Les maladies cardiaques (partie 4/4)

 

Le fond de l’affaire : de quoi meurent réellement les insuffisants cardiaques ?

 

Il y a eu une certaine amélioration grâce aux traitements, pour une minorité de personne. Mais ce qui nous intéresse nous, c’est la majorité des insuffisants cardiaques, et la situation actuelle.

 

Le premier problème est de savoir comment les insuffisants cardiaques meurent.

En analysant la chose, on se rend compte que la plupart du temps, ils ne meurent pas soudainement d’une crise cardiaque, mais d’autres symptômes. Ils ne meurent pas d’un coup, mais lentement, souvent par étapes.

En effet, comme on a pu le voir précédemment, il y a environ 13.000 morts par ans d’infarctus du myocarde (13 % de 100.000 cas d’infarctus, chiffres 2009). Mais en fait, seuls 7 %, c’est-à-dire 7.000, meurent durant la phase aigüe.

Seulement, la phase aiguée, a priori, c’est une période qui dure 30 jours après la crise. Or, au bout de 20 ou 30 jours, on ne peut pas considérer que la personne est morte soudainement d’une crise cardiaque. Elle est morte durant une période relativement longue d’hospitalisation (comparativement à une mort soudaine). Pour pouvoir dire qu’une personne est morte d’une crise cardiaque, il faut qu’elle soit morte au maximum dans les deux jours (et encore, normalement, ça devrait être dans les quelques heures, mais bon).

Or, on peut lire ici, (chiffres d’au moins 2011) que :

« La mortalité de l’infarctus, jusqu’au 30ème jour qui suit, est en effet passée de 13,7% en 1995 à 4,4% en 2010. On pense parfois que le cap des 48 premières heures est le plus délicat mais, en réalité, on compte deux fois plus de décès entre le 3ème et le 30ème jour qui suivent l’infarctus que dans les deux premiers jours. Toutefois, cette mortalité «retardée» est aussi en baisse: de 10% en 1995 à 3% en 2010.« 

On est passé à seulement 4,4 % de morts à un mois. Donc, sur 100.000 infarctus, il n’y en a que 4.400 qui meurent dans le premier mois. Mais en fait, les deux tiers meurent entre le 3ème et le 30ème jour et seulement un tiers dans les deux premiers jours. Donc, en réalité, il n’y en a que 1466 qui meurent dans les deux premiers jours, et 2933 entre le 3ème et le 30ème jour. Donc, il n’y en a que 1.466 qui meurent vraiment de ce qu’on peut appeler une crise cardiaque, soit sur 100.000, seulement 1,46 %. Si on reprend les chiffres de 2009 (7.000 morts durant le premier mois), ça donne seulement 2,33 % de morts durant les deux premiers jours, soit 2.330 personnes.

Mais sur ces 2.330 personnes, on a seulement 2/3 qui souffraient d’insuffisance cardiaque, soit 1553 personnes ; les autres ayant une angine de poitrine qui n’avait pas révélé jusque-là d’insuffisance cardiaque.

Donc, sur les 32.000 morts par insuffisance cardiaque, seuls 1553 sont réellement morts soudainement d’infarctus du myocarde, soit seulement 5 %.

Disons quand même que 10 % sont réellement dus à un infarctus (donc, 1553 qui meurent en 2 jours, et 1553 qui meurent entre le 3ème et le 30ème jour). En effet, on peut considérer qu’effectivement, sur le premier mois, une bonne partie va mourir des conséquences de l’infarctus. Ça veut dire quand même que 90 % des insuffisants cardiaques meurent d’autre chose. C’est important, parce que vu la gravité de la maladie, et vu que ça touche le cœur, on pense de prime abord que les patients meurent surtout de crises cardiaques. Alors que c’est tout l’inverse qui arrive. Et s’ils meurent relativement lentement, alors ils peuvent mourir d’affections plus classiques.

Surtout que chez un insuffisant cardiaque très âgé, comment savoir si un malaise est un infarctus ? Ça peut être un peu n’importe quoi. Une fois une personne considérée comme étant insuffisante cardiaque, beaucoup de malaises vont être considérés comme des infarctus. Autant, quand la personne meurt, il y a une probabilité assez bonne que ça en soit un (cela-dit, ça peut être un avc, mais bon), autant, quand la personne reste en vie, difficile de savoir de quoi il retourne.

On a la confirmation du fait que les patients ne décèdent pas soudainement dans le livre « L’insuffisance cardiaque », par Jean Paul Broustet, John Libbey Eurotext, 1998, 159 pages p.132 :

« Le nombre de ces malades est considérable, leur âge avancé et leur dépendance au système de soin totale. Or ces soins sont très techniques, très complexes et actuellement peu compatibles avec le maintien à domicile.

Nous considérons que les insuffisances cardiaques réfractaires en phase terminale ne relèvent pas des services de soins palliatifs et d’accompagnement : jusqu’à leur dernier souffle, ces malades peuvent être soulagés mais au prix d’une surveillance biologique, électrocardiographique, radiologique, voire échocardiographique qui relève de la spécialité cardiaque. Aucune équipe soignante cardiologique digne de ce nom ne souhaiterait se décharger de l’accompagnement d’un insuffisant cardiaque. De plus, il n’est pas rare qu’une décompensation, qu’on croyait terminale, soit améliorée bien au-delà de ce qui était prévu et que le malade retrouve un état acceptable pour quelques mois de plus.

