Autre façon de tuer un patient supposément en phase terminale : arrêter de l’alimenter

7 juin 2011

 

Via le cas d’une personne proche, je viens de prendre connaissance d’une autre façon de tuer les personnes supposément en phase terminale. En fait on arrête carrément de les alimenter. Eh oui, carrément. Comme ça, forcément, la personne –qui est déjà au 36ème dessous- est complètement sûre de mourir. Surtout qu’en plus, on donne évidemment de la morphine durant les dernières semaines.

 

1) L’histoire

 

Le cas en question est celui d’une femme d’environ 70 ans, ayant la maladie d’Alzheimer, à qui on a diagnostiqué un cancer du foie suite à une soudaine jaunisse. Vers fin février je crois, elle a été opérée de la vésicule biliaire, qui était apparemment bouchée. Après l’opération, elle était toujours très jaune. Puis, vers le 20 avril, ça a complètement disparu. La couleur de peau est redevenue normale. Ça n’a cependant pas empêché qu’elle soit considérée comme en phase terminale et comme devant mourir dans les semaines à venir.

J’avais laissé tomber ce papier en passant que finalement je m’étais trompé. En effet, je croyais qu’on ne lui donnait plus à manger. Mais au moment où je suis allé la voir (vers le 20 avril), la personne en question recevait encore un peu à manger en plus de la perfusion de glucose. Elle mangeait une espèce de gel servant surtout à l’hydratation, et aussi une sorte de yaourt. Et je pensais qu’on  lui administrait de la morphine alors que là aussi, ça n’était pas le cas. Donc, je me trompais sur les deux points. Et en plus, on disait qu’elle mourrait dans très peu de temps. Ce qui semblait possible, jaune comme elle était. Donc, si elle était morte à ce moment-là, on n’aurait pas pu incriminer l’absence d’alimentation et la morphine. Seulement, elle n’est pas morte à ce moment-là. Et par la suite, on ne pouvait plus tellement incriminer le cancer et la jaunisse, vu qu’elle n’était plus jaune du tout.

Sauf que tout ça a fini par arriver. Juste après ma visite du 20 avril, ils ne l’ont plus alimentée (donc, plus de crème et de gel hydratant) à part des perfusions de solution de glucose. Ceci parce que l’alimentation était supposée augmenter les mucosités qui encombraient son système respiratoire. Et vers le 25 ou le 30 avril, ils ont commencé à lui donner de la morphine, apparemment parce qu’elle aurait commencé à exprimer de la douleur quand on la retournait dans son lit. Et comme par hasard, à partir de ce moment-là, elle s’est mis à avoir de plus en plus de mal à respirer.

Au final, elle est morte le 11 mai.

 

2) Ce qu’on peut penser de ce cas

 

A mon avis, ce qui s’est passé est la chose suivante. Il est bien possible que la personne ait eu une jaunisse à cause des médicaments qu’elle prenait. Il est possible que les médicaments qu’on lui donnait augmentent le taux de cortisol. Comme on l’a vu, l’augmentation du taux de cortisol entraine une accumulation d’eau dans les cellules du centre du corps. Celles-ci accumulent l’eau et ne la rejettent pas. Donc, toutes les cellules qui émettent des mucus divers et variés en émettent moins et ils sont plus pâteux. C’est valable pour la bile. Il est donc tout à fait possible qu’elle se soit épaissie, ce qui aurait fini par bloquer la vésicule biliaire à cause de la présence de morceaux de bile ayant cristallisé. Le fait qu’elle était assez âgée n’a bien sûr pas aidé. Les personnes âgées sont déjà plus déshydratées que des personnes jeunes. Donc, la bile peut déjà être moins fluide.

Mais les médecins ayant bien sûr une interprétation classique du problème, ils ont dit qu’elle avait un cancer du foie. On l’a donc opérée pour dégager la vésicule biliaire. Elle a ensuite récupéré lentement de l’opération (en 2 mois).

Je pense que la récupération a été lente parce qu’on lui donnait des antibiotiques, ce qui diminuait la capacité du foie à éliminer les déchets. Probablement que sinon, sa peau aurait récupéré sa couleur normale un mois plus tôt. Mais, elle a quand même fini par récupérer, et vers le 20 avril, sa peau avait à nouveau une couleur normale. La situation s’améliorait donc.

Concernant le débat « tumeur ou pas tumeur ? », le fait qu’elle ait déjauni après l’opération semble aller dans le sens d’une absence de tumeur.

Mais il est vrai qu’on lui avait débouché la vésicule et qu’elle ne mangeait que très peu. Donc, elle aurait pu avoir effectivement une tumeur, que ça ait entrainé le blocage de la vésicule, mais déjaunir parce que la vésicule a été débouchée par l’opération et ne s’est pas rebouchée ensuite. C’est sûr. Mais déjà, ça voulait dire que ce n’était pas le foie en lui-même le problème. Parce que si ça avait le problème ayant entrainé directement la jaunisse, vu que le foie n’a pas été opéré, elle aurait dû continuer à rester jaune. Comme ce n’a pas été le cas, ce n’était donc pas le foie le problème directe, et donc pas la tumeur du foie. Le problème, c’était donc uniquement la vésicule biliaire bouchée.

Et du coup, comme elle a déjauni, rien ne prouve que le blocage de la vésicule ait vraiment été causé par une tumeur. C’est possible, mais rien ne le prouve. Ça a pu tout aussi bien être autre chose qui ait causé le blocage.

Ce qu’on peut penser, c’est que si elle avait été en phase terminale d’un cancer du foie, la vésicule aurait dû se reboucher rapidement. Mais du côté officiel, on peut objecter que ça aurait pu très bien prendre plus de temps pour se reboucher et donc, qu’il pouvait très bien y avoir effectivement tumeur au niveau du foie, que ça a causé le blocage de la vésicule en début d’année, mais que ça n’ait pas eu le temps de la reboucher après l’opération. Donc, difficile de trancher dans un sens ou dans un autre.

En tout cas, même s’il y avait vraiment eu tumeur à cet endroit, et que ça ait causé le blocage de la vésicule en début d’année, ça n’a pas été ça le problème à l’origine de la mort, puisqu’elle n’était plus jaune à ce moment-là. Donc, ce n’est pas le cancer qui l’a tuée. Et si ce n’est pas le cancer qui l’a tué, c’est forcément le traitement qu’on lui a administré.

Donc, le problème de la tumeur n’est finalement pas très important. Ce qui l’est, c’est ce qui s’est passé après. Et ce qui l’a conduit à la mort.

Et ce qui l’a conduit à la mort, c’est qu’à la fin, on a arrêté de l’alimenter et on lui a donné de la morphine. Mais ça, c’est l’élément final. En analysant le processus à partir du début, on a une vision complète du problème.

Le début, c’est la jaunisse. C’est à partir de là qu’a certainement commencé le quasi arrêt de l’alimentation et donc le début du manque de nutriments essentiels et de la déshydratation.

Vu que la jaunisse consiste en un empoisonnement du sang parce que le foie n’arrive plus à éliminer ses déchets (bilirubine, mais très probablement aussi d’autres déchets cellulaires), le cerveau décide de limiter l’alimentation. Ceci afin de ne pas rajouter de déchets alors que le foie n’arrive plus à les éliminer. En pratique, la personne n’a pas faim du tout. Donc, déjà à ce moment-là, elle ne mange plus que très peu et donc, d’une part se déshydrate et d’autre part, commence à être carencée en nutriments essentiels. C’est ce qui a certainement dû arriver ici.

Puis, après l’opération, ils ont dû lui faire deux choses.

Premièrement, ils ont dû arrêter de l’alimenter directement pendant au moins 2 semaines, afin que son système digestif récupère de l’opération. Donc, ils ont dû lui faire une perfusion de glucose. Ils n’ont pas dû lui donner d’acides aminés ou de lipides, afin de permettre aux déchets d’être éliminés plus vite. Donc, à nouveau, pendant au moins 2 semaines, elle n’a pas dû être alimentée normalement.

Par ailleurs, ils ont dû lui donner des antibiotiques. Je n’ai pas entendu dire qu’ils l’avaient fait juste après l’opération (je n’avais pas d’informations à ce moment-là). Par contre, je sais qu’elle en a reçus de fin mars au moins, jusqu’ au 12 avril. Mais on peut supposer que c’était depuis l’opération (donc fin février) qu’elle en prenait, afin de prévenir une infection post-opératoire, donc depuis fin février. On peut penser alors que c’est pour ça qu’elle a déjauni relativement lentement (2 mois), malgré une quantité d’alimentation très faible. En effet, comme les antibiotiques gênent le foie dans son rôle d’élimination des déchets, forcément, ceux-ci restent dans le flux sanguin et mettent plus longtemps à être éliminés. D’ailleurs, quand ils ont arrêté de lui en donner vers le 12 avril, elle a déjauni très rapidement (en une semaine). Sans les antibiotiques, on peut penser qu’avec la très faible quantité d’alimentation absorbée, elle aurait déjauni en moins de 3 semaines.

Est-ce que la prise d’antibiotiques est si mauvaise après ce type d’opération ? Peut-être pas complètement, mais ça dépend de la dose et de l’état du patient. Peut-être que ça évite une hypotension plus ou moins importante juste après l’opération. Mais d’un autre côté, chez des personnes maigres, avec des doses importantes, ça peut conduire à des hémorragies internes, surtout si on ne nourrit pas ou peu la personne (ce qui est forcément le cas ici).

Le problème, c’est que l’arrêt soudain des antibiotiques a dû entrainer une hypotension par baisse du taux de cortisol. Ce qui n’a pas dû aider. Parce qu’elle était déjà en état d’hypotension à cause de la faible alimentation. Et ensuite, la prise de morphine a ajouté encore une autre cause d’hypotension. Donc, trois causes d’hypotension en même temps, ça faisait beaucoup pour une personne affaiblie. Comme par hasard, c’est 10 jours après l’arrêt des antibiotiques, vers le 22 avril, qu’on a déclaré que son état se détériorait.

 

Pour en revenir à l’alimentation, on a donc dû lui donner seulement des perfusions de glucose pendant au moins 2 semaines. Donc, jusqu’au 8 mars. Puis, on a dû commencer à la réalimenter par voie orale jusqu’au 20 avril, soit 1 mois et 13 jours. Seulement, entre le 8 mars et le 12 avril,  étant toujours jaune, et vu que dans ce cas, le cerveau supprime la sensation de faim, elle a continué à ne plus manger beaucoup. On lui donnait des gels hydratants, ainsi qu’une crème du genre yaourt deux ou trois fois par jour. Une perfusion de glucose à 5 % était également administrée régulièrement. Cela dit, on a arrêté de lui donner cette perfusion pendant environ 12 jours, entre le 12 et le 24 avril.

Donc, si on compte 2 semaines de jaunisse où la personne ne mangeait pas, plus 2 semaines avec seulement une perfusion de glucose, ça faisait déjà 1 mois qu’elle ne mangeait quasiment plus rien. Avec un mois en plus où elle ne mangeait pas grand-chose (2 yaourts par jour en fait, plus la perfusion de glucose) ça commençait à faire beaucoup concernant le manque de nutriments essentiel (protéines, lipides). Concernant l’hydratation, la perfusion de glucose aurait dû normalement permettre de la maintenir à un niveau normal. Mais ce n’était manifestement pas le cas, puisque les fois où je l’ai vue (entre le 12 et le 22 avril), elle avait une grande quantité de mucus au niveau de la bouche, signe clair de déshydratation. Donc, elle était déjà déshydratée. Et bien sûr l’arrêt de la perfusion pendant 12 jours, vu la faible quantité de nourriture qu’elle arrivait à prendre, n’a pas du améliorer la situation du tout.

Et heureusement que des membres de la famille venaient pour la nourrir, parce qu’il fallait insister longtemps avant qu’elle accepte de manger son yaourt et son gel hydratant. Si l’alimentation avait été laissée à la seule charge des agents hospitaliers, ça aurait été trop long et ceux-ci n’ayant pas le temps de rester longtemps pour la nourrir, elle n’aurait avalé que 2 ou 3 cuillérées maximum. Donc, sans l’intervention de la famille, la famine et la déshydratation auraient été encore plus accentués. Or, il est évident que dans la plupart des cas, les proches ne peuvent pas être présents suffisamment souvent pour donner à manger à la personne. Et même s’ils le sont, ils ne vont pas forcément penser à la faire manger. Donc, dans la plupart des cas, la personne est nourrie seulement par le personnel soignant. Ceux-ci n’ont pas le temps de le faire jusqu’au bout. Et la personne dépérit donc encore plus vite par manque de nourriture.

A ce moment-là, se peau retrouvait de plus en plus sa couleur normale. Et vers le 20 avril, elle était à peu près normale.

Je crois que c’est à cause de quelques douleurs qu’elle aurait manifestées quand on la bougeait que les médecins ont décidé de lui donner de la morphine et aussi de ne plus l’alimenter par voie orale (vers le 22 avril). On s’est remis à lui donner une solution de glucose par perfusion. C’est la seule alimentation qu’elle a reçu à partir de là.

Là encore, avec le maintien d’une perfusion de glucose, l’hydratation aurait pu se maintenir à un niveau correct. Mais, comme on l’a vu plus haut, l’hydratation par perfusion ne s’était pas particulièrement révélée très efficace jusque-là. Et puis, à ce stade, il faut compter avec l’euthanasie passive introduite par la loi Leonetti (voir plus bas). Donc, on peut craindre que la perfusion ait été encore un peu plus insuffisante au niveau des doses que précédemment, que la déshydratation se soit remis à augmenter et que l’hypotension ait commencé à devenir très importante. Et bien sûr, le manque de nutriments essentiels devait lui aussi devenir très important.

Et comme on donnait en plus de la morphine, ça a encore augmenté l’hypotension, qui a fini par être mortelle. Surtout qu’on a peut-être augmenté petit à petit les doses de morphine.

Remarque, si elle avait été consciente (pas Alzheimer), l’administration de la morphine aurait entrainé qu’elle n’aurait pas eu faim. Du coup, on se serait dit que ça ne servait à rien de lui donner à manger. Donc, la décision d’arrêter d’alimenter la personne aurait pu être justifiée aussi dans ce cas. Et du côté de la personne, étant sous morphine, elle aurait été tellement assommée par cette drogue, qu’elle n’aurait eu que de faibles velléités de protester contre cette décision, au cas où elle en aurait eu l’idée. Surtout que n’ayant pas faim à cause de la morphine, elle n’aurait pas ressenti de gêne par rapport à cette décision.

Le fait qu’il ait fait beau durant tout le mois d’avril et début mai n’a pas du aider non plus pour l’hydratation. Ca a peut-être entrainé une mort plus rapide que si le temps avait été plus froid.

Là, la personne était Alzheimer. Donc, on peut éventuellement se dire qu’il ne lui restait qu’un avenir misérable à vivre. Mais, ça peut arriver à plein d’autres personnes qui, elles, ne sont pas Alzheimer et qui pourraient profiter de la vie pendant beaucoup plus longtemps. Et puis, on peut étendre ça à des personnes qui ont eu un diagnostic autre qu’un cancer du foie. Donc, le processus décrit ici touche certainement des tas de personnes qui pourraient avoir encore de très belles années devant elles.

 

3) Ce qu’on peut penser de tout ça d’une façon générale

 

Donc, d’un point de vue général, on en revient à ce que je disais au début. Forcément, si on ne nourrit pas les gens et si en plus on leur donne de la morphine, c’est sûr qu’ils vont mourir. Et c’est bien ce qui s’est passé ici. Ça parait hallucinant qu’on arrêt de les nourrir. Mais si, on le fait.

En ce qui concerne les situations qui peuvent mener à la suppression de l’alimentation, on peut imaginer divers processus et scénarios.

 

-          Cancers et autres problèmes graves au niveau digestif

 

Bien sûr, il y a le cas présent, où la personne est supposée avoir un cancer des voies digestives. On peut imaginer que ça va être une grande source de situations conduisant à la suppression de l’alimentation.

Dans un premier temps, s’il y a jaunisse, ça va entrainer une quasi suppression de l’envie de s’alimenter.

La personne peut aussi être allée voir le médecin parce qu’elle n’a plus très envie de manger depuis quelques temps, et ce parce qu’en fait, son taux de cortisol est faible. Et le médecin peut alors lui diagnostiquer le cancer à ce moment-là. Du coup, avant l’opération, elle ne se sera pas alimentée normalement depuis plusieurs semaines.

Puis, deuxième temps, vient l’après opération. Au début, la personne va avoir des difficultés pour s’alimenter, parce qu’à cause de l’opération, la digestion sera douloureuse. On peut penser que les médecins supprimeront souvent l’alimentation par voie orale pendant une ou deux semaines, afin que le système digestif puisse récupérer de l’opération. Toutefois, en dehors du cas de la jaunisse, les médecins peuvent décider d’alimenter la personne par perfusion. Donc, cette phase sans aucune alimentation concernera surtout les personnes ayant eu une jaunisse (enfin…, a priori).

Ensuite, la personne pourrait se remettre à manger. Mais encore faut-il qu’elle soit suffisamment en forme pour s’alimenter assez. Et puis, si on lui donne de la morphine pour lutter contre d’éventuelles douleurs post opérations, elle n’aura pas très faim. Et si elle n’a pas eu de perfusion autre que de glucose après l’opération, elle n’aura mangé que peu depuis pas mal de temps, et elle va commencer à être sacrément faible. Bien sûr, le médecin pourrait mettre la personne sous sonde gastrique ou l’alimenter par perfusion. Mais tout dépend du médecin, de l’état du patient et du diagnostic. C’est donc une période critique où la personne peut soit revenir à un état de nutrition et d’hydratation correct, soit continuer à s’affaiblir par manque de nutriments et d’eau.

Si on donne des antibiotiques pendant quelque temps (ce qui s’est passé ici), ça va augmenter le taux de cortisol, ce qui devrait augmenter la faim. Donc, la personne devrait manger plus. Mais, déjà, normalement, on ne l’alimentera pas directement pendant une ou deux semaines. Donc, cet effet positif sur l’envie de manger ne jouera pas. Et même si on le faisait, la prise de l’antibiotique pourrait entrainerait des problèmes digestifs et donc ferait que la personne n’aurait pas très envie de manger (mais comme souvent, ils seront administrés par perfusion, ce problème ne se posera pas). Et après l’arrêt de l’antibiotique, le taux de cortisol baissant, la personne n’aura pas envie de manger non plus.

Tout dépend du moment et du nombre de semaines où on donne les antibiotiques en fait. Il semble logique qu’on en donne après l’opération, histoire de prévenir des infections post opératoire. Donc, on va en donner alors qu’on est dans la phase où la personne est sous perfusion, sans alimentation. Alors, si on continue à en donner après qu’on ait commencé à nourrir la personne par voie orale, l’effet positif sur le taux de cortisol fera que la personne se remettra à manger de bon appétit. Mais dès qu’on arrêtera de les administrer au patient, le taux de cortisol s’effondrant, il n’aura à nouveau plus faim. Il y aura donc une fenêtre de temps plus ou moins longue durant laquelle le patient pourra reprendre un peu de poids. Si on les administre par voie orale, il y a alors le risque que ça entraine des problèmes de digestion, ce qui pourrait alors limiter la durée de cette fenêtre de temps.

Si au contraire, on arrête de les donner juste au moment où on recommence à nourrir la personne, elle va voir son taux de cortisol baisser et elle n’aura même pas cette fenêtre de temps où elle pourrait reprendre du poids. En tout cas, lors de l’arrêt de l’antibiotique, pendant encore 3 ou 4 semaines, elle va manger assez peu. Et ça, qu’il y ait eu reprise de poids pendant quelques semaines ou non, ça va donner l’impression aux médecins que la personne rechute (ou continue à chuter s’il n’y a pas eu de phase de reprise de poids) et donc, qu’elle est proche de la fin.

Dans le cas spécifique du cancer du foie, s’il y a jaunisse, le fait de donner des antibiotiques après l’opération va entrainer que la couleur de la peau va mettre plus de temps à redevenir normale, puisque l’influence des antibiotiques sur le foie diminue ses capacités d’élimination des déchets. Du coup, ça donnera l’impression aux médecins que leur diagnostic de cancer était juste. Et en plus ils se diront que le problème est toujours présent, puisque la jaunisse persiste. Par contre, le fait de manger peu ou pas va permettre au moins de stabiliser la jaunisse, voir même de la faire diminuer un peu.

A ce moment-là, la personne n’aura pas mangé normalement depuis plusieurs semaines. Disons 2 semaines pour la jaunisse, 2 semaines après l’opération, 3 semaines encore à cause du taux de cortisol bas : 7 semaines en tout. Ça commencera à faire beaucoup. La personne commencera à manquer vraiment de nutriments essentiels. Et concernant l’hydratation, bien sûr, tout dépend si la dose de perfusion est suffisante ou pas ; mais vu ce qui s’est passé pour le cas analysé ici, il y a de gros risques que ça ne soit pas le cas.

