La pneumonie n’est pas une maladie microbienne (partie 3)

 

9) Les atteintes mentales et la pneumonie

 

A noter qu’un des symptômes qui font pencher un diagnostic en faveur de la pneumonie est le fait que la personne ait des troubles cognitifs.

C’est ce qu’on peut trouver ici  (fiche sur la pneumonie à passeportsante.net):

« Certains signes de gravité doivent conduire à une hospitalisation immédiate.

  • Altération de la conscience« 

Ou ici (infectiologie.com) :

« signes extrarespiratoires possibles (sujet âgé !) : chutes, troubles de la conscience, confusion, douleurs abdominales, diarrhée, incontinence urinaire.« 

Et ici  (Les pneumonies aiguës communautaires graves M. Chaara, J. Mateo, Département d’anesthésie-réanimation-Smur, Hôpital Lariboisière):

« Tableau II. Score de gravité des pneumonies communautaires.

altération de l’état de conscience : +20 » (note : ça va de +10 à +30)

Ou encore ici (The Canadian Journal of Hospital Pharmacy : An Overview of Pneumonia in Community and Hospital Settings) :

« Plusieurs facteurs de risque, comme une altération de la conscience, l’immunosuppression, une obstruction ou la malnutrition peuvent entraver les défenses naturelles des poumons. »

Et ici (revue médicale suisse) :

« Le tableau 2 résume les signes et symptômes rapportés dans les travaux les plus récents relatifs à la pneumonie communautaire du sujet âgé. La toux, les expectorations et les douleurs thoraciques sont fréquemment absentes ; 24 à 88% des sujets sont initialement afébriles ! La tachypnée (>20/min) est un signe sensible (75% des cas), et précoce qui ne doit jamais être banalisé. L’auscultation est décrite comme normale dans 20 à 36% des cas !

Les troubles cognitifs (état confusionnel ou delirium) sont par contre extrêmement fréquents, touchant jusqu’à 77% des sujets institutionnalisés et peuvent être la seule manifestation d’une IVRB (infection des voies respiratoires basses). Il faut aussi souligner les présentations plus subtiles de la pneumonie chez le sujet âgé : chutes inexpliquées, apparition d’une incontinence, adynamie, apathie, aggravation d’une pathologie préexistante (syndrome extrapyramidal, diabète, insuffisance cardiaque, démence), qui contribuent à la difficulté du diagnostic dans ce groupe d’âge.« 

 

Alors bien sûr, il est tout à fait possible qu’une détresse respiratoire entraine un état de confusion mentale. Mais ma théorie explique tout aussi bien cette corrélation. Comme beaucoup de cas de pneumonie sont liés à la prise d’analogues d’opiacés et que ceux-ci entrainent des problèmes cognitifs en plus de problèmes de détresse respiratoire, il est normal qu’on rencontre souvent le premier problème chez les personne ayant reçu un diagnostic de pneumonie.

J’ai supposé que l’orthodoxie explique la démence à cause de la détresse respiratoire entrainée par la pneumonie. Mais, le problème, c’est que dans les documents où on parle des problèmes cognitifs et de la pneumonie, on ne relie pas du tout ça avec un problème de détresse respiratoire. On établit une simple corrélation, mais sans fournir aucune explication sur le phénomène. Donc, il est très loin d’être sûr que l’orthodoxie ait une explication au lien démence/pneumonie en question. Selon toute vraisemblance, elle n’en a aucune. Et du coup, il n’y a que ma théorie qui fournisse une explication au phénomène.

On notera aussi dans la dernière citation, le fait qu’il y ait des « présentations plus subtiles » de la pneumonie chez le sujet âgé. A savoir : des chutes inexpliquées et de l’apathie, qui sont clairement des symptômes liés à la prise d’opiacé-likes. Il y a également l’adynamie, c’est-à-dire une grande faiblesse musculaire. Et là aussi, c’est un symptôme de la prise d’analogues d’opiacés (la personne n’a plus de force parce qu’elle est en état d’hypotension).

On peut trouver un autre élément intéressant ici :

« Par ailleurs, Morrisson et al. ont comparé la mortalité à six mois suivant une pneumonie chez 30 patients cognitivement intacts et 89 patients atteints d’une démence sévère : le taux de mortalité était de 53% chez les patients atteints d’une démence sévère, et de 13% chez les patients cognitivement intacts.« 

Donc, la mortalité de la pneumonie chez le sujet âgé est aussi liée à la présence de troubles cognitifs. Ici aussi, ma théorie explique le phénomène. Le fait que la personne prenne des opiacés, qui vont conduire donc à une pneumonie de type « détresse respiratoire » plutôt qu’à une pneumonie de type « toux », augmente fortement le risque que la personne meurt à cause du traitement. Comme elle est en état d’hypotension importante à cause des opiacé-likes, la déclaration de stade terminale, puis la mise sous sédation (donc, sous doses massives d’opiacé-likes) tueront la personne assez facilement.