L’insuffisance cardiaque est alors une maladie générale au cours de laquelle les dysfonctions organiques se multiplient et rendent la vie du malade extrêmement pénible avec une très forte dépendance aux soins infirmiers. »

 

« Il est plus facile d’écrire ce qu’il faut faire… ou ce qu’il faudrait faire… que de le mettre en application. Les insuffisants cardiaques en phase IV ont une espérance de vie qui s’est allongée, sans aucun doute, mais la phase terminale dure aussi plus longtemps ! La réduction puis la suppression des digitaliques en phase réfractaire diminue le risque des arythmies ventriculaires malignes. Les inhibiteurs de l’enzyme de conversion améliorent d’autant plus le pronostic qu’il est grave… Dans l’étude CONSENSUS qui s’adressait à des insuffisances cardiaque congestive, l’amélioration de la survie a été beaucoup plus importante que dans les essais d’IEC portant sur des « dysfonctions ventriculaires gauches ». »

 

Donc, la phase terminale dure longtemps, et les patients ne meurent généralement pas à leur domicile. Vers la fin de vie, ils deviennent très dépendants des soins infirmiers parce que les dysfonctions organiques se multiplient. Souvent, une crise qu’on croyait terminale ne l’est pas et le patient survit quelques mois de plus. Donc, il s’agit d’un déclin plus ou moins rapide, mais pas d’une mort subite.

 

En dehors des infarctus réels, de quoi souffrent et meurent les insuffisants cardiaques en stade II, III ou IV ? Eh bien :

–          d’arythmie ventriculaire prématurée

–          de problèmes pulmonaires

–          de douleurs

–          d’œdèmes

–          de défaillance rénale

–          de dysfonctions organiques diverses

–          d’hémorragies

–          d’asthénie

–          d’anorexie

–          de nausées et vomissements

–          de constipation

–          de problèmes cognitifs

–          etc…

C’est ce qu’on peut voir aussi dans le livre « L’insuffisance cardiaque » de Jean Paul Broustet :

« Soulagement et accompagnement des insuffisances cardiaques en phase terminale :

Les formes aiguës gravissimes de l’insuffisance cardiaque qui accompagnent un infarctus étendu ont malheureusement une courte espérance de vie. En effet, l’immense majorité des malades finira par mourir, soit d’une arythmie ventriculaire « prématurée« , survenant alors que le handicap d’ordre hémodynamique est encore tolérable, soit d’une aggravation vers la défaillance cardiaque gauche progressivement marquée par des œdèmes pulmonaires de plus en plus réfractaires, soit d’une insuffisance cardiaque congestive « globale » ou œdèmes et anasarques et oligo-anurie sont au premier plan. La lenteur de l’évolution, certes améliorée mais aussi prolongée par les traitements actuels, les condamne à une fin de vie très pénible à partir du moment où ils entrent en insuffisance cardiaque réfractaire. »

Note : une anasarque est un syndrome œdémateux généralisé. Il y a des œdèmes un peu partout, des épanchements pleuraux, péricardiques (le péricarde est un sac qui contient le cœur et les racines des gros vaisseaux sanguins), et dans le péritoine (membrane qui tapisse l’abdomen, le pelvis et les viscères).

L’oligurie est une raréfaction du volume des urines chez un individu. L’absence quasi complète des urines étant une anurie. On utilise aussi le terme oligo-anurie car ce qui cause une oligurie peut causer une anurie, une oligurie peut devenir une anurie.

L’hémodynamique c’est l’écoulement du sang dans les vaisseaux.

 

A priori, par mort par arythmie ventriculaire, je suppose que l’auteur doit vouloir parler d’infarctus du myocarde. Mais comme on l’a vu plus haut, l’infarctus du myocarde ne doit concerner que 10 % des morts par insuffisance cardiaque (à noter tout de même au passage qu’il dit que ça arrive alors que l’écoulement du sang est normalement encore suffisant. Donc, la chose arrive alors qu’elle ne devrait pas le faire).

Donc, l’immense majorité des malades mourra surtout d’œdèmes pulmonaires (soi-disant causés par une défaillance cardiaque gauche), ou d’œdèmes à des endroits divers, ou d’une défaillance rénale, ou d’une défaillance d’autres organes.

 

Ça pourrait être du effectivement à une insuffisance cardiaque. Pourquoi pas ? Mais le problème, c’est que les médicaments pris pour soigner celle-ci peuvent provoquer des affections ou des morts ressemblant à celles de l’insuffisance cardiaque.

En effet, que provoquent les anticoagulants ? Des hémorragies massives (qui en tuant le patient soudainement peuvent passer pour des crises cardiaques), des œdèmes, des défaillances rénales ou hépatiques, des problèmes cognitifs, des problèmes pulmonaires (à cause des hémorragies, mais aussi des problèmes rénaux).

Et les analogues d’opiacés provoquent de la constipation, des vertiges, une difficulté à se tenir debout à forte dose, de l’asthénie (fatigue), des problèmes pulmonaires (à cause de la relaxation musculaire), de l’anorexie, des nausées et vomissements, etc…

Donc, avec ces deux types de médicaments, on a exactement les symptômes qu’on trouve chez les personnes en phase avancée ou terminale de l’insuffisance cardiaque.

Il faut voir aussi qu’il y a des cas où on n’utilise pas les anticoagulants. Or souvent, il va y avoir utilisation par ailleurs d’analogues d’anti-inflammatoires contre les maladies souvent associées aux maladies cardiaques (hypertension, diabète de type II, etc…). Ces médicaments vont parfois atteindre le stade anticoagulant (ça dépend de la dose), mais le plus souvent, ils vont au contraire augmenter le risque de caillots et accélérer la formation de la plaque d’athérome. Donc là, on risque de voir accélérer les cas d’infarctus du myocarde ou d’avc, ou d’embolie pulmonaire.