Pour la troisième phase, tout dépend de l’idée que les médecins ont de l’état du patient en fait.

Si les médecins pensent que le problème est traitable et que la personne n’est pas en stade terminal, ils vont lui redonner à manger. Et elle ira de mieux en mieux.

Si les médecins ont décrété que la personne est en stade terminal, ils peuvent décider de supprimer l’alimentation (laissant juste une perfusion de glucose), et en plus, ils vont se mettre à lui donner de la morphine. Et là, c’est la fin à brève échéance, réalisant ainsi la prédiction des médecins, qui vont  se dire que leur estimation de la situation était juste, puisque leur prédiction s’est réalisée.

Donc, là, on aura 7 semaines sans alimentation normale, plus x semaines avec juste une perfusion de glucose. Là, ça faisait 3 semaines avant la mort. Donc, il y avait eu au moins 9 à 10 semaines, soit environs 2 mois et demi sans alimentation normale.

Mais comme il n’y a pas de limite de temps pour cette période avec juste la perfusion de glucose et la morphine, ce n’est forcément qu’une question de temps pour que la personne meure. Si elle ne meurt pas après 3 semaines, il suffira de faire durer la chose 4, puis 5, puis 6, etc.., semaines ; et au bout de suffisamment de temps, elle mourra. Avec cette façon de faire, le patient est sûr de mourir tôt ou tard. Et il est d’autant plus sûr de mourir relativement rapidement qu’on fait ça alors qu’il est déjà au bout du rouleau.

Ce qui se passera, c’est que l’hypotension sera alors très importante. Et comme en plus, on donnera de la morphine, l’hypotension deviendra fatale et la personne mourra par arrêt cardiaque, ou par arrêt du cerveau.

Mais, comme je l’avais déjà souligné dans un de mes articles sur la morphine, tout paraitra cool et apaisé grâce à la morphine. C’est d’ailleurs ce qui s’est passé là. La personne est partie sans douleur, comme si elle s’était endormie.

Un problème important qu’on peut noter au travers de l’expérience relatée dans cet article, c’est que la période d’arrêt de l’alimentation et de mise sous morphine est quand même bien rapide. En effet, en seulement 8 semaines, paf, on décidait que c’était fini et que ça ne servait plus à rien de continuer à alimenter la personne.

En fait, dans le cas présent, pendant presque les deux derniers mois, les médecins n’arrêtaient pas de dire qu’elle n’avait qu’une semaine à vivre ; parfois même seulement quelques jours. Donc, forcément, en partant sur ce genre d’idée, ils devaient fatalement aboutir assez rapidement à la décision de la mettre sous morphine et d’arrêter de l’alimenter.

Mais quand même, décider en seulement 2 mois que c’est la fin, et ça, alors que la personne se remet à manger et que la jaunisse disparait, et donc, que l’évolution des symptômes vont à l’encontre du diagnostic de phase terminale, il y a comme un problème.

Evidemment, ce n’est certainement pas un cas isolé. Donc, il doit arriver dans plein d’autres cas qu’on arrête relativement rapidement d’alimenter la personne et qu’on la mette sous morphine, alors que les symptômes s’améliorent ou restent stables. Ca relativise fortement la valeur des diagnostics de phase terminale. En fait, ça laisse à penser que dans de nombreux cas, les médecins voient ce qu’ils ont envie de voir, et rendent réel ce diagnostic en alimentant peu la personne et à la fin en ne l’alimentant quasiment plus (à part la solution de glucose) et en lui donnant de la morphine.

 

-          Autres cas

 

On peut penser qu’il y a bien d’autres cas que ceux des problèmes digestifs qui vont conduire à l’abandon de l’alimentation et donc à la mise à mort de la personne.

On peut imaginer qu’il suffit que la personne soit considérée comme en fin de vie, quelle qu’en soit la raison, pour qu’à un moment, on décide d’arrêter de l’alimenter. Une personne ayant subi une opération, qui récupère mal, et qui est considérée comme étant en phase terminale, peut faire l’objet de ce genre de décision. Idem pour une personne qui a un taux de cortisol très bas et qui est considérée comme étant en fin de vie. Et il y a probablement pas mal d’autres types de cas dont je n’ai pas connaissance pour le moment. En fait, l’élément le plus déterminant est probablement le diagnostic de phase terminale. Si la personne est considérée comme sauvable, on continuera de l’alimenter. Sinon, on arrêtera de le faire quand on considérera qu’il ne reste plus que quelques semaines, voir jours à vivre à la personne.

Par ailleurs, la mise sous morphine ne se fait pas forcément au même moment que l’arrêt de l’alimentation. Ça peut être fait avant. Ça c’est un détail essentiel. Parce que vu que les effets de la morphine donnent l’apparence que la personne est en fin de vie, il devient particulièrement facile d’établir ce diagnostic de fin de vie et du coup, de décider d’arrêter d’alimenter le patient.

En fait, l’administration de la morphine est un cas à part entière. En effet, elle peut être donnée longtemps avant le diagnostic de stade terminal, par exemple pour empêcher les douleurs liée à une maladie. Imaginons que la personne ait un cancer. On donne de la morphine pour limiter les douleurs causées par la chimio et les rayons. La personne dépérit à cause de la morphine sur une durée d’un an. Et au bout d’un an, la personne est tellement affaiblie par la morphine qu’on la déclare en phase terminale et on arrêt alors de l’alimenter. La morphine participera encore un peu plus à la mort parce qu’on augmentera les doses progressivement durant ce qu’on estimera être les dernières semaines de vie.

En plus, puisque la personne est sous morphine, elle va refuser de s’alimenter. Et quand elle s’alimentera, à cause de l’hypotension provoquée par la morphine, elle aura tendance à vomir (enfin.., si elle en a encore la force). Donc, la décision d’arrêter de l’alimenter, même par intraveineuse, sera encore plus facile.

Et vu que la personne sera en permanence dans un demi-sommeil, et très affaiblie, il sera peut-être difficile de l’alimenter. Or, comme on l’a vu plus haut, comme le personnel hospitalier n’a que peu de temps à consacrer à l’alimentation, il n’aura le temps de lui faire manger qu’un dixième ou un cinquième de repas (repas déjà très léger : dans l’exemple, il ne s’agissait que d’un gel hydratant et d’une crème). Donc, ne serait-ce qu’à cause de ça, la personne s’affaiblira rapidement. Et à cause de cet affaiblissement, on pourra décider d’arrêter de la nourrir.

Donc, il y a beaucoup de gens qui ne vont plus être alimentés parce qu’ils sont sous morphine et que ça donne l’impression qu’ils sont en toute fin de vie.

Bien sûr, comme on l’a vu à travers l’exemple du début, tout ça n’arrive pas d’un coup. Il va falloir un certain nombre d’évènements affaiblissant la personne pour que quand on arrêtera de l’alimenter et qu’on lui donnera de la morphine, elle meure au bout de quelques semaines. Ça peut être une opération, une période de faible alimentation à cause d’un faible taux de cortisol, etc…

Le fait que le personnel hospitalier n’ait pas le temps de donner à manger peut aussi être une cause importante du problème chez les personnes ayant la maladie d’Alzheimer, puisqu’il suffit que la personne ne mange pas assez vite pour qu’elle se retrouve sous-alimentée.

Par ailleurs, concernant l’arrêt des antibiotiques, le taux de cortisol s’effondrant, le centre du corps devient plus déshydraté. Du coup, une toux peut apparaitre ainsi que des douleurs aux membres. Il y a un risque qu’on donne de la morphine pour faire disparaitre ces symptômes. Mais là, à cause de l’hypotension provoquée par la morphine, une détresse respiratoire commencera à apparaitre. Ce qui ira dans le sens d’un diagnostic de stade terminal.

A noter que quand l’effet de la morphine est moins fort, la douleur réapparait (et éventuellement une toux aussi). Du coup, constatant la réapparition de la douleur, on donne à nouveau de la morphine. Baser l’administration de la morphine sur la réapparition des douleurs fait entrer dans un cercle vicieux, puisque l’arrêt de la morphine va faire revenir la douleur et la magnifier. Ca fait qu’il y a peu de chance qu’on arrête de donner de la morphine à une personne qu’on considère être en phase terminale.

Donc, il y a potentiellement beaucoup plus de cas que les seuls cas de cancers des voies digestives qui peuvent être concernés par ce genre de processus.

 

4) Objections possibles

 

Alors, bien sûr, on va me dire que si la personne est en phase terminale d’un cancer du système digestif, c’est normal qu’elle ne puisse plus s’alimenter et meurt. Sauf que dans l’exemple du début, vu la quantité de médicaments que la personne prenait, il est bien probable que le blocage de la vésicule biliaire ait été entrainé par ces derniers. Si ce sont des médicaments qui augmentent le taux de cortisol, ça peut entrainer un épaississement des sécrétions et donc, aussi au niveau de la vésicule biliaire. Chez quelqu’un d’âgé, ça peut aboutir à un blocage de celle-ci.

Mais de toute façon, trois semaines avant sa mort, la couleur de sa peau était redevenue normale. Et ce alors qu’on l’alimentait par voie orale. Donc, le problème ne venait clairement pas d’un empoisonnement du sang.

Par ailleurs, dans la plupart des cancers en phase terminale, la tumeur est beaucoup trop petite pour bloquer vraiment l’organe touché. Et souvent, on estime qu’elle a régressé grâce à la chimio et aux rayons. Donc, il est clair que ce sont les traitements qui sont à l’origine de la mort de la personne.

Et puis, si la personne avait le choix de continuer de s’alimenter ou non, on pourrait dire que c’est bien le cancer la cause du problème. Mais dans la mesure où on arrête l’alimentation d’autorité, impossible de d’affirmer que c’est bien le cancer qui a tué la personne. Là, on n’est pas du tout dans un cas où on essaierait d’alimenter la personne et où elle refuserait, tellement elle n’arriverait pas à absorber le moindre gramme de nourriture. Non, on est dans un cas où les médecins décident unilatéralement de supprimer la nourriture.

En fait, on est même dans un cas inverse. La personne continuait à s’alimenter par voie orale sans problème, jusqu’à ce que les médecins décident d’arrêter (donc sans aucune raison) de donner à manger à la personne.

Donc, pour toutes ces raisons, l’argument selon lequel il est logique que la personne ne puisse plus s’alimenter parce qu’elle a un cancer du système digestif en phase terminale ne tient pas du tout.

Et puis rien n’empêche les médecins de faire une alimentation par intraveineuse (pas seulement de glucose bien sûr). On peut faire tenir une personne pendant très longtemps comme ça. Le fait d’arrêter toute alimentation (hors glucose) alors que la personne n’a même pas de jaunisse montre bien une volonté de faire mourir la personne de la part des autorités médicales. Mais bien sûr dans leur esprit, ce n’est pas un problème, puisque la personne est supposée mourir en moins de quelques semaines.

Alors, peut-être qu’il y a des personnes dont le système digestif est tellement esquinté par les opérations, la chimio et éventuellement les rayons, qu’elles meurent réellement parce que le système digestif n’arrive plus à assurer sa fonction. Mais on peut penser que de très nombreuses personnes ne sont pas dans ce cas et que les médecins les tuent par suppression de l’alimentation ajoutée à l’administration de morphine.

Et puis, il y a plein de personnes qui n’auront pas eu un diagnostic de cancer, mais auxquels on retirera l’alimentation parce qu’on estimera qu’elles sont en phase terminale.

 

5) Concernant l’hydratation et la perfusion de glucose

 

Comme on l’a vu précédemment, la perfusion n’est apparemment pas suffisante pour hydrater correctement la personne (présence de mucus au niveau de la bouche dans le cas analysé), alors qu’elle devrait l’être. On peut se demander le pourquoi de cet état de fait.

Déjà, il y a deux possibilités. Première possibilité : la perfusion est insuffisante naturellement. Mais on ne voit pas pourquoi ce serait le cas. Donc, c’est forcément la dose qui est insuffisante. Normalement, la perfusion devrait permettre à la personne d’être correctement hydraté, mais la dose qu’on lui donne est insuffisante. Et dans ce cas, soit c’est involontaire, soit c’est volontaire. Ça peut bien sûr être les deux alternativement.

Par exemple, on peut avoir une phase involontaire, puis volontaire. On peut mal estimer la dose nécessaire, ce qui ferait que la personne se déshydraterait. Ça peut être le cas si on la nourrit oralement. On peut alors estimer qu’il lui faut telle dose de perfusion en complément. Mais si finalement, elle ne se nourrit pas bien oralement, la dose d’eau fournie par la perfusion se révèlera insuffisante. Et ensuite (concernant la phase « volontaire »), on peut choisir volontairement de ne plus l’hydrater correctement parce qu’on estime que la personne est en phase terminale. On réalise ainsi une euthanasie passive.

Il y a d’autres cas possibles. La dose peut être suffisante pour maintenir le niveau d’hydratation actuel de la personne, mais ne pas lui permettre de récupérer un niveau d’hydratation normal. C’est-à-dire que si la personne est déjà déshydratée, la dose sera suffisante pour éviter qu’elle ne se déshydrate plus, mais elle restera à son niveau de déshydratation présent. Donc, s’il lui manque un jour d’hydratation, elle restera à ce niveau.

La quantité peut aussi être mal estimée à cause d’un coup de chaleur qui augmente la consommation d’eau de la personne.

Et puis, on peut ôter temporairement la perfusion à la personne sous prétexte qu’elle se remet un peu (ce qui a été le cas ici). Mais si elle se nourrit trop peu par voie orale, elle se déshydratera encore un peu plus.

Donc, on retrouve les situations rencontrées dans le cas étudié ici. La personne a été déshydratée pendant une période à cause de sa jaunisse (mais ça pourrait être une autre cause chez une autre personne). Puis, on lui a donné une perfusion, qui, sans la déshydrater plus, ne lui a pas permis d’être à nouveau hydratée à un niveau normal. Ensuite, on lui a donné une perfusion dont la quantité a dû être estimée en rapport avec la quantité d’eau apportée par l’alimentation par voie orale (donc une perfusion d’appoint). Sauf que cette dernière n’a pas été suffisante parce que la personne ne mangeait qu’une partie du repas (et dans une situation où les parents ne seraient pas venus, elle aurait mangé encore moins). Puis, on a arrêté sa perfusion pendant 12 jours. Et enfin, on a arrêté de lui donner à manger par voie orale. Et on a recommencé à lui donner une perfusion de glucose. Mais elle devait être insuffisante pour l’hydrater correctement. Ceci parce qu’on imaginait qu’elle était en stade terminal et qu’il ne servait plus à rien de l’alimenter et de l’hydrater suffisamment. La personne n’est probablement pas morte à cause de la seule déshydratation. Mais elle l’était suffisamment pour que la morphine l’achève.

Ce qu’il y a, c’est qu’il suffit de 6 ou 7 jours sans eau pour mourir de déshydratation. Donc, il est évident que la frontière entre le niveau d’hydratation normal et la mort étant mince, les médecins ne peuvent pas carrément couper tout apport en eau, ceci ne serait-ce que quelques jours. Sinon, la mise à mort se verrait trop facilement. On est donc obligé de maintenir officiellement un apport en eau en permanence, que ce soit sous forme d’alimentation ou de perfusion. Mais on peut faire en sorte de déshydrater la personne l’équivalent de 3, 4 ou 5 jours sans eau, en étalant ça sur plusieurs semaines ou mois.

Donc, en jouant sur les doses, on peut tout à fait faire en sorte que la personne finisse par mourir. Bien sûr, ce n’est pas volontaire de la part des médecins (sauf à la fin, où ils estiment que la personne va de toute façon mourir).

Concernant la phase finale, où les médecins limitent volontairement la dose de la perfusion, certains répondront que ce n’est pas possible. Mais si c’est possible. En faisant des recherches pour cet article, j’ai découvert la loi Leonetti de 2005. La loi Leonetti sur la fin de vie permet une sorte d’euthanasie dissimulée. Elle dit que les médecins ont le droit de suspendre tous les soins si le patient le désir (ou ses proches, je suppose, si le patient est inconscient). Seulement, dans « tous les soins », on inclut l’alimentation artificielle. Donc, si on autorise à suspendre tous les soins, ce ne seront pas seulement les soins médicamenteux qu’on arrêtera d’administrer, mais aussi l’eau et la nourriture. Alors, bien sûr, pour l’eau, on doit être subtil. On doit continuer à en donner par perfusion, parce que sinon, l’euthanasie serait trop évidente et mal acceptée. Mais on peut en donner suffisamment peu pour que le patient dépérisse et finisse par mourir. En donnant en plus de la morphine, on arrive à tuer la personne suffisamment tôt pour qu’on ne puisse pas être accusé de l’avoir fait mourir de soif.

Cela dit, cette loi ne fait certainement qu’officialiser quelque chose qui devait se pratiquer de longue date.

Et bien sûr, tout dépend du moment où les médecins se seront mis à penser que la personne est en phase terminale. Parce que si c’est 3 ou 4 mois avant le décès, ils auront pu limiter volontairement l’apport en eau depuis beaucoup plus longtemps que les 2 ou 3 dernières semaines. Mais ça, sans le révéler à la famille.

Du coup, quand on en n’est à ne plus avoir qu’une solution de glucose comme seule source d’alimentation et d’hydratation, et qu’on s’est fait diagnostiquer un état de stade terminal, ou de maladie grave, a priori, on est mal.

 

Conclusion :

 

Donc, forcément, si on ne nourrit pas les gens et qu’en plus on leur donne de la morphine, c’est sûr qu’ils vont mourir. Et c’est bien ce qui s’est passé ici et ce qui doit se passer dans plein d’autres cas. Ça parait hallucinant qu’on fasse ça. Mais si, on le fait. Cette pratique doit causer un nombre de morts assez énorme. Avec l’utilisation de la morphine, ça doit participer fortement à l’accumulation de morts prématurés provoqués par la médecine.

Et on fait ça quand la personne est le plus affaibli. Donc, forcément, il y a comme un léger risque de mourir rapidement.

Les gros problèmes alimentaires durant les derniers mois de la vie participent fortement à la mise à mort du patient. Entre les éventuelles pertes d’appétit avant un traitement où une opération, les pertes d’appétit après le traitement ou l’opération, les pertes d’appétit après l’arrêt de médicaments augmentant le taux de cortisol comme les antibiotiques, les chimio, etc…, les pertes d’appétit à cause de la prise de morphine, et le manque de temps de la part des infirmières pour alimenter le patient qui met beaucoup de temps à manger, c’est sûr que le patient risque de finir en état de malnutrition et de déshydratation avancé. Quand enfin les médecins décident d’arrêter l’alimentation parce qu’ils estiment que la personne est en fin de phase terminale, et qu’ils ajoutent à ça l’administration de morphine, c’est le coup de grâce.

Une fois de plus, on comprend mieux un certain nombre de morts bizarres. Des personnes qui ne devraient pas mourir (d’après mon point de vue) meurent alors qu’on ne leur donnait plus de médicaments contre la supposée maladie. Et les médecins ont alors beau jeu de dire qu’ils ne donnaient plus les médicaments en question et donc, que la mort est forcément due à la maladie. Sauf que comme on l’a déjà vu, on donne de la morphine. Et la nouveauté ici, c’est qu’en plus, on arrête d’alimenter le patient. Patient qui est souvent déjà mal alimenté depuis pas mal de temps. Alors évidemment, les morts en question deviennent d’un seul coup beaucoup moins mystérieuses.

 

Vaccin contre la grippe et Alzheimer : un témoignage

16 mai 2011

 

Voici un témoignage de première main sur le vaccin contre la grippe.

Une proche parente s’est fait vacciner contre la grippe pendant environ 6 ou 7 ans ; et ce, jusqu’à il y a 2 ans. Son âge était de 70 ans environ quand elle a commencé à se faire vacciner.

Or, il se trouve que quasiment à chaque fois qu’elle s’est fait vacciner, le jour même, j’ai pu constater une baisse de niveau intellectuel et des problèmes de mémoire. Tout d’un coup, des personnes relativement connues de la télévision n’étaient plus reconnues. Les raisonnements étaient de moins bonne qualité. Il y avait tout d’un coup un coté « petite chose » qu’il n’y avait pas avant (par « petite chose », j’entends un coté plus facilement effrayé, s’excusant plus, alors que ce n’est pas le genre d’habitude). Il n’y a qu’une fois où il ne s’est rien passé.

