantité d’eau aussi dans les seins, et donc ça les rend douloureux. Apparemment, souvent, ça passe après quelque temps (3 mois). On peut penser que les chairs s’adaptent à cette tension et se distendent un peu. Ce genre de symptômes survient aussi quand on prend de la cortisone (ex : http://forum.aufeminin.com/forum/fitness2/__f52397_fitness2-Svp-temoignages-reponses-sur-la-cortisone.html).

A noter que selon certains témoignages, il semble qu’il soit possible aussi parfois que les seins gonflent et soient douloureux à l’arrêt de la pilule. Peut-être que les seins sont dans une région intermédiaire par rapport à cette problématique de l’accumulation d’eau. Donc, il est possible que dans certains cas, ils ne se remplissent pas d’eau. Ca dépend peut-être de la taille aussi. Des gros seins vont peut-être n’avoir qu’une partie de remplie d’eau (la base), tandis que l’autre (le bout des seins) va être légèrement en manque d’eau. Et quand la personne arrêtera la pilule, le bout des seins se remplira d’eau et gonflera.

Cela dit, vu que souvent on arrête la pilule pour pouvoir devenir mère, les douleurs viendront fréquemment du fait que la femme est tombée enceinte. Du coup, le taux de cortisol va remonter rapidement, de façon naturelle, faire gonfler les seins et provoquer des douleurs. Donc, dans de nombreux cas, malgré l’arrêt de la pilule, les seins gonfleraient quand même à cause d’un taux élevé de cortisol.

Et puis, pour l’arrêt de 7 jours de la pilule, en fait, avant cette période, le taux de cortisol est à son maximum. Et pendant les premiers jours d’arrêt quelques jours, le taux de cortisol doit être encore un peu élevé. Donc, beaucoup de femmes vont associer seins gonflés et règles, alors que c’est la pilule qui est à l’origine du problème. Les seins gonflés pendant le début des règles ne sont dans ce cas qu’une période d’inertie d’un ou deux jours avant la baisse du taux de cortisol. Bien sur, chez d’autres femmes, il n’y aura pas cette période d’inertie et le dégonflement des seins se fera quasiment tout de suite.

Sècheresse vaginale. Comme pour le problème de l’impuissance et de la prise de cortisone dont j’ai parlé dans le dernier article (sur le diabète), ça peut sembler bizarre. Normalement, il ne devrait pas y avoir sècheresse vaginale, puisque le centre du corps est suralimenté en eau. Mais il est possible que le problème vienne du fait que justement, les cellules accumulent l’eau et ne la relarguent pas vers l’extérieur. Or, la lubrification repose sur l’exsudation de mucus ou de cyprine (lors de l’acte sexuel) par les cellules du vagin. Donc, si cette exsudation est impossible parce que les cellules retiennent l’eau, il va y avoir sècheresse du vagin. Ca touche apparemment tous les endroits où il y a exsudation de mucus. On avait vu la même chose concernant le mucus de l’estomac dans l’article précédent.

Quelques témoignages :

http://forum.doctissimo.fr/doctissimo/troubles-sexuels-feminins/secheresse-vaginale-sujet_148999_1.htm

http://forum.magicmaman.com/femme/gynecologie-contraception/secheresse-vaginale-contre-sujet-2916-1.htm

http://forum.aufeminin.com/forum/contra/__f3458_contra-Secheresse-vaginale.html

http://forum.mood.fr/mood/Sexualite/secheresse-vaginale-probleme-sujet_466_1.htm

http://www.journalducouple.com/sexualite/article/secheresse-vaginale-aux-sources-du-probleme.html

Acidité vaginale. Ce problème va avec la sécheresse vaginale. Si les cellules n’arrivent pas à relarguer assez d’eau en même temps que de mucus vaginale, celui-ci risque d’être trop acide (parce que trop concentré).

Mycoses et pertes blanches. La sècheresse vaginale peut éventuellement amener à des mycoses. En fait, ça doit plutôt être quand la sècheresse vaginale prend fin que la mycose doit apparaitre. En effet, il y a eu accumulation de débris cellulaires dans le vagin (dont les champignons se nourrissent) durant la période sècheresse vaginale. Et quand arrive la fin de cette période de sècheresse vaginale, le relarguage massif  de l’eau retenue dans les cellules fait que les sécrétions vaginales contiennent beaucoup d’eau. Cette eau se mêle aux déchets déjà présents. Et donc humidité plus déchets cellulaires, les conditions sont idéales pour que les champignons se développent.

Surtout que les cellules n’ayant pas pu relarguer leurs déchets (qui doivent partir quand la cellule relargue une partie de son eau) pendant un certain moment, le mucus doit contenir aussi beaucoup de déchets, en plus de relarguer beaucoup d’eau.

Ce phénomène explique aussi les pertes blanches. Il y a en effet une glande qui sécrète des glaires, ce qui permet d’évacuer petit à petit certains déchets via le vagin. Tant que la fluidité des glaires est normale, ça se fait de façon discrète (c’est fluide). Quand il y a sécrétion durant une période de sècheresse vaginale, les glaires deviennent plus concentrées en matière, et il y a moins d’eau. Et donc ça prend cet aspect de pertes blanches.

Les pertes blanches ne sont cependant pas synonymes de mycose. Si les pertes blanches ont lieu pendant que le vagin est en situation de sècheresse, il n’y aura probablement pas l’humidité nécessaire pour que les champignons se développent. Et puis, probablement que dans certains cas entre deux eaux, il faut une irritation du vagin pour que la mycose se développe, par exemple, une relation sexuelle. Probablement que des femmes prenant des pilules minidosées prises en permanence et qui diminuent l’abondance des règles auront plus souvent des pertes blanches sans mycoses. Cela dit, quand même assez souvent, les pertes blanches s’accompagnent de mycoses.

La grossesse provoque aussi souvent l’arrivée de pertes blanches. Comme la femme mange plus que d’habitude, il y a une augmentation du taux de cortisol, et du coup, risque de pertes blanches. Cela dit, il semble qu’il y ait augmentation du taux de cortisol de façon automatique par le corps, sans forcément qu’il y ait suralimentation. Quelle est la raison de l’augmentation du taux de cortisol à ce moment là ? Peut-être que le corps fait automatiquement des réserves en eau, au cas où il se retrouverait en situation de manque. Non seulement, le corps doit protéger le fœtus à tout prix, mais en plus, il doit fournir de l’eau à deux corps différents (même s’il y en a un qui est beaucoup plus petit que l’autre). Donc, il y a intérêt à faire des réserves. Mais bon, il y a peut-être d’autres raisons à cette augmentation du taux de cortisol pendant la grossesse.