Donc, si les médicaments peuvent provoquer des crises et des morts similaires à celles causées par l’insuffisance cardiaque, ça change tout. Tant qu’on pense que les crises et la façon de mourir sont spécifiques à l’insuffisance cardiaque, tout parait clean. Mais dès qu’on se rend compte que les médicaments peuvent provoquer les mêmes symptômes, ça ne l’est plus du tout.

 

Qu’est-ce qui laisse à penser que ce sont souvent les médicaments qui entrainent les crises et tuent plutôt que la maladie ? Parce qu’effectivement, on pourrait penser que ça ne concerne « que » 10 % des cas ou un chiffre approchant, ce qui en ferait un problème regrettable mais annexe.

Le problème, c’est qu’il y a déjà de nombreux morts aux stades II et III de l’insuffisance cardiaque. En effet, dans un document pdf intitulé « physiopathologie de l’insuffisance cardiaque » (page 10), on apprend que la mortalité annuelle aux divers stades de la maladie est la suivante :

Stade I : 5 -7 %

Stade II : 10-12 %

Stade III : 18-25 %

Stade IV : 35-50 %

Donc, au stade I, on a déjà 5-7 % de morts par an. Au stade II, on en a 10-12 %. Le problème, c’est que, pour la plupart, ces gens-là n’ont aucune raison de mourir d’insuffisance cardiaque. La majorité d’entre eux sont déjà un peu âgés et ne vont pas produire d’efforts physiques importants. Et de toute façon, comme on l’a vu, la plupart ne vont pas mourir d’un arrêt cardiaque soudain, mais d’une suite de défaillances des organes vitaux, ou de problèmes pulmonaires, etc… Donc, on ne voit pas pourquoi de telles choses arriveraient à des gens en stade I et II. Quand bien même un problème de ce genre arriverait, la personne serait mise au repos, et il n’y aurait pas de raison que le problème resurgisse. On peut imaginer que pour quelques personnes, ça soit le cas, mais il ne devrait s’agir que d’une très faible minorité.

Ça reste valable même pour le stade III. C’est vrai que pour celui-ci, les troubles apparaissent lors d’effort normaux. Seulement, la plupart des gens diagnostiqués au stade III sont des personnes de plus de 75 ans qui ne vont pas faire beaucoup d’effort, et encore moins une fois diagnostiqués. Et si jamais des symptômes se manifestent, la personne sait qu’en arrêtant de faire l’effort en question, ceux-ci devraient disparaitre assez rapidement. Or, sans faire d’effort, il n’y a pas de raison que les symptômes du type insuffisance respiratoire, ou défaillance d’un organe, etc…, apparaissent. Bien sûr, là encore, c’est possible que ça arrive à une petite minorité d’entre eux, mais pas à autant de gens, et pas aussi rapidement.

Par ailleurs, il faut tenir compte du fait qu’on a tendance à faire entrer dans des stades supérieurs des personnes qui ont des fondamentaux (sténose, ischémie, fraction d’éjection…) de stades inférieurs. Donc, il y a un certain nombre de gens qui ont été diagnostiqués comme étant en stade II et III sur la fois des symptômes cliniques, alors qu’ils n’ont des fondamentaux que de stade I et II. Donc, ces gens-là ont encore moins de raisons de mourir.

Pour le stade IV, là, ça semble normal que les symptômes décrits par l’orthodoxie se manifestent, puisque même au repos, ils peuvent apparaitre.

Seulement, même à ce stade, la mort est suspecte pour beaucoup de personnes. En effet, normalement, la personne devrait alors mourir très rapidement, en seulement quelques semaines, voire quelques jours. Puisque la vie n’est plus possible (vu que même au repos, les crises apparaissent), il ne devrait généralement pas y avoir possibilité de rémission (sauf intervention chirurgicale bien sûr). Dès la première ou la deuxième crise survenant au repos, la personne devrait être en phase terminale irrémédiable et mourir très rapidement. Mais ce n’est pas ce qui arrive. Comme on a pu le voir avant, il y a souvent des rémissions de plusieurs mois et même années. Donc, il y a un risque important que dans de nombreux cas, ce soit les médicaments qui provoquent les crises. Crises qui deviennent de plus en plus graves et possiblement létales, mais auxquelles le patient a la possibilité de survivre pendant plusieurs mois ou années.

Et puis, là encore, les surdiagnostics entrainent que de nombreuses morts sont anormales. Comme pour les stades II et III (et peut-être même encore plus que pour ces derniers), beaucoup de stades IV sont seulement des stades III au niveau des fondamentaux, mais avec des crises qui se déclarent au repos. Donc, on en revient à la problématique du stade III, à savoir qu’il n’y a pas de raison de mourir pour quelqu’un qui ne fait pas particulièrement d’efforts.

Il est même possible qu’il y ait des cas avec des fondamentaux de stade II qui soient diagnostiqués en stade IV à causes des crises qui se déclarent au repos. C’est encore plus vrai quand on a diagnostiqué des cas d’angines de poitrine instables, puisque là, on considère que les crises peuvent arriver aléatoirement.

