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Causes de la migraine et des maux de tête

vendredi, septembre 30th, 2011

 

J’avais un peu abordé le sujet de la migraine dans mes articles sur la pilule. Voici un article plus complet.

Les migraines sont causées tout simplement par la dilatation des veines. Du coup, ça fait pression sur les nerfs qui sont situés derrière les veines ; ce qui engendre de la douleur.

Qu’est-ce qui fait que les veines se dilatent ?

Il y a deux causes principales : les produits vasodilatateurs et tout ce qui joue sur le taux de cortisol.

 

1) Les vasodilatateurs

 

Vu que la migraine est causée par une dilatation des veines, il est évident que de nombreux produits qui entrainent une vasodilatation vont avoir tendance à provoquer des migraines.

 

L’alcool est certainement le vasodilatateur dont la consommation est la plus répandue. Donc, forcément, des tonnes de gens vont avoir des migraines à cause de ça.

Seulement, selon la dose prise, la capacité d’élimination de l’alcool propre à chaque personne, la consommation de café derrière, et l’heure de la journée, très souvent, ça ne va pas entrainer de problème de migraine. Donc, beaucoup de gens ne vont pas faire le lien entre les deux.

Pour la dose et la capacité d’élimination, c’est facile à comprendre. Si la prise d’alcool est faible et que la personne est capable de l’éliminer rapidement, l’effet vasodilatateur va être faible et durer peu de temps. Concernent le café, comme ça a un effet de constriction des veines, l’effet va s’opposer à celui de l’alcool. Du coup, si la consommation d’alcool a été raisonnable, la migraine n’apparaitra pas. Enfin, l’heure de la journée joue parce que le taux de cortisol sanguin est élevé durant la journée. Or, le cortisol entraine une constriction des vaisseaux sanguins. Donc, si on consomme de l’alcool seulement à midi, le cortisol va s’opposer à l’effet de vasodilatation et les maux de tête auront moins de chance d’apparaitre.

 

Les solvants sont très souvent des vasodilatateurs. Apparemment, l’effet dépend en partie de la sensibilité des gens. Mais respirer des odeurs de peinture, d’essence, des parfums ou des déodorants peut déclencher des migraines chez certaines personnes.

C’est pour ça que les poppers entrainent des maux de tête. Idem pour l’éther ou certains autres solvants utilisés comme drogues récréatives.

Cela dit, à cause de l’effet sur la douleur de certains de ces produits, souvent, les maux de tête vont être de courte durée. L’effet vasodilatateur doit apparaitre avant l’effet sur la douleur. Donc, pendant une courte période, l’effet dilatateur entraine l’apparition de la douleur, puis, l’effet antidouleur la supprime.

 

Les stimulants sexuels comme le viagra sont des vasodilatateurs et sont également connus pour engendrer des migraines.

 

Certaines situations entrainent aussi une dilatation des veines. C’est le cas de la chaleur. S’il fait très chaud, les veines vont avoir tendance à se dilater. Du coup, une crise peut apparaitre. Il est possible que ce soit la raison pour laquelle les gens associent la migraine au temps orageux. En été, le temps orageux associe la chaleur à l’humidité. Du coup, le corps a plus chaud et la vasodilatation est plus importante.

Cela dit, il est possible que le changement de pression de l’air ait aussi un impact sur la vasodilatation et que ça joue même durant d’autres saisons que l’été. C’est à voir.

 

2) Les produits et situations augmentant le taux de cortisol

 

–          Les produits augmentant le taux de cortisol

Autant les produits vasodilatateurs ont un effet assez clair sur la migraine, autant, les produits augmentant le taux de cortisol ont une action beaucoup plus vicieuse, parce que ces produits causent la migraine mais aussi diminuent les migraines. La cause du mal est aussi le médicament.

Il est normal que les produits augmentant le taux de cortisol permettent de combattre les maux de tête. Ceci parce qu’un taux de cortisol élevé entraine une constriction des vaisseaux sanguins. Or, comme la migraine est causée par la dilatation des veines qui font pression sur les nerfs situés derrière, forcément, ça calme la crise.

Seulement, comme on l’a vu par ailleurs sur ce blog, ce qui se passe, c’est que si le taux de cortisol est élevé artificiellement pendant longtemps, dès qu’on arrête de prendre le produit qui le maintient élevé, le corps diminue automatiquement le taux de cortisol. Les vaisseaux sanguins se dilatent à nouveau et les problèmes de migraines peuvent apparaitre.

La plage de temps durant laquelle le taux de cortisol est bas peut être plus ou moins longue en fonction de la durée pendant laquelle il a été élevé. Si le taux de cortisol a été élevé pendant un ou deux jours, il peut être bas pendant quelques heures. S’il l’a été pendant un mois, il pourra rester bas pendant 1 semaine ou 2. Et s’il l’a été pendant des mois voir des années, il peut rester bas jusqu’à 3 ou 4 mois. Donc, on peut avoir des périodes de baisse allant de quelques heures à plusieurs mois.