Pour en revenir aux mycoses, on a donc une phase de prise de pilule où il y a sècheresse vaginale. Et ensuite, lors de l’arrêt mensuel de la pilule, les mycoses apparaissent. Puis, une fois là, elles peuvent perdurer pendant un certain temps ; parce qu’elles ont apparemment tendance à s’auto-entretenir.

Et comme durant la période de sècheresse vaginale, le vagin est moins bien lubrifié et que le mucus acide qui recouvre sa paroi devient encore plus acide, le partenaire va avoir tendance à lui aussi développer une mycose. En effet, la demi-muqueuse du gland va être irritée, voir endommagée (frottements trop importants et agression du gland par l’acide). Ca n’a donc rien à voir avec une transmission du champignon, mais simplement avec une irritation du gland, qui crée les conditions pour le développement d’une mycose.

Et la relation sexuelle va aussi favoriser l’apparition de la mycose chez la femme, parce que là aussi, le frottement mal lubrifié va irriter la muqueuse du vagin. Donc, une femme qui est dans une situation pré-mycose (pertes blanches, humidité du vagin favorable), peut passer au stade mycose au moment de la relation sexuelle.

On peut penser que certains médicaments contre les mycoses entretiennent plus ou moins l’apparition de celles-ci. On peut les différencier en fonction de l’application locale (crèmes ou ovules) ou de la prise orale (comprimés).

Voyons d’abord les médicaments avec application locale. Certains semblent agir de façon antifongique, en détruisant directement les champignons (en attaquant leur paroi). Mais, dès qu’on aura arrêté le traitement, le problème reviendra. Le problème, essentiellement, c’est que ces médicaments vont aussi attaquer les parois du vagin. Ca va avoir tendance à les décaper. Du coup, le médicament va entrainer l’accumulation de débris cellulaires, dont les champignons sont friands. Cela dit, souvent, ca mettra 2 ou 3 semaines à revenir, parce que la reprise de la pilule assèchera à nouveau le vagin, et les champignons ne pourront pas se développer. Mais à l’arrêt de la pilule, ça reviendra.

Les médicaments de la mycose à prendre par voie orale sont dans le même cas. En fait, ils ont le même effet que la pilule (et que la cortisone). Ils vont augmenter le taux de cortisol, et du coup, ils vont assécher les parois du vagin. Et sans humidité, les champignons ne peuvent plus se développer. Seulement, la suite sera la même qu’avec la pilule. Une fois le traitement fini, l’humidité reviendra, et la mycose avec elle. Seulement, souvent, ça ne sera pas immédiat, parce que justement, la personne aura recommencé à prendre la pilule entretemps. Du coup, la reprise de la pilule continuera a assécher le vagin et évitera que la mycose revienne. Et la personne ne voyant pas la mycose revenir après le traitement, se dira que celui-ci a été efficace. Mais, aux prochaines règles, les mycoses reviendront. Bien sur, la version officielle comme quoi ces médicaments seraient des antifongiques détruisant de façon directe les champignons est complètement bidon. Comme si on pouvait atteindre des champignons qui se trouvent à l’extérieur du corps en prenant un médicament par voie orale.

Si ces médicaments peuvent soigner temporairement le problème alors que la pilule ne va souvent pas le faire (la mycose ne part pas), c’est probablement que ces médicaments, en conjonction avec la pilule, vont faire monter le taux de cortisol à un niveau plus élevé que la pilule seule. Donc, l’assèchement du vagin sera plus important que celui obtenu avec la pilule. Bref, avec la pilule, il doit y avoir (en fonction du type de pilule) encore une légère humidité, alors qu’avec la pilule plus le médicament oral contre la mycose, là, le vagin doit être suffisamment asséché pour que la mycose disparaisse.

Il y a une deuxième catégorie de traitements locaux. Ce sont des traitements qui apparemment graissent les parois vaginales, et par ailleurs, pour certains, ont une propriété de rétention d’eau. Ces deux propriétés font que les conditions d’humidité ne sont plus favorables aux champignons et que du coup, ceux-ci meurent. En plus, en lubrifiant le vagin, ils évitent les frottements entre les parois de ce dernier, ce qui évite les irritations et donc l’accumulation de déchets cellulaires dont se nourrissent les champignons. Donc, en fait, seuls les traitements locaux entrainant un graissage des parois du vagin agissent de façon intelligente et permettraient d’éviter un retour immédiat de la mycose en l’absence de prise de pilule. Mais ils n’évitent pas le retour différé des mycoses à l’arrêt de la pilule. Vu que la cause des mycoses (la pilule) est toujours là, les mycoses sont destinées à revenir.

Donc, vu que la majorité des femmes qui ont des problèmes de mycoses doivent prendre la pilule (40 % des femmes prennent la pilule, et on peut penser qu’au moins 60 ou 70 % des femmes qui ont des problèmes de mycose prennent la pilule), à l’usage, l’efficacité pourtant meilleure de cette deuxième catégorie de traitements locaux n’apparait pas. Les femmes les utilisant vont voir les mycoses revenir après quelques jours ou semaines (en fonction de l’endroit du cycle de la pilule dans lequel elles se trouvent), comme pour les autres médicaments contre les mycoses.

A noter au passage que, du coup, désinfecter ses vêtements en les faisant bouillir ne sert strictement à rien.

Idem pour l’histoire de reconstituer la flore vaginale parce que celle-ci serait déséquilibrée. Ca n’a rien à voir avec un déséquilibre de la flore. Déjà, il est possible que n’importe quel champignon présent dans le vagin fasse l’affaire pour faire revenir la mycose. Et ensuite, quel que soit l’équilibre de la flore vaginale, la mycose reviendrait s’il y avait beaucoup d’humidité et de débris cellulaires. Le champignon en question est présent de façon naturelle dans le corps et éventuellement dans l’environnement et est impossible à détruire. La seule façon de s’en débarrasser, c’est, comme on a pu le voir, de rétablir les conditions empêchant sa prolifération. A savoir : limiter la quantité de débris cellulaires présents, et maintenir l’humidité normale du vagin.