Par ailleurs, comme on l’a vu, il y a certainement de très nombreux cas qui sont surdiagnostiqués (40 %) tout simplement par erreur. Donc, déjà qu’il n’y a souvent pas de raison de mourir de la façon décrite par l’orthodoxie médicale, si en plus les cas sont généralement moins graves que ce qui est annoncé, on atteint un nombre très important de morts anormales.

Et ce problème de surdiagnostic par erreur est encore plus important en stade IV, puisque, comme on l’a vu, on a tendance à faire entrer dans cette catégorie des gens du stade III qui ont seulement eu des épisodes de décompensation (ie. des crises) répétés, alors même que les fondamentaux n’ont pas changé. Donc, là encore, on peut penser qu’il a un certain nombre de gens qui sont considérés en stade IV alors qu’ils ont en réalité des fondamentaux de stade II (stade II qui a été diagnostiqué par erreur en stade III, qui lui-même a été changé en stade IV par la suite à cause des épisodes de décompensation).

Donc, dans beaucoup de cas, la vie est encore tout à fait possible. Il n’y a pas de raison de mourir tout de suite. Et ce qui doit tuer, ce sont les médicaments.

 

–          Dans quelle proportion les médicaments tuent-ils, et comment ?

 

Pour répondre à cette question, il faudrait savoir à quel stade de la maladie étaient les personnes qui sont mortes. Hélas, je n’ai pas réussi a trouvé d’information là-dessus. Donc, on ne peut faire que des suppositions. Supposons donc que 50 % des morts étaient au stade IV, et 50 % dans les autres stades. Déjà, ça veut dire que 50 % (ceux des stades I, II et III) n’avaient en réalité pas de raisons réelles de mourir, puisqu’il leur suffisait de ne pas faire d’effort pour que les crises n’apparaissent pas, et de ne plus en faire pour qu’elles disparaissent.

Je rappelle que pour l’essentiel (90 %), on ne parle pas ici de crises cardiaques, mais de problèmes pulmonaires, rénaux, ou hépatique, etc.. ; c’est-à-dire de problèmes qui mettent du temps à s’installer. Donc, autant, pour des crises cardiaques, on peut se dire que quand ça se déclenche, la personne a peu de temps pour réagir, autant pour les autres problèmes, la personne a tout le temps de le faire. Du coup, aux stades où il y a besoin de réaliser un effort pour que la crise survienne (stade I, II et une bonne partie du stade III), il devrait être facile de la faire disparaitre en se mettant au repos.

Donc, pour les stades I, II et III, il n’y a pas raisons réelles de mourir. Mais même pour les morts au stade IV, à cause des surdiagnostics erronés ou liés à l’état clinique, il doit y en avoir dans les 60 ou 70 % qui étaient en réalité avec des fondamentaux de stade III. Donc, même dans les 50 % en question, il ne devrait y en avoir que 30 ou 40 % qui devraient mourir, soit 15 ou 20 % de tous les insuffisants cardiaques.

Admettons qu’il puisse y avoir au moins un des fondamentaux qui puisse conduire à une mort par insuffisance cardiaque. Ça ferait disons dans les 20 ou 25 % des tous les insuffisants cardiaques qui pourraient mourir réellement de leur maladie.

Et même dans ces 20-25 %, certains, même s’ils ont des raisons de mourir, vont en fait mourir à cause des médicaments.

Parce que, même au stade IV, beaucoup de gens ne sont pas alités ou sur une chaise roulante en permanence. Il y a beaucoup de gens qui marchent et agissent normalement. Donc, si le cœur n’était plus en mesure d’assurer un flux sanguin suffisant au repos, ces gens-là ne devraient même pas pouvoir marcher. S’ils arrivent à marcher et agir, même si c’est un peu au ralenti, c’est qu’ils ne sont pas tant que ça au stade IV, et il ne devrait pas y avoir de problèmes quand ils sont au repos.

Et pour ceux qui sont dans une chaise roulante ou alités, si les crises se mettent à se déclencher même là, alors, les crises devraient se succéder sans arrêt, à quelques jours d’intervalle. Et ils devraient mourir en quelques semaines. Or, même en stade IV, beaucoup arrivent à tenir des mois, voire un an ou deux. Bien sûr, chez certaines personnes, ça peut être larvé (la personne est au bord de l’insuffisance rénale ou pulmonaire en permanence). Mais il n’y a pas de raison que ça soit le cas chez tout le monde. Dans une forte proportion des cas, la chose devrait être assez claire et nette : les crises devraient se succéder très rapidement pour aboutir à la mort.

Mais si c’est causé par les médicaments, alors, la chose peut arriver n’importe quand. Ca n’est pas lié à un effort. Et ça permet souvent d’avoir des phases de rémission.

Donc, disons qu’entre 40 et 50 % meurent à cause des médicaments. On en a donc en tout 10 ou 15 % qui meurent réellement de la maladie et pas des médicaments.

Aux 10 ou 15 % en stade IV mourant réellement de l’insuffisance cardiaque, on peut ajouter une partie des 10 % (tous stades confondus) qui meurent d’une vraie crise cardiaque. Une partie seulement, parce qu’il doit y en avoir dans le lot qui ont ces crises cardiaques à cause des traitements. Disons que 7 % aient une crise cardiaque causée par la sténose. Alors, ça donne entre 17 et 22 % d’insuffisants cardiaques qui meurent réellement de problèmes cardiaques. Donc, entre 78 et 83 % des insuffisants cardiaques mourraient à cause des traitements. Comme ce ne sont que des estimations, ça peut être un peu plus ou un peu moins (entre 70 et 85 %). Mais on doit avoir des chiffres approchants.