 

–          Liste non exhaustive des produits augmentant le taux de cortisol :

Déjà, il y a évidemment la plupart des médicaments antimigraineux hormis ceux dits de palier 3. En effet, à part pour les grands migraineux, la plupart des médicaments présentés comme spécifiquement contre la migraine sont en fait soit des anti-inflammatoires de type aspirine soit une association anti-inflammatoire/opiacés. Pour les très grands migraineux, on passe plutôt à des opiacés purs (et puissants).

Il y a tous les anti-inflammatoires. Que ce soit l’aspirine, le paracétamol et tous les autres anti-inflammatoires stéroïdiens ou non-stéroïdiens. Il ne faut pas confondre avec certains anti-inflammatoires qui sont à base de produits opiacés ou qui combinent un produit opiacé et un produit qui augmente le taux de cortisol (comme le di-antalvic).

Les antibiotiques ont aussi un effet du même genre.

La pilule contraceptive a aussi cet effet-là.

On peut penser que les produits contre l’asthme ont aussi cet effet-là. Du coup, si on diminue les doses ou qu’on ne prend pas ses médicaments pendant quelques jours, une crise peut apparaitre. Ça sera plus le cas si la personne prend de la cortisone par voie digestive (donc en cas d’asthme assez avancé). Par contre, pour les sprays, vu que leur impact est probablement plus local, l’impact est à déterminer. S’il y a un impact sur la migraine, il est probablement plus aléatoire en cas d’arrêt.

Un bon nombre d’huiles essentielles prises par voie orale ont un effet du même type. Donc, il faut se méfier de ce qui semble être des recettes miracles soi-disant naturelles et sans effets secondaires. C’est en réalité exactement la même chose que de l’aspirine. Sauf qu’étant issus de plantes, ces produits ont une concentration en produits actifs qui peut être aléatoire. Ce qui peut être éventuellement dangereux si on prend plusieurs types d’huiles essentielles en même temps.

Certains produits qui ne semblent pas être des médicaments aux yeux du grand public ont en réalité un effet d’augmentation du taux de cortisol et ne sont donc pas du tout des produits innocents. C’est le cas de la spiruline, de la chlorera et du klamath. Ces extraits d’algues ne sont pas du tout des aliments, comme c’est présenté sur certains sites, mais bien des produits actifs ayant une action de type anti-inflammatoire. C’est d’ailleurs pour ça que sur les sites en question, on recommande de ne pas en prendre plus de quelques grammes par jour.

Le café a cet effet également. Probablement que le chocolat noir avec de fortes concentrations de cacao l’a aussi dans une moindre mesure. Peut-être que c’est le cas aussi du thé, à voir.

D’ailleurs, un certain nombre de médecins et aussi pas mal de personnes se sont aperçu qu’il ne valait mieux pas diminuer les doses de café d’un seul coup si on en prend pas mal chaque jour. Le taux de cortisol continue à être augmenté, mais comme il est comparativement moins important qu’avant, une crise peut apparaitre.

Il est possible que certains fromages aient cet effet. J’ai lu que les bleus pouvaient entrainer de la migraine.

Le gin tonic a aussi cet effet. Peut-être la bière. D’une façon générale, toutes les boissons ayant un gout amer.

Probablement les boissons à base d’Anis comme le pastis, ou celles à base de menthe.

Certaines plantes à gout amer comme la rhubarbe.

Le coca-cola aussi apparemment.

 

Pour récapituler, ce qui se passe, c’est d’abord que ce genre de produit va augmenter le taux de cortisol et donc provoquer une constriction des veines. C’est pour ça que tous les produits cités plus haut marchent contre la migraine. Mais, au bout de quelques heures, le taux de cortisol va retomber à un niveau plus bas que la normale. Et du coup, il va y avoir dilatation des veines. Et la douleur risque de revenir.

Toutefois, le retour de la crise n’est pas obligatoire et dépend d’un certain nombre de facteurs.

Déjà, ça dépend de la dose de produits ingérée et de la fréquence à laquelle on prend le produit. Si on prend par exemple 500 mg d’aspirine une fois, il y a des chances que ça fasse passer la crise sans qu’elle ne revienne ensuite.

Ensuite, ça dépend du moment de la journée. Durant la journée, le taux de cortisol est élevé. Donc, si on a pris tôt le matin un produit augmentant le taux de cortisol (du café par exemple), il est possible qu’aucun problème de migraine n’apparaisse durant l’après-midi, quand l’effet du café sur le taux de cortisol disparaitra. Par contre, comme le soir, le taux de cortisol baisse naturellement, il est possible que la migraine apparaisse à ce moment-là. Comme on le verra plus bas, une situation de stress augmente aussi le taux de cortisol. Donc, ça aussi ça peut s’opposer au retour de la migraine.

 

Concernant la pilule contraceptive, on comprend pourquoi les femmes ont des maux de têtes lors de leurs règles. Il est possible que les règles correspondent à une baisse naturelle du taux de cortisol et que des migraines apparaissent même sans prise de pilule. Mais la pilule amplifie énormément le phénomène, voir le crée carrément chez bon nombre de femmes. Comme la pilule augmente le taux de cortisol, et qu’une femme en prend pendant 3 semaines, le taux de cortisol est maintenu artificiellement haut pendant longtemps. Du coup, quand la femme arrête d’un seul coup de prendre la pilule lors des règles, le taux de cortisol diminue fortement, les veines se dilatent, et la migraine apparait.