Pour les hommes, c’est très facile de se débarrasser d’une mycose. Il suffit de laver, puis d’assécher le gland et le prépuce en les tamponnant avec un mouchoir (assèchement à faire peut-être 2 fois par jour). Sans humidité, les champignons ne peuvent plus se développer. C’est pour ça qu’un homme circoncis aura très rarement des mycoses. Vu qu’il n’y a pas de gland pour retenir l’humidité, les champignons ne peuvent pas se développer. Apparemment, certains médecins proposent la circoncision chez certains hommes qui ont des mycoses à répétition. C’est complètement stupide vu qu’il existe par ailleurs une solution extrêmement simple pour s’en débarrasser. Bien sur, si un homme irrite son sexe à nouveau durant les jours où il soigne sa mycose, ça risque de revenir.

D’ailleurs, pour les circoncis, on peut penser qu’une irritation attrapée lors d’une relation avec une femme mal lubrifiée et dont le mucus est trop acide, aboutira parfois à des microlésions, et qu’en l’absence de prépuce, celles-ci resteront plus longtemps. Ceci parce qu’il n’y aura justement pas l’humidité nécessaire pour permettre la réparation.

Pour les femmes, c’est sur que c’est moins facile de se débarrasser d’une mycose ; parce que c’est moins facile d’assécher le vagin. Et en plus, comme on l’a vu, la pilule provoque ce cycle de mycoses. Donc, même si c’était aussi facile à éliminer que pour un homme, le problème reviendrait rapidement.

Voilà trois témoignages de filles ayant eu des mycoses récidivantes et ayant réussi à ne plus en avoir. Deux des trois ont arrêté la pilule.

http://forum.doctissimo.fr/sante/mycoses/mycoses-repis-conseils-sujet_6007_1.htm

– Règles peu abondantes avec des caillots.

C’est le même problème que pour la sècheresse vaginale. Comme le vagin et l’utérus sont asséchés presque en permanence (il y a quand même une période de 4 jours avec des pilules factices), les pertes vont être plus coagulées et il y aura moins de sang liquide de relargué.

D’une façon générale, la pilule a tendance à fortement diminuer l’abondance des règles.

Insomnies. Un  taux élevé de cortisol est associé à l’insomnie. On peut supposer que c’est parce que c’est une hormone émise aussi pour réagir à des situations de danger. Donc, il doit y avoir quelque chose dans cette hormone qui permet au cerveau de rester éveillé.

Et comme la pilule augmente elle aussi le taux de cortisol, ça peut amener à des problèmes d’insomnies. Et effectivement, on trouve des témoignages sur le sujet :

http://forum.doctissimo.fr/psychologie/insomnie-sommeil/insomnie-contraception-sujet_147057_1.htm

http://www.doctissimo.fr/html/sexualite/hygiene-feminine/articles/se_2992_cycle_humeur.htm

Là encore, on peut penser que ce problème va plus se manifester en fin de cycle de prise de pilule, quand le taux de cortisol est à son maximum.

Il semblerait également qu’en fin de grossesse, les femmes souffrent d’insomnie. C’est logique là aussi, puisque a priori, le taux de cortisol augmente durant la grossesse.

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44 Responses to “Les effets secondaires de la pilule contraceptive : encore un problème de taux de cortisol”

  1. Aixur dit :

    A propos des pertes blanches, j’ai trouvé ce témoignage par (Tizouille) sur futura-sciences :

    « Durant nos relations sexuelles avec mon partenaire, il m’arrive d’avoir une espèce de perte blanche (et qui sèche très vite). Je ne trouve pas ça très excitant du tout mais mon petit ami me dit que c’est justement dû à l’excitation. Est-ce vrai? Je ne vous cache pas que j’en doute mais je n’ose pas lui en parler, ça me gêne. J’ai remarqué que j’avais ça environs une semaine après la prise de la pilule… »

    http://forums.futura-sciences.com/contraception-grossesse-sexualite/400826-pertes-blanches-durant-lacte.html

    Donc, après une semaine de prise de pilule, les pertes blanches commencent à apparaitre chez cette femme.

  2. Swane dit :

    Bonjours , je prend la pilule MINESSE et je voulais savoir s’il était possible qu’elle me fasse faire de l’insomnie, car je ne dors plus depuis 1mois.

  3. Aixur dit :

    Bonjour.

    Comme c’est marqué dans l’article, effectivement, la pilule Minesse peut entrainer de l’insomnie.

    Si vous décidez de continuer à la prendre, pour limiter ce problème, je vous conseille de la prendre plutôt le matin.

  4. coline dit :

    Je souffre d’insomnies depuis 1,5 mois et je prend la pilule zoely depuis 3 mois. Pensez vous qu’il y ai un lien ?

    Merci de votre réponse

    Coline

  5. aixur dit :

    Oui, tout à fait. Si vous n’en aviez pas avant, il y a de fortes chances que ce soit la cause du problème.

  6. catou dit :

    Bonjour,

    J’ai stoppé Harmonnet (3è ou 4è génération) pour Leeloo.J’ai démarré cette denrière mercredi dernier et depuis vendredi je suis insomniaque (impression de ne pas fermer l’oeil même si je dors peut être 2 ou 3 heures). pensez vous qu’il y ait un lien et si oui, le fait de prendre la pillule plutôt le matin peut-il arranger les choses ou bien faut-il mieux prendre une autre pillule et si oui laquelle?

    merci de vos réponses

  7. aixur dit :

    Bonjour,

    Oui, l’insomnie vient très probablement de la nouvelle pilule. Elle doit être plus fortement dosée que les précédentes. Du coup, ça entraine des insomnies.

    Il est possible que le corps s’adapte plus ou moins. Donc, il faut attendre un peu pour voir si le sommeil revient à la normale.

    Et sinon, oui, prendre la pilule le matin devrait arranger les choses, puisque l’effet aura commencé à se dissiper et sera donc moindre durant la nuit.

    Par contre, vous serez probablement plus énervée le matin. Si vous en consommez d’habitude, évitez de prendre du café à ce moment-là.