A noter que même s’il n’y avait jamais d’erreur de diagnostic, on aurait encore 60-65 % de gens mourant à cause des médicaments (50 % en stade II et III qui n’ont pas de raisons de mourir +  20 ou 25 % des gens en stade IV – 10 % mourant réellement d’une crise cardiaque tous stades confondus).

 

–          Pourquoi une mort par étapes

 

Une fois qu’on a compris que très souvent, ce sont les médicaments qui tuent, et quand on sait que les médecins font apparemment en sorte de maintenir le patient en vie le plus longtemps possible, on comprend pourquoi la mort arrive par étapes.

Comme la personne n’est pas vraiment moribonde et qu’on cherche généralement à la sauver (contrairement aux cancers où on tue allègrement les patients une fois déclarés être en phase terminale), elle a tendance à reprendre du poil de la bête, puis à rechuter à cause des médicaments, puis à reprendre du poil de la bête, etc…

Par exemple, à cause des analogues d’opiacés, le patient peut se retrouver en situation de détresse respiratoire. Mais, comme c’est simplement lié à l’analogue d’opiacé, il suffira qu’on diminue la dose, ou qu’on fournisse une assistance respiratoire pour que le problème passe et que la personne soit remise sur pied. Et puis, l’administration d’antibiotiques, ou l’augmentation des doses d’anticoagulants peut contrecarrer l’effet de relaxation musculaire de l’analogue d’opiacé, et donc permettre au patient de sortir de la phase de dépression respiratoire.

Il faut voir aussi ce qu’on met sous le terme de problème respiratoire. Souvent, ça ne sera pas si grave, mais si la personne est très âgée et qu’elle a eu d’autres phases de décompensation, une toux un peu persistante et gênante sera considérée comme tel.

Les œdèmes (souvent aux jambes) sont considérés aussi comme des signes de décompensation aigue. Or, les anticoagulants provoquent des œdèmes. Donc, souvent, il va y avoir ce genre de problème et la personne va être considérée comme étant en phase terminale. Et, comme là non plus, ça n’a rien à voir avec le système cardiaque qui serait proche de lâcher, souvent le patient va récupérer.

Le fait que ces médicaments soient létaux et que les personnes concernées par ces traitements soient souvent très âgées ou en mauvaise santé (voir ici « Plus de la moitié des adultes  avec insuffisance cardiaque, se sont déclarés en « mauvaise » ou « très mauvaise » santé (versus 9 % pour les personnes sans IC)« ) entraine qu’elles vont finir par mourir après plusieurs épisodes de décompensation, soit directement à cause des médicaments pris habituellement, soit à cause des médicaments pris durant la crise, soit à cause des deux. Bien sûr, certains vont mourir à cause de la maladie elle-même.

 

–          Des causes de mort diverses

 

Comme les affections que les médicaments (ainsi que la maladie) engendrent sont assez diverses, les causes de mort le seront elles aussi.

Le patient mourra souvent d’une insuffisance respiratoire. Mais il pourra mourir aussi suite à des œdèmes, à une insuffisance rénale ou hépatique. Ou encore suite à des hémorragies. Hémorragies qui seront souvent classées en crises cardiaques quand elles provoqueront des avc ou que d’une façon générale la mort sera soudaine. Et bien sûr, il mourra aussi réellement d’infarctus quand, au lieu de prendre des anticoagulants, il prendra des analogues d’anti-inflammatoire (qui accélèrent la formation de la plaque d’athérome et augmentent le risque de formation de caillots) avec éventuellement en plus des analogues d’opiacés (qui l’accélèrent aussi). Il mourra parfois effectivement d’un infarctus du myocarde réellement causé par l’angine de poitrine. Il mourra aussi d’avc, que ce soit par caillot, ou par hémorragie. Et parfois, quand les médecins ne pourront pas dire exactement de quoi est mort le patient et n’auront pas la volonté de chercher, on dira simplement qu’il est mort d’insuffisance cardiaque ou des suites de l’insuffisance cardiaque. D’autres fois, on dira qu’il est mort du diabète ou d’hypertension s’il souffrait aussi de ces affections.

Bref, les causes de la mort seront multiples et variées. Et il y aura souvent un certain nombre d’épisodes de récupération avant la fin. Du coup, pour ceux qui n’auront pas la chance de mourir soudainement d’un infarctus du myocarde (la grande majorité), la fin de vie sera pénible et douloureuse. C’est ce qui revient souvent dans les documents traitant de la fin de vie des personnes en insuffisance cardiaque. On pense généralement que si on a une maladie cardiaque, c’est en quelque sorte une chance, parce que ça signifie qu’on aura une mort rapide et peu douloureuse. En réalité, hormis les cas d’infarctus, c’est généralement l’inverse.

 

–          L’utilisation de la morphine

 

Parfois on tuera le patient avec la morphine (avec bien sûr le but réel de soulager le patient de ses douleurs). Mais la particularité des affections cardiaques, c’est qu’il semble que la morphine soit peu utilisée pour soulager le patient en stade terminal. Ca ne concernerait que 4 % des cas. On peut penser que c’est un peu exagéré à la baisse et que ça doit concerner minimum 10 % des cas. Mais effectivement, c’est assez faible et donc, la situation est très différente des cas de cancer où là, on tue à tour de bras avec le trio morphine/arrêt de l’alimentation/arrêt de l’hydratation.