On comprend donc pourquoi les pilules prises en continu suppriment les crises. Comme en fait, l’arrêt de la pilule ne dure que 3 jours (avec 3 fausses pilules), le taux de cortisol n’a pas le temps de redescendre beaucoup et les maux de tête n’apparaissent pas. Par contre, le fait de maintenir le taux de cortisol élevé pendant longtemps engendre des effets très négatifs sur le corps (voir les articles sur la pilule contraceptive). Le gain concernant les maux de tête est chèrement payé par ailleurs.

Cela dit, comme les femmes qui ont des migraines durant leurs règles prennent généralement des médicaments antimigraineux augmentant le taux de cortisol, en fait, c’est quasiment comme si elles prenaient des pilules en continu. Pas tout à fait, puisque sinon la crise n’arriverait pas, mais ça n’est pas loin de ça.

Il est possible aussi que des femmes changeant de pilule pour une moins fortement dosée ressentent des maux de tête au début à cause de la diminution du taux de cortisol par rapport à la précédente pilule.

Inversement, le changement d’une pilule faiblement dosée mais prise en continu pour une pilule plus fortement dosée va faire aussi apparaitre des crises, puisque là, il y aura une phase d’arrêt de 7 jours.

 

–          Les situations entrainant une augmentation du taux de cortisol

 

Vu que le cortisol est une hormone naturelle utilisée par le corps pour gérer certaines situations ou stress, il est normal que certaines situations naturelles aboutissent à une augmentation du taux de cortisol. Hausse qui sera suivie d’un effondrement et donc de l’apparition d’une crise.

C’est le cas des situations de stress. Le taux de cortisol est élevé pour que, grâce à la constriction des veines, le sang circule plus vite à chaque battement de cœur. Par ailleurs, le taux de cortisol est associé à des états mentaux plus positifs et plus agressifs. Ce qui est utile en situation de danger et d’action.

Seulement, vu que certaines parties du corps sont alors défavorisées (les membres), le corps ne peut pas maintenir indéfiniment ce taux de cortisol élevé. Donc, au bout d’un moment, le taux de cortisol diminue fortement, les veines se dilatent, et la migraine apparait.

C’est pour ça que les migraines peuvent avoir tendance à apparaitre plutôt le week-end, ou en vacances, quand la pression du travail n’est plus là.

De la même façon, elles apparaissent plutôt le soir, la nuit ou tôt le matin, quand le corps peut se reposer. Le taux de cortisol est bas durant la nuit.

Sauf que dans le cas du sommeil, il s’agit d’un phénomène assez systématique. C’est physiologique. Alors que dans le cas du week-end ou des vacances, c’est surtout lié à l’état d’esprit de la personne. Si elle continue à travailler le week-end, ou si elle reste stressée pour une raison ou pour une autre, le taux de cortisol ne va pas retomber et la migraine ne va pas apparaitre. Alors que dans le cas de la nuit, vu que normalement on dort, le taux de cortisol va automatiquement baisser.

Cela dit, ça n’est pas exactement et complètement lié à la nuit. Ca l’est parce que le corps est fait pour réagir à l’obscurité et est réglé sur le rythme journalier du soleil. Donc, globalement, il va baisser la nuit. Mais c’est lié principalement aux heures habituelles de sommeil. Quelqu’un qui vit la nuit va voir une subir une baisse du taux de cortisol assez faible. Ce sera à son heure habituelle de sommeil que celui-ci baissera et que la crise de migraine aura plus de chance d’apparaitre.

Cela dit, il est possible aussi que durant le week-end ou en vacance, la personne abuse moins du café et que ce soit la diminution de la consommation de café qui fasse apparaitre la crise. Mais les deux éléments peuvent participer au phénomène.

Eventuellement, un effort prolongé sur plusieurs jours chez des personnes qui ne sont pas habituées à en faire peut conduire aussi à ce phénomène. Le corps maintient le taux de cortisol élevé pendant 3 ou 4 jours. Et au bout de 3 ou 4 jours, il n’arrive plus à le faire. Le taux de cortisol s’effondre et les maux de tête risquent d’apparaitre. Ce sont aussi les fameux 3 ou 4 jours au bout desquels arrive le contrecoup de l’effort quand on se remet à faire du sport tous les jours.

 

3) Explication de certains effets et situations

 

–          Nausées et vomissements

Du coup, on comprend pourquoi il y a des nausées et des vomissements. Les maux de tête sont provoqués par la vasodilatation, ce qui entraine une hypotension. Or, la digestion entraine une mobilisation d’eau et de sang dans le ventre. Ce qui provoque aussi une hypotension. C’est pour ça qu’on manque d’énergie après un gros repas. Si l’hypotension venant du repas vient s’ajouter à une hypotension qu’il y a par ailleurs, il y a risque qu’il y ait une hypotension trop importante. Or, le corps à la possibilité d’arrêter la digestion immédiatement en vomissant. Donc, en cas d’hypotension trop importante, le corps va vomir pour supprimer cette source d’hypotension. Avec une seule source d’hypotension, celle-ci va redescendre et le corps va sortir de la zone d’hypotension dangereuse.