  8. Bonjour dit :

    J’ai remarqué que le déclenchement de mes acouphènes coïncide avec le début de ma contraception orale, mais peut-il y avoir effectivement une confirmation de ce lien? Aussi, lors de la pause de quatre jours (je prends Mélodia) je me trouve dans une torpeur mentale très fatiguante, j’ai des maux de tête concentrés au niveau des yeux, mal aux articulations, et j’ai beaucoup de mal à réaliser mes scéances sportives (je ne me sens plus portée par mes muscles et j’ai des vertiges). Etrangement, es acouphènes sont également plus intenses.
    Merci beaucoup pour votre réponse

  9. aixur dit :

    Le déclenchement des acouphènes la première fois, je ne suis pas sûr, mais c’est possible.

    Par contre, pour l’aggravation des acouphènes pendant l’arrêt de la pilule, là, je serais plus affirmatif. Il est possible que l’aggravation des acouphènes ait à voir avec une baisse de pression sanguin dans les oreilles. Or, c’est ce qui arrive lors de l’arrêt de la pilule.

    C’est à mettre en relation avec les vertiges. Et les vertiges sont très clairement en relation avec une baisse de la pression sanguine dans les oreilles. Autant pour les acouphènes, je suis un peu circonspect (je n’ai pas fait trop de recherches sur le sujet), autant, pour les vertiges, c’est clairement lié à l’arrêt de la pilule.

    Sinon, tous les autres symptômes sont très clairement causés par l’arrêt de la pilule. La torpeur mentale, les maux de tête, les articulations, la faiblesse musculaire.

    L’arrêt de la pilule entraine une baisse du taux de cortisol, ce qui entraine une baisse de la pression sanguin (donc, une baisse de forme physique, le coeur doit pomper plus vite pour faire le même effort), une fatigue mentale, et un élargissement des veines, ce qui entraine des maux de tête et des douleurs articulaires (les veines font pression sur les nerfs situés derrière, ce qui entraine de la douleur).

  10. Bonjour dit :

    Votre site est excellent, c’est fabuleux qu’une personne ose penser par elle même dans un milieu scientifique, bien souvent conditionné par « certains intérêts pharmaceutiques » d’une part, et ose, nous ouvrir les yeux. Un grand Merci

  11. aixur dit :

    Merci à vous. Ça n’est pas souvent qu’on me fait des compliments. Je les apprécie d’autant plus 😀

  12. quanfouh dit :

    bonjour et merci pour ce franc parler!
    pour ma part, je suis très inquiète car aucune étude sérieuse n »apparaît sur le web quant aux effets de la pilule (même mini dosée) sur l’allaitement.
    Pourriez-vous me donner votre avis?
    Une maman sous pilule mini dosée, avec un maximum d’effets secondaires très indésirables et qui allaite….
    Merci!

  13. aixur dit :

    Bonjour,

    Puisque la pilule augmente le taux de cortisol, et que ça entraine une rétention d’eau, je pense que ça diminue la quantité de lait produite.

    Et effectivement, après vérification sur divers sites, il apparait que c’est bien le cas.

    Ça doit dépendre du dosage de la pilule cela dit, et du fait qu’elle soit prise en continu ou pas.

    Par ailleurs, comme il y a une baisse générale du taux de cortisol après l’accouchement (d’où la dépression post-partum), le fait de prendre la pilule doit entrainer une période de yoyo au niveau psychologique, avec des moments d’énervement et des périodes de déprime.

    C’est le cas aussi en temps normal (avec les pilules qui comportent une période d’arrêt de 7 jours), mais l’effet est réparti sur plusieurs semaines (une semaine de dépression, 10 jours normaux et 10 jours énervés, en gros). Alors que là, en une journée, il doit y avoir la possibilité d’un tel yoyo.

    Peut-être aussi qu’il y plus d’apparition de maux de tête. A voir.

    Ça doit également empêcher, ou en tout cas limiter la perte de poids qu’on constate généralement après l’accouchement. Je donne un exemple au pif : au lieu de perdre 10 kilos sur 15 pris durant la grossesse, on va en perdre seulement 5, voire pas du tout.

  14. aixur dit :

    Ah, et puis aussi, la pilule pendant l’allaitement doit favoriser, je pense, la formation de micro-calcifications dans les seins (à cause de la rétention d’eau et de la perturbation du cycle de lactation).

    A terme, ça peut favoriser la formation de tumeurs.

    Et même sans tumeur réelle, ça peut conduire un médecin à inventer des fausses tumeurs, et donc, à entrainer plus tard un traitement alors qu’il n’y a rien.

    Et même s’il y a tumeur réelle, elle peut être bénigne mais considérée par le médecin comme maligne.

    D’une façon générale, vu que la médecine déconne concernant la détection des tumeurs, il veut mieux limiter le plus possible les sources pouvant les conduire à ce genre de diagnostic. Et en plus, la pilule doit augmenter réellement le risque de tumeur du sein quand elle est prise après l’accouchement. Dans quelles proportions ça augmente le risque ? Ça par contre, je ne sais pas.

  15. Jonquille dit :

    Bravo pour cet article, sa qualité et les infos inédites qu’il apporte aux utilisatrices de pilule.
    Je fais part de mon expérience aussi :
    Utilisatrice de pilule depuis 15 ans, j’ai toujours eu énormément de peine à perdre du poids. J’ai changé de pilule il y a un an (Minesse), et dès lors, le vrai calvaire. 3 kilos au dessus de mon poids de forme malgré un régime strict, du sport quotidien, chaque écart sanctionné par une prise de poids, des gonflements au niveau des jambes et ventre dès que je restais trop assise quand il fait chaud (et la chaleur, se sont aussi les radiateurs l’hiver…). Deux diététiciennes ont renoncé, la première ayant réussi le miracle de me faire prendre 1.5kgs.
    Au bout de 8 mois, j’ai enfin fait le lien avec mon changement de pilule, et suis repassée à la pilule précédente (Mercillon). Depuis 2 mois, je trace mes courbes hebdomadaires de poids. Le résultat est superbe pour une statisticienne comme moi : + 1.5/2kgs qui apparaissent progressivement au fil des 3 semaines de prise, -2.5kgs pendant la semaine sans pilule (résultat de ce mois-ci). Après visite chez l’endocrino et prise de sang, mauvais freinage du taux de cortisol après prise de Detancyl. Je dois maintenant faire un test de cortisol libre, mais j’arrête de jouer : je vais arrêter la pilule, game over. Reste plus qu’à trouver une méthode de contraception alternative et aussi efficace.
    Désolée pour le roman, mais si ça peut aider quelques unes à ne pas détester leur corps et d’affamer pour rien, alors ça valait la peine !

  16. aixur dit :

    Bonjour,

    Et merci de votre témoignage.