Cela dit, comme à la fin, il y a beaucoup de cas d’insuffisance respiratoire, on utilisera souvent la technique suivante : on mettra la personne sous assistance respiratoire, avec une dose de morphine mortelle sans l’assistance en question. On finira par décider que la personne est en phase terminale. Et on débranchera l’appareil respiratoire, tuant de fait la personne à cause de la dose mortelle de morphine. Donc, ça ajoute des cas de mort par morphine.

Mais bon, vu que les médicaments utilisés sont très létaux en eux-mêmes, ainsi que ceux utilisés pour les épisodes de crise, et que les personnes sont déjà en mauvaise santé ou très âgées, souvent, il n’y a effectivement pas besoin d’accélérer outre-mesure la survenue de la mort. Autant, pour le cancer, comme la plupart des gens n’ont rien et que la chimio n’est habituellement pas suffisante pour achever le patient, et qu’elle n’est administrée que pendant un temps limité, il faut tuer ; autant là, il suffit de laisser faire les médicaments. Tôt ou tard, comme ils sont pris en continu, ils achèveront la personne.

 

 

 

Les cas où la mort est réellement causée par l’insuffisance cardiaque ou l’angine de poitrine

 

Alors c’est vrai qu’il y a dans les 20 % des cas où la mort est effectivement causée par l’insuffisance cardiaque ou l’angine de poitrine.

Mais ce qu’il y a, c’est que ce sont essentiellement les substances chimiques nocives et les médicaments qui mènent à ces problèmes.

Pour la plaque d’athérome, coté médicaments, ce sont aussi bien les analogues d’opiacés que les analogues d’anti-inflammatoire qui entrainent le problème (et s’ils sont utilisés en même temps, c’est encore pire). Les analogues d’opiacés, parce qu’ils ralentissent le flux sanguin, ce qui favorise l’agrégation des particules présentes dans le sang. Et les analogues d’anti-inflammatoire, parce qu’ils augmentent la concentration du sang et peut-être encore plus que ça, parce qu’à doses un peu importantes, ils agressent les parois veineuses, ce qui les rend moins lisses et permet à la plaque d’athérome de plus facilement s’y accrocher.

Coté substances nocives, l’alcool, le tabac, et bien sûr les drogues récréatives, sont des causes majeures de la formation de la plaque d’athérome, aussi bien parce que ça ralentit le flux sanguin, que parce que ça agresse les parois veineuses.

Pour les problèmes de valve, on peut penser que les analogues d’anti-inflammatoires, ainsi que les anticoagulants peuvent les esquinter petit à petit en agressant leurs parois.

Pour le problème d’épaississement des parois du cœur, il semble que l’alcool soit une cause importante.

 

Donc finalement, quel que soit le problème, la plupart du temps, c’est causé par des produits chimiques nocifs. On peut alors penser que quelqu’un qui ne prendrait rien ne devrait pas subir de maladie cardiaque. Enfin.., au moins pas avant 95 ou 100 ans. Et ce, même si la personne n’a pas une alimentation parfaitement saine. Sauf éventuellement chez les obèses.

Ce qui aboutit à l’idée que les maladies cardiaques ne doivent pas exister chez les gens sains avant un âge très avancé.

Donc, les problèmes cardiaques n’ont probablement rien de naturel. Ils n’ont la plupart du temps rien à voir avec le vieillissement (sauf éventuellement à un âge supérieur à 95 ans). Bien sûr, la médecine officielle met beaucoup en avant les substances nocives comme le tabac ou l’alcool concernant les maladies cardiaques. Mais en dehors de ces cas, elle affirme clairement que c’est la vieillesse qui en est la cause (et elle ne met que rarement en cause les médicaments). Mais en réalité, ce sont essentiellement les produits chimiques qui entrainent le problème et qui tuent.

On devrait donc pouvoir faire diminuer très fortement le nombre de malades cardiaques en évitant aux gens de d’absorber toutes les substances chimiques qui causent ces maladies. Le nombre de cas pourrait être réduit de 90 % avant 95 ans.

 

 

En résumé

 

On a donc traité essentiellement du problème de l’insuffisance cardiaque et un peu de l’angine de poitrine.

Déjà, on a affaire à des maladies réelles. Contrairement aux sujets traités d’habitude sur ce blog, on n’a pas affaire à des maladies inventées.

Ensuite, sur le papier, les méthodes de diagnostic semblent de bonne qualité. Mais à l’analyse, on s’aperçoit que la plupart sont loin d’être si fiables que ça. Donc, la porte est ouverte aux erreurs de diagnostic.

On peut penser que les surdiagnostics (ie. mettre une personne dans une catégorie d’insuffisance cardiaque supérieure à celle où elle est réellement) uniquement liés à ce problème concernent 30 ou 40 % des cas.

Les situations où on va faire entrer la personne dans une catégorie supérieure à ce qu’indiquent les tests, à cause de l’âge, des symptômes cliniques et éventuellement d’autres maladies comme le diabète ou l’hypertension doivent représenter 15 % des cas.

Il y en a qui sont correctement diagnostiqués au départ, mais qui vont passer par la suite dans une catégorie supérieure principalement à cause des symptômes de crise qui sont en fait provoqués par les médicaments contre l’insuffisance cardiaque (et d’autres médicaments donnés contre d’autres maladies éventuelles). Il y en a aussi qui au départ étaient surdiagnostiqués et qui vont passer dans la catégorie supérieure à cause des symptômes en question. Disons là encore que ça fait 15 %.

Donc, on aboutit à 60 ou 70 % de surdiagnostics. Ça ne veut pas forcément dire que les personnes concernées n’ont rien, mais qu’elles sont moins malades que ce qu’on en dit.