En fonction du degré d’hypotension et du fait qu’on a absorbé un repas ou non, le corps va soit ressentir une simple nausée, soit il va carrément vomir.

C’est pour ça qu’un gros repas alcoolisé peut entrainer des vomissements. Le gros repas entraine déjà une hypotension. Et l’alcool aussi. Les deux effets s’additionnent. Et la nausée apparait. Le corps se débarrasse de l’hypotension provoquée par la digestion en vomissant.

Bien sûr, le fait par exemple de reprendre de l’alcool après le repas va exacerber le problème. A l’inverse, le fait de prendre un café va diminuer le problème pour éventuellement le faire apparaitre deux heures ou trois après, quand l’effet du café diminuera et que celui de l’alcool sera encore là (si on a en a absorbé beaucoup). Le fait que ça se passe en journée ou en soirée joue aussi, etc…

 

–          Manque de sommeil

Le manque de sommeil joue aussi dans l’apparition des crises. En effet, ainsi qu’on l’a vu plus haut, le corps baisse le taux de cortisol pendant la nuit. Ça sert à hydrater les cellules des bras et des jambes et à vider les déchets des cellules du centre du corps. Donc, un taux de cortisol bas est associé au sommeil.

Du coup, plus on est fatigué, plus le taux de cortisol doit être bas. Et plus il est bas, et plus il y a dilatation des veines. Ce qui provoque des maux de tête.

 

–          Excès de sommeil

J’ai vu que l’excès de sommeil était aussi mis en cause. Une bizarrerie donc, puisque normalement, avec une bonne quantité de sommeil, le taux de cortisol devrait être élevé. Mais en fait, une fois qu’on a compris le contexte, ça s’explique assez bien. On dort beaucoup quand on a le temps de dormir ; donc, en week-end ou en vacances. Or, comme on l’a vu précédemment, durant le week-end ou les vacances, on décompresse du stress accumulé durant la semaine et le taux de cortisol baisse. Donc, ce n’est pas l’excès de sommeil qui pose problème en réalité, mais le stress accumulé avant les congés, et la décompression de ce stress durant les premiers jours ou la première semaine de vacances. Le stress du voyage peut venir s’ajouter aussi au stress général.

Par ailleurs, en vacances, il fait souvent plus chaud ; ce qui n’aide pas.

En réalité, si on est en excès de sommeil, c’est très probablement parce que justement, le taux de cortisol est bas et fait dormir plus que d’habitude. Donc, on peut se réveiller avec un taux de cortisol bas malgré une longue période de sommeil. En fait, le taux de cortisol bas entraine les deux éléments, l’excès de sommeil et la migraine.

 

–          Décalage horaire

On est dans une combinaison des deux précédentes situations. Le décalage horaire entraine un manque de sommeil. Et généralement, s’il y a décalage horaire, c’est qu’on est en vacances dans un pays éloigné, et éventuellement chaud. Donc, là encore, on peut récupérer du stress de la semaine et du voyage et subir les effets de la chaleur.

 

Bien sûr, dans les 3 cas en question (manque ou excès de sommeil, décalage horaire), il peut y avoir d’autres causes de maux de tête qui viennent se greffer là-dessus. Donc, on peut avoir un mal de tête après une grasse matinée alors qu’on n’a pas été particulièrement stressé, mais parce qu’on est par exemple dans la phase d’arrête de la pilule, ou parce qu’on a fait un repas arrosé la veille, etc…

 

–          Alternance chaud/ froid

Certaines personnes ressentiraient des migraines lorsqu’il y a alternance de chaud et de froid. C’est possible effectivement. Le froid fait se resserrer les veines et le chaud l’inverse. Donc, il est possible que la différence d’état conduise à une dilatation des veines trop importante et que ça conduise à une migraine.

 

–          Forte luminosité

Il est possible que le problème vienne bien de la lumière en elle-même. Mais souvent, s’il y a forte luminosité, c’est qu’on est en été et qu’il fait chaud. Ce qui renvoie au problème de la chaleur traité plus haut.

Et il est possible que la causalité soit inversée et que la personne réagisse mal à la lumière parce qu’elle est en situation de migraine.

 

–          Bruit

Dans la mesure où c’est une source de stress, c’est effectivement tout à fait possible que ça provoque une migraine. Ensuite, selon la façon de réagir, ça peut la provoquer avec un décalage ou immédiatement.

Si ça engendre un stress qui fait augmenter le taux de cortisol –plutôt un stress qui énerve donc-, la migraine va apparaitre une fois la personne éloignée du bruit.

Certaines personnes par contre peuvent réagir avec une sorte de stress d’effondrement, un stress qui mine plutôt qu’un stress qui énerve. Donc, là, il y aurait plutôt une baisse du taux de cortisol et apparition de la migraine rapidement.