Ce phénomène durait environ 7 à 10 jours de façon aussi intensive que durant les premiers jours. Puis, pendant 2 à 5 mois, le phénomène perdurait de façon beaucoup moins forte, et en allant en s’améliorant de plus en plus. Globalement, ça allait. Mais il y avait comme un je ne sais quoi au niveau général qui n’était pas comme d’habitude (le coté « petite chose » évoqué plus haut, et parfois des raisonnements justes, mais bizarrement amenés). Il y avait quelques moments du même genre que ceux de la première crise, mais très épisodiques (par exemple 4 ou 5 fois en décembre et janvier, 2 ou 3 fois en février et 1 fois en mars) et n’arrivant que par flashes de maximum une ou deux heures. Ce je ne sais quoi d’inhabituel diminuait donc de plus en plus. Et vers le mois d’avril, tout était redevenu comme avant. Et tout était normal jusqu’à octobre ou novembre, où là, à nouveau, le jour de la vaccination, le problème réapparaissait. Et c’était bien le jour même de la vaccination, pas 7 jours, ou 10 jours après. Non, c’était le jour même.

Une ou deux fois, je n’ai pas su si elle s’était fait vacciner, mais j’ai pu le déterminer simplement à cause de son état mental.

Il s’agit donc d’une expérience sur 6 ou 7 ans. Il ne s’agit pas d’une expérience qui n’aurait duré que 2 ans et qui n’aurait donc aucune signification. Là, sur 6 ou 7 ans, toujours au même moment, il y a très peu de chance que ce soit un hasard.

Et je ne suis pas le seul ayant noté ce genre de dégradation, puisque une autre personne proche a noté aussi des symptômes anormaux aux mêmes moments. Personne avec qui je n’avais pas parlé avant et qui n’est pas du tout quelqu’un critiquant la médecine (et qui d’ailleurs n’avait pas relié le phénomène avec la vaccination).

Vu qu’au début, les symptômes étaient légers et ne duraient qu’une semaine ou dix jours, avec juste des séquelles très intermittentes durant les 2 ou 5 mois suivants, je n’osais pas trop intervenir. Surtout que tout ça était récent. Donc, on n’avait pas encore suffisamment de recul pour que mon discours de prudence soit convaincant. Le problème, c’est qu’au fur et à mesure des années, les symptômes devenaient de plus en plus manifestes et duraient de plus en plus longtemps. La vaccination de fin 2008 ayant eu un effet largement plus important que celui des autres fois, j’ai décidé en septembre 2009 d’intervenir. Et heureusement, j’ai été écouté.

Et comme par hasard, quand elle a arrêté de se faire vacciner, eh bien, il n’y a plus eu de problèmes. Il n’y a plus eu de déclin soudain au mois d’octobre ou novembre. Ses performances intellectuelles sont actuellement au top. Tout va parfaitement bien.

Alors on pourrait dire que je ne suis pas objectif et que si je dis que tout va bien désormais, c’est parce que je suis influencé par le fait que je sais qu’elle ne se fait plus vacciner. Seulement justement, durant la première année, je n’en avais pas reçu confirmation. Elle avait dit qu’elle ne le ferait plus, mais je n’étais pas sur qu’elle avait vraiment respecté cet affirmation. Ce n’est qu’il y a 6 mois que j’ai appris au détour d’une conversation que ça avait bien été le cas (d’autres personnes avaient dit qu’elles s’étaient faites vaccinées, et elle, avait répondu qu’elle ne le faisait plus depuis mon intervention). Et pourtant, bien que j’ai été dans l’expectative et que j’observais attentivement des signes éventuels de problèmes, je n’en avais trouvé aucun.

 

A l’époque, toute cette histoire m’a fait repenser à quelque chose d’un peu similaire qui m’était arrivé à l’armée. Je me rappelle très bien m’être dit à plusieurs reprises durant mon armée que mon niveau intellectuel avait baissé. Plus envie de lire des bouquins un peu complexes. Plus tellement envie de réfléchir. Une sorte d’ambiance intellectuelle délétère quoi. A l’époque, j’avais pensé que c’était à cause du fait que je me levais très tôt chaque matin (5h45) et que du coup, j’étais régulièrement crevé. Seulement, j’avais eu l’occasion quelques années après, dans le cadre d’un travail un peu éloigné de chez moi, de me réveiller aussi très tôt et donc d’être souvent assez crevé. Et pourtant, là, je n’avais ressenti aucune baisse d’acuité intellectuelle à ce moment-là. Donc a priori, ce n’est pas la fatigue qui posait problème. Seulement, durant les classes (le premier mois d’armée), on se fait refaire des tas de vaccinations. Je m’étais même fait vacciner contre l’hépatite B. Donc, il est bien possible que le problème ait été lié à ça.

 

 

Donc, au travers de cette expérience de 6 ans, je crois tout à fait à la possibilité que les vaccins aient une influence néfaste sur les performances intellectuelles et puissent favoriser la survenue de la maladie d’Alzheimer ou d’autres maladies comme l’autisme, la dyslexie, etc…

C’est vrai qu’on ne s’aperçoit pas de ça sur les personnes jeunes (mais ayant dépassé le stade de la prime enfance). Mais c’est parce que leur cerveau est au top de ses performances. Ca va peut-être avoir un léger impact chez certains, mais pas suffisant notable pour qu’il soit remarqué.

C’est sur les personnes âgées ou les nourrissons, donc quand le cerveau commence à décliner ou qu’au contraire, il n’est pas encore complètement formé, que l’impact va être le plus grand. Il est évident qu’injecter un produit qui a ce genre d’effet quand le cerveau est au tout début de sa phase d’apprentissage peut la perturber fortement. De la même façon, injecter ce genre de produit quand le cerveau commence à péricliter risque d’accélérer le phénomène. Et bien sur, le cas de la vaccination contre la grippe pose particulièrement problème, vu qu’il y a répétition de l’acte tous les ans. Donc, le cerveau a à peine le temps de récupérer que paf, on l’endommage à nouveau. Surtout que la personne étant de plus en plus vieille à chaque nouvelle vaccination, l’impact risque d’être plus fort chaque année. Sur certaines personnes déjà fragiles, ça peut peut-être suffire pour qu’elles passent au bout de 8 ou 10 ans au stade de la maladie d’Alzheimer.

Seulement, dans le cas des nourrissons, vu qu’ils ne parlent pas encore et que leur interaction avec l’environnement ne consiste qu’à manger et faire quelques risettes ou pleurer, impossible de s’apercevoir du problème. Ce n’est que quand ils se mettent à parler, puis à accomplir des actions intellectuelles avancées (lecture, écriture, calcul, mémorisation, etc…), qu’on peut se rendre compte de l’état dégradé du cerveau (dyslexie, difficultés scolaires, autisme…). Seulement, à ce moment-là, comme la vaccination est déjà ancienne, impossible de relier directement la vaccination aux problèmes cognitifs. Quand les vaccins ont été faits à entre le premier mois de vie et la deuxième année et que les problèmes ne deviennent visibles qu’à 5 ou 6 ans, ça fait 4 ou 5 ans entre la cause et la découverte de l’effet. Même pour l’autisme, vu qu’on ne considère qu’il y a vraiment un problème que si l’enfant ne parle toujours pas vers 4 ou 5 ans, les vaccinations sont déjà loin derrière. En plus, la plupart des gens ont été vaccinés et n’ont pas de problèmes cognitifs pour autant. Donc, les médecins ont beau jeu de dire qu’il n’y a aucun lien entre la vaccination et ce genre de problème.

Et pour les personnes âgées, là aussi, ça passe inaperçu. Parce que comme les performances intellectuelles peuvent se dégrader avec l’âge, on fera passer le problème sur le compte de la vieillesse. On se dira que c’est un début d’Alzheimer et on n’ira pas chercher plus loin.

Seulement, maintenant qu’il y a soupçon de dégradation immédiat des performances intellectuelles à cause des vaccins, les gens pourront surveiller leur état et ceux de leurs proches. Et il pourra y avoir plus de témoignages du genre de celui du présent article.

En fait, en poussant les personnes âgées à faire régulièrement le vaccin contre la grippe, on peut penser que l’orthodoxie a fait une erreur. Parce que maintenant, tout le monde peut vérifier assez facilement s’il y a oui ou non des effets temporaires sur les performances intellectuelles. Alors qu’avant, vu que les vaccins étaient faits dans la prime enfance essentiellement, et que par la suite, ils n’avaient pas de caractère régulier, c’était plus difficile de déterminer l’existence de ce genre d’effet secondaire.

Bien sur, il y avait chez les anti-vaccins de forts soupçons d’un lien entre la vaccination et l’autisme ou la maladie d’Alzheimer. Et dans ce cadre là, cet article apporte juste un témoignage en plus allant dans ce sens (témoignage intéressant, puisque là, il s’agit d’une expérience sur 6 ou 7 ans). Mais, il n’y avait pas l’idée que ça pouvait avoir une influence délétère immédiate dans certaines catégories de population (ou alors pour des cas considérés assez extrêmes, comme des accidents vaccinaux, où par exemple un nourrisson meurt peu de temps après s’être fait vacciner. Donc, des cas très rares). Idée qui est introduite par le présent papier.

 

Le livre « Amère pilule » d’Ellen Grant

31 mars 2011


Pour ceux qui auraient été intéressés par mes articles sur la pilule contraceptive, je conseille le livre « Amère pilule » d’Ellen Grant. On peut le trouver sur Amazon.

Ca dit à peu près les mêmes choses que moi concernant les effets secondaires des pilules (thromboses, changement d’humeur, baisse de la libido, prise de poids, tumeurs, etc..). Sauf qu’il s’agit d’une femme qui est médecin et qui a participé aux études sur les effets secondaires de la pilule au tout début de l’arrivée de celle-ci et a continué à s’y intéresser par la suite. Donc, pour ceux qui ne seraient pas convaincus par mes articles, parce qu’ils se diraient que c’est écrit par un dingue qui remet tout en cause et qui n’est pas médecin, voilà, là vous avez un livre écrit par quelqu’un qui a fait parti du sérail et qui a le titre de médecin.

 

amere_pilule_ellen_grant

 

Je précise que je ne tire pas mes réflexions du livre d’Ellen Grant. Je l’ai découvert et lu après avoir écrit mon premier article sur le sujet. La plupart de mes découvertes des effets secondaires de la pilule découle logiquement et directement de mes recherches sur le taux de cortisol. Et j’ai découvert le reste en faisant des recherches sur Internet. Bien sur, vu que mes réflexions découlent de la problématique du taux de cortisol, je n’ais aucune crainte qu’on m’accuse de les avoir pompées du livre d’Ellen Grant. Mais c’est juste pour préciser qu’il n’y a aucune inspiration ou information venant de son livre dans mon article initial. Dans ceux qui ont suivi, par contre (début d’année 2011), il doit y avoir 2 ou 3 informations tirées de son ouvrage (il est d’ailleurs cité à chaque fois que c’est le cas).


Le problème des pilules prises en continu

15 février 2011

 

Les pilules prises en continu sont historiquement les pilules microprogestatives, donc, considérées comme faiblement dosées (Cérazette, Microval, Milligynon, Ogyline). Certains progestatifs puissants (Lutényl, Lutéran, Surgestone) le sont parfois pour les femmes souffrant d’endométriose (donc, qui souffrent si elles ont des règles) ; mais généralement ils sont utilisés de façon classique.

Actuellement, un mouvement de pensée tend à considérer qu’avoir ses règles sous pilule ne sert pas à grand-chose, ou en tout cas pas tous les mois. Or, l’arrêt mensuel de la pilule s’accompagne souvent de symptômes physiques et mentaux désagréables (migraine, baisse de forme physique, dépression, etc…). Du coup, on commence à conseiller l’utilisation de pilules classiques (estroprogestatives) de façon continue.

Or, on a vu comment la pilule fonctionnait en réalité. C’est l’élévation du taux de cortisol qui entraine la contraception. Un taux élevé de cortisol entraine en effet que les cellules du centre du corps accumulent l’eau et ne la rejette pas. Du coup, les cellules produisant des hormones et autres substances nécessaires à la nidation de l’œuf en produisent moins et plus pâteuses, ce qui empêche la nidation. Et la glaire cervicale est également plus pâteuse et empêche les spermatozoïdes d’arriver jusqu’à l’utérus.

Et on a vu par ailleurs que maintenir le taux de cortisol élevé pendant longtemps et en continu est néfaste (voir mon article sur le cortisol).

Pour rappel, ça l’est parce qu’il n’y a aucune pose pour permettre aux cellules du centre du corps de se vider de leurs déchets (ce qu’elles font en se vidant de leur eau, mais comme là, elles ne peuvent qu’accumuler l’eau et pas la rejeter, elles ne peuvent pas se débarrasser de leurs déchets) ; ce qui entraine la probabilité de déclenchement de tumeurs dans le centre du corps, des douleurs d’estomac, etc… Il n’y a pas de pose dans la vasoconstriction des vaisseaux sanguins (qui conduit aux thromboses des bras et surtout des jambes). Et enfin, il n’y a pas de pose dans l’assèchement des cellules des bras et des jambes (qui entraine avec la vasoconstriction une acidification du sang et une déminéralisation des os pour compenser, une usure des tendons, ainsi qu’une faiblesse musculaire des membres).

Le fait de faire une pose de 7 jours dans la prise des pilules amène des effets physiologiques désagréables, mais ça permet au corps de se purger pendant au moins une semaine, de réparer les bras et les jambes, de limiter la formation de caillots dans les jambes, etc… Bien sur, prendre la pilule normale n’est pas bon de toute façon ; mais il y a au moins ça. Avec les pilules prises en continu, il n’y a aucune période de récupération.

Du coup, on peut penser que prendre les pilules en continu est encore plus néfaste que les prendre de façon habituelle avec une semaine de pose.

L’argument qu’on pourrait avancer, pour les pilules microprogestatives, c’est qu’elles sont suffisamment faiblement dosées pour que les prendre en continu n’entraine pas trop d’effets secondaires. Donc, on pourrait dire que d’accord, ce genre de pilule est prise en continu, mais, comme la dose est plus faible que pour les autres pilules, ça n’est pas trop gênant.

 

1) Doses suffisamment faibles ou pas ?

 

Donc, la question est : « est-ce que c’est assez faiblement dosé pour éviter que la prise en continu pose problème ? »

Selon la littérature officielle, ces pilules sont les plus faiblement dosées. L’orthodoxie reconnait même que l’efficacité peut être légèrement moins bonne que pour les pilules estroprogestatives. Et il est dit que les effets secondaires sont moins forts que pour les pilules classiques. Donc, on peut effectivement se demander si finalement, la baisse des effets secondaires n’est pas suffisante pour compenser la prise en continue.

Seulement, il y a quelques éléments qui indiquent que la dose reste trop forte.

 

a) Suppression des règles

Ces pilules ont tendance à supprimer les règles. Déjà rien que ça signifie que c’est relativement fortement dosé. Sinon, ça laisserait les règles arriver.

Dans la littérature sur le sujet, ce n’est pas évident de savoir ce qui se passe réellement au niveau de l’endomètre (la muqueuse de l’utérus qui est à l’origine des règles). On dit que l’endomètre se gonfle pendant le cycle. Mais, concernant les règles, la cause et le mécanisme ne sont pas clairs.

Après avoir étudié la chose, je pense que ce qui se passe est ceci.  En fait, l’endomètre doit effectivement se gonfler. Mais il doit aussi émettre une sorte de mucus imprégné de sang et d’hormones. Celui-ci doit servir de substance nutritive pour l’œuf fécondé ; un peu comme le jaune et le blanc dans un œuf de poule. Ca permet à l’œuf de se développer avant de se raccorder au système sanguin de la mère via le cordon ombilical et le placenta. C’est parce qu’il s’agit d’une couche de mucus et que c’est donc séparé de l’endomètre que ça se détache facilement. On pourrait alors se demander pourquoi ça ne se détache pas avant. A mon avis, c’est que, déjà, ce mucus doit être d’être relativement pâteux. Mais surtout, il doit être derrière une fine membrane. C’est peut-être pour ça que ça n’est pas considéré comme étant un élément séparé de l’endomètre. Lors des règles, la membrane doit se déchirer et laisser passer ce mucus (d’ailleurs, ici, on parle de « rupture de la couche externe de l’endomètre »). Par ailleurs, peut-être qu’un mucus beaucoup plus fluide est émis et que ça fluidifie suffisamment celui précédemment émis pour lui permettre de se détacher de la paroi de l’endomètre et être évacué. Ce mucus fluide est probablement chargé de sang à cause de la rupture de petits vaisseaux sanguins.

Donc, si la pilule prise en continu supprime les règles, ça doit être parce qu’il n’y a pas de liquéfaction du mucus et pas de rupture de la membrane. La pilule, en augmentant le taux de cortisol, fait que les cellules de l’endomètre retiennent l’eau. Donc, ça diminue l’émission du mucus (ce qui entraine un épaississement moins important de l’endomètre), et ça le rend plus pâteux. Du coup, cette couche de mucus est plus mince. Et comme elle ne se liquéfie pas, elle reste plus longtemps en place (mais finit quand même par se détacher, ce qui cause des règles assez pâteuses et foncées une fois tous les 3, 4, 5 mois, voir plus). Et si la pilule est capable de faire ça, c’est forcément parce qu’elle a une action de type cortisone très loin d’être anodine.

Et du coup, on comprend pourquoi il y a des règles avec les pilules avec arrêt de 7 jours. Comme le taux de cortisol diminue, les cellules de l’endomètre ne retiennent plus l’eau. Elles rejettent alors un mucus bien plus liquide (et chargé de sang). Donc, ce qu’on a avec les pilules prises de façon discontinue, ce sont réellement des règles. Selon l’orthodoxie, ça n’en est pas parce qu’il n’y a pas épaississement préalable de l’endomètre et donc rien à évacuer. Mais en fait, il y a quand même un léger épaississement de l’endomètre (ce qui est reconnu par l’orthodoxie en fait, mais en général mis sous silence). Et donc, il y a bien évacuation du mucus formé pendant la phase prémenstruelle. Mais même sans le mucus pâteux à évacuer, ça resterait quand même des règles, vu que c’est le processus de d’émission d’un mucus très liquide qui caractérise ce processus. Et concernant l’utilité des règle, ça reste utile, vu qu’il est nécessaire pour les cellules de l’endomètre de se purger régulièrement.

b) Protection quasi similaire à celle des pilules estroprogestatives

Par ailleurs, même si ça protège légèrement moins que les pilules estroprogestatives, ça offre quand même une protection quasi similaire. Sinon, il y aurait des centaines de milliers de femmes qui tomberaient enceintes avec ces pilules. Donc, même s’ils sont légèrement moins importants, les effets sont forcément proches. Ca se joue vraiment à pas grand-chose.

c) Mêmes effets secondaires à la prise

Et de toute manière, lors de la prise, on retrouve les mêmes effets secondaires que pour une pilule classique. Pour la baisse de libido par exemple, on retrouve plein de témoignages concernant ce type de pilule. Sur infobebes.com par exemple. Il y a aussi bien sur une prise de poids (voir ici ou ici avec cérazette), une sècheresse vaginale (voir ici ; messages 12, 50, 82, 138, 210, ou ici), problèmes de sommeil, d’énervement (voir ici, ici message 102, ici message de veloor et ici), etc…

 

Donc, il est manifeste que l’impact reste important sur le corps. Et du coup, malgré la dose faible, une prise en continue doit être plus mauvais que prendre une pilule un peu plus fortement dosée avec une pose de 7 jours. La dose plus faible et donc les effets secondaires moins importants ne compensent pas les inconvénients de la prise en continue.

 

2) Les effets qu’on peut attendre d’une prise en continu

 

Et qu’est-ce qui se passe ? Eh bien comme on l’a vu plus haut, le corps garde un taux élevé de cortisol en permanence. Du coup, par rapport à une pilule normale, on va avoir les effets suivant :

-          les thromboses vont être plus importantes dans les jambes

-          Usure plus rapide des cartilages des bras et des jambes

-          Ostéoporose plus prononcée

-          Plus de tumeurs ou de kystes se développant dans le centre du corps (puisque les cellules n’arrivent pas à se vider correctement de leurs déchets)

-          la personne va être plus souvent excitée nerveusement

-          Le désir va être bas pendant plus longtemps qu’avec les pilules prises de façon discontinue

-          Il va y avoir plus de sècheresse vaginale.

-          Plus d’insomnie

 

Par contre, effectivement, il n’y aura pas les effets secondaires liés à l’arrêt de la pilule. Donc, il y aura :

-          moins ou pas de maux de tête (vu que les vaisseaux sanguins seront en état de vasoconstriction en permanence, voir article sur le cortisol)

-          pas de baisse de forme physique (anémie) et mentale (déprime). Cela dit, la déprime peut survenir pendant quelques semaines après un changement de pilule plus fortement dosée. Comme le taux de cortisol va être moins élevé avec la nouvelle pilule, il va y avoir une légère déprime passagère. Ca peut être le cas aussi si elle est prise peu de temps après un accouchement (le taux de cortisol est bas à ce moment-là).