Cela vient en grande partie de l’imperfection des tests bien sûr, mais aussi du fait qu’on cherche à limiter au maximum le nombre de faux négatifs (personnes qui sont malades, mais pas détectées par les tests). Une telle chose s’obtient au détriment des faux positifs (personnes pas malades, mais détectées comme tel). On a donc peu de faux négatifs, mais beaucoup de faux positifs.

 

Concernant la mortalité, on peut penser que de très nombreuses morts ne sont pas naturelles et sont provoquées en réalité par les médicaments.

Le problème, c’est qu’aux stades II et III, les patients ne devraient pas mourir, parce qu’il suffit de ne pas faire d’effort pour être préservé des épisodes de décompensation (c’est-à-dire, des crises) et de la mort. Or, la plupart des personnes diagnostiquées insuffisantes cardiaques ne font justement que peu d’efforts.

Et même au stade avancé et terminal, la mort ne se passe souvent pas tellement comme elle devrait le faire. On n’assiste généralement pas à une mort soudaine (crise cardiaque), ou au moins rapide (quelques jours ou semaines), comme on pourrait s’y attendre. On assiste au contraire à des agonies prolongées (mois, années), avec de nombreux épisodes de rémission.

Donc, la plupart du temps, il ne devrait pas y avoir de crises et de mort. Il y a un hiatus entre ce qui devrait se passer quand on fait partie de la catégorie II et III (et même souvent IV), et ce qui se passe réellement.

Donc, il y a autre chose qui tue les patients que la pathologie cardiaque. Et quand on analyse les effets des médicaments, on se rend compte qu’ils entrainent précisément les symptômes qu’on attribue à l’insuffisance cardiaque : détresse respiratoire, œdèmes, insuffisance rénale, etc… Et ils peuvent également provoquer des morts soudaines qui peuvent être prises pour des crises cardiaques.

Donc, ce qui ce passe, c’est en réalité, qu’une fois le diagnostic réalisé, on administre des médicaments qui vont rendre malade la personne progressivement, et qui vont finir par la tuer. Comme la plupart des personnes diagnostiquées avec une insuffisance cardiaque ont plus de 70 ans et sont en plus souvent en mauvaise santé, l’administration de ces substances arrive sur un terrain fragilisé et peut tuer assez rapidement (entre 1 et 10 ans).

Ça va tuer relativement rapidement. Mais comme dans la plupart des cas, la crise n’est pas liée à une défaillance cardiaque, la mort ne va pas être soudaine. Il va s’agir généralement crises constituées de problèmes pulmonaires, ou rénaux, ou d’œdèmes, etc.., qui laisseront du temps à la personne d’aller à l’hôpital. Or, dans le cas des problèmes cardiaques, les médecins cherchent habituellement à sauver la personne ; contrairement aux cas de  cancer, où là, ils sont très prompts à achever le patient. Et la personne a encore souvent la capacité de résister aux effets délétères du traitement ; et parfois ce dernier aide vraiment. Donc, il va y avoir éventuellement un certain nombre de phases de rémission avant la mort, et la phase « terminale » va souvent pouvoir durer des mois ou même des années.

Cela dit, il va y avoir des cas où les médecins vont tuer la personne avec des soins palliatifs. Et ce, plus souvent qu’on ne le dit. On parle de 4 % de cas de mise en soins palliatifs. On peut penser que c’est plutôt 10 %. Et puis, il doit y avoir aussi des euthanasies cachées ; du genre, on met la personne sous assistance respiratoire avec par ailleurs une dose mortelle de morphine, et au bout d’un moment, on débranche l’assistance respiratoire, tuant de ce fait le patient. Comme une forte proportion des crises sont liées à des problèmes respiratoires (40 %, mais comme il y a souvent plusieurs crises par personnes avant la mort, il doit y avoir au moins 70 % des cas ou au moins une crise est liée à ça), c’est possible.

Et la chirurgie ? Normalement, elle devrait permettre de sauver les personnes dans les stades de la maladie qui sont problématiques. Mais en fait, non parce qu’en réalité, on la pratique peu sur les personnes de plus de 75 ans, qui sont celles qui en ont le plus besoin. Et puis, dans le cas des sténoses (rétrécissement des vaisseaux à cause de la plaque d’athérome), il semble que ça ne soit pas tant que ça la panacée. La plaque a apparemment tendance à se reformer au bout de quelques années dans bon nombre de cas. On utilise désormais assez souvent des stents dont la surface est traitée pour éviter ça. Mais ça entraine d’autres problèmes gênants.

 

Concernant la proportion des patients mourant à cause de l’insuffisance cardiaque et à cause des médicaments, en se basant sur l’hypothèse qu’il y a 50 % de patients en stade I, II et III de la maladie, et 50 % en stade IV , mon estimation est qu’on a un pourcentage de 20 et 80 %.

En effet, les 50 % de personnes en stade I, II et III n’ont pas de raison de mourir. Sur les 50 % en stade IV, 60 ou 70 % sont surdiagnostiqués. Donc, seuls 15 ou 20 % de l’ensemble devraient mourir réellement d’insuffisance cardiaque. Admettons tout de même qu’il puisse y avoir au moins un des fondamentaux (sténose, fraction d’éjection, ischémie), qui puisse conduire à une mort par insuffisance cardiaque en stade IV et que ça fasse dans les 20 ou 25 % des tous les insuffisants cardiaques qui pourraient mourir réellement de leur maladie. Sur ces 20 ou 25 %, on peut estimer que 40 ou 50 % meurent à cause des médicaments et 50-60 % à cause de la maladie elle-même, ce qui entraine que sur le total, on aurait 10 ou 15 % de morts causée par la maladie. Et on peut éventuellement considérer que sur les 10 % qui meurent par ailleurs de vraie crise cardiaque tous stades confondus, 7 % sont à ajouter aux morts naturelles. Ce qui nous fait arriver à une fourchette de 17-22 % de morts naturelles. Bien sûr, c’est juste une estimation. 