Bien sûr, là encore, il ne faut pas confondre avec une migraine causée par l’alcool qu’on prend lors d’une soirée avec beaucoup de monde et qui est forcément bruyante.

 

–          Toux

D’après ma théorie, la toux peut accompagner la baisse du taux de cortisol. Ca n’est pas systématique, mais ça peut arriver.

Donc, on devrait trouver un lien entre par exemple l’asthme et la migraine. Eh bien effectivement, c’est le cas. C’est ce qu’on peut voir ici et ici. Il s’agit d’une étude de Davey G, Sedgwick P, Maier W, Visick G, Strachan DP, Anderson faite au HR.Department of Public Health Sciences, St George’s Hospital Medical School, London, et septembre 2002. Elle dit que les migraineux auraient un risque relatif d’avoir de l’asthme de 1,59.

Bien sûr, chez ceux qui ont des migraines légères ou peu fréquentes, la baisse du taux de cortisol ne sera généralement pas assez importante et longue pour que la toux apparaisse.

 

–          Recette de grand-mère

On comprend du coup l’utilité de mettre quelque chose de froid sur le front et quelque chose de chaud sur le ventre. Comme le froid entraine un resserrement des veines, ça va limiter leur dilatation.

Et pour la chaleur sur le ventre, comme ça provoque un élargissement des veines au niveau du ventre, ça provoque un afflux de sang et donc une pression moindre au niveau de la tête.

 

4) Cercle vicieux des médicaments antimigraineux

 

Avec cette interprétation des choses, on comprend comment les médicaments antimigraineux agissent. Ils ne font que resserrer les vaisseaux sanguins en augmentant le taux de cortisol. Du coup, ceux-ci ne font plus pression sur les nerfs situés derrière et la douleur disparait.

Il y a cependant un autre type de médicament qui est utilisé contre la migraine, ce sont les opiacés. Dans ce cas, l’effet sur la douleur est direct. L’opiacé coupe la sensation de douleur directement au niveau des nerfs. Dans les antalgiques de palier 2, on a un anti-inflammatoire et un opiacé faible. Dans les antalgiques de palier 3, on a seulement un opiacé, mais un opiacé fort (comme la morphine). Les antalgiques de palier 2 sont utilisés quand les antalgiques de palier 1 (les anti-inflammatoires seuls) ne font plus suffisamment effet. Même chose pour les antalgiques de palier 3 par rapport aux antalgiques de palier 2.

La question de l’entrée dans un cercle vicieux due aux antimigraineux dépend du type de médicaments pris. Mais globalement, il y a un réel danger d’entrer petit à petit dans un cercle vicieux qui va faire prendre de plus en plus d’antimigraineux, voir en prendre presqu’en permanence.

Pour les antimigraineux de palier 1, le problème ne se pose quasiment pas. Autant, avec les médicaments augmentant le taux de cortisol pris sur une longue période (pilule par exemple), il y a introduction d’un cercle vicieux, autant, comme les antimigraineux de palier 1 sont pris ponctuellement –quand la crise arrive-, il n’y a pas vraiment de cercle vicieux. Ou plutôt, le cercle vicieux est peu fréquent et dure relativement peu longtemps. L’augmentation artificielle du taux de cortisol doit durer trop peu de temps pour enclencher un cercle vicieux.

Ils peuvent effectivement entrainer un retour de la crise quand ils cessent d’agir. Mais ça ne va pas être systématique. La personne va prendre une aspirine, ça va calmer sa douleur. Et ça sera finit. Parfois, ça enclenchera le cercle vicieux, et la personne subira alors une migraine pendant plusieurs jours au lieu d’un seul. Pour les gros migraineux, le cercle vicieux s’enclenchera plus souvent, mais ça restera limité.

Si la personne a des problèmes de retour de migraine, ce sera souvent parce qu’il y a un problème de baisse du taux de cortisol entrainé par une autre  cause.

Cela dit, bien sûr, il y aura certaines personnes qui entreront dans un cercle vicieux relativement long uniquement à cause des antalgiques de palier 1. Mais ça sera rare.

C’est avec les antalgiques de palier 2 que le problème d’entrée dans un cercle vicieux de longue durée va apparaitre.

On va déjà avoir un problème de cercle vicieux de courte durée. Ceux-ci vont apparaitre plus souvent avec les antimigraineux de palier 2 qu’avec ceux de palier 1. Ça va arriver plus souvent déjà parce que si ces médicaments plus puissants sont utilisés c’est parce que les personnes ont des problèmes de migraine plus importants. Donc, on va utiliser ces médicaments plus souvent, augmentant la probabilité de survenue d’un cercle vicieux. Et en plus, celui-ci sera plus long. Disons que plus ou moins souvent, ça va faire durer la crise non pas 2 ou 3 jours, mais carrément une semaine ou 10 jours.

Bien sûr, tout dépend de la dose. Comme pour les antalgiques de niveau 1, une prise isolée ne va pas entrainer de cercle vicieux.