    Eh oui, avec la pilule, perdre du poids, c’est comme essayer de courir avec un boulet au pied.

    Heureusement, avec les pilules mini-dosées, un certain nombre de femmes arrivent à éviter la prise de poids. Mais quand il y a prise de poids, là, pour le reperdre, bonjour la galère.

  17. Manou dit :

    Bonjour,

    J’ai 41 ans et 3 enfants. J’ai pris des moyens de contraception durant de nombreuses années avant et entre mes grossesses. Plus ou mois tolérés. Après mon dernier accouchement il y a 6 ans, mon gynéco m’avait placé le stérilet hormonal …pour 5 ans. J’ai eu des saignements intempestifs et continus durant plus de 4 mois et je lui ai demandé de l’enlever. Il m’a prescrit une autre pilule que je n’ai pas supportée du tout : seins très gonflés, gros caillots de sang lors des règles, etc…
    J’ai donc arrêté tout moyen de contraception durant plusieurs mois. Malheureusement, je subis alors des règles des règles très très abondantes (je devais rester à la maison au moins un jour par mois car c’était quasi hémorragique et également beaucoup de caillots) et très très longues (parfois 8 jours entiers). Face à cette situation et après plusieurs mois épuisants, mon gynéco m’a prescrit l’anneau vaginal Nurvaring que j’utilise depuis 2 ans environ. Au début, calvaire : seins gonflés etc.. Après 3 mois d’utilisation, j’ai commencé à bien supporter ce moyen et mes règles ont diminué. Pourtant, je suis très sensible à tout ce qui concerne la santé et si je trouvais une façon de pallier à tous les inconvénients liés à mes règles naturelles, je remplacerais Nurvaring par un stérilet « mécanique ». Auriez-vous connaissance de médecines parallèles pour réguler ces difficultés ? Merci

  18. aixur dit :

    Ce qui est possible, c’est que durant les quelques mois sans contraception, il y ait eu un rattrapage du corps. Il y aurait eu une baisse du taux de cortisol, ce qui aurait favorisé les règles abondantes. Donc, probablement que ce problème aurait fini par diminuer ou même s’arrêter après 7 ou 8 mois. La fatigue que vous semblez avoir ressentie vient de la baisse du taux de cortisol liée à l’arrêt de la pilule.

    Je ne pense pas qu’il y ait de possibilité de réguler ces difficultés autrement qu’en arrêtant l’utilisation de moyens de contraception et en attendant que le taux de cortisol remonte et que le règles redeviennent normales. On peut éventuellement diminuer le choc de l’arrêt en prenant d’abord une pilule moins fortement dosée pendant 3 ou 4 mois.

    Je pense que tout moyen de contraception autre que mécanique (préservatif) entraine des effets secondaires tels que ceux que vous décrivez (ensuite, ça dépend des personnes bien sûr, du moyen de contraception utilisé, etc…).

    Le stérilet au cuivre ne me semble pas neutre, puisque si le cuivre réussit à attaquer les spermatozoïdes, il peut le faire avec la muqueuse utérine.

  19. lilou dit :

    Bonjour

    Actuellement sous zoelly depuis plus d’un an j’ai depuis 2 mois des regles blanches a la place des regles normales (rouge) mais seulement pendant la duree de celles ci. Je ressent également des brulures aux niveau de la vulve.

    J’ai fait 2 tests de grossesses qui sont tous les 2 negatifs.

    La pillule ou le stress peut il etre a l’origine de cela ?

    Merci beaucoup

  20. aixur dit :

    Bonjour,

    Oui, tout à fait.

    Pour que les règles arrivent, il faut que le taux de cortisol puisse baisser. S’il ne le fait pas, les règles sont absentes. La pilule augmente le taux de cortisol. Mais comme il y a une phase d’arrêt, le taux de cortisol diminue et il y a apparition des règles. Ici, la pilule Zoely n’a que 4 jours d’arrêt, ce qui limite déjà l’importance des règles en temps ordinaire.

    Et dans votre cas, ce qui doit se passer, c’est que lors des deux derniers mois, le froid de l’hiver ou éventuellement le stress ont conduit à une augmentation du taux de cortisol. Donc, même pendant les règles, ce taux reste relativement élevé. Il doit baisser un peu, mais pas suffisamment pour que les règles apparaissent. Du coup, au lieu d’avoir des règles normales, comme vous en aviez durant la première année, vous n’en avez pas.

    Par contre, durant les règles, il y a tout de même un léger relargage de l’eau accumulée dans les cellules, ce qui entraine ces pertes blanches.

    Les brulures viennent du fait que les particules qui constituent la matière blanche ainsi que l’eau favorisent la multiplication des champignons naturellement présents dans la vulve, ce qui entraine une mycose et donc des sensations de brulure.

  21. Caroline dit :

    Merci pour cet article, nul doute qu’il aide beaucoup de femmes.

    Je viens de recevoir des résultats d’analyses, et je m’inquiète à propos de mon taux de cortisol élevé (le double de la norme supérieure). Je prends une pilule oestroprogestative depuis 3 ans bientôt, et ce qui m’a fait consulté, c’est de constater combien mon état général s’est dégradé. Je suis très souvent épuisée, je manque d’énergie, pour autant, je m’efforce de continuer ma pratique sportive, car étrangement, c’est elle qui me ressource et « m’éveille ». Malgré ça, je remarque une fonte musculaire au niveau des cuisses (je ne supportais pas les jeans, tant mes cuisses étaient galbées). Mes cheveux sont fins et ternes, épars aux niveaux des tempes. Je fais des mycoses vaginales à répétitions, mais les symptômes ne sont pas des plus courants (ça tiraille dans les ovaires, comme si quelque chose « les grignotait », bref c’est très désagréable, puis ça fait gonfler mon ventre. Ah, et surtout : je n’ai plus de « règles », bien que je sais que sous pilule, celles qui apparaissent normalement lors de la pause ne sont pas « de vraies règles ». Aucun saignement.
    C’est très bête, mais la seule raison qui m’empêche d’arrêter illico cette saloperie, c’est qu’elle permet de réguler un problème d’acné. Je ne la prends d’ailleurs que pour ça. Je travaille dans l’éducation nationale, et devoir affronter les élèves avec une peau d’adolescent me traumatise d’avance.
    Par contre, pour revenir aux analyses, je ne comprends pas pourquoi mon taux de 17beta-oestradiol est plus bas que celui d’une fillette (de 1 à 10 ans) voyez-vous un lien avec le cortisol ?