Donc, il y en a environ 20 % qui meurent réellement de la pathologie cardiaque. Seulement, même là, les choses ne sont pas si « naturelles » que ça. En fait, les gens en question prennent pratiquement toujours des substances (alcool, tabac, médicaments) qui provoquent les crises et la mort. A cause de problème de diabète, ou d’hypertension, ou d’antécédents d’avc, les gens vont prendre des analogues d’opiacés, ou des analogues d’anti-inflammatoires ou encore des anticoagulants. Et ces substances vont accélérer la formation de la plaque d’athérome (sauf les anticoagulants), la survenue de caillots, de problèmes valvulaires, d’épaississement de la paroi des ventricules, etc… Ou alors, ils vont consommer du tabac, ou de l’alcool, ou les deux, qui provoquent le même genre de problèmes.

Ce qui aboutit à conclure que dans la plupart des cas, les problèmes d’insuffisance cardiaque ou d’angine de poitrine ne sont pas naturels du tout. Ils sont essentiellement provoqués par l’absorption des médicaments et des substances chimiques nocives (hormis peut-être les cas d’obésité).

Et l’idée qu’ils seraient liés à la vieillesse est donc fausse, en tout cas aux âges où ça apparait actuellement. Chez des personnes menant une vie saine (pas d’alcool ou de tabac, et pas de médicaments), même pas totalement optimum au niveau de l’alimentation, ça devrait apparaitre bien plus tard, vers 95 ou 100 ans.

Donc, tous patients confondus (ceux vivant sainement et les autres), en supprimant les médicaments utilisés dans le cadre des maladies cardiaques décrites ici (insuffisance cardiaque et angine de poitrine), on devrait théoriquement diminuer la mortalité de 80 % aux âges où ça survient actuellement.

On pourrait être tenté de supprimer seulement les anticoagulants, puisque ce sont apparemment les plus létaux. Mais si on fait ça, on retomberait rapidement sur le problème de la formation accélérée de la plaque d’athérome et du risque élevé de caillots quand on prend seulement des analogues d’opiacés et d’anti-inflammatoires.

En fait, ça va être un peu moins que 80 %, parce que si on supprime les médicaments des maladies cardiaques, beaucoup des gens qui fument ou qui boivent (et qui n’auront pas arrêté de le faire) vont mourir de façon naturelle. Là, ils meurent à cause des médicaments, mais laissés à eux-mêmes, ils mourraient naturellement des conséquences du tabac. Mais ils mourront quand même plus tard qu’actuellement pour la plupart.

Enfin, concernant les personnes « saines » (pas de tabac ou d’alcool ou d’autres substances novices), en supprimant les médicaments qui conduisent à la formation de la plaque d’athérome, on éviterait déjà plein de cas de maladies cardiaques réels (et éventuellement conduisant à la mort naturellement). Et ça n’est pas difficile, puisque les maladies pour lesquels on les prend (diabète de type II, hypertension, etc…) sont pratiquement toutes bidon. Même pour les problèmes de caillots et d’avc, il existe des solutions simples et il n’y a pas besoin de prendre des anticoagulants à vie.

Sur les 20 % de cas de morts naturelles (vraiment causées par la maladie cardiaque), si on considère que les personnes « saines » représentent 50 % de ces cas, alors il ne resterait que 10 % de cas de morts naturelles pour lesquelles on ne pourrait pas faire grand-chose (personnes qui refusent d’arrêter de fumer ou de boire et donc pour lesquelles la pathologie cardiaque s’aggrave et finit par être fatale).

Mais dans un monde idéal où on pourrait supprimer la consommation de tabac, d’alcool et autres substances nocives, avec la suppression des médicaments utilisés contre les maladies cardiaques, on pourrait diminuer le nombre de morts par maladie cardiaque aux âges où ils arrivent actuellement de 90 %. Et on pourrait diminuer le nombre de cas de maladie cardiaque aussi de 90 % (toujours aux âges actuels).

Cela dit, ainsi qu’on l’a vu, les médicaments peuvent être éventuellement utiles dans un certain nombre de cas, peu après un infarctus. Mais ils ne doivent pas être pris au long cours.

Le fait de supprimer les médicaments n’empêche pas le dépistage bien sûr. En étant au courant qu’il y a un problème, on peut agir en conséquence pour modifier son style de vie ou pour pratiquer de la chirurgie (pose de stent, pontage…). Même s’il y a apparemment un taux d’erreur de diagnostic (faux positifs) assez élevé pour l’insuffisance cardiaque (mais beaucoup moins pour la sténose et donc l’angine de poitrine), sans le danger des médicaments, le diagnostic resterait quelque chose de positif. Mais chez individus sains (pas de tabac, d’alcool ou de médicaments), il ne devrait pas y avoir de raison d’en faire avant 80 ans.

 

Bien sûr, c’est un premier jet. Donc, il est possible qu’il y ait des erreurs dans les estimations, ou des oublis concernant tel ou tel sujet.

 

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