Et les retours de crise vont être en plus être beaucoup plus douloureux qu’avec les antalgiques de palier 1. En effet, les opiacés ont un effet direct sur la douleur, et arrêter de les prendre entraine un retour de la douleur, mais augmenté. Donc, comme ces médicaments contiennent des anti-inflammatoires et des opiacés, quand on arrête de les prendre, la migraine risque de revenir à cause du cercle vicieux lié à l’anti-inflammatoire, mais en plus, la douleur va être magnifiée par l’arrêt de l’opiacé.

Le premier problème qui va entrainer des cercles vicieux de durée plus longue, c’est que comme il faut prendre des doses de plus en plus fortes d’opiacés pour conserver le même effet sur la douleur, il va falloir prendre des doses de plus en plus fortes d’antalgiques de pallier 2. Ce qui risquera de faire revenir la migraine pendant plus longtemps.

Mais surtout, les antalgiques de paliers 2 risquent d’entrainer une véritable addiction à l’opiacé qu’ils contiennent. Donc, les gens vont avoir tendance à les consommer en continu, histoire d’éviter les symptômes très désagréables ressentis lors de l’arrêt (comme quand on arrête la morphine ou l’héroïne). Du coup, il va y avoir rapidement prise en continu, et entrée dans un cercle vicieux de longue durée, voir permanent. Dès que la personne arrêtera d’en prendre, comme le taux de cortisol aura été élevé artificiellement pendant longtemps (à cause de l’anti-inflammatoire), il s’effondrera, et la migraine reviendra. Et elle reviendra d’autant plus fort que l’arrêt de l’opiacé magnifiera la douleur. Donc, les antalgiques de type 2 peuvent provoquer l’entrée dans le cercle vicieux permanent, via l’addiction à l’opiacé. Ça dépendra en fait de la capacité de la personne à contrôler cette addiction.

Le cercle vicieux pourrait ne pas apparaitre avec les antimigraineux de palier 3, à savoir les opiacés puissants (ex. la morphine). En effet, comme les opiacés n’engendrent pas de cercle vicieux de la douleur, mais entrainent seulement une magnification d’une douleur déjà présente, normalement, la migraine ne devrait pas revenir après leur arrêt.

Mais ce qu’il y a, c’est que les opiacés entrainent de nombreux effets secondaires, et que certains ne peuvent être traités qu’en prenant des produits de type inflammatoire. Du coup, quasiment systématiquement, on prend aussi des anti-inflammatoires en plus de l’opiacé. Or, lorsqu’on arrêtera de prendre le médicament, on arrêtera aussi l’anti-inflammatoire. Et l’effet en retour lié à l’arrêt de l’anti-inflammatoire va faire revenir la douleur. Il y aura donc une douleur de présente, et l’arrêt de l’opiacé va la magnifier.

On se retrouve donc dans la même situation que dans le cas des antimigraineux de palier 2. Sauf que l’effet en retour après l’arrêt du médicament sera encore pire, puisque l’opiacé est plus fort.

Sauf que cette fois, il y aura un risque quasi certain de création d’un cercle vicieux long, voir même permanent. En effet, comme on doit prendre l’opiacé pendant plusieurs semaines pour qu’il fasse effet, on doit prendre des anti-inflammatoires aussi pendant la même période de temps (pour contrer certains effets secondaires de l’opiacé donc). Du coup, quand on arrête l’opiacé, on arrête aussi l’anti-inflammatoire, et la migraine va alors revenir pendant de nombreux jours, voir des semaines ; obligeant ainsi la personne à reprendre de l’opiacé. Et ce cycle peut perdurer indéfiniment.

Les antalgiques ne palier 3 ne peuvent être prescrits que pendant une période maximale de 28 jours (loi de 1999). Mais rien n’empêche le médecin de renouveler indéfiniment le traitement. Et même si on ne prend pas l’opiacé en permanence, mais par période de plusieurs semaines, un cercle vicieux long s’installera forcément, à cause de la prise conjointe de l’anti-inflammatoire. En fait, dès qu’on prend l’opiacé de façon prolongée (sur plusieurs semaines), et plus seulement ponctuellement, on entre dans un cercle vicieux qui s’auto-entretient.

Et puis, là aussi, il va y avoir le problème de l’addiction. Et vu les doses d’opiacé, l’addiction sera pire qu’avec les antalgiques de palier 2. La personne aura donc un risque très fort de devenir accroc à l’opiacé et à devoir continuer à prendre de l’antalgique indéfiniment.

En fait, dès qu’on est obligé de prendre l’antalgique sur une période de plus de quelques semaines, que ce soit à cause d’une addiction à l’opiacé, ou parce qu’il faut prendre le produit sur une longue période pour qu’il soit efficace, il y a un risque énorme de rentrer dans un cercle vicieux de longue durée concernant la migraine, un cercle vicieux qui s’auto-entretient.