Et comme on a vu plus haut que l’orthodoxie n’explique apparemment pas le lien entre démence et pneumonie, elle n’a pas non plus d’explication pour le lien entre mortalité de la pneumonie et démence.

Par ailleurs, l’orthodoxie est peu claire concernant le fait que la démence ait déjà été présente bien avant ou juste avant la pneumonie. Un certain nombre de documents laissent planer le doute. Et dans ce document cité plus haut, on parle d’aggravation d’une démence préexistante. Donc, ça signifie bien qu’elle était déjà là depuis longtemps. Et on dit dans le dernier document cité que « le taux de mortalité était de 53% chez les patients atteints d’une démence sévère« . Tel que c’est énoncé, on peut supposer que cette démence n’est pas apparue une semaine avant la pneumonie. Seulement, si l’orthodoxie dit qu’une démence était déjà présente bien avant l’arrivée de la pneumonie, elle n’a alors aucune explication à ce phénomène. En effet, là, il n’y avait pas encore de détresse respiratoire. Donc, il n’y avait aucune raison qu’il y ait démence. Ma théorie serait alors la seule à fournir une explication.

 

10) Les pneumonies fulminantes

 

Il y a des cas de pneumonies qui conduisent à la mort du patient en un ou deux jours. Ceci chez des personnes qui ne sont pas particulièrement mal en point par ailleurs. Donc, de quoi retourne-t-il ?

En fait, dans ces cas-là, le patient est admis en service de réanimation. Or, il y a sédation lors de la réanimation. Ça peut sembler curieux a priori, puisqu’on parle au contraire de réanimer la personne, c’est-à-dire de la réveiller après un coma ou un évanouissement. Donc, on n’imagine pas forcément qu’on cherche à l’endormir dans un premier temps. Mais en fait, c’est logique. A cause des opérations invasives et stressantes pour le corps, il est nécessaire que la personne dorme pour que les médecins puissent les mener à bien. Donc, soit on l’endort si elle ne l’est pas encore, soit on la maintient endormie si elle l’est déjà. Mais du coup, ça signifie que lors d’une réanimation, on administre des analogues d’opiacés au patient. Et c’est en réalité ça qui va tuer la personne dans le cas présent.

En fait, le terme de réanimation est un terme impropre et trompeur. Il est valable pour les patients opérés chirurgicalement. Là, il y a déjà eu sédation lors de l’opération. Donc, le patient est déjà endormi quand il arrive en service de réanimation. La réanimation permet alors de stabiliser l’état du patient et de le faire sortir de l’anesthésie petit à petit, sans subir de complication. Mais pour les autres cas, c’est le terme d’unité de soins intensifs qui devrait être utilisé (c’est d’ailleurs comme ça que c’est appelé aux Etats-Unis : Intensive Care Units). Ca reflète bien mieux l’objectif et la réalité de la chose. On met la personne sous soins intensifs, et dans la mesure où ces traitements sont invasifs et stressants, on l’endort. Donc, dans ces cas-là, on ne réanime rien du tout ; au contraire, on endort. Il est vrai que depuis un certain nombre d’années le terme « soins intensifs » est utilisé ; mais celui de réanimation continue à l’être énormément.

Bien sûr, les médecins savent ça ; mais la majorité du grand public non. Du coup, bon nombre de gens vont imaginer que la personne est tombée dans le coma lorsque les médecins l’ont examinée, et que ceux-ci essayent de la réanimer. En fait, dans le cas présent, c’est l’inverse. La personne était consciente, et ce sont les médecins qui l’ont faite tomber dans le coma. C’est donc très trompeur. Et du coup, si le patient meurt, ça devient normal aux yeux des proches, puisqu’ils pensent qu’il était tombé dans le coma au début. Et même s’ils n’imaginent pas que le proche est tombé dans le coma avant de se faire réanimer, ils ne retiendront essentiellement que le terme réanimation. De façon floue, ils penseront qu’il y avait quelque chose de grave et qu’on a essayé de réanimer le proche en question.

Un élément important, c’est que durant la réanimation pour une pneumonie fulminante, on ne doit d’ordinaire pas utiliser la circulation sanguine assistée. Ça doit être fait pour des cas différents, où le problème sanguin est clair et net (hémorragie par exemple). Et puis, peut-être que ça demande une infrastructure trop lourde pour être rapidement mise en place.

Or, la circulation sanguine assistée est un élément essentiel. Parce que dans le cas présent, à cause de l’hypotension, la respiration artificielle n’est pas suffisante. Dans la mesure où le sang ne circule pas assez rapidement dans les artères et les veines (problème de relâchement musculaire et d’hypotension), la personne risque de mourir d’étouffement. Et dans la mesure où il y a hypotension, la personne peut aussi mourir parce que le cœur se met à