-          pas de règles pendant de nombreux mois et donc, pas de douleurs associées au règles

-          Pas de douleurs dans les articulations des jambes et éventuellement des bras

En fait, lors de l’arrêt de la pilule, le taux de cortisol s’effondre. Comme ce n’est pas le cas avec les pilules prises en continu, tout ce qui est lié à la baisse du taux de cortisol n’apparait pas. En fait, comme ce qu’on a pu voir pour la déprime, certains symptômes qu’on retrouve lors de l’arrêt d’une pilule classique peuvent apparaitre au début, quand il y a changement de pilule et que la nouvelle est moins fortement dosée que l’ancienne, ou que la pilule est prise peu de temps après un accouchement. Mais ils disparaissent rapidement.

Il est possible cela dit que des cycles de migraines apparaissent à cause de la prise de médicaments contre la migraine. Ces médicaments agissent en augmentant le taux de cortisol. Donc, à l’arrêt, celui-ci va s’effondrer et comme les pilules microprogestatives sont faiblement dosées, le taux de cortisol sera suffisamment bas pour que la migraine réapparaisse. Et du coup, tous les problèmes liés à un taux de cortisol bas apparaitront (donc, déprime, règles qui apparaissent, baisse de forme physique, etc…). Il pourra donc y avoir un yoyo de symptômes un peu similaire à celui qu’on obtient avec les pilules classiques, sauf que le yoyo sera beaucoup plus aléatoire et sera en partie lié à la prise de médicaments antimigraineux.

 

3) Le cas des pilules plus fortement dosées prises en continu

 

Bien sur, pour les pilules progestatives fortement dosées prises en continu, tous les inconvénients de la prise en continu seront encore plus importants, vu que la dose est plus forte.

Et comme on l’a vu au début, maintenant, on parle d’utiliser des pilules estroprogestatives minidosées en continu. Donc là aussi, le problème des effets secondaires sera plus important, puisque qu’elles sont plus fortement dosées que les pilules microprogestatives.

Selon le site de Martin Winckler, le principe derrière cette idée, c’est que, d’une part les règles obtenues sous pilule ne servent à rien, et d’autre part, avant le 20ème siècle, les femmes avaient leurs règles 3 fois moins souvent. Donc, on se calerait sur cet ancien rythme en prenant la pilule pendant 2 ou 3 mois d’affilé.

Actuellement, ça se ferait sur une base de pilules classique qu’on prendrait en continu sur avis du médecin. Donc, on commencerait une nouvelle boite après le 21ème jour. Mais sur un autre site, j’ai trouvé qu’il y avait une nouvelle pilule de ce genre commercialisée aux USA. Ce serait en fait une pilule minidril qui serait prise pendant 3 mois d’affilée.

Mais avec l’idée que les règles sous pilule ne servent à rien, rien n’empêche fondamentalement d’aller plus loin et de prendre la pilule pendant un temps indéfini. Surtout qu’on le fait déjà avec les pilules microprogestatives. On aura donc peut-être des pilules prises pendant 4, 5 ou 6 mois, voir plus si affinités. Surtout que c’est pris de cette façon aussi pour éviter les problèmes de migraines, les règles douloureuses, et autres choses du même genre lors de l’arrêt mensuel de la pilule. Donc, il n’y a pas de raison qu’on ne l’utilise pas en continu sur de très longues périodes.

Sauf que contrairement à la croyance de l’orthodoxie, même sous pilule, les règles sont vraiment des règles, et surtout sont nécessaires. Elles permettent aux cellules de l’endomètre de respirer et de ne pas étouffer sous leurs déchets. Et plus généralement, elles permettent au centre du corps de respirer pendant une semaine ainsi qu’au bras et aux jambes de se réparer.

 

L’efficacité de la pilule contraceptive

8 février 2011

 

Dans sa volonté de limiter les effets secondaires de la pilule, l’industrie pharmaceutique a diminué les doses d’estrogène (désormais souvent à 0,03 ou 0,035 mg, et parfois même à 0,02 pour les pilules minidosées, au lieu des 0,05 mg des pilules normo dosées des années 60), et parfois de progestérone. Elle a même mis au point des pilules microdosées avec seulement de la progestérone, qui sont sensées entrainer encore moins d’effets secondaires que les pilules minidosées.

Alors, est-ce qu’en diminuant les doses, il y a désormais un risque plus élevé de tomber enceinte qu’avec les pilules normalement dosées ? Les données disponibles montrent que les pilules restent très efficaces. Mais à cause du grand nombre d’actes, ça n’empêche pas qu’il y ait de nombreuses grossesses non désirées sous pilule.

Vu la longueur de l’article, si vous ne voulez pas vous embêter avec les explications sur la façon dont j’obtiens les résultats chiffrés, je vous conseille de lire la partie 1 sur les données, puis de passer directement au résumé.

 

1) Les données

Quand on lit les témoignages, on s’aperçoit qu’il y a beaucoup de femmes sous pilule qui sont malgré tout tombées enceintes.

 

-          Les témoignages

Exemple sur le forum auféminin.com :

« Oui on peut tomber enceinte en prenant la pilule! Une de mes soeurs est venue passer des vacances chez moi en 2002. Elle vit aux Antilles. Elle a continué à prendre sa pilule ici et à son retour aux Antilles, sans aucun oubli jusqu’à son 4ème mois de grossesse! C’est le gynéco qui s’en est rendu compte en fait elle prenait des pilules mini dosées et il faut les prendre pratiquement toujours à la même heure. Ce qu’elle pensait faire. Le hic c’est qu’elle n’a pas tenu compte du décalage horaire!« 

Sur le forum France5 :

Par ionne :

« Moi je suis tombée enceinte sous pilule à 18 ans et je vous assure que je ne l’ai jamais oubliée ni vomie. Je prenais trinordiol, je connais 3 personnes qui sont tombées enceintes avec cette pilule. Donc oui, c’est possible, peu importe ce que les médecins peuvent en dire, moi, je le sais!

Par sami76 :

« salut les filles! moi aussi je suis tombé enceinte sous trinordiol, j’ai fais une fausse couche derrière… et pourtant je la prenais a heures fixes tous les soirs depuis plusieurs années ! »

Par ColineCami​lle :

« Perso’ je suis tombée enceinte sous TRINORDIOL sans jamais l’avoir oubliée ou décalée par rapport à l’heure de la prise. Je n’avais pas non plus été malade (je ne le suis que très rarement et attends souvent que cela passe seul – les médecins ne feront pas fortunes avec moi…)

Comme dans tout cas, le 100% n’est jamais garantit: ce type de grossesse est certes rare mais elle peut arriver (j’étais sous pilule depuis plus de 6 ans).

Ensuite je suis retombée enceinte sous pilule mais cette fois sous une microdosée compatible avec l’allaitement de mon aînée.

Certaines femmes ont un terrain plus fertiles que d’autres et certains hommes ont un plus grande comptabilité de fertilité avec certaines femmes. »

Sur le forum magrossesse.com :

De Poucelina3 :

« Moi, je suis tombée enceinte de ma 2ème sous pilule TRIMINULET. »

De mimick :

« Ma tante est tombée enceinte sous adepal. Elle ne s’en est pas rendu compte tout de suite. Ma soeur est tombée enceinte sous la même pilule (adepal), et toutes les deux sans oubli, voila. »

De vany51 :

« Ici, 3 grossesse sous pilule. Les 2 premières sous Adepal (finit en fc) et la dernière sous jasmine, avec un beau petit gars né en 2007!« 

Note : aussi bien sur le forum France5 que sur le forum magrossesse.com, les différents témoignages étaient à chaque fois dans le même topic (le même sujet). Si le phénomène était très rare, on ne trouverait qu’un seul témoignage par topic. Le fait qu’on puisse facilement y trouver 3 témoignages implique que c’est un phénomène courant.

 

-          Les données statistiques

 

- 50 % des IVG viennent d’un échec de la contraception

On a également confirmation du problème d’efficacité de la pilule sur hebdo.ch :

« Les échecs de la contraception, ça existe bel et bien! Il ressort des statistiques publiées chaque année par le canton de Berne que 50% environ des IVG sont faites après un échec de la contraception. »

On en a confirmation sur Doctissimo (donc, qui parle des chiffres français) :

« En France, le taux d’utilisation et de diffusion de la contraception est l’un des plus élevés d’Europe. Malgré cela, le nombre d’IVG reste élevé, autour de 200 000 chaque année. On estime même que plus de la moitié des femmes ayant eu recours à un avortement utilisaient des contraceptifs théoriquement efficaces. »

 

- Efficacité plus faible de la pilule en utilisation réelle que l’efficacité théorique

 

Je pensais ne pas trouver d’information sur le sujet. Mais étonnamment, il y a des études sur le taux d’échec des pilules. Et pas à l’avantage des chiffres officiels (donc, on peut considérer que ces données sont fiables).

- On a déjà ça sur ce site : « L’efficacité théorique de la pilule (99,5%) ne résiste pas à l’examen des faits, puisque même la revue Elle reconnaît qu’en pratique il y a entre 5 et 15% d’échecs, « oublis ou autres accidents », qui révèlent souvent un désir inconscient d’enfant ou de tester sa fécondité. »

- Sur le site mapremierepilule.com, on trouve le chiffre des grossesses pour 100 femmes au cours des 12 premiers mois d’utilisation de la méthode contraceptive (les données viennent apparemment de l’Anaes, l’Afssaps et l’Inpes en 2004). Il y a le chiffre pour les essais cliniques (donc un environnement contrôlé), et pour la pratique courante. Pour la pilule estroprogestative, celle qui est la plus couramment utilisée, le chiffre est de 0,1 grossesse en essais clinique. Donc, apparemment très efficace. Mais en utilisation courante, on passe à 6-8 grossesses. 60 ou 80 fois plus. On a donc entre 6 et 8 % d’échecs de la pilule sur une année pour 100 personnes. Si on extrapole ça sur 10 ans, ça veut dire qu’il va y avoir entre 60 et 80 % d’échecs.

- Sur Medscape, on peut trouver le document suivant, qui traite de la même chose. Il s’intitule « Contraceptive Failure Rates in France: Results From a Population-based Survey »  (C. Moreau; J. Trussell; G. Rodriguez; N. Bajos; J. Bouyer : Oxford University Press) et date de 2007. On y trouve les données suivantes :

« En dépit de l’utilisation répandue de méthodes de contraception hautement effectives, une grossesse sur 3 est inattendue. De ces 33 %, 65 % surviennent lors de l’utilisation de contraceptifs. Aux USA, 49 % des grossesses sont inattendues. Et là moitié viennent de l’échec de la contraception. »

Selon cette étude, la pilule avait un taux d’échec la première année de 2,4 %.

- Sur le site youngwomenhealth.org, on trouve le chiffre de 5 échecs sur 1 an pour une utilisation typique (c’est-à-dire non parfaite) chez 100 femmes. Donc, 5 % d’échecs. On retrouve donc des chiffres plus proches de ceux du site mapremierepilule.com.

 

Un détail, pas essentiel, mais qui pourrait gonfler un peu le nombre des grossesses non désirées sous pilule (mais pas le pourcentage par couple) ; selon le livre de Xavier Dor « le crime contre Dieu » (visible ici), le nombre d’avortement serait largement supérieur aux 200/220.000 officiels. En réalité, ils seraient probablement plus proches de 350.000.

Ces chiffres appellent des remarques. Le nombre d’avortements chirurgicaux est très sous-estimé et s’établirait à 350.000 ou peut-être davantage. En effet, beaucoup d’avortements ne sont pas répertoriés en tant que tels, mais déclarés comme révision utérine pour fausse couche, ou biopsie de l’endomètre, ou curetage, ou tout autre acte, ceci en raison de convenance personnelle, d’avortement hors délai, de comptabilisations financières ou de dépassement des quotas. Le nombre d’IVG pratiqués chaque année dans un établissement privé ne doit pas être supérieur à 25 % du nombre des actes chirurgicaux et obstétricaux, tout dépassement entraînant la fermeture du centre pour un an, et en cas de récidive, sa fermeture définitive (art 178-1 du Code de santé publique). La sanction n’est jamais appliquée. Nous demandions à des responsables d’un centre d’avortement comment ils avaient pu échapper à toute mesure disciplinaire pour dépassement du quota  —  nous connaissions les chiffres, eux-mêmes nous les avaient donnés. La réponse fut celle-ci : « C’est l’affaire de la DDASS. C’est elle-même qui nous envoie les patientes. »

Alors, d’accord, le livre est clairement partisan. Mais a priori, les raisons évoquées pour lesquelles la quantité d’avortement serait plus élevée que déclarée officiellement tiennent la route. Donc, ce qu’il dit semble crédible.

 

 

2) Analyse des données

 

- La quantité de grossesses dues à l’échec de la pilule

 

Vu qu’il y a environ 800.000 naissances chaque année et 200.000 IVG, on a donc 1 million de grossesses en France par an. Sur ces 1 millions de grossesses, 33 % sont inattendues, soit 330.000. Et sur ces 330.000, 65 %, soit 214.000 sont dues à un échec de la contraception. Et comme 59 % de la contraception est fait grâce à la pilule, 126.000 grossesses sont chaque année dues à une défaillance de la pilule. Enfin, ça, c’est le chiffre si on ne tient pas compte des taux d’échec des divers types de contraception.

Mais, évidemment, la part de telle ou telle méthode contraceptive dans les grossesses non désirées dépend aussi de son taux d’échec (voir ici). Donc, une méthode moins efficace que la pilule va diminuer la part de la pilule dans l’ensemble des échecs. Et une méthode plus efficace va au contraire l’augmenter. Ainsi, le préservatif est deux fois moins efficace que la pilule en utilisation courante. Or, le préservatif est utilisé par 10 % des couples (qui utilisent un moyen de contraception). On peut ajouter les 2,5 % d’autres méthodes, qui sont en moyenne 3 fois moins efficaces. Par contre, le stérilet et la stérilisation, qui représentent 26 % de l’ensemble sont environ 10 fois plus efficaces que la pilule. Donc, avec ces données, on peut dire que le préservatif représente 20 %, les autres méthodes 7,5 %, le stérilet et la stérilisation 2,6 %, et la pilule 70 % des échecs de la contraception. Finalement, l’importance de la pilule est renforcée. Donc, en fait, en arrondissant, on a 150.000 grossesses qui sont dues chaque année à une défaillance de la pilule.

Si effectivement, il y a 1,75 fois plus d’ivg que déclarés officiellement (350.000 au lieu de 200.000), on aurait 15 % de grossesse non désirée en plus (1,15 million au lieu de 1 million). Donc, on serait plus près de 170.000.

Mais ça ne suffit pas. Ce qu’il faut savoir pour déterminer la fiabilité de la pilule par acte, c’est le nombre de grossesses non désirées sous pilule sur le nombre total de relations sexuelles en France sur une année.

 

- La fiabilité de la pilule par acte

 

Si on fait un calcul sur la population féminine en âge de procréer et sur les taux d’échecs de la pilule, on obtient à peu près ça. On est 60 millions. Il y a 50 % de femmes, soit 30 millions. On peut estimer qu’environ 40 % des femmes sont en âge de procréer : ce qui fait 12 millions. Supposons 20 % de célibataires dans cette tranche d’âge (15/45 ans), on a donc 9,6 millions de femmes en couple. Si on reprend les résultats des sondages sur le nombre de relations sexuelles déclarées par les français, il y en aurait 120 par an. Ce qui ferait un total de 1,152 milliards d’actes sexuels par an. Sur ces 1,152 milliards, 46 % sont faits sous pilule. Ce qui ferait 529 millions d’actes faits sous pilule.

Comme on table sur 150.000 échecs par an, ça nous donne le taux d’erreur réelle de la pilule, à savoir plutôt 0,028 % par acte. Arrondissons à 0,03 %. Les pilules actuelles auraient donc une efficacité de 99,97 % par acte ; ce qui est une très bonne efficacité.

Seulement, si on transpose ça à un couple qui fait l’amour 100 fois par an, le risque d’avoir un enfant non désiré est de 3 % par an (100×0,03 %). Et si on multiplie ça par 20 années, ça veut dire que chaque couple sous pilule a un risque de 60 % sur 20 ans d’avoir un enfant non désiré à cause de l’échec de la pilule. Donc, même très efficace, la pilule aboutit quand même à beaucoup de grossesses non désirées à cause du nombre d’actes par an et du grand nombre d’années sur lequel tout ça se passe.

C’est ce qui explique qu’il y ait autant de témoignages sur les forums de femmes ayant eu ou alors connaissant des amies ou parentes qui ont sont tombées enceintes sous pilule.

C’est ce qu’on retrouve si on compare les 150.000 naissances non désirées liées à la pilule et les 46 % des 9 millions de femmes en couple et en âge de faire des enfants qui utilisent la pilule, soit 4,8 millions. Ca faite environ 3 % de ces femmes qui ont une grossesse non désirée à cause de la pilule chaque année.

Donc, après analyse des chiffres, on peut penser que la pilule est très efficace. Par contre, il y a tellement de relations sexuelles, que même avec une très bonne efficacité, il doit y avoir dans les 150.000 grossesses liées à un échec de la pilule chaque année.

Pour les autres moyens de contraception, le nombre d’échec serait respectivement de : 42.000 pour le préservatif, 16.000 pour les autres moyens de contraception, et 5500 pour le stérilet et la stérilisation. Ce qui aboutirait pour l’ensemble des moyens de contraception à un chiffre de 214.000, comme on l’a vu plus haut.

Bref, la pilule est très efficace. Mais tout de même pas assez efficace pour être sûr que les couples en âge de procréer n’auront aucun enfant non désiré jusque à la ménopause de la femme.

 

 

- Oui mais…

 

Seulement, il y a un petit détail qui vient fortement changer les choses. Les calculs précédents supposent que tous les actes sans utilisation de contraceptifs sont fécondants. Mais ce n’est pas le cas. Selon une étude anglaise, il faudrait 104 relations sexuelles avant que la femme ne tombe enceinte. Donc, seulement 1 % des rapports sont fécondants.

Ca va dans le sens de ce que je dis concernant la conception. La conception féminine est quelque chose de très fragile. Le fait qu’il faille 100 relations sexuelles pour qu’il y ait enfin une grossesse montre que les choses ne se font pas si facilement. Et ça veut aussi dire qu’il suffit de déséquilibrer légèrement les éléments de la conception pour qu’il ne se passe plus rien ou presque plus rien.

Donc, 100 rapports sont nécessaires pour avoir un enfant. Et du coup, ça change tout ça. Parce que ça veut dire qu’en réalité, 99 % des rapports sont non fécondants. Donc, dans 99 % des cas, ce n’est pas la pilule qui entraine l’absence de grossesse, mais simplement la nature.

Forcément, avec 99 % d’actes qui n’auraient de toute façon aboutit à rien, c’est facile d’apparaitre comme super efficace.

S’il y a 3 % de chance de tomber enceinte avec 100 rapports par an sous pilule ; et 100 % de chance sans la pilule, ça veut dire que la pilule en elle-même est efficace à seulement 97 % par acte. En effet, ça veut dire que lors du seul rapport fécondant de l’année, il y aura 3 % de chance de tomber enceinte. Donc, ça veut dire que l’efficacité par acte est de seulement 97 %. Elle est divisée par 100. En fait, c’est un tout petit peu plus que ça vu qu’il y a 120 rapports par an. Donc, l’efficacité est en fait de 97,5 %.

Autrement dit, 1 rapport sur 40 serait fécondant avec la pilule. Si par ailleurs 100 % des actes étaient fécondant, au bout de 40 contacts sous pilule, 100 % des femmes tomberaient enceinte (en moyenne bien sur).

Alors, ok, les médecins n’y peuvent rien et l’essentiel, c’est l’efficacité finale toute cause confondue (qui reste de 99,97 % par acte). Mais quand même, l’efficacité de la pilule seule est bien moins grande que prévue. Et du coup, on comprend pourquoi ils peuvent diminuer les doses sans trop affecter la quantité d’échec. Ils le peuvent parce que la probabilité d’avoir un enfant lors de chaque acte est déjà faible. Et ils n’ont donc pas besoin d’avoir un contraceptif super efficace.

 

- Autres éléments diminuant la fiabilité

 

-          Nombre d’actes par an surestimé d’une façon générale

Le nombre de rapport par an est probablement assez surestimé. Or, c’est essentiel dans le résultat final concernant le pourcentage de réussite de la pilule. Ca n’affecte pas le nombre de grossesses non désirées sous pilule, mais ça affecte le pourcentage de réussite (moins d’acte, mais même quantité de grossesses non désirées à la fin).

On peut se baser sur les chiffres américains trouvés ici.

Selon eux, sans contraception, il va y avoir 85 enfants nés pour 100 couples. Ceci, sans indication du nombre de rapports par an. S’il y a 120 rapports par an, comme le disent les sondages, ça veut dire que pour qu’il y ait 100 naissances, il faut environ 140 rapports par an. Pour 100 rapports, il n’y aurait donc que 70 % de chance qu’une femme tombe enceinte. Ca ne correspond pas aux données de l’étude anglaise. Pour qu’on ait bien 100 rapports pour un fécondant, comme le dit l’étude anglaise, il faudrait en fait qu’il y ait 85 rapports par an. Donc, normalement, s’il y a 85 enfants qui naissent en  un an pour 100 couples, ça veut dire qu’en réalité, ces 100 couples n’ont fait que 85 fois l’amour. Ils le feraient donc 30 % de moins souvent que ce qui est annoncé. On ne serait pas à 120 rapports par an, mais plutôt à 85. Donc, le taux d’échec de la pilule serait 30 % plus important. Soit, à partir d’environ 2,5 %, le taux d’échec serait de 3,2 %. Donc, l’efficacité serait de 96,8 % pour la pilule seule, et de 99,96 % en tout.