Dans la mesure où de nombreuses personnes vont passer des antalgiques de palier 1 à ceux de palier 2, et où le cercle vicieux se met en place dès ce palier là, on peut dire qu’il y a arnaque. Arnaque dans le sens où on va se mettre à donner des médicaments qui vont faire entrer dans un cercle vicieux, ce qui empêchera d’arrêter de les prendre. Si les gens arrêtent de le faire, la migraine reviendra, et avec une intensité bien plus forte qu’une migraine normale. Ces gens seront donc obligées de reprendre de l’antalgique. Et à cause de l’addiction à l’opiacé, l’arrêt du médicament entrainera des crises d’angoisse, une très grand nervosité, et d’autres symptômes de sevrages, ce qui obligera là-aussi à reprendre de l’antalgique. Donc, ils seront obligés de prendre l’antimigraineux quasiment à vie. Au mieux, ils seront obligés d’en prendre sur de longues périodes.

Et il y a arnaque aussi parce qu’on sait qu’un pourcentage important de migraineux finiront par passer aux antalgiques de niveau 2 et 3. Si, le passage des antalgiques de palier 1 à ceux de palier 2 était rare, l’arnaque serait limitée. Mais là, vu que c’est fréquent, il s’agit d’une arnaque massive. On organise en fait l’addiction.

Et bien sûr, cette addiction aux opiacés et aux anti-inflammatoires et les effets secondaires qui les accompagnent ouvriront la voie à des diagnostics de maladies plus graves.

 

Donc, avec les antalgiques de palier 1, la plupart du temps, le problème de la migraine va venir d’autres causes de variation artificielle du taux de cortisol, des causes qui sont présentes tout le temps : alimentation et/ou prise de médicaments augmentant le taux de cortisol (pilule par exemple), etc… C’est pour ça que beaucoup de femmes voient disparaitre leurs migraine à la ménopause, quand elles arrêtent de prendre la pilule. Cela dit, pas mal prennent des hormones qui vont avoir les mêmes effets, mais en permanence cette fois, ce qui fera comme une prise d’anti-inflammatoire en permanence. Donc, peut-être que l’analyse est biaisé en ce qui concerne les femmes.

Mais dès que la personne arrivera aux antalgiques de palier 2, elle aura un gros risque d’entrer dans un cercle vicieux auto-entretenu qui l’empêchera d’arrêter ses médicaments.

Ce qui n’empêchera d’ailleurs pas qu’il y ait toujours des causes externes de variation du taux de cortisol ou de vasodilatation directe. On peut même penser que si les gens en sont à prendre des antalgiques au-dessus du palier 1, c’est qu’elles ont des causes importantes par ailleurs d’avoir des migraines.

 

5) Débat sur le fait de savoir si c’est la migraine qui entraine la dépression ou l’inverse

 

Il y aurait un débat entre les médecins à ce sujet.

Déjà, il faut savoir que la dépression, hors cas ayant des raisons importantes de déprimer, est causée souvent par un taux de cortisol bas. Le cortisol est en effet aussi un régulateur de l’humeur. Avec un taux élevé, on a la pèche, voir on peut être énervé et excité. Avec un taux bas, on déprime, on manque d’envie, d’allant, etc…

Donc, le taux de cortisol bas étant lié à la dépression, et la migraine étant liée (hors prise de substances vasodilatatrices) à un taux de cortisol bas, la migraine est liée à la dépression naturellement. Quand il y a un taux de cortisol bas, il va y avoir tendance à y avoir en même temps migraines et dépression. Donc forcément, on va se dire qu’il y a un lien entre les deux. Il y a effectivement un lien entre les deux via une cause en amont qui est le taux de cortisol.

La baisse du taux de cortisol va souvent venir d’une cause n’ayant rien à voir avec la migraine ou la dépression. Mais par ailleurs la migraine est liée à la dépression à cause des médicaments pris pour la soigner. Et inversement, la dépression est lié à la migraine, là encore, à cause des médicaments pris pour lutter contre elle. Donc, les deux problèmes risquent d’amener l’un à l’autre. Il n’y a pas seulement corrélation mais aussi causalité. Causalité qui va dans les deux sens, de la migraine vers la dépression et inversement.

 

a. Cas du taux de cortisol bas amenant migraine et dépression

Là, on est donc dans le cas où il y a une cause générale aux deux phénomènes que sont la migraine et la dépression. Cause qui est un taux de cortisol bas.

Dans le cas présent, la plupart du temps, il va s’agir de cas où le taux de cortisol est bas pendant une assez longue durée. Ne serait-ce qu’à cause du fait qu’on ne parle pas de déprime au bout de seulement quelques jours ou quelques semaines.

A partir de là, il y a plusieurs cas possibles.

Déjà, il y a le cas où la personne a pris pendant longtemps des substances qui augmentent artificiellement le taux de cortisol et qui a arrêté de les prendre d’un coup. Ça peut être le cas de la pilule, ou d’anti-inflammatoires de type cortisone ou aspirine, ou encore d’un traitement anti-cancéreux.

Il y a aussi des situations naturelles ou le taux de cortisol augmente, puis s’effondre. C’est le cas de situations prolongées de stress, comme on l’a vu. La deuxième moitié de la grossesse semble voir aussi une augmentation du taux de cortisol pour le voir fortement diminuer par la suite.