    Bien à vous
    Merci beaucoup
    Je suis déséspérement à la recherche d’une solution.

  22. Caroline dit :

    Petite précision : j’ai 26 ans !

  23. aixur dit :

    Bonjour,

    Pour les cheveux, le ventre gonflé, l’absence de règles, c’est normal. Pour les mycoses, aussi. C’est effectivement la pilule qui est la cause de ces problèmes.

    Pour la fonte musculaire des cuisses, il faudrait voir si ce n’est pas plutôt de la graisse qui est partie.

    Normalement, la pilule doit plutôt entrainer une prise de graisse (plutôt au niveau du tronc, mais éventuellement aussi au niveau des cuisses et des bras). Mais selon la quantité d’exercice physique, et l’alimentation (si elle est surtout protéinée ou pauvre en sucre et graisse), on peut perdre de la graisse au niveau des cuisses et des bras.

    C’est le principe du culturisme. Ils prennent des produits équivalents à de la cortisone, mais ils font ce qu’il faut (exercice physique, consommation essentiellement de protéines) pour désaccumuler la graisse présente dans le corps.

    Donc, c’est à voir.

    Concernant l’idée que l’augmentation du taux de cortisol entraine une perte musculaire, c’était une hypothèse que j’ai faite au début de ma réflexion sur le sujet. Mais après, je n’y ai plus trop cru (par exemple à cause des culturistes). Mais en même temps, je n’y ai plus trop réfléchi. Donc, à voir.

    Sinon, effectivement, il y a beaucoup de femmes qui prennent la pilule pour le problème de l’acné.

    A mon avis, pour l’acné, il y a peut-être une solution (qui, déjà, semble marcher pour moi). L’idée, c’est qu’il faut assécher le corps. En fait, ça semble être le principe derrière les médicaments type roaccutane. Pour ça, il faut éviter de manger des trucs sucrés, et ne pas boire trop. Ne pas non plus boire de café ou de bières, qui augmentent le taux de cortisol et accumulent de l’eau dans les tissus.

  24. Caroline dit :

    Merci pour vos réactions. Je suis rassurée, je ne m’entraîne donc pas vainement. Je me disais « à quoi bon continuer à courir, à nager, si le cortisol ruine tous les efforts dans la foulée, sans compter que l’exercice physique en soit soumet déjà l’organisme à un stress et donc à une augmentation naturelle du taux de cortisol.
    Je suis très contente ! 🙂
    Et je vais arrêter la pilule d’ici quelques temps, voir ce que ça donne, mais déjà en amont, faire une cure de détoxication, conjointe à vos recommandations. Autant pour la suppression du sucre, je comprends bien, car ce dernier stimule le phénomène d’inflammation (composante essentiel dans l’acné) autant pour l’eau, ça m’intrigue et me rend curieuse de comprendre les mécanismes qui se jouent ici. Et aussi je trouve de plus en plus paradoxal le fait de prendre la pilule pour lutter contre l’acné, car il paraîtrait que sous pilule, le zinc soit moins bien assimilé par l’organisme (élément essentiel pour la cicatrisation de l’épiderme) et qu’en plus le cortisol (décidément), ne favorisant pas la digestion, (c’est peu dire) encourage l’encrassement de l’organisme, ce qui lèse bien évidemment la qualité et la peau.

  25. aixur dit :

    Pour l’instant, cette idée de l’excès d’eau est juste une hypothèse. J’ai commencé à penser ça parce que j’ai l’impression que l’action du roaccutane est surtout d’assécher la peau.

    Par ailleurs, depuis quelque temps, je pense qu’on boit trop d’eau. Du coup, la digestion est moins bonne et l’eau s’accumule dans le corps de façon trop importante.

    Et j’ai remarqué que quand je buvais beaucoup de jus de fruits ou autres boissons sucrées, j’avais plus tendance à avoir des boutons sur le visage. Or, un effet assez clair des boissons sucrées et d’entrainer une accumulation d’eau dans les cellules. Ça se voit même sur la peau. Celle-ci est plus gonflée.

    Partant de ces diverses constatations, et le fait que depuis que j’ai réduit ma consommation d’eau, je n’ai pratiquement pas eu de boutons, je pense qu’il est possible que boire trop d’eau entraine une accumulation d’eau dans la peau, et que ça peut provoquer l’apparition de boutons.

    Ce qui est possible, c’est que cette accumulation d’eau entraine une stagnation des déchets cellulaires dans les cellules, et que quand l’eau s’en va, il y a plus de déchets qui sortent et qui s’accumulent, ce qui peut entrainer la formation de boutons. Par ailleurs, la présence d’eau en plus grande quantité pourrait peut-être favoriser la multiplication des bactéries à proximité des déchets, provoquant l’apparition des boutons enflammés, alors que sinon, ils ne seraient présents que sous la forme de points noirs.

  26. caro dit :

    Bonjour
    merci pour votre site !
    J’ai 35 ans et je prenais la pilule trinordiol depuis plus de 15 ans. Or depuis un peu plus de 5 ans, j’ai des migraines (mais pas de vertiges) au moment de mes règles.
    Ces migraines deviennent de plus en plus intenses et je ne trouve rien pour les soulager.
    Mon gynécologue m’a prescrit une nouvelle pilule : Zoely. Je viens de terminer ma 1ère plaquette et je suis au 2ème comprimé de la nouvelle plaquette. Or depuis deux jours, j’ai une intense migraine que rien ne soulage et surtout des vertiges. Je n’ai pas eu de règles.
    Dois je arrêter cette pilule? Dois je vois mon gynécologue en urgence?
    Merci pour vos conseils !

  27. aixur dit :

    Bonjour,

    Probablement que votre nouvelle pilule est moins fortement dosée que la précédente. Du coup, il y a baisse du taux de cortisol et apparition de la migraine et des vertiges.

    Ça risque de durer. Mais, en même temps, il vaut mieux en passer par là pour que le taux de cortisol revienne à des niveaux plus faibles et que les migraines présentes lors des règles soient moins fortes.

    Mais, la meilleure solution, c’est bien sûr d’arrêter totalement la pilule. Là, les migraines lors des règles disparaitront, ou leur intensité sera très fortement réduite.