Du coup, 1 % d’échec correspondrait à environ 38.000 grossesses non désirées.

 

-          Nombre d’actes par an moins important chez les femmes sous pilules

Un dernier élément intervient : l’influence de la pilule sur la libido. Il est reconnu par l’orthodoxie que la pilule diminue la libido. Selon les données officielles, entre 20 et 40 % des femmes seraient touchées. Soit 30 % en moyenne. Mais en fait, on peut penser que dans de nombreux cas il y a diminution sans que ça ne soit attribué à la pilule. On pensera à une diminution naturelle du nombre de rapports lié au travail ou à l’usure du couple. Donc, il y a probablement une sous-estimation du problème.

Disons qu’en gros, on peut penser que ça entraine globalement entre 30 et 50 % de rapports en moins. Si la pilule entraine une diminution par 2 du nombre de rapports sexuels, ça veut dire que le taux d’échec est multiplié par 2. Donc, on n’est plus à 96 ou 97 % d’efficacité par acte, mais à 92 ou 94 %. Si le nombre de rapports baisse de 33 %, le taux d’échec est multiplié par 1,5 et on est alors à 94 ou 95,5 %.

Donc, une partie de l’efficacité de la pilule viendrait du fait que ça diminue la quantité de rapports. Du coup, là encore, une partie de l’efficacité de la pilule viendrait d’un élément n’ayant rien à voir avec l’efficacité contraceptive pure de la pilule.

Cela dit, l’efficacité de 92 %, c’est pour l’ensemble des pilules. Il est donc possible que ça soit un peu plus -93 ou 94 %- pour les minidosées, et un peu moins -88 ou 90 %- pour les microdosées (ça descend plus pour les microdosées, parce qu’en ce qui concerne l’usage, elles représentent une part beaucoup moins importante dans l’ensemble des pilules que la minidosée).

 

- Le cas des arrêts volontaires et des oublis de pilules

 

- Arrêts volontaires :

Evidemment, dans tout ça, on n’a pas tenu compte du fait qu’il pouvait y avoir des arrêts volontaires de la pilule afin d’imposer un enfant au conjoint. Mais on peut supposer que ça doit représenter une faible part des cas en question. De nos jours, une femme aura plutôt tendance à quitter son conjoint pour un autre que de lui faire un enfant dans le dos. Les principaux cas seront ceux de femmes vénales ayant eu la chance de tomber sur un homme riche, mais qui ne veut pas s’engager plus que ça avec elle (donc, moyen d’avoir une pension alimentaire), ou ceux de femmes qui commencent à avancer en âge et dont le conjoint ne veut pas d’enfant. Mais les hommes riches, il n’y en a pas des tonnes (10 % de la population). Et forcément, seule une petite fraction de ces hommes connaitra une telle aventure. Ca représente peut-être 2 % de l’ensemble des couples (et sur toute leur vie, pas par an). Donc, ça ne représenterait pas grand-chose dans les 60 % de couples dont la femme est tombée enceinte malgré la pilule. Et pour le second cas, là encore, la plupart de ces femmes auront tendance à tenter leur chance ailleurs que d’imposer un enfant à leur conjoint. Donc, ça doit concerner une très faible part des femmes en âge de procréer.

 

- Oublis :

Il y a aussi les oublis. Ca, ça pourrait effectivement représenter une part importante des échecs.

Comme on l’a vu, il faut environ 100 rapports pour qu’une femme tombe enceinte. Ca veut dire que lors d’un oubli annuel, il y 1 % de risque de tomber enceinte si la femme a 100 relation sexuelles dans l’année. Donc, il faut beaucoup plus qu’un seul oubli pour que la grossesse arrive.

Sauf qu’au bout de 20 ans, ça fait quand même 20 % de risque d’avoir une grossesse non désirée pour une femme oubliant la pilule une fois par an. Et 200 % pour les femmes oubliant la pilule 10 fois par an.

Selon une enquête Inpes/BVA menée en février 2007 auprès de 2004 personnes (voir ici), 75 % des femmes oublient de prendre la pilule au moins une fois par an et environ 20 % au moins 12 fois par an. Donc, si 75 % des femmes prenant la pilule l’oublient au moins une fois par an, ça veut dire qu’il va y avoir 15 % des femmes sous pilule qui auront une grossesse non désirée à cause d’un oubli. Et pour les 20 % l’oubliant 12 fois par an, ça veut dire qu’environ 50 % des femmes auront une grossesse non désirée à cause de l’oubli de la pilule. Au final, ça voudrait dire que, sur 20 ans, 65 % des femmes subiraient une grossesse non désirée à cause d’un oubli de la pilule. Ca voudrait dire que toutes les grossesses non désirées viendraient d’un oubli de la pilule.

Seulement, un certain nombre d’éléments vient limiter ce pourcentage.

Déjà, il faut que ça coïncide avec le jour où le couple a une relation sexuelle. Donc, ça limite les possibilités. Si les couples ont, comme ils le déclarent, environ une relation tous les 3 jours (120 relations par an), ça veut dire que le risque de tomber enceinte diminue par 3. Donc, seules 22 % de femmes sous pilule subiraient une grossesse non désirée durant leur vie sexuelle.

Par ailleurs, beaucoup de femmes prennent une double dose pendant quelques jours après un oubli. Ce qui va empêcher qu’elle ne tombe enceinte.

Et puis, il y a la pilule du lendemain, qui est considérée comme de la contraception et pas comme un avortement (ce qui est logique, puisqu’on ne sait pas encore s’il y a un fœtus qui est en train de se former), d’où son nom. Donc, ça entraine que plein de femmes qui auraient pu avoir une grossesse non désirée à cause de l’oubli de la pilule ne se retrouveront pas dans ce cas grâce à la pilule du lendemain.

Il faudrait aussi surtout que l’oubli de la pilule entraine l’inefficacité de la contraception, ce qui ne va que rarement arriver. Il reste quand même tous les autres jours sous pilule qui vont empêcher la nidation. Donc, contrairement à ce que les médecins disent, un seul oubli doit être loin d’être suffisant pour qu’une femme tombe enceinte. On peut imaginer qu’ils disent ça afin de pousser les femmes à être sérieuses dans leur prise de pilule.

Donc, il faudrait que l’oubli aboutisse à une grossesse dans 100 % des cas ou la femme est fécondable ce jour là. Il est évident que ça n’est pas le cas et que dans le meilleur des cas, ça arrivera une fois sur 10, même si ce jour là, la femme est fécondable. Du coup, on arrive à un chiffre de 2,2 % des femmes subissant une grossesse non désirée par ce biais.

Si la pilule était oubliée pendant 2 ou 3 jours d’affilé, éventuellement, ça pourrait devenir plus problématique. Mais ça doit être beaucoup plus rare. Quelque chose comme 10 fois plus rare. Donc, ça ne concernerait que 2,2 % des grossesses non désirées sous pilule.

Et là encore, il faudrait que la femme en question ait une relation sexuelle les jours en question.

Et puis, si une femme oubliait de prendre sa pilule pendant 2 ou 3 jours, elle s’en apercevrait beaucoup plus facilement qu’un oubli d’une journée. Et dans ce cas, déjà, elle utiliserait la pilule du lendemain, ce qui limiterait encore plus le nombre de grossesses non désirées. Donc, on doit tomber à 1 % ou quelque chose comme ça.

En résumé, si on a 2 % de grossesses volontaire, plus 2 % liés à un oubli d’une journée, plus 1 % lié à un oubli de 2 ou 3 jours, ça finit par faire 5 % de grossesses sous pilules qui ne sont pas liées à un échec de la pilule. Ca représente seulement 8 % des 60 % de grossesses sous pilules en 20 ans.

Donc, la plupart des femmes qui sont sous pilule et qui tombent enceintes se retrouvent dans cette situation non pas à cause d’un arrêt volontaire ou involontaire, mais bien parce que la pilule n’a pas fonctionné. Au final, sur 20 ans, 52 % des femmes sous pilule tombent enceintes à cause de l’échec de la pilule.

 

- Autre possibilité

 

Il y a quand même un problème avec tout ça. C’est que pour qu’une femme tombe enceinte sous pilule, il faut que la pilule cesse d’être efficace pendant en réalité au moins 1 semaine ou deux. En effet, on nous dit que la pilule perturbe la formation de l’endomètre et la nidation de l’ovule fécondé. Donc, même si on oublie de prendre la pilule pendant 1 journée ou 2, il n’en reste pas moins que l’épaississement de l’endomètre est déjà bien perturbé (surtout que vu que tout ça vient en réalité d’une augmentation du taux de cortisol, ce n’est pas un jour d’arrêt qui va entrainer son retour à la normale). Et en la reprenant, l’épaississement de l’endomètre le sera à nouveau. Ce à quoi viendra s’ajouter la perturbation de la nidation. Donc, même en oubliant une journée ou deux la pilule, l’ovule ne devrait pas pouvoir se développer. Et c’est valable aussi pour les échecs de la pilule en général (ceux qui ne sont pas lié à un oubli).

Donc, ça veut dire que pendant 1 ou 2 semaines, la pilule n’a pas fonctionné. Du coup, ça voudrait dire qu’elle serait 7 ou 15 fois moins efficace que prévue. Mais ça ne poserait pas de problème, parce qu’il suffirait que ça soit efficace pendant une ou deux semaines pour que la nidation soit bloquée. On s’expliquerait alors mieux comment ils ont pu limiter les effets secondaires.

On ne serait plus dans une efficacité par acte, mais par période. Ca ne changerait pas grand-chose à l’efficacité globale. Mais concernant les oublis, ça changerait beaucoup de choses. Ca n’aurait quasiment plus aucune incidence.

Du coup, en fait, ça ne serait pas un acte sur 20 ou 33 qui serait possiblement fécondant, mais un acte sur 3 ou 4. En réalité, la pilule ne serait alors efficace qu’à 66 ou 75 % par acte. Mais, ça ne serait pas grave, parce qu’il suffirait qu’elle le soit les 66 ou 75 % autres fois pour que la fécondation n’aboutisse pas à une grossesse. Et au final, ça ne changerait rien, parce qu’on aurait toujours une efficacité de 97 % par an (et 99,97 en ajoutant le fait qu’un seul contact sexuel sur 100 est fécondant).

La pilule n’aurait en fait pas besoin d’être toujours efficace. Il suffirait qu’elle le soit seulement les 2 tiers du temps pour que globalement, elle le soit 97 % du temps. En fait, 97 % du temps, la pilule va être efficace au moins les 2 tiers du temps. Du coup, il n’y a pas de problème.

Mais évidemment, le fait qu’elle ne soit efficace que 70 % du temps environ, rendrait tout à fait possible l’échec de la contraception. Il suffirait que, pour une raison ou pour une autre, on passe de 70 % à 35 %, c’est-à-dire, que pendant deux semaines, la contraception ne fonctionne plus, pour que la fécondation devienne possible. Si la contraception n’est pas efficace pendant une semaine par mois, il devient tout à fait possible que certaines fois, elle ne le soit pas pendant deux semaines.

Ca expliquerait pourquoi on a pu limiter les effets secondaires. Vu qu’il n’y a pas besoin que ce soit efficace chaque jour, on peut faire en sorte que la dose soit relativement faible, et donc les effets secondaires aussi.

Autre hypothèse, il se pourrait qu’en réalité, la pilule ne fasse qu’épaissir la glaire cervicale et rien d’autre. Et du coup, dès la barrière passée, ça serait finit, une grossesse pourrait se déclencher. Dans ce cas, on reviendrait à une efficacité de 97,5 % par acte. Et, ça expliquerait les grossesses non désirées sous pilule. Il suffirait que la glaire cervicale soit plus fluide pendant 1 jour pour que ça entraine une grossesse. Mais si la glaire cervicale est épaissie la plupart du temps, ça veut dire quand même qu’il y a rétention d’eau. Du coup, il devrait y avoir aussi une diminution de l’émission des hormones nécessaires à la nidation. Donc, cette hypothèse est peu probable.

 

- Estimation de l’évolution des effets secondaires de la pilule

 

Avec l’évolution de l’efficacité de la pilule et la connaissance de la diminution des doses, on peut avoir une idée de l’évolution des effets secondaires de la pilule depuis 35 ans. L’efficacité était au maximum de 100 % il y a 35 ans. Mais on peut penser, vu qu’il y avait déjà de nombreuses IVG (et donc des IVG dues à l’échec de la pilule), qu’elle devait être au maximum plutôt de 99 ou 98 %. Vu qu’elle est désormais d’environ 97 ou 96 %, normalement, la baisse n’est pas suffisante pour que les effets secondaires aient également fortement baissé.

Mais, ça c’est vrai seulement s’il n’y avait pas de réserve d’efficacité. Or, on peut penser qu’initialement, la pilule était trop fortement dosée et qu’une diminution de 40 % du dosage a entrainé une baisse des effets secondaires sans entrainer une grosse baisse de l’efficacité.

Toutefois, ça concerne surtout la pilule initiale, à savoir celle qui était dosée à 0,05 mg d’estrogènes. Mais apparemment, elle n’a été utilisée que pendant environ 10 ans, et la pilule faiblement dosée a été introduite dès 1970 (dosage inférieurs à 0,05, ce qui doit correspondre aux pilules faisant dans les 0,035 et 0,03 mg. Le terme de pilule faiblement dosée correspond en partie à la pilule minidosée actuelle). Ce qui signifie que depuis 1970, les effets secondaires n’ont pas du être fortement modifiés.

Même si on prend les chiffres les plus bas, il n’y a pas du y avoir une grosse baisse d’efficacité, puisque les problèmes de déclarations trop élevées de rapports sexuels et la baisse de libido induite par la pilule devaient déjà poser problème à l’époque.

 

Résumé :

L’efficacité des pilules semble être de 99,97 % par acte. Ce qui est excellent.

Toutefois, il faut tenir compte du nombre de rapports nécessaires pour qu’une femme tombe enceinte quand elle ne prend pas la pilule. Parce que s’il faut énormément de rapports pour qu’il y ait grossesse, ça change tout. Ca diminue fortement l’efficacité propre à la pilule. Or, ce nombre est effectivement élevé, puisqu’il faut environ 100 actes pour une relation efficace. Du coup, en réalité, l’efficacité de la pilule par acte est de 97,5 %, soit environ 100 fois moins.

Il est possible que deux autres facteurs impliquent une efficacité encore moindre. Ainsi, on peut penser que le nombre d’actes par an est moindre que ce que les gens déclarent (c’est à dire 120 actes par an). Ce qui donnerait une efficacité de 96,8 %. Et par ailleurs, la pilule diminue la libido, ce qui signifie là aussi un nombre d’actes sexuels encore moins importants ; ce qui impliquerait une efficacité de la pilule par acte comprise entre 92 et 94 % ou 94 et 95,5 % (selon que le nombre d’actes sexuels et 50 % ou 33 % moins important).

Ca ne joue pas sur l’efficacité finale, puisqu’elle reste à 99,96 ou 99,97 % (c’est la combinaison du risque d’avoir un enfant par acte quand on ne prend pas de moyen de contraception, qui est de 1/100 et du risque d’avoir une grossesse non désirée sous pilule, qui est de 3/100) ; ce qui demeure excellent. Donc, le risque d’avoir un enfant non désiré sous pilule reste très faible.

Mais évidemment, déjà, ça relativise très fortement l’efficacité de la pilule en elle-même. 96,8 ou 97,5 % par acte, c’est loin d’être excellent. Finalement, la pilule ne serait pas si efficace que ça en elle-même, mais compterait sur beaucoup d’éléments annexes pour améliorer cette efficacité moyenne.

Et par ailleurs, même avec une efficacité de 99,97 % par acte, il y a tellement d’actes par an, que les 0,03 % d’échecs conduisent à 150.000 grossesses non désirées par an, et que 3 % des couples sous pilule connaissent chaque année un échec de celle-ci. Sur 20 ans, il y aurait donc un risque de 60 % d’avoir un enfant malgré la prise de pilule. Chiffre auquel il faut retrancher le cas d’arrêts volontaires ou involontaires (oublis), qui représentent 8 %. Donc, sur 20 ans, le risque d’avoir un enfant malgré la pilule, et ça, seulement à cause de l’échec de la pilule, serait de 52 %.

Concernant la baisse éventuelle de l’efficacité ainsi que celle des effets secondaires, on peut penser la chose suivante. L’efficacité quand la dose était de 0,05 mg devait être au maximum de 98 ou 99 %. Les nombreuses IVG qu’il y avait déjà à l’époque vont dans ce sens. Vu que désormais, l’efficacité est de 96,8 ou 97,5 %, ça signifie qu’il y a eu une baisse de 1 ou 2 %. L’efficacité est donc restée quasiment identique.

Concernant l’évolution des effets secondaires, il n’y a pas beaucoup de données. Donc, on en est réduit à des estimations. Mais vu qu’il y a eu une baisse importante du dosage (-40 %) 10 ans après l’introduction de la pilule, on peut raisonnablement penser qu’ils ont du diminuer. Pourtant l’efficacité, elle, est restée quasiment la même. Donc on peut penser que la pilule initiale était trop fortement dosée et qu’avec une diminution de son dosage il était possible de diminuer les effets secondaires quasiment sans diminuer l’efficacité.

 

Grève des hôpitaux et taux de mortalité

17 janvier 2011

 

Voici deux ou trois statistiques sur l’influence d’une grève des personnels soignants dans les hôpitaux sur la mortalité générale. Elles sont relativement connues dans le monde des sceptiques de la médecine officielle, mais vu qu’il y a beaucoup de monde qui les ignore, il est toujours intéressant de les redonner. Et puis, même connu ça n’empêche pas que c’est assez énorme.

C’est tiré de ce site (vernoncoleman). D’habitude, il n’y a que la statistique concernant la grève en Israël. Mais là, il y en a d’autres qui viennent confirmer celle-ci. J’ai modifié légèrement le texte en y ajoutant 2 ou 3 données trouvées dans des textes traitant du cas israélien.

On aurait tendance à imaginer que sans docteur, les gens devraient tomber comme des mouches. Mais ce n’est absolument pas le cas.

En 1973, les docteurs israéliens se sont mis en grève pendant un mois. Les admissions dans les hôpitaux ont chuté de 90 % (65.000 à 7.000). Seuls les cas les plus urgents étaient admis. Le taux de mortalité aurait donc du augmenter fortement. Mais bien au contraire, le service funèbre de Jérusalem a rapporté que le taux de mortalité chez les israéliens avait diminué de 50 %, atteignant son niveau le plus bas jamais enregistré. C’était la baisse la plus importante depuis la grève précédente, 20 ans avant.

A peu près la même chose est arrivée à chaque fois que les médecins se sont mis en grève.

A Bogota, en Colombie, les médecins se sont mis en grève pendant 52 jours. Il y a eu une baisse du taux de mortalité de 35 %.

A Los Angeles, une grève des médecins entraina une diminution de 18 % du taux de mortalité. Durant la grève, il y eut 60 % d’opérations en moins dans les 17 hôpitaux les plus importants. A la fin de la grève, le taux de mortalité est revenu à la normale.

 

Moins connu, un autre épisode de grève des médecins est arrivé en Israël en 2000 (voir ici). La grève à commencé le 9 mars 2000. Et l’influence sur la mortalité a été reportée en juillet 2000.

« L’association médicale d’Israël a commencé le mouvement de revendication le 9 mars pour protester contre la proposition du trésor public d’imposer un nouveau contrat de quatre ans de gages pour les médecins. Depuis lors, des centaines de milliers de visites de patients dans les cliniques ont été décommandées ou remises à plus tard avec des dizaines de milliers d’opérations de confort. Les hôpitaux publics, qui fournissent la grande majorité des soins médicaux secondaires et tertiaires, ont maintenu en fonctionnement normal leurs salles de secours, unités de dialyse, services d’oncologie, départements obstétriques et néonatals, et les autres équipements essentiels pendant la grève.

En l’absence de chiffres officiels, le Jerusalem Post a sondé les sociétés d’enterrement juives sans but lucratif, qui exécutent les enterrements pour la grande majorité des Israéliens, pour savoir si la grève affectait les décès dans le pays.

