Les soi-disant germes mutants 2

Donc, ça fait désormais au minimum 16 ans qu’on nous serine que, dans les hopitaux, il y a des germes pathogènes qui ont muté et sont résistants à quasiment tous les antibiotiques. Et le taux des germes pathogènes résistants reste depuis 16 ans, invariablement à environ 20 %. Or, il est évident que si les germes devenaient vraiment résistants, le taux devrait évoluer. Et il devrait a priori plutot augmenter, puisque la sélection devrait ne retenir que les germes résistants.

A mon avis, il n’y a tout simplement pas de germes pathogènes mutants. Déjà, je pense que les germes en question n’ont pas muté. Je ne dis pas que, in vitro, on ne réussit pas à obtenir des taux de résistances aux antibiotiques d’environ 20 %. Mais, on peut penser que les bactéries ont une capacité d’adptation temporaire à certains niveaux. Dans une culture soumise régulièrement aux antibiotiques, il est possible que les bactéries épaississent leur paroi, empêchant ainsi pendant un certain temps l’antibiotique de détruire celle-ci (et le stress étant continu, et les bactéries se reproduisant par sisciparité, il est normal que l’adaptation soit transmise à la descendance. Il ne s’agit pas vraiment de descendance, mais de copie). Mais, ça doit être une évolution temporaire. Une fois revenus dans un environnement non agressif, les bactéries doivent voir leur parois s’amincir, parce que ça doit être plus avantageux dans un milieu non agressif.

Et je ne pense pas que ce soient des germes qui soient à l’origine des infections en question. Je ne crois pas aux germes pathogènes. A mon avis, il se passe tout simplement que l’hospitalisation (prise de médicaments, tests biologiques invasifs, opération chirurgicale) produit un stress important sur l’organisme. Ca va consommer une quantité importante des anti-oxydants présents dans le corps de la personne hospitalisée (mais il n’y a pas que le stress oxydatif ; il peut y avoir d’autres manques et déséquilibres chimiques ainsi que physiques). Si cette quantité descend trop bas, la personne va tomber malade ; non pas d’un germe pathogène, comme ce sera certainement diagnostiqué par les médecins, mais d’un stress oxydatif. Donc, il ne s’agit pas du tout d’un problème de microbes pathogènes mutants, mais d’un déséquilibre chimique dans le corps. Déséquilibre chimique provoqué par l’hospitalisation.

Donc, c’est l’hospitalisation elle-même qui est à l’origine du problème. C’est ce qui fait qu’on ne peut pas se débarasser du dit problème. On pourra prendre toutes les mesures d’hygiènes préventives possibles, on continuera à avoir des maladies nosocomiales. Et un certain pourcentage des personens atteintes de ces maladies nosocomiales mettrons plus de temps à guérir que d’habitude lors d’une prise d’antibiotiques (ce qui fera qu’on accusera les germes mutants).

C’est ce qui fait que, dans cette longue saga des germes mutants, on a fini par aboutir à la version que le problème des germes mutants touche surtout l’hopital.

En général, lors d’une hospitalisation ayant provoqué une maladie nosocomiale (un stress oxydatif en réalité), la personne se remettra toute seule. Et dans ce cas, on attribura cette évolution aux antibiotiques, qui en fait, n’ont été pour rien, au contraire (les antibiotiques provoquent du stress oxydatif), dans le rétablissement. Mais d’autres fois, les niveaux d’antioxydant seront trop bas, et la personne ne se remettra pas, ou alors, plus lentement. Et dans ce cas, ben, puisque les médecins vont croire que le problème vient d’un germe attrapé à l’hopital (maladie nosocomiale), l’explication de la résistance aux antibiotiques sera la bienvenue. Et comme c’est un problème complètement inévitable, puisque les complications viennent de la violence des hospitalisations elles-mêmes, ben, les médecins tiennent là un deus ex machina tout trouvé.

Le taux de 20 % s’insère bien dans cette vision des choses. On imagine bien qu’il ne va pas y avoir 50 % des individus ayant contracté une maladie nosocomiale (ou non) qui vont avoir des problèmes importants pour surmonter ce problème. Ca va être plutot limité. Donc, ça ne va pas être inférieur à 10 %, mais ça ne va pas être supérieur à 35 %. Donc, un chiffre entre 15 et 30 % est assez logique. Et logiquement, plus les services hospitaliers vont traiter des maladies graves ou vont faire des opérations lourdes, plus le taux va augmenter. Tandis que dans les services avec des hospitalisations légères, le taux va être plus bas.

Pourquoi le taux ne bouge-t-il pas beaucoup et reste dans les environs de 20 % ? C’est parce que dans un service hospitalier, en général, le taux de personnes récupérant vraiment difficilement d’une opération (au niveau du stress oxydatif), ne va pas varier énormément sur une année. Ceci parce que les conditions d’une année sur l’autres vont être assez identiques : pourcentage de tel type d’opération, pourcentage de tel type de population (age, forme physique, etc…). Donc, grosso modo, on va avoir des taux de personnes non guéries dans les temps habituels par les antibiotiques, qui vont rester assez stables. Et comme le taux est calculé sur les services hospitaliers de toute la France, les taux des différents hopitaux se pondèrent les uns les autres.

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