    Mais bon, ensuite, il y un problème de choix. Est-ce que le bénéfice du côté pratique de la contraception apporté par la pilule compense le problème des migraines, ou pas ? Ça, c’est à vous de voir.

  28. Michelle dit :

    J’ai pris une pilule des mes 14 ans pour réguler mon acnee : elle m’a provoqué des mini-syncopes. On l’a changé pour la méliane qui m’allait plutôt bien si ce n’est qu’elle m’a provoqué des espèces de spasmes musculaires nerveux au moment de l’endormissement. Du coup je l’ai prise le matin et la c’était les tremblements doigts jambes et avec un café un désastre mais bon j’ai vécu avec. J’ai continué jusqu’à son interdiction et la on m’a mise sous leeloo gé – à ce stade j’ai déjà 30 ans ! – et ce fut une catastrophe ! Je ne sais pas si c leeloo en soit ou l’arrêt de la méliane mais impossible de m’endormir, migraines ophtalmiques, nausées, vertiges, irritabilité ( mais limite à frapper qqun !!!) anxiete, déprimes, tremblements puissance 10, boutons dos et torses, libido zéro et mal d’ovaires quasi permanent ! J’ai qd mm tenu un an en attendant de voir si cela passait et niet, la g eu la cellulite alors k je suis prof de sport !! Moralité j’ai arrêté cette cochonnerie de pilule du jour au lendemain et il faudrait un article entier pour dire à quel point je vais mieux : retour au préservatif et mon mari qui a tellement subi ne s’en plaint vraiment pas !! Merci pour les explications

  29. aixur dit :

    Bonjour,

    Merci de votre témoignage.

    Il est probable que le fait d’être prof de sport ait augmenté les effets d’énervement d’anxiété, d’irritabilité, etc.., de la pilule, vu que pendant la pratique sportive, le taux de cortisol augmente.

    Sinon, bien sûr, chez les femmes, l’augmentation du taux de cortisol entrainé par la pilule va avec une faible libido. Quant à la cellulite, là-encore, c’est la pilule, c’est clair.

    Et tout le reste des symptômes peut-être relié également à la pilule (éventuellement en combinaison avec la pratique sportive).

  30. Julie dit :

    Bonjour! Merci pour cet article. Je prends la pilule optilova depuis 2 ans. des le début j’ai eu le ventre gonflé, j’ai des caillots de sang durant les règles et depuis 3-4 mois je fais des mycoses à répétition et n’arrive pas à me soigner, elles sont présentent durant tout mon cycle sauf pendant les règles, pensez vous qu’il y aurait un lien? Je n’en plus j’ai envie d’arrêter pour voir..
    Ps: je suis allée voir un acuponcteur pour d’autres raisons il y a qlq mois et en lisant votre article ca a fait « tilt » car il n’arrêtait pas de me dire que je faisais de la rétention d’eau et que l’humidité de mon corps n’arrivait pas à évacuer seule..!!
    Merci de votre aide..

  31. aixur dit :

    Bonjour,

    Pour les caillots de sang, effectivement, ça semble tout à fait lié à la pilule. Le corps relargue du sang trop concentré (pas assez d’eau), d’où des règles avec caillot de sang. Ça dépend des personnes, mais ça peut arriver.

    Pour les mycoses, c’est bizarre qu’elles ne surviennent que durant le cycle et pas pendant les règles. Mais s’il n’y en avait pas avant, c’est très probablement dû à la pilule. Cela dit, peut-être que comme le sang des règles est peu humide, le tampon arrive à absorber toute l’humidité, ce qui empêche alors le développement de la mycose. En effet, pour que la mycose se développe, il faut de l’humidité.

    Peut-être aussi que vous prenez un traitement contre les mycoses pendant le cycle, que celui-ci est efficace et que vous n’avez alors plus de mycose pendant les règles. Puis, au bout de 7 à 10 jours, les champignons se développeraient à nouveau. Il faut savoir que les produits utilisés contre les mycoses sont parfois assez agressifs. Du coup, il peut y avoir alors retour des mycoses lorsqu’on arrête de le prendre. Le meilleur moyen d’arrêter les mycoses, c’est d’avoir le moins possible de déchets cellulaires (pertes blanches, sang) et d’avoir les zones touchée le plus sec possible.

    Pour la rétention d’eau, il est clair que c’est lié à la pilule.

  32. Julie dit :

    Merci beaucoup pour votre réponse. Effectivement j’ai fait des traitements mais meme avant les règles la mycose revient. Peut être que le sang « masque » la mycose… rn tous cas cela revient 2-3 jours apres la reprise des comprimés mais il faut dire que je suis quand meme assez chanceuse avec les symptômes car cela ne gratte pas au point de saigner etc mais cela reste très inconfortable.. et je ne peux plus avoir de rapport par crainte d’irriter l’intérieur encore plus… de toutes façons je vais arrêter la pilule car je sens bien qu’elle me provoque des choses…

  33. Julie dit :

    Et je ne porte pas de tampon mais une coupe menstruelle..

  34. Véronique dit :

    Bonjour
    Je prend la yasmine depuis mes 17 ans et la je suis rendu à 24.
    Je dirais que depuis un ans j’ai beaucoup de saut d’humeur.
    Je peux être heureuse et dès que quelques choses ne va pas mon humeur est toute suite basse. Je me fâche, cri….
    est ce que c’est normal? Est ce que ça fait trop longtemps que je l’a prend?
    Merci
    Véronique

  35. aixur dit :

    Bonjour,

    Un des effets de la pilule est l’excitation et l’énervement. Donc, oui, c’est normal d’avoir tendance à être facilement énervé avec la pilule (donc de crier, se fâcher, etc…).

    Comme les effets néfastes à long terme sont nombreux, 7 dans de pilule, c’est sûr que ça commence à faire beaucoup. Mais bon, à votre âge, les effets négatifs peuvent encore être réparés après avoir arrêté la pilule.

  36. Choupette dit :

    Bonsoir,

    Je prends Cerazette depuis maintenant de très nombreuses années.

    J’ai été sous différentes pilules au total durant 20 ans (lutényl, etc).

    Je souhaite désormais arrêter à 43 ans la pilule en raison des risques de cancer du sein du côté maternel.

    Si j’ai pris la pilule autant d’années c’est uniquement en raison des douleurs de règles intenses avec perte de connaissance, vomissements, etc, hors pilule. Donc à chaque fois que j’ai voulu arrêter la pilule, les effets liés aux règles chez moi m’ont ramenée à la réalité.