« Le nombre d’enterrements que nous avons exécutés a chuté radicalement, » a dit Hananya Shahor, directeur de longue date de la société d’enterrement Kehilat Yerushalayim de Jérusalem. « Ce mois-ci, il y avait seulement 93 enterrements comparés aux 153 en mai 1999, aux 133 de ce même mois en 1998, et aux 139 en mai 1997, » a-t-il dit. La société s’occupe de 55% de tous les décès dans la zone métropolitaine de Jérusalem. En avril dernier, il y avait seulement 130 décès comparés aux 150 ou plus dans les mois d’avril précédents. « Je ne puis expliquer pourquoi, » a dit M. Shahor.

Meir Adler, directeur de l’entreprise de pompes funèbres de Shamgar, qui enterre la plupart des autres résidants de Jérusalem, a déclaré avec beaucoup plus de certitude : « Il y a certainement un lien entre les sanctions des médecins et le peu de décès. Nous avons vu la même chose en 1983 (quand l’Association Médicale d’Israël a appliqué des restrictions de soins pendant quatre mois et demi). »

Motti Yeshuvayov, la seule société d’enterrement de Tel Aviv a déclaré qu’elle avait noté la même tendance dans la zone métropolitaine de Tel Aviv dans les deux derniers mois. La région de Haïfa a été la seule exception à la tendance de décroissantes des décès.

La ville côtière de Netanya a seulement un hôpital, et cela lui a épargné l’action revendicative parce que le personnel doit signer une clause de non recours à la grève avec son contrat. La société d’enterrement de Netanya, dirigée par Shlomo Stieglitz, a signalé à 87 enterrements le mois dernier, le même nombre qu’en mai 1999. Elle en a signalé 97 en avril comparé aux 122 d’avril 1999, et aux 99 de mars par rapport aux 119 de mars 1999. M. Stieglitz a dit que sa société d’enterrement couvre non seulement Netanya mais aussi d’autres villes, dont Hadera et Kfar Sava, où les médecins de l’hôpital se sont joints à la grève.

Pendant les mois de grève, les patients « sont allés davantage chez leur médecin de famille et dans les salles de secours des hôpitaux, qui n’ont pas été affectées par les restrictions de la grève,» a dit le professeur Yisraeli. »

Donc, en gros, on avait 93 enterrements en mai 2000 comparé aux 140 qu’il y avait en moyenne durant les 3 années précédentes. Ce qui fait une baisse de 34 %. Et pour le mois d’Avril, la baisse était de 13 %.

On apprend au passage qu’il y a eu aussi une grève en 1983, cette fois pendant 4 mois et demi et que ça a eu le même impact sur la mortalité qu’en 2000.

 

Donc, ben voilà. Quand les médecins se mettent en grève, la mortalité diminue fortement. Ce qui signifie que ce sont bien les médecins qui tuent les patients. Et ce n’est pas une petite baisse. C’est une baisse hallucinante. Ca peut aller jusqu’à 50 %.

C’est une statistique très importante pour comprendre qu’effectivement, la médecine moderne est très létale.

Et encore, là, il ne s’agit que de l’arrêt des opérations de confort ou pas indispensables, ou pas urgentes. Toutes les personnes ayant des problèmes graves, des accidents nécessitant un traitement rapide, ou étant en fin de vie ont continué à être traitées.

Alors, autant pour les accidents et autres urgences bien claires et nettes, on peut penser que la mortalité aurait augmenté, autant pour les autres problèmes soi-disant graves, ça aurait pu entrainer une baisse encore plus importante de la mortalité.

Et par ailleurs, les gens ont évidemment continué à prendre les médicaments qu’ils prenaient déjà avant (cas de maladie chronique par exemple). Donc, ça aussi, ça aurait pu entrainer une baisse de la mortalité. Ca aurait bien sur impliqué une grève impossible à mettre en place, puisqu’une telle chose (arrêt de la distribution des médicaments) aurait été interdite par les pouvoirs publics. Mais en supposant une situation imaginaire où une telle chose serait survenue, la mortalité aurait probablement baissé aussi par ce biais là.

L’idée selon laquelle les opérations seraient tout de même justifiées, parce que ça améliorerait la vie des patients et qu’il y aurait évidemment toujours quelques échecs ne tient pas (on trouve cette idée dans le papier sur la grève de l’an 2000 en Israël). En effet, on ne parle pas d’une baisse du taux de mortalité de quelques pourcents. On parle d’une baisse de 50 % de la mortalité. Et ce n’est pas la mortalité dans les hôpitaux. C’est la mortalité générale. Cette théorie serait valable si la baisse était tout à fait marginale. Mais ce n’est pas le cas.

Par ailleurs, si on a reporté leur opération, c’est que c’est gens là étaient loin d’être très malades. Donc, ça veut dire que des gens qui ne sont pas particulièrement en mauvaise santé meurent en masse de leur opération. Parce que si les médecins avaient estimé que ces gens étaient menacés de mourir à 6 mois ou 1 an d’échéance sans opération, on peut être sur que ces derniers auraient été considérés comme des cas graves à opérer d’urgence (donc, n’auraient pas été concernés par la grève).

 

Est-ce que la pilule est de la cortisone mise sous un autre nom ?

22 décembre 2010

 

Alors, est-ce que la pilule contraceptive, c’est seulement de la cortisone mise sous un autre nom, ou est-ce que l’effet d’augmentation du taux de cortisol vient s’ajouter à un réel effet hormonal ?

Il semble assez clair que c’est la première explication qui est la bonne. Il suffit de voir les effets de la cortisone sur les règles ; ça entraine un arrêt ou une forte diminution des règles. Quand on tape « cortisone + règles » dans Google ou « cortisone + aménorrhées » ou « cortisone + cycle menstruel », on obtient de nombreux témoignages de femmes n’ayant plus de règles depuis qu’elles prennent de la cortisone.

Autant, si la cortisone n’avait pas d’effet contraceptif, on pourrait dire que la pilule aurait un effet en plus par rapport à la cortisone et que ça ne serait a priori pas le même type de produit. Autant là, on retrouve exactement les mêmes effets dans l’un et dans l’autre de ces médicaments. Donc, en réalité, on peut bien penser que la pilule, c’est simplement de la cortisone mise sous un autre nom.

(note : je suis parti sur la cortisone pour écrire cet article. Mais tout ça est valable évidemment pour les autres anti-inflammatoires non stéroïdiens, ainsi que pour les antibiotiques)

Exemples :

Sur Futura-sciences :

Tu m’as l’air bien gentille, mais quand, comme moi, tu sortiras de 6 ans de corticothérapie (60 mg de Solupred par jour) pendant lesquels j’ai en bavé à cause d’une grave et douloureuse maladie, et que tu feras environ 15 kg de plus qu’aujourd’hui (car je suppose que tu es un poids plume, pour te soucier à ce point de ton apparence), et que ton visage sera tout gonflé, tout rouge, et que tu seras velue comme un singe, que tes os te feront mal et que tu n’auras plus de règles, tu viendras nous dire à quel point les effets secondaires de la cortisone sont d’origine mentale ou psychologique.

Sur Doctissimo :

Je suis sous traitement de cortisone car j’ai la sarcoïdose. Cela fait un mois que je prends des doses dégressives chaque semaine : 40mg-30mg-20mg-10mg. Je prends la pilule et là j’aurais dû avoir mes règles mais rien du tout.

Sur Afa-asso (26/11/2006) :

Salut ! J’ai été sous corticoïdes en 2003 et je n’ai pas eu mes règles pendant deux ou trois mois sur les six mois où j’en ai pris. Je ne prenais pas de contraception à l’époque. Là je suis à nouveau sous cortisone depuis début octobre et je prends la pilule : j’ai toujours mes règles mais moins et moins longtemps qu’avant.

Encore sur Afa-asso :

Cela fait deux mois et demi que je suis sous cortisone : j’ai commencé avec 60 mg de solupred par jour, aujourd’hui j’en suis à 40 mg par jour (je vois le médecin demain pour « accélérer » le sevrage, notamment par la prise d’imurel).

Cela fait aussi deux mois et demi que je n’ai plus mes règles (je ne prends plus la pilule) : j’ai vu le gynéco récemment et il m’a dit que c’était à cause de la cortisone, et qu’il fallait attendre le retour naturel des règles, qui devrait survenir avec l’arrêt du solupred.

 

L’influence sur les règles de la cortisone est aussi signalée de façon officielle. Par exemple, sur ce site où sont données des informations sur l’hydrocortisone Roussel, on a dans les effets secondaires : « troubles des règles« . Sur le site Biam2 (qui recense les différents médicaments), on trouve aussi comme effet : « aménorrhées » (aménorrhée signifie absence de règles). Sur ce site d’étudiants en médecine qui apparemment mettent leurs cours en ligne, on trouve dans ce document sur les anti-inflammatoire stéroïdiens (page 10) : « hypercorticisme : Aménorrhée, altération des fonctions sexuelles« . Sur le site comment-guérir, on a : « incidents et accidents des corticoïdes : aménorrhée« . Sur ce cours de la faculté de médecine et de pharmacie de Casablanca (3ème année), on a (page 6) : « les complications possibles d’une corticothérapie sont nombreuses : aménorrhée ». Sur Passeport Santé à propos de l’aménorrhée, on trouve parmi les causes : « la prise de certains médicaments comme des corticoïdes oraux« . Sur Topsanté, on trouve ça : « Sachez enfin que certains moyens de contraception peuvent entraîner une aménorrhée : pilules œstro-progestatives, stérilet Mirena®, implant progestatif Implanon®… Ainsi que certains médicaments : corticoïdes oraux, antidépresseurs, antipsychotiques, chimiothérapie« .

Et bien sur, si ça a un effet sur les règles, c’est que ça a un effet contraceptif. Mais effectivement, ça n’a jamais dit comme ça. Peut-être qu’on reste discret sur cet effet parce que, sinon, certaines personnes dans mon genre pourraient faire un rapprochement avec la pilule et en comparant les autres effets, pourraient comprendre qu’il s’agit d’un seul et même médicament. Autant, pour les autres effets indésirables, leur similarité peut sembler être une coïncidence (surtout que la plupart des gens auront très rarement une vue complète de ceux-ci), autant la similarité de l’effet contraceptif pourrait orienter plus facilement les gens vers l’idée que ces médicaments sont les mêmes.

C’est dit un peu plus clairement pour les anti-inflammatoires. Là, on a des documents disant que ça a un effet sur la fertilité. Sur e-sante, il est dit : « les anti-inflammatoires, couramment utilisés pour atténuer la douleur liée à certaines pathologies, peuvent diminuer la fécondité des femmes sous traitement. A l’inverse, ils annulent l’effet contraceptif du stérilet » (2002). Sur Wikipédia, dans l’article sur les anti-inflammatoire non stéroïdiens, il est dit « Diminution possible de la fertilité chez la femme« . Sur le site du « Centre Belge d’Information Pharmacothérapeutique« , on trouve à propos des anti-inflammatoires non stéroïdiens : « Suspicion d’une diminution de la fertilité chez la femme en cas d’usage chronique« .

Mais comme on peut le voir, c’est dit plus ou moins sous la forme conditionnelle. C’est juste une possibilité éventuelle. Donc, tout ça reste dit plus ou moins en filigrane. En fait, il semble que ces affirmations viennent d’une étude publiée en 2001. Et il ne semble pas qu’il y ait eu d’autres études sur le sujet. Donc, autant, quand c’est affirmé de façon forte, claire et nette, et répété fréquemment, les médecins vont se faire écho de l’information, autant avec une information dite de façon aussi conditionnelle, peu répétée et ayant fait l’objet d’une seule étude, ça va passer complètement au dessus de la tête des médecins. La plupart ne sont probablement même pas au courant des conclusions de cette étude et en sont restés aux informations d’avant 2001. Et pour ceux qui l’ont lue, la plupart ont déjà du l’oublier.

A noter que pour la cortisone, on parle aussi un peu de diminution de la fertilité de façon directe, mais c’est surtout pour les hommes que le problème est décrit. Ca ne l’est quasiment jamais pour les femmes (en tout cas, je n’ai vu aucune référence sur le sujet). Pour ces dernières, le problème est essentiellement évoqué de façon indirecte (effet sur les règles).

En résumé, on a un effet contraceptif. Et en plus, les très nombreux autres effets secondaires sont identiques à ceux de la cortisone (cf. article précédent sur la pilule). Il est donc clair que la pilule contraceptive, c’est de la cortisone (ou d’une façon générale, l’équivalent des anti-inflammatoires).

En fait, il n’y aurait pas de pilules progestatives ou estroprogestatives. Ce serait exactement le même principe de fonctionnement basé sur l’augmentation du taux de cortisol. Sauf qu’une pilule serait moins fortement dosée que l’autre (éventuellement), mais par contre, prise pendant plus longtemps que l’autre (arrêt de 4 jours au lieu de 7 jours).

Il n’y a pas que la médecine occidentale qui s’est rendue compte du pouvoir contraceptifs des médicaments augmentant le taux de cortisol. En faisant des recherches sur le sujet, je suis tombé sur un gars ayant le pseudo NEF sur le forum Soral qui parlait (5 mars 2010) d’un reportage sur les indiens d’Amazonie. Il était dit par un d’entre eux qu’ils avaient déjà un équivalent de la pilule.

Mais j’ai vu il y’a un mois de ça environ, un reportage de TF1 sur des indigènes d’Amazonie. Je sais que c’est pas un exemple très digne mais à la question du journaliste qui demande à ce vieux autochtone « Que pensez vous de la contraception? », m’attendant à une réponse sévère de l’interrogé, celui-ci répond tranquillement « Nous connaissons depuis bien longtemps des plantes pour ne pas avoir d’enfants« .

Eh oui, ils ont des plantes qui marchent parce qu’en fait la plupart des plantes médicinales marchent, vu qu’elles augmentent presque toutes le taux de cortisol.

 

- La conception féminine, quelque chose de fragile et de facilement perturbable

 

Ce qu’on peut se dire, c’est que la mise au point des conditions de nidation d’un ovule fécondé chez une femme est quelque chose de probablement relativement délicat et donc, fragile. Du coup, le moindre médicament qui perturbe le corps peut avoir une influence négative sur les conditions de nidation et aboutir à une contraception. Et la cortisone, a clairement un effet important sur le corps. Si ça dessèche ou au contraire sur-hydrate l’utérus, c’est probablement suffisant pour que la fécondation ne puisse pas se faire pour une raison ou pour une autre.

Avec un processus comme celui-ci qui repose sur l’émission d’hormones diverses, de fluides, de produits chimiques, de protéines, etc…, la moindre surconcentration ou sous-concentration de produits peut suffire à ce que le processus soit avorté. Un produit comme la cortisone, qui entraine une surabondance ou une sous-abondance d’eau dans les cellules et une sous-abondance ou une surabondance dans les fluides, mucus, etc.., émis par les cellules est évidemment un bon candidat pour obtenir ce résultat.

En pratique, quand la cortisone sera prise, les sécrétions du système reproductif deviendront plus pâteuses (les cellules retiendront l’eau). Alors que quand la personne arrêtera de la prendre, ce sera l’inverse.

Ca explique que ça agisse par un blocage de l’ovulation, comme la pilule. Il y a environ 600 ovocytes démarrant leur croissance chaque mois. Et à la fin, il n’en reste qu’un de viable. On peut penser que là encore, l’effet de la cortisone peut expliquer le phénomène. Le fait de diminuer et de rendre plus pâteuse les sécrétions des diverses hormones contrôlant la croissance des ovocytes conduit à faire en sorte qu’aucun ne puisse être viable. Et s’il y en a encore un de viable, il a besoin d’accumuler des substances nutritives pendant une semaine pour assurer la survie de l’embryon. On peut penser que la pilule ou la cortisone perturbent également cette phase.

Par ailleurs, le système reproductif féminin dispose d’une sorte de contraceptif naturel : la glaire cervicale. Ca n’est pas sa seule fonction, mais ça sert entre autres à ça. Il s’agit d’une sécrétion qui condamne l’entrée de la cavité utérine. Quand la femme n’est pas en période de fécondité, elle est assez épaisse. Du coup, ça empêche les spermatozoïdes de passer en les immobilisant. Quand la femme est en période de fécondité, cette sécrétion devient plus liquide et les spermatozoïdes peuvent alors passer. Il semble même qu’ils puissent s’en nourrir afin d’avoir un regain d’énergie et continuer leur parcours.

Là encore, on imagine bien ce qui peut se passer avec de la cortisone. Comme ça rend les sécrétions moins fluides (puisque ça retient l’eau dans les cellules), la glaire va rester assez pâteuse, et du coup, les spermatozoïdes ne vont pas pouvoir passer. Et d’ailleurs, c’est exactement ce que fait la pilule selon l’orthodoxie (voir sur info-pilule).

Enfin, ça explique que ça agisse sur l’endomètre. L’endomètre est la muqueuse qui tapisse l’utérus ; la peau interne de l’utérus quoi. Pendant une partie des 3 semaines, il s’épaissit grâce à la production d’œstrogènes et de progestérone. C’est la phase de prolifération. Puis, il y a une phase sécrétoire, où les glandes de l’endomètre se chargent en glycogène et en mucus. Ces modifications vont permettre à l’ovule de se développer dans l’utérus s’il est fécondé. S’il ne l’est pas, le taux d’œstrogènes et de progestérone va retomber, et la couche superficielle de cette muqueuse va être éliminée via le vagin. Ce sera une sorte de desquamation. Par ailleurs, les petits vaisseaux sanguins se rompent et saignent, ce qui provoque la coloration rouge des règles.

Tout ceci est provoqué par l’émission de diverses hormones (de l’œstradiol, de la progestérone, etc..) sécrétées par les ovaires ; ou plus précisément, par les follicules des ovaires, transformés à ce moment-là en ce qu’on appelle le corps jaune.

En fait, comme tout ça est lié à l’émission d’hormones sécrétées par les ovaires, et que la cortisone diminue la quantité des sécrétions et rend celles qui arrivent à être émises plus pâteuses, ça supprime ou en tout cas limite la source du phénomène. Plus de sécrétions d’hormones par les ovaires, plus de modifications de l’endomètre. Pas de modification de l’endomètre, pas de développement possible de l’ovule.

Par ailleurs, les hormones émises par les ovaires doivent servir aussi de façon directe au développement de l’ovule. Et donc, si elles ne sont pas émises en assez grandes quantités, même chose, le développement de l’ovule ne peut pas se faire.

Par ailleurs, si la modification de l’endomètre se met en place, ses glandes se chargent en glycogène et en mucus. Là, a priori, ce n’est pas le cas vu qu’il n’y pas de modification de l’endomètre. Mais au cas où il y aurait quand même un début de mécanisme de ce genre, on peut penser que la cortisone les rendrait  trop hydratées. Du coup, le glycogène et le mucus seraient trop dilués et ça rendrait l’endomètre moins viable pour la nidation. En effet, l’œuf vient ensuite s’implanter dans l’endomètre. Et du coup, on peut penser qu’au début, il se nourrit du glycogène et du mucus accumulés.

Par ailleurs, il est possible que la pilule ou la cortisone rendent plus concentrées les sécrétions acides du vagin, les rendant ainsi plus toxiques pour les spermatozoïdes, et diminuant ainsi le nombre de ceux pouvant arriver jusqu’à l’ovule. Bon, ça doit être un élément mineur de l’ensemble du problème ; mais ça peut jouer légèrement.

On peut comprendre aussi pourquoi, malgré la pilule, du sang est émis quand on arrête de la prendre. En fait, à cause de l’effet de type cortisone, les cellules de l’endomètre se remplissent d’eau. Et quand on arrête de la prendre, les cellules vont dégonfler et donc rejeter une partie du liquide qui s’est accumulé en elles. Donc, comme c’est une zone très vascularisée, comme dans le cas des règles normales, des veines vont être rompues, et ça va entrainer des saignements.

 

- Encore une arnaque

 

En conclusion, il est très probable que la pilule soit une grosse arnaque une fois de plus et qu’on soit encore dans le cadre du recyclage à l’infini d’un même type de médicaments. Ce qui s’est passé, c’est que l’industrie pharmaceutique a synthétisé la cortisone en 1944. Et ils ont du se rendre compte qu’elle avait des propriétés contraceptives. Ou peut-être qu’ils s’étaient rendu compte de ça depuis un certain temps sur d’autres médicaments augmentant le taux de cortisol.

Mais, plutôt que d’utiliser ce médicament pour la contraception sous son nom de base, ils ont du préférer faire croire qu’ils avaient découvert une nouvelle molécule. Ce qui permettait de déposer un brevet sur celle-ci et donc d’avoir l’exclusivité pour plus longtemps.

Et de toute façon, ça faisait probablement longtemps qu’ils devaient avoir compris qu’il fallait séparer les médicaments en fonction des usages pour ne pas donner l’impression qu’il n’y a que quelques molécules à disposition en réalité. Non seulement ça permet de gagner beaucoup plus d’argent, mais surtout, si les gens savaient qu’il n’y a que quelques molécules à disposition, ils pourraient se mettre à réfléchir et se dire que du coup, les maladies que ces médicaments traitent sont les mêmes elles aussi. Comment se ferait-il qu’un même médicament marche sur des tas de maladies différentes, si ce n’est que ce sont les mêmes maladies ?

Et puis, il faut rendre compliqué les choses, très compliqué. Si elles devenaient relativement simples, qui aurait besoin de médecin ? Donc, en inventant des tonnes de maladies différentes, avec des tonnes de médicaments différents, on rend le tout super compliqué et inaccessible aux personnes lambda.

Et puis, avoir un nouveau médicament, ça donne l’impression que la science médicale bouge. Ca donne une impression de brillance. Et donc, ça renforce la confiance des gens.

 

- Les éléments masquant le problème de l’effet contraceptif des corticoïdes

 

Il y a plusieurs éléments qui vont masquer le fait que la cortisone (ou les anti-inflammatoires en général) a un effet contraceptif, et donc que les anti-inflammatoires et la pilule sont un seul et même type de médicament.

Déjà, peu de femmes en âge de procréer sont sous cortisone ou autres anti-inflammatoires sur une long période et avec des doses importantes.  C’est surtout après 40 ans qu’apparaissent les problèmes (douleurs articulaires, asthme de plus en plus sévère, etc..) nécessitant l’usage de fortes doses d’anti-inflammatoires pendant longtemps. Cet usage particulier ne doit même pas concerner 1 millième des femmes de moins de 40 ans. Donc, déjà à cause de ça on s’aperçoit assez peu du pouvoir contraceptif de ces médicaments.

Et puis, chez les femmes en dessous de 40 ans prenant la pilule, le pouvoir contraceptif de la cortisone va passer complètement inaperçu. Et il y en a beaucoup qui prennent la pilule. Donc il n’y en a beaucoup chez qui tout paraitra normal. Selon Wikipédia, 60 % des femmes en âge de procréer prennent la pilule (en 2000). Ca signifie que seulement 40 % peuvent se rendre compte du problème.

Il n’y aura que l’aménorrhée qui sera présente (pas chez toute, voir plus bas). Mais comme ça ne sera pas plus gênant que ça, ça ne sera pas considéré comme un problème, et donc, pas tellement discuté.

Et puis, beaucoup de femmes prennent maintenant des pilules en continu qui suppriment leurs règles ou en diminue fortement la durée et l’intensité. Donc, prendre de la cortisone en plus, soit ne va rien changer, soit ne va pas changer grand-chose.

Par ailleurs, il est possible qu’avec des doses assez faibles de cortisone (ou autre anti-inflammatoire) la prise de la pilule en plus de la cortisone permette paradoxalement d’avoir ses règles. Normalement, ça ne devrait pas être le cas, puisque ça fait comme une double dose. Oui, mais il y a un moment où on arrête de prendre la pilule et donc, où il ne reste plus que l’anti-inflammatoire qui est pris. Et durant cette phase d’arrêt de la pilule, le taux de cortisol va donc baisser. Donc, il va peut-être baisser suffisamment pour que les règles surviennent. Elles seront probablement moins abondantes à cause de la cortisone, mais elles seront quand même présentes.

Ce qui doit être important, c’est la proportion de principe actif dans la pilule par rapport à la quantité de celui-ci dans la cortisone. S’il y en a une quantité fortement supérieure à celle contenue dans la cortisone, c’est la pilule qui va engendrer l’essentiel de l’effet contraceptif. Par exemple, supposons que la personne prenne 5 mg de cortisone, et que la pilule représente l’équivalent de 20 mg de cortisone. La proportion de cortisone fournie par la pilule est largement supérieure à celle fournie par la cortisone. Et ce qui doit se passer, c’est que le corps doit s’adapter. Ces médicaments corticoïdes doivent stimuler la production de cortisol par le corps. A l’arrêt de la pilule, l’organisme ne sera plus assez stimulé pour continuer à produire assez de cortisol. Du coup, la production de cortisol baissera suffisamment pour autoriser l’apparition des règles.  Ce dernier se sera adapté à la quantité de 25 mg et 5 mg ne seront donc plus suffisants pour stimuler beaucoup la production de cortisol et empêcher l’arrivée des règles.

Donc, quand la personne va arrêter la pilule, il est bien possible que le taux de cortisol baisse suffisamment pour provoquer l’arrivée des règles.

Ca ne doit pas être le cas quand les doses de cortisones sont élevées. Là, la proportion de cortisone apportée par la pilule est trop faible pour avoir un impact suffisant sur le taux de cortisol lorsqu’on arrête de la prendre. Mais pour des doses pas trop importantes, ça peut se passer comme ça.

Autre chose faisant qu’on ne s’aperçoit pas forcément du pouvoir contraceptif de la cortisone et des anti-inflammatoires, il y a les femmes en âge de procréer qui n’ont pas de compagnon. Donc, elles ne s’aperçoivent pas de l’effet contraceptif de la cortisone. Elles vont se rendre compte de l’absence de règle. Mais vu qu’on ne leur dit pas clairement que ça a un effet contraceptif, elles ne vont souvent pas faire le lien.

Il y a aussi les femmes ayant un compagnon, mais utilisant une autre forme de contraception que la pilule, le phénomène contraceptif n’apparaitra pas non plus. Il y aura juste le phénomène d’aménorrhée. Mais là encore, beaucoup ne font pas forcément le lien entre aménorrhée et contraception.

D’une façon générale, pour les femmes ne prenant pas la pilule, mais ne désirant pas d’enfant pour l’instant le phénomène d’aménorrhée ne sera que bizarre.

Au final, le problème n’apparaitra vraiment (et ne sera gênant) que pour les femmes voulant un enfant. Mais on pourra alors éventuellement mettre sur le dos de la maladie ayant conduit à la prise de cortisone le fait qu’elles n’arrivent pas à en avoir. Et si elles ont arrêté la pilule, on mettra ça sur le dos de l’arrêt de la pilule. Et si elles l’ont prise pendant longtemps on dira que c’est la pilule qui a détraqué leur système reproductif.

Si la femme en question a déjà eu des enfants, on pourra aussi mettre le fait qu’elle n’arrive plus à en avoir sur le compte de complications qu’il y aurait eu pendant la conception ou l’accouchement des enfants précédents. Ce qui fait qu’il ne resterait que les femmes n’ayant jamais eu d’enfant, n’ayant jamais pris la pilule ou ne la prenant plus depuis quelques années pour qui le médecin n’aurait pas d’explication ad-hoc. Et encore, on pourra éventuellement leur trouver une malformation ou une maladie quelconque expliquant l’incapacité à avoir des enfants.

Et puis, il semble qu’à des doses faibles, l’effet de la cortisone soit insuffisant pour empêcher la procréation, et même l’apparition des règles. C’est encore plus vrai si la personne prenait la pilule et l’a abandonnée pour faire un enfant. La baisse du taux de cortisol est alors suffisamment importante pour permettre la procréation. Donc, pour plein de femmes, et pour les médecins, la cortisone n’a pas de pouvoir contraceptif, puisque les femmes en question ont réussi à avoir des enfants malgré la cortisone.

Et puis, au pire (femme jeune prenant de fortes doses de cortisone, désirant des enfants et ne prenant pas la pilule), le médecin avouera que la cortisone peut avoir un effet contraceptif. Enfin, s’il le sait évidemment. De toute façon, ça concernera tellement peu de femmes que ça restera une information extrêmement confidentielle.

Et puis, élément probablement le plus important, pour se rendre compte qu’il s’agit des mêmes médicaments, il faudrait que les gens soient conscients des autres effets secondaires similaires. Et comme ils ne le sont pas, le seul fait de se rendre compte que les deux types de médicaments ont un pouvoir contraceptif ne suffit pas.

Au final, beaucoup d’élément vont empêcher une prise de conscience du pouvoir contraceptif de la cortisone, ainsi que du fait que la pilule et la cortisone, c’est la même chose.

 

Morphine et escarres

9 décembre 2010

 

J’ai souvent entendu dire que les escarres venaient du fait que les personnes étaient alitées en permanence. Mais ça me semblait quand même bizarre que des personnes se trouvant dans un lit (donc, une surface assez confortable) développent si vite des problèmes de ce type. Je crois avoir fini par comprendre.

En fait, les escarres doivent être provoquées par la morphine. Ca doit être l’hypotension qu’elle engendre qui doit entrainer leur formation.

Ce site est assez intéressant. En effet, on y trouve la théorie officielle (a priori ça n’est pas une théorie personnelle du bloggeur en question). Et elle semble assez valable sur le mécanisme qui conduit aux escarres. La pression d’un objet sur la peau provoquerait, si celle-ci était assez forte, un arrêt de la circulation sanguine et donc un arrêt de l’oxygénation des cellules. Ce qu’on peut constater quand on pousse un doigt contre un autre (ils deviennent blancs au point de pression) Et si l’arrêt de la circulation dure trop longtemps, les tissus finissent par se nécroser et entrainer une escarre.

Par contre, la suite de la théorie, quoi qu’intéressante et ayant une parte de vérité, se focaliserait surtout sur le problème des micromouvements. Alors que le problème principal, dans la majorité des cas, viendrait selon moi surtout d’une hypotension. Et celle-ci serait surtout provoquée par la prise de morphine (et parfois par l’arrêt brutal de médicaments de type anti-inflammatoires non stéroïdiens entrainant une hypertension à la prise  et une hypotension à l’arrêt).

Le site en question est intéressant aussi parce qu’il donne des chiffres précis concernant la pression (contre la peau) à partir de laquelle le sang n’arrive plus à rentrer dans les capillaires :

Dans les artères et les veines, le sang circule parce qu’il est sous pression. On sait que la pression dans les grosses artères est de l’ordre de 120 à 140 mm de mercure. Mais dans les petites artères la pression est de 32 mm de mercure ; dans les capillaires elle est de 20 mm de mercure. Cela signifie que si on comprime la peau avec une pression de 20 mm de mercure le sang va cesser de circuler, et la peau va se trouver en danger : la simple pression de mes doigts l’un sur l’autre fait blanchir la peau parce que le sang n’y circule plus.

Or la peau est en permanence soumise à des pressions dangereuses. Par exemple au lit les pressions habituelles sont :

- Au sacrum 60 mmHg

- Aux talons 45

- A l’occiput 40

- Au dos 30

- Aux coudes 20

- Aux omoplates 10

Au fauteuil, les pressions sur les os des fesses sont couramment de 60 mmHg, (du moins si les pieds du malade touchent le sol : sinon il faut doubler la pression).

… la pression critique à partir de laquelle les artérioles se ferment est, on l’a vu, de 32 mm de mercure. Au fauteuil les pressions atteignent couramment 300 mm de mercure ; un bon coussin anti-escarres parvient à ramener la pression à 120 mm de mercure.

 

Le problème avec ces chiffres, c’est que ça veut dire que, normalement, on devrait tous développer des escarres. Les théoriciens officiels sont conscients de cet illogisme. Et du coup, ils défendent l’idée que le corps ferait des micromouvements de façon permanente. Ca permettrait de soulager régulièrement les différentes zones soumises à la pression. Et ce serait ça qui ferait que les escarres ne se développeraient pas.

Seulement, les chiffres donnés vont à l’encontre de cette idée. Sur un siège, la pression sur les fesses et de 60mmHg, voir même de 120 si les pieds ne touchent pas le sol. Ca veut dire qu’on excède largement les 20mmHg qu’on trouve dans les capillaires. Donc, normalement, les micromouvements ne devraient pas permettre de passer sous la pression correcte. Ca devrait permettre de passer à 30 ou 40 mmHg, mais pas tellement moins (et probablement pas moins de 60 mmHg si les pieds ne touchent pas le sol). Surtout qu’au niveau des fesses, par exemple, la pression est répartie sur une vaste zone. Donc, les micromouvements ne devraient permettre de changer la pression qu’à la périphérie, mais pas tellement dans la large zone de contact avec le siège.

Or, dans la vie normale, on reste souvent assis 10 ou 12 heures par jour, et souvent sur des trucs tape-cul (quand on est jeune sur les sièges des écoles ou des lycées). On est assis pendant 8 heures au travail, 1 heure dans les transports, et encore 4 heures à la maison (diner, télé, lecture dans le lit). Soit 12 ou 13 heures. Et même dans le lit, pour ceux qui dorment sur le dos, ça fait dans les 22 heures. Donc, normalement, on devrait avoir des escarres sur les fesses. Ca devrait être quasi inévitable. Mais non, les gens ne développent pas d’escarre.

Ou au moins, sans aller jusqu’à l’escarre, on devrait développer des rougeurs, des inflammations plus ou moins importantes. Mais non, là encore, on ne développe rien de tout ça. La peau reste totalement normale même après des heures et des heures de position assise.

Surtout qu’il est dit qu’une escarre peut se développer en seulement 2 ou 3 heures (voir Wikipédia : « des escarres peuvent apparaître en deux heures » ou le site donné précédemment « Mais il faut savoir qu’une escarre peut se produire en trois heures« ). On ne voit jamais ça chez des gens bien portants. D’autant plus qu’être assis sur une chaise en bois pendant toute une journée est bien plus pénible qu’être allongée dans un lit douillet.

Par ailleurs, de nombreuses personnes qui développent des escarres ne sont pas en état de coma ou d’immobilité totale. Elles peuvent tout à fait bouger et donc faire des micromouvements. En plus, elles sont souvent alitées ou sur des fauteuils confortables, donc, des supports très moelleux. Et pourtant, elles développent des inflammations ou des escarres.

Donc, c’est bien qu’il y a quelque chose d’autre.

Ce qu’on peut penser, c’est qu’en réalité, le corps peut supporter plus que 20 mmHg de pression. Il doit y avoir certains mécanismes qui doivent permettre d’aller jusqu’à 60 mmHg. Donc, en bonne santé, rester longtemps assis ne poserait pas de problème.

Seulement, une baisse de tension changerait complètement la situation. D’un seul coup, on se retrouverait avec une pression bien plus basse dans les capillaires. Et on se retrouverait alors suffisamment au dessous du point de pression pour que commence à se développer des inflammations et des escarres.

Il est d’ailleurs reconnu que l’hypotension est une cause possible d’escarres (voir ici).

Or, la morphine entraine une hypotension. Donc, il est clair que si quelqu’un qui prend de la morphine développe des escarres, c’est bien à cause de celle-ci. Ce n’est pas un hasard si ce genre de situation arrive chez les personnes en fin de vie. Très souvent, celles-ci sont sous morphine.

Selon le site évoqué précédemment, l’oxygénation du sang est importante aussi dans la survenue d’escarres. Une insuffisance respiratoire ou cardiaque peut participer à la formation d’escarres. Et justement, la morphine engendre des faiblesses respiratoires et cardiaques plus ou moins importantes. Donc, par ce biais là aussi, la morphine peut provoquer des escarres.

Bien sur le fait qu’une personne soit alitée sans pouvoir faire de micromouvements doit certainement jouer. Et dans certains cas, ce sera effectivement le problème principal (personnes dans le coma, personnes paraplégiques, etc..). Mais très souvent, ça ne sera pas le cas, ou ça ne sera pas le problème du tout (puisque la personne sera capable de faire les micromouvements en question et ne sera pas alitée ou assise 24h/24).

Bien sur, il peut y avoir d’autres causes d’escarre. Par exemple, la prise de médicaments ayant un effet de type cortisone peut provoquer ce genre d’effet. Avec les thromboses que ça peut provoquer dans les jambes, le flux sanguin peut être ralenti. Il y a alors une hypotension locale. Et des escarres peuvent se développer au niveau du pied par exemple.

Le problème, c’est que pour traiter la douleur causée par les escarres, que donne-t-on aux malades ? De la morphine (voir ici). Soit, exactement l’inverse de ce qu’il faudrait faire. Donc, on comprend assez bien pourquoi chez de nombreuses personnes, il y a multiplication des escarres. Et on comprend aussi, pourquoi les escarres déjà présentes mettent un temps fou à se guérir. Enfin, cela dit, s’il y a escarre, c’est en général parce que la personne prend déjà de la morphine. Donc, on ne fera qu’en donner un peu plus. Mais pour les situations où ce n’est pas le cas, donner de la morphine n’est vraiment pas la chose à faire.

Heureusement, comme le corps s’habitue à la morphine, parfois, son influence diminuant (si on reste à la même dose, où si on n’augmente pas trop les doses), l’escarre va pouvoir se réparer petit à petit. C’est pour ça que, même sous morphine, certaines personnes vont voir leur escarre disparaitre. Et elles ne vont avoir qu’une escarre. Mais chez de très nombreuses autres personnes, il va y avoir au contraire augmentation du nombre d’escarre et très grand difficulté à guérir des escarres déjà formées.

L’utilisation de médicaments augmentant le taux de cortisol va s’opposer aux effets hypotenseurs de la morphine. Donc, ça aussi ça va permettre de limiter le nombre d’escarres et de faciliter la guérison des escarres déjà en place.

 

Morphine et constipation

24 novembre 2010


Un des effets secondaires de la morphine, c’est la constipation.

Autant je comprenais assez bien que les antibiotiques provoquent des diarrhées, puisqu’ils agressent le système digestif, autant, au début, je comprenais assez mal pourquoi la morphine pouvait entrainer de la constipation.


1) Pourquoi la morphine provoque de la constipation


En fait, c’est assez simple.

La morphine détend les muscles. Du coup, le transit de la nourriture à l’intérieur du système digestif se fait plus lentement. Or, dans le système digestif, l’eau est drainée des aliments vers l’intérieur du corps. Ca assèche le bol alimentaire. C’est ce qui fait d’ailleurs que les selles ne sont pas sous forme de diarrhée en permanence. Quand quelqu’un prend de la morphine, vu que le bol alimentaire reste plus longtemps dans le système digestif, le drainage de l’eau se fait pendant plus longtemps et logiquement il est plus desséché. Les selles qui se forment sont alors plus sèches et plus compactes.

Et puis, les muscles du sphincter étant plus détendus, ils vont être moins capables de forcer pour expulser les selles durcies.

Peut-être aussi que les nerfs détectant le moment adéquat pour entrainer les contractions visant à expulser les selles sont moins réactifs. Ce qui entrainerait que les selles auraient le temps de s’accumuler en grande quantité avant que le signal ne soit lancé. Et à ce moment là, un bouchon compact aurait déjà eu le temps de se former.

Et comme le transit se fait plus lentement, et qu’en plus, les selles n’arrivent pas à sortir, il peut y avoir accumulation d’aliments en partie digérés ainsi que de selles. Deux ou trois repas n’ont pas le temps d’être évacués que deux ou trois autres sont déjà arrivés. Ils vont donc s’accumuler dans le rectum sous forme de selles. Ca peut aussi éventuellement engendrer une occlusion intestinale (mais c’est peu documenté, donc, ça doit être plus rare).

Le fait que la personne soit allongée ou assise toute la journée ne doit pas aider non plus. Avec les muscles qui sont plus détendus, la position assise (et peut-être la position allongée aussi) va probablement favoriser la création d’un bouchon (zone plus large) à proximité de l’entrée de l’anus. Ce qui rendra l’expulsion bien plus difficile.

Peut-être que le ralentissement du transit est en partie voulu par l’organisme. Peut-être que le centre du corps est déshydraté. Donc, en faisant ça, il cherche peut-être à prendre un maximum d’eau aux aliments. Mais bon, c’est peu probable quand même. Ca doit être uniquement le problème de détente des muscles qui doit engendrer ce phénomène.

Tout ce mécanisme est connu de l’orthodoxie. Donc, je ne fais pas œuvre originale ici. Mais c’est ce qui vient après qui est intéressant.


2) Le problème des laxatifs utilisés avec la morphine


Face à ces problèmes de constipation, la médecine officielle utilise bien sur des laxatifs. Ceux-ci sont de diverses sortes. Mais, tous ont des effets négatifs plus ou moins néfastes vue la situation du malade.


- Laxatifs lubrifiants

Les laxatifs lubrifiants (en fait, huileux) tapissent les parois du système digestif. Et du coup, à cause de ce film graisseux, le transfert d’eau va moins bien se faire entre le bol alimentaire et le corps. L’eau restant dans le bol alimentaire, celui-ci sera plus mou. Et les selles seront plus faciles à éjecter quand le patient ira aux toilettes. Il est possible aussi que ça glisse plus facilement dans l’intestin et donc que ça accélère le transit, et grâce à ça, que ça limite le transfert d’eau vers le corps et garde le bol alimentaire suffisamment mou.

Le problème, c’est que puisque ça empêche en partie le transfert de l’eau du bol alimentaire vers l’intérieur du corps, ça entrainera une légère déshydratation. Or, comme le patient est déjà en situation de déshydratation, ça va aggraver le problème. Probablement pas énormément, mais quand même un peu. Et vu la situation du patient, c’est quand même gênant.


- Laxatifs osmotiques

Les laxatifs osmotiques (les plus utilisés), contiennent du sel ou du sucre. Puisque le bol alimentaire est très salé ou sucré, il attire l’eau du corps vers le système digestif. Le problème est donc encore plus important que pour les laxatifs huileux, puisque là, on prend de l’eau au corps. Donc, on le déshydrate encore plus qu’avec les laxatifs lubrifiants.

Bien sur, on peut donner de l’eau en dehors des repas. Mais enfin quand même, il y a risque d’augmentation de la déshydratation. Et puis, si on donne de l’eau en dehors des repas, ça va éventuellement faire revenir de l’eau dans le corps. Mais alors, le bol alimentaire va à nouveau se dessécher.

- Laxatifs de lest

Dans le principe, les laxatifs de lest semblent plus adaptés. Ils sont sensés augmenter le volume du bol alimentaire. Or, il doit y avoir des nerfs qui détectent le volume du bol alimentaire dans le système digestif. Et quand il y a un certain volume, ces nerfs doivent provoquer la contraction des muscles des intestins, ce qui fait avancer le bol alimentaire dans les intestins. Donc, augmenter le volume du bol alimentaire semble une bonne idée. Seulement, les laxatifs en question font ça en captant l’eau du bol alimentaire. Ils se gonflent d’eau quoi. Donc, l’eau du bol alimentaire ne va pas dans le corps ; ce qui n’est pas tellement le but recherché.

Bien sur, on recommande de faire boire beaucoup d’eau au patient en même temps qu’il prend son repas. Ce qui devrait normalement permettre d’en avoir en excès pour le corps. Mais il semble que ça ne soit pas suffisant. Du coup, ce genre de laxatif n’est apparemment pas tellement recommandé pour quelqu’un sous morphine. Voir ici (hygiène de la défécation chez les patients recevant des narcotiques) :  » On évitera de préférence les laxatifs de lest (par exemple Fibogel, Natuvit, …) lorsque l’absorption de liquides est fortement réduite« .


Le problème des laxatifs lubrifiants osmotiques ou de lest, c’est que même si le bol alimentaire est plus liquide, il n’en reste pas moins que les muscles du système digestif sont anémiés. Donc, même si le transit se fait plus facilement, il continue à se faire lentement. Et au final, la constipation peut continuer à poser problème. C’est pour ça qu’on va avoir besoin de passer à des laxatifs plus puissants, qui eux, vont stimuler le mouvement des muscles.


- Laxatifs stimulants ou irritants

Les laxatifs stimulants, ainsi que les laxatifs irritants semblent a priori être la même chose. D’ailleurs, on retrouve la plupart d’entre eux dans les deux familles. L’huile de ricin, le Séné (autrement appelé sénosides), l’acide déhydrocholique, le Bisacodyl, l’Aloé Vera et la Cascara Sagrada sont cités dans certains documents comme faisant partie de la première famille et dans d’autres documents comme faisant partie de la deuxième.

En réalité, ce sont très probablement des médicaments de type antibiotiques. Comme ça irrite le système digestif, ça doit accélérer le transit. Les muscles de l’intestin et du colon doivent travailler plus intensément pour évacuer rapidement le poison. Et puis, peut-être bien aussi que le corps doit inonder le système digestif d’eau afin de noyer le poison, et aussi afin de ne pas l’absorber (puisque le flux d’eau empêche le poison de rentrer dans l’organisme). Bien sur, l’inondation du système digestif accélère encore le transit (l’excrétion d’eau doit servir aussi à ça : faire comme une purge du système digestif).

Si je dis que ce sont des médicaments de type antibiotiques, ça signifie bien sur que les antibiotiques ont comme effet connu d’engendrer des diarrhées et des contractions intestinales. Sur le site e-sante, on trouve ça : « la survenue d’une diarrhée lors d’un traitement antibiotique est plutôt fréquente. On estime que cet effet touche 5 à 30% des adultes sous antibiotiques et 11 à 40% des enfants« . Selon la théorie officielle, c’est parce que ça détruit ou désorganise la flore intestinale. C’est sur que ça ne doit pas aider. Mais l’effet principal vient en réalité de la réaction du corps à la présence de ce qui est considéré comme un poison. C’est le même mécanisme que les laxatifs.

Donc, déjà, il y a une similarité des effets immédiats sur le système digestif. Et la similarité d’autres effets secondaires fait également penser que ce sont des antibiotiques en réalité. Les effets secondaires en question sont les suivants (voir ici) : confusion, faiblesse ou fatigue inhabituelles, arythmie cardiaque, crampes abdominales ou musculaires intenses.

La confusion vient certainement de l’effet désagrégateur de cellule de ces produits, qui doit entrainer des hémorragies cérébrales. L’arythmie cardiaque indique que ces produits entrainent une mobilisation d’eau et de sang importants dans le système digestif. Ce qui entraine une hypotension plus ou moins importante. Comme c’est utilisé souvent chez des personnes déjà en état d’hypotension, le cœur ne doit plus être assez alimenté en sang au niveau de la pompe, et du coup, ça entraine une arythmie, un peu comme une pompe qui ne recevrait plus assez d’eau et pomperait en partie dans le vide. Comme vu plus haut, les crampes abdominales doivent venir du fait que les muscles des intestins travaillent intensément pour évacuer le poison ingéré. Du coup, ça doit finir par entrainer des crampes. Probablement aussi que l’excrétion d’eau vide les cellules de leurs électrolytes, ce qui doit entrainer un mauvais passage de l’influx électrique. Ou peut-être que c’est l’inverse (cellules qui gardent leur électrolytes, mais qui manquent d’eau, d’où un passage permanent du flux électrique). A voir.

Et concernant leur origine, beaucoup de ces laxatifs sont obtenus à partir de plantes. Ce qui signifie clairement que leur effet est de type antibiotique. L’huile de ricin, par exemple, est obtenue à partir des graines du ricin. Et son gout très amer, détesté des enfants du siècle dernier, signe son caractère de type antibiotique (c’est-à-dire désagrégateur de cellule, voir l’article sur les médicaments à base de plantes). La préparation à base de rhubarbe est faite à partir des racines de la plante. Là aussi, le gout très amer signale le caractère de type antibiotique. Le produit actif de l’Aloe vera, un petit cactus, est obtenu à partir des feuilles de la plante. Le séné est préparé à partir des feuilles et des fruits. Pour le Cascara Sagradan, il s’agit de l’écorce, qu’on fait sécher. Idem pour la Bourdaine (écorce séchée).

Il n’y a que le bisacodyl qui semble être d’origine synthétique. Selon Doctissimo, il fait partie de la famille des dérivés du phénylméthane. Et selon Wikipédia, le phénylméthane c’est en fait du toluène :  » Le toluène, également appelé méthylbenzène ou phénylméthane est un hydrocarbure aromatique sous la forme d’un liquide transparent, très répandu et utilisé comme produit de départ industriel ou comme solvant. Il dissout un grand nombre d’huiles, graisses, résines (naturelles ou de synthèse). Il a une odeur caractéristique (type dissolvant pour peinture) rappelant celle, douceâtre, du benzène apparenté. » C’est un produit de distillation du pétrole.

Comme pour les laxatifs osmotiques, le fait de faire sortir de l’eau du corps entraine que ça déshydrate encore plus le patient. Donc, là aussi, c’est mauvais. C’est vrai que le fait que ces médicaments augmentent le taux de cortisol devrait finir par améliorer l’hydratation du patient. Mais ça, c’est au bout de quelques jours. Dans l’immédiat, c’est la déshydratation qui va prévaloir. Et si le patient est considéré comme étant en stade terminal, ça peut suffire à faire la différence entre la vie et la mort.

Et puis, peut-être que la morphine fait baisser le taux de cortisol. Si c’est le cas, alors ce type de laxatif va juste améliorer un peu le taux de cortisol, mais pas suffisamment pour améliorer vraiment l’hydratation du centre du corps.

Et comme en général, ces laxatifs ne sont pas utilisés très longtemps, l’effet d’augmentation du taux de cortisol n’aura pas le temps d’être suffisamment important pour contrebalancer la déshydratation entrainée par la morphine et par les premiers jours d’utilisation des laxatifs en question. Donc, au final, ça sera plutôt l’effet de déshydratation qui prévaudra.

Mais ce qui va surtout poser problème, c’est l’effet de choc d’hypotension, comme on a pu le voir par ailleurs pour le cas d’utilisation d’antibiotiques après une utilisation prolongée de morphine.

En effet, non seulement ça fait sortir de l’eau du corps,  mais en plus, ça doit mobiliser du sang en grande quantité dans le ventre lorsque c’est absorbé. Donc, ça va prendre du sang dans le reste du corps, et la personne risque de passer d’un état d’hypotension grave à un état d’hypotension mortelle. Pour une personne en état d’hypotension extrême, comme l’est souvent une personne considérée comme étant au stade terminal, ça va être relativement souvent le coup de grâce.

Du coup, on peut imaginer que les laxatifs stimulants ou irritants sont une cause de mort non négligeable pour les personnes en fin de vie sous morphine. En fait, vu que ce sont des médicaments de type antibiotiques, ça pose tout simplement le même problème que les antibiotiques.

Et ce genre de situation va arriver souvent, puisque comme on l’a vu plus haut, les autres types de laxatifs vont finir par être insuffisants parce qu’ils ne stimulent pas ou trop peu les muscles du système digestif. Donc, on va généralement finir par devoir utiliser les laxatifs stimulants/irritants.

Ce qu’il y a aussi, c’est que le système digestif va souvent être déjà complètement épuisé par la prise de médicaments de type antibiotiques (chimiothérapie, anti-inflammatoires à doses élevées, antibiotiques, etc…). En effet, pour les laxatifs, on dit qu’il ne faut pas les prendre trop longtemps, parce que sinon l’effet finit par s’estomper. Si une telle chose arrive, c’est parce qu’à force d’être sollicités parce qu’agressés, les muscles du système digestif finissent par ne plus réagir. Or, vu que les médicaments de type antibiotique ont le même effet sur le système digestif que les laxatifs stimulants (puisque ce sont les mêmes médicaments), et que chez quelqu’un considéré comme étant au stade terminal, ils auront souvent été administrés pendant des mois, le système digestif sera déjà épuisé. Donc, même les laxatifs de type stimulants ou irritants vont souvent être insuffisants, tellement le système digestif aura été endommagé par les médicaments de type antibiotique pris précédemment. Donc, il est possible qu’on soit souvent obligé d’utiliser des doses importantes de laxatifs stimulants chez les personnes sous morphine. Il est possible que ce soit aussi le cas chez les personnes pas sous morphine, mais ayant déjà consommé beaucoup de produit de type antibiotiques.


- Les lavements

Bien sur, on utilise aussi les lavements, qui sont moins dangereux. Mais, ça n’empêche pas qu’on utilise les autres traitements. Et puis, les lavements, ça doit un peu emmerder les personnels soignants. Alors qu’un médicament pris par voie orale, avec le malade qui ensuite va tout seul à la selle, c’est quand même beaucoup plus confortable. Donc, ils doivent le faire évidemment. Mais, on peut penser qu’ils vont avoir une préférence pour le médicament par voie orale. Et puis même sans préférence de la part des personnels soignant, la procédure doit être de ne faire de lavement qu’une fois la présence d’un fécalome (bouchon) diagnostiqué. Et ensuite, d’administrer à nouveau les médicaments par voie orale (ou administrés tout court s’ils ne l’étaient pas avant). Donc, le lavement ne doit être qu’un traitement ponctuel alors que ceux par voie orale doivent constituer le traitement de fond.


Conclusion

Donc, la morphine engendre de la constipation. Et face à ce problème, on aurait à disposition divers types de laxatifs. Mais les moins dangereux auraient tendance à ne pas être assez efficaces, parce qu’ils n’agiraient pas, ou pas assez, sur les muscles assurant le parcours du bol alimentaire dans le système digestif (qui sont anesthésiés par la morphine). Il faudrait donc utiliser des laxatifs agissant sur les muscles en question. C’est ce que font, entre autres choses, les laxatifs stimulants ou irritants.  Mais comme ces laxatifs seraient en réalité des médicaments de type antibiotique, ils engendreraient les mêmes dangers de choc d’hypotension mortel que ceux-ci.

On aurait alors un quatrième élément causant la mort des personnes considérée comme étant au stade terminal. Les quatre éléments seraient donc :

-          Effondrement du taux de cortisol après l’arrêt d’un traitement (ex : chimiothérapie). Hypotension sévère. Puis, reprise d’un médicament de type anti-inflammatoire ou antibiotique. Mobilisation soudaine de sang dans le ventre, entrainant une hypotension qui vient s’ajouter à celle déjà présente. Mort par arrêt ou arythmie cardiaque.

-          La prise de morphine toute seule, qui, à cause de l’hypotension que ça provoque, finirait par entrainer une détresse respiratoire mortelle, ou un arrêt cardiaque. Dans ce cas, il n’y aurait pas besoin d’un « déclencheur » de type antibiotique. Avec suffisamment de temps, la morphine serait suffisante pour aboutir à un stade d’hypotension mortelle.

-          La prise de morphine, qui entrainerait une hypotension sévère. Puis prise d’un antibiotique ou d’un anti-inflammatoire (pour une toux, ou des douleurs). Même mécanisme de mort qu’en 1. Mais là, c’est la morphine qui provoque l’hypotension préalable.

-          Idem que le 3 (prise de morphine). Sauf qu’à la place d’un antibiotique ou d’un anti-inflammatoire, le patient prendrait un laxatif stimulant ou irritant. C’est la même chose qu’un antibiotique ou un anti-inflammatoire. Mais là, ça passerait plus inaperçu, parce que ça serait intégré dans le cadre de la prise de morphine. Et puis, ça apparait plus inoffensif qu’un antibiotique ou un anti-inflammatoire.  Qui irait soupçonner un simple laxatif ?


Pourquoi la morphine ou l’alcool entrainent des nausées et des vomissements

11 novembre 2010

 

C’est parce que les deux entrainent une vasodilatation et donc une hypotension.

Or, quand on mange, ça entraine une mobilisation de sang au niveau du ventre, pour assurer la digestion. Seulement, le sang en question n’est pas tiré de nulle part. Il vient des autres parties du corps. Et du coup, il y en a moins pour le reste du corps. La digestion entraine donc elle aussi une certaine hypotension. C’est d’ailleurs pour ça qu’on a moins d’énergie après un repas copieux.

Or, vu que le corps est déjà en état d’hypotension, ce manque de sang va l’aggraver. Et la personne risque de mourir par emballement ou arrêt cardiaque.

Du coup, le corps supprime le problème de la digestion. Et il le fait en vomissant. Le sang qui était mobilisé pour la digestion peut alors être mobilisé ailleurs. Et la tension sanguine va remonter. En vomissant, le corps supprime cette source d’hypotension. Le fait de vomir est un mécanisme de protection contre l’hypotension de la part du corps.

Il est possible que ce soit une fonction réflexe quand il y a hypotension et donc, que le corps vomisse même s’il n’y a pas de digestion d’entamée. C’est à voir.

Par ailleurs, il est dit que lorsque la morphine est prise à haute dose, au contraire, ça a plutôt une action anti-vomitive. C’est assez logique. Comme ça entraine une détente musculaire, à partir d’une certaine dose, les muscles du ventre sont tellement détendus qu’ils deviennent incapables de vomir. Du coup, effectivement, à haute dose, ça a un effet anti-vomitif.

Et puis, toujours pour la morphine, il semble aussi que le corps s’habitue. Ce qui entraine qu’il faut souvent augmenter les doses de façon énorme pour continuer à obtenir le même effet. Donc, il est possible que si la personne a moins de nausée quand elle prend des fortes doses, ce soit parfois parce qu’elle s’est habituée au produit et que ça lui fait moins d’effet. Dans ce cas, les nausées reviendraient une fois la dose à nouveau augmentée.

Il est possible aussi que le ralentissement de la digestion causée par l’effet de détente musculaire entraine une mauvaise digestion (développement de bactéries) et que les toxines émises participent parfois à l’envie de vomir.

D’une façon générale, on peut se dire que la plupart des produits qui entrainent une vasodilatation vont avoir tendance à entrainer des nausées et des vomissements.

La solution pour limiter un tout petit peu cet effet, dans le cas de la morphine, c’est de manger léger. C’est-à-dire, déjà, pas de fortes quantités. Mais vu que les personnes en question ne doivent pas avoir tellement faim, c’est surtout au niveau de la composition des repas que l’amélioration peut être obtenue en ce qui concerne la légèreté. Il faut éviter de manger des fruits ou des légumes à fort index glycémique avec des produits d’origine animale. Donc, surtout pas de steak + patates. Plutôt un steak + haricots verts/salade/tomates/brocolis/choux rouges/etc… Voir, pas de steak du tout. Pas de fruits à la fin du repas. A la limite un yaourt comme dessert. Ce genre de choses quoi. Et pour les fruits, les manger seuls. Faire un repas uniquement de fruit sans mélange avec d’autres types d’aliments.

 

Ajout du 15/11/2010 :

En faisant une recherche sur l’héroïne, évidemment, j’ai trouvé que ça aussi, ça entraine des nausées et des vomissements (c’est normal, puisque c’est en réalité la même chose que la morphine). C’est même ce qui fait en grande partie que les héroïnomanes arrêtent de s’alimenter et maigrissent rapidement. Ca doit aussi avoir un effet coupe-faim, mais les nausées doivent faire que même avec de la volonté de manger, les héroïnomanes sont rebutés par ce problème de nausée. Sur ce forum, quelqu’un dit que même le fait d’être debout entraine des nausées. Ce qui est logique, puisque quand la personne est debout, elle fait un effort, ce qui nécessite d’augmenter le rythme cardiaque. Et comme il n’y a pas assez de pression dans le système sanguin, le système a une nouvelle fois le réflexe de vouloir vomir.

C’est intéressant, parce que ça permet de comprendre de nouveaux détails pour la morphine. Puisque ça entraine des nausées, comme pour les héroïnomanes, les patients sous morphine ne vont plus pouvoir se nourrir. Du coup, ils vont maigrir rapidement, comme les héroïnomanes. Donc, la morphine va être une autre source d’amaigrissement importante (dans le cas du cancer, la première chronologiquement est le traitement anticancéreux). Or, quand le patient est considéré comme étant en phase terminale, on lui donne de la morphine. Donc, alors qu’il est déjà affaibli, on donne quelque chose qui va l’amaigrir énormément. Seulement, on mettra ça sur le compte de la maladie et pas sur le compte de la morphine. On se dira que s’il est aussi amaigri, c’est parce qu’il est en phase terminal.

Bien sur, on mettra le patient sous sonde gastrique. Mais vu que le problème de la digestion et donc des nausées et des vomissements continuera à se poser, il risquera de finir par la refuser. Et là, il s’amaigrira à nouveau à vue d’œil.

Il faut tenir compte par ailleurs de la déshydratation qui va être associée à l’amaigrissement. Or, comme la déshydratation entraine une hypotension. Et que la morphine entraine déjà de l’hypotension, on imagine le degré d’hypotension du patient.

Le fait que les nausées soient provoquées par le simple fait d’être debout est important également. Ca veut dire qu’un patient sous morphine va avoir tendance à rester alité, afin de ne pas subir ces nausées (enfin.., surtout ceux en phase terminale). Du coup, pour les proches, ça corroborera l’idée qu’il est en phase terminale (le fait que ça provoque des phases de délire ira aussi dans le sens de cette idée).

On me dira que les héroïnomanes ne sont pas alités en permanence, et ne meurent pas en quelques mois d’amaigrissement et de déshydratation. Oui, mais comme je l’avais dit dans un article précédent sur la morphine, la plupart des héroïnomanes sont jeunes. Donc, ils ont une santé et une énergie bien meilleures que les cancéreux ou autres malades à qui on donne de la morphine, qui sont vieux pour l’écrasante majorité. Et puis, ils alternent les drogues. A certains moments, ils vont prendre des drogues entrainant de l’hypertension et favorisant l’envie de manger (cocaïne, amphétamines). Et parfois, par manque d’argent, ils devront faire un arrêt forcé. Ou alors, ils devront prendre des palliatifs ayant beaucoup moins d’effet (ou à des doses ayant beaucoup moins d’effet). Alors que les malades n’ont pas d’interruption dans leur traitement. Par ailleurs, les drogués sont limités dans la quantité d’héroïne qu’ils peuvent prendre, tout simplement à cause du prix. Un héroïnomane ne pourra rapidement plus augmenter sa consommation, parce qu’il n’aura pas assez d’argent pour le faire. Et comme l’héroïne, de la même façon que la morphine, nécessite qu’on augmente régulièrement les doses pour garder le même effet, ne plus pouvoir le faire entrainera la diminution ou la stagnation de ce dernier. Les malades, de leur coté, ne sont pas limités. Le médecin peut augmenter les doses autant qu’il le veut. Et c’est ce qui va souvent arriver. En tout cas pour les patients en phase terminale. Quelque part, le prix de leur drogue protège les héroïnomanes d’une mort beaucoup plus précoce. Alors que les malades, eux, n’ont pas cette « chance ».