Dans ces différents cas, vu que l’augmentation du taux de cortisol s’est faite pendant longtemps, la baisse dure elle aussi pendant longtemps (plusieurs semaines à plusieurs mois). Et comme ça dure longtemps, la dépression dure longtemps. Elle est donc plus visible que si elle est entrecoupée fréquemment de plus ou moins longues périodes où la personne se sent bien. Et comme il y a des migraines durant cette période, on va faire le lien entre les deux et se dire que peut-être que la migraine peut entrainer la dépression ou l’inverse, ou encore qu’il y a une mystérieuse cause en amont qui entrainerait les deux phénomènes.

 

b. Cas migraine > dépression :

Concernant le cas de la migraine qui mènerait à la dépression, c’est un peu différent.

Concernant les migraineux légers à intermédiaires, il n’y a en général pas trop de problème de dépression, puisqu’on prend des médicaments augmentant le taux de cortisol immédiatement. Donc, au pire, les épisodes avec un faible taux de cortisol dureront au maximum un ou deux jours et l’éventuelle déprime aussi. Ça ne durera pas assez longtemps pour qu’on puisse accoler l’étiquette « dépression » sur la personne. Et même, ces épisode ne dureront la plupart du temps qu’à peine une demi-heure, le temps que la personne prenne des médicaments qui augmenteront à nouveau le taux de cortisol. Donc là, ça supprimera la dépression éventuelle très rapidement.

Par contre, chez les gros migraineux, c’est différent, parce qu’eux vont prendre souvent des médicaments à base d’opiacés. Or on peut penser que ces médicaments provoquent chez certaines personnes une dépression, alors que chez d’autres, ça reste neutre. Donc, dans ce cas, la migraine amène effectivement à la dépression via l’utilisation de médicaments.

c. Cas dépression > migraines

Enfin, concernant la causalité dépression > migraine, un certain nombre de médicaments contre la dépression sont en réalité des analogues de la cortisone ou des anti-inflammatoires non stéroïdiens.

Donc, quand on arrêt de les prendre ou qu’on diminue les doses, la migraine apparait. Et les médecins auront alors tendance à penser que la dépression a un lien avec la migraine.

 

6) Solution au problème

 

Donc, il faut surtout éviter d’absorber des produits vasodilatateurs et limiter le plus possible les variations de taux de cortisol.

Concernent les vasodilatateurs, il faut donc éviter avant tout l’alcool et les solvants (dont les parfums si on y est sensible).

Et pour les augmenteurs du taux de cortisol, il faut éviter les éléments suivant :

Pour la nourriture : le café, le chocolat noir, les fromages de type « bleu », le gin tonic, le coca-cola, éventuellement les pastis, les boissons à base de menthe, les desserts à base de rhubarbe.

En ce qui concerne les médicaments allopathiques, il faut éviter les anti-inflammatoires, la pilule et certains antidépresseurs ayant un effet de type anti-inflammatoire. Et bien sûr, il faut éviter les médicaments antimigraineux de type anti-inflammatoire, qui ne font qu’entretenir le phénomène.

Enfin, du côté des médicaments dit « naturels », il faut éviter les extraits de plantes (autrement appelés huiles essentielles), ainsi que certaines algues ayant un effet anti-inflammatoire comme la spiruline, la  chlorera, le klamath.

 

Conclusion :

 

Donc, en réalité, il n’y a que deux causes principales au problème des migraines : la vasodilatation directe et le taux de cortisol bas. Le problème est assez simple. Seulement, comme il y a des tas de situations et de produits chimiques qui entrainent une vasodilatation ou qui jouent sur le taux de cortisol, les causes du phénomène, pour quelqu’un qui n’a pas compris le mécanisme, vont sembler assez obscures et multiples. D’autant plus que comme on l’a vu, les doses, la répétition de la prise de produit posant problème, l’heure à laquelle est pris le produit, jouent dans le fait que la crise risque de revenir ou pas. Et à ça vient s’ajouter le problème du stress, de la fatigue, de la chaleur, etc… Ce qui rend encore plus obscure le problème si on ne comprend pas le principe de base.

Il y a un certain nombre de causes qui peuvent entrainer petit à petit à consommer de plus en plus d’antimigraineux. Du côté des femmes, c’est clair, la pilule est une source gigantesque de migraines. Du côté des hommes, l’alcool et la consommation de café vont être eux aussi des sources très importantes de migraines. Ensuite, il y aura des causes plus diverses comme le stress, la fatigue, les médicaments pris pour diverses raisons (asthme, douleurs, etc…), etc.

Et évidemment, puisque le problème vient soit de l’absorption d’un produit vasodilatateur ou d’une augmentation artificielle ou naturelle du taux de cortisol, il faut simplement éviter l’absorption des premiers types de produit, et éviter l’augmentation non naturelle du taux de cortisol.

Bien sûr, il y a des migraines qui ont une cause plus profonde, comme des caillots sanguins, une tumeur, des problèmes de cervicales, etc… Mais on peut penser qu’au moins 95 % des migraines sont en fait entrainées par les deux causes citées dans cet article.