    Est-ce qu’avec l’âge les effets des règles peuvent s’atténuer hors pilule et me permettre d’envisager l’arrêt ?

    Je ne prends pas la pilule pour des raisons contraceptives, je n’ai pas d’enfant. J’utilise le préservatif.

    Quels conseils pourriez-vous me donner pour arrêter la pilule sans trop d’effets secondaires ? Je suis végétarienne, sportive, mince. Et surtout apeurée à l’idée de ressentir à nouveau les désagréments des règles, que j’ai eus la chance de ne plus connaître sous cerazette depuis des années.

    Merci pour vos conseils.
    Bonne soirée.

  37. aixur dit :

    Bonjour,

    Le problème, c’est que je n’ai pas encore trouvé de solution pour l’histoire des règles douloureuses.

    La seule piste que j’ai pour l’instant, ce serait un possible manque de magnésium.

    Cela dit, il est possible que certains des effets que vous citez aient été augmentés par l’arrêt de la pilule. Comme l’arrêt entraine une baisse du taux de cortisol, ça provoque une vasodilatation et donc une baisse de tension. Donc, ça peut entrainer des vomissements et même éventuellement des pertes de connaissances, dans les cas extrêmes.

    Dans cette optique, il y aurait un cap d’effets secondaires intenses (dans votre cas) liés à l’arrêt de la pilule, qui pourraient durer 3 ou 4 mois (avec baisse d’intensité au bout d’un mois ou deux).

    Mais sinon, vu l’intensité des symptômes, c’est peut-être lié tout simplement à la douleur des règles. Donc, je ne peux pas garantir que ces effets s’en iraient forcément au bout de quelques mois.

    En tout cas, pour les règles douloureuses elles-mêmes, en dehors de l’hypothèse du magnésium, je n’ai pas tellement de solution à proposer pour la période après l’arrêt de la pilule.

  38. Amelie dit :

    Merci pour ces explications détaillées et compréhensibles! On a parfois l’impression que dès qu’on veut savoir comment marche notre corps, il faut obligatoirement passer par la case « gynéco » parce que nous sommes des moutons! J’ai 21 ans et j’ai remarqué comme presque toutes les femmes, que la prise de la pilule entraîne des effets secondaires:
    -prise de poids
    -sécheresse vaginale
    -moins de libido
    -mauvaise humeur
    Ces effets sont apparus chez moi autant avec la pilules LEELOO que la DAILY. Et comme j’ai de l’acné (j’ai même suivi le traitement du roaccutane qui a réduit un peu mon acné) j’espérais que la pilule pourrait réguler ce problème. Nada! Aujourd’hui j’ai arrêté ma pilule depuis presque un mois et tout est rentré dans l’ordre! Je cherche maintenant un autre moyen de contraception…

  39. Ali1302 dit :

    Bonjour, j’ai un problème qui je crois n’a pas été mentionné, j’ai arrêté la pillule il y a environ trois semaine et je voulais savoir si c’était normal puisque mes petites lèvres sont un peut enflees et mon clitoris très sensible et également enflée aussi… si quelqu’un saurais me répondre ca me rassurerais
    Merci 🙂

  40. aixur dit :

    Bonjour,

    Oui, c’est normal.

    C’est quelque-chose que j’ai découvert après avoir fait l’article. Quand le taux de cortisol est bas, ça entraine une plus grande excitation.

    Par contre, je ne sais pas si c’est physique ou plutôt psychologique. Je pense a priori que c’est physique. Mais je n’ai pas encore décortiqué le phénomène.

    Quand le taux de cortisol remontera, ça s’arrêtera. Ça peut s’arrêter dans une ou deux semaines, comme dans 1 ou 2 mois. Mais, même si c’est dans 1 ou 2 mois, ça s’atténuera progressivement.

  41. LULU dit :

    bonjour

    milles merci pour ces rensignements que pas beaucoup de gyneco osent en parler et reste dans le vague.. pour ma part cela fait des annes que j etait sous pilule minidrile avec des mycoses tres frequentes, des irritations, une lubrification naturelle casiment inexistante et des rapports intimes du coup compliqué parfois. je l ai arrete 1 an et j avais vu la difference je me sentais beaucoup mieux. je l ai reprise il y a 5 mois et deja 2 mycoses et des irritaions et secheresse. avez vosu deja vu cela avec minidril?

    cordialement

    merci beaucoup encore

  42. olivia dit :

    bonjour,
    je suis tombée par hasard sur votre site, très intéressant et qui ose enfin aborder les vrais problèmes!

    j’aimerais connaitre votre avis sur mon parcours :

    j’ai 37 ans et j’ai pris Diane 35 pendant presque 20 ans (coupure pour 2 grossesses). il y a maintenant 18 mois j’ai décidé de l’arrêter, je ne voulais plus des hormones à gober tous les soirs, je voulais contrôler mon corps.

    Je me suis alors lancée dans une période de sevrage de 12 mois. Je suis actuellement à 7 mois post sevrage, les boutons sont revenus, sur les joues, le menton surtout à la période de l’ovulation, parfois je me dis que je vais la reprendre mais je tiens bon…

    Depuis l’arrêt j’ai plusieurs petits soucis :
    -prise de poids, fringales
    -mycose à répétition
    -insomnies avant les règles
    -des règles tres courtes et peu abondantes
    -la nouveauté : une varice sur la jambe gauche.

    il y a forcément un dérèglement hormonal! je suis suivie par homéopathie et actuellement je termine des séances de drainages lymphatiques en institut.

    Je ne sais plus quoi faire ni quoi essayer!!

  43. Amina dit :

    Bonjour,
    Merci de votre article. J’ai commencé à prendre la pilule il y a 2 ans après 2 grossesse et un stérilet mirena qui le fesait saigné 2 semaine par mois. J’ai commencé par optilova une semaine après je me sentais extrêmement nerveuse et je fesait des crises d’angoisse quotidienne. 2 ans après j’ai essayé trinordiol et depuis j’ai des mal de tête, je n’est envie de rien, je déprime et je manger énormément sans être rassasié alors qu’à la base je mange très peu 2 petits repas par jour et la je peut manger toute la journée sans être calé le pire c’est que je n’arrive pas à faire autrement en 3 mois je suis passée de 46 à 49klg est ce normal? Merci

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