Une autre vision sur le problème des greffes : la vraie raison du rejet des greffes

Quel est le problème des greffes, en réalité ? C’est tout simplement que les chairs sont plus ou moins compatibles structurellement entre elles. Donc, le collage entre les tissus du receveur et les tissus du donneur se fait plus ou moins bien. Les cellules réparatrices du donneur vont faire une soudure entre les tissus. Seulement, si les tissus sont différents au niveau de leur structure, il se peut que la soudure se fasse mal. Et c’est à cet endroit que la greffe va foirer.

Pour trouver une analogie, la structure des chairs internes, c’est un peu comme la structure de la peau. Il y a plein de peaux différentes. Bien sur, déjà, il y a des peaux grasses, des peaux normales, des peaux sèches, etc… Mais à l’intérieur des différentes catégories de peau, il y a encore plein de peaux différentes. Donc, la structure d’une peau grasse est différente d’une peau sèche, etc… Et même deux peaux sèches peuvent avoir une structure différente. Essayer de coller les deux ensembles risque de ne pas marcher ou de marcher mal. Pour les chairs internes, c’est pareil.

Pour employer une autre analogie, faire une greffe avec deux types de tissus différents, c’est comme vouloir coller deux matériaux avec une colle qui ne marche qu’avec un seul. Par exemple, vouloir coller du bois avec du verre avec une colle qui ne permet de coller que du bois va aboutir à un collage qui ne tiendra pas. Les cellules qui servent à la cicatrisation des tissus de tel individu ne vont pas être bien adaptés à la cicatrisation des tissus d’un autre individu.

Le problème se situe surtout au niveau des points de jonction des deux tissus (souvent les veines). Le collage va mal se faire, et du coup, il va y avoir une nécrose qui va apparaître. Evidemment, une nécrose sur une veine, ça ne va pas être bon du tout, puisque tout ce qui est alimenté par cette veine va mourir également, ou en tout cas, va être fortement endommagé.

D’ailleurs, en ce qui concerne le fait que ce soit au niveau des jonctions que la greffe échoue en général, si c’était le système immunitaire qui rejetait la greffe, il devrait attaquer le greffon un peu partout, et pas préférentiellement au niveau des jonctions. Le fait que ce soit essentiellement les jonctions qui posent problème va beaucoup plus dans le sens d’un problème de compatibilité entre tissus.

Pourquoi y a-t-il besoin d’utiliser des médicaments ? C’est parce que comme on oblige deux tissus différents à se coller l’un à l’autre, et qu’en plus, il y a un fort traumatisme du corps à cet endroit après l’opération, il doit y avoir un risque d’emballement du processus. Il va y avoir trop de tissus cicatriciels de produit. Les médicaments utilisés doivent être des anti-agrégateurs de cellules. Du coup, on va éviter l’emballement de la cicatrisation. Grâce aux médicaments, elle va se réaliser à peu près correctement. Et le greffon va donc survivre. Les médicaments doivent donc servir à réguler la réparation tissulaire.

La prise de médicaments est donc probablement nécessaire pour éviter une surréaction. Mais une fois cette réparation effectuée, ce n’est plus nécessaire. Donc, les médicaments sont probablement nécessaires au début, mais après quelques mois, on doit pouvoir les abandonner sans problème. Ca explique pourquoi les personnes qui abandonnent leur traitement ne meurent pas.

Dans le domaine des greffes de plantes, le problème est similaire. Il faut en général faire une greffe entre plantes d’un même genre, voir d’une même espèce. C’est donc bien qu’il y a là aussi un problème de structure qui doit empêcher la réussite de la greffe.

Si la greffe réussit assez bien dans le cas des plantes, et ne nécessite pas d’injecter des produits, il est bien possible que ce soit parce que le processus de cicatrisation est lent. Donc, il y a moins de risque d’emballement que pour la cicatrisation humaine. De plus, si le collage n’est pas très bon, vu le coté rustique de la plante, le greffon peut survivre. Alors que dans le cas du corps humain, une jonction foireuse peut rapidement dégénérer fortement. Par ailleurs, on peut se demander si les plantes n’ont pas la capacité d’émettre localement des substances anti-agrégation. Ce qui permettrait là aussi qu’il n’y ait pas surcicatrisation.

Le problème du rejet des greffes n’a donc rien à voir avec la reconnaissance de la greffe comme un corps étranger par le système immunitaire. La médecine officielle a bien compris qu’il y avait un problème de compatibilité. Mais, obnubilée par le système immunitaire, elle a cru que le problème de la compatibilité se situait entre le soit-disant système immunitaire et le greffon.

Du coup, concernant les cas de personnes ayant abandonné leur traitement avec succès, les chercheurs se perdent dans des recherches sur les causes génétiques de la chose. Ces recherches n’aboutiront jamais à rien.

Donc, a priori, avec ma théorie, on peut penser qu’une fois que la jonction entre les tissus s’est réalisée, la personne n’a plus besoin de prendre des médicaments. Et l’expérience va bien dans ce sens, puisque, comme dit dans le précédent article, il y a des personnes qui abandonnent leur traitement et qui ne s’en portent pas plus mal.

Cette théorie ouvre donc des perspectives très intéressantes. L’abandon du traitement au bout de quelques mois améliorerait fortement le confort de vie des greffés et certainement aussi leur durée de vie.

On peut se demander par ailleurs si, du coup, on ne pourrait pas réaliser des greffes entre des tissus légèrement moins compatibles que ceux qu’on utilise actuellement. Dans la mesure où le problème est apparemment la surréaction lors de la réalisation de la jonction, on peut supposer qu’en prenant un peu plus longtemps les médicaments, ou en augmentant légèrement les doses, même des tissus légèrement moins compatibles pourraient réaliser la jonction et être viables par la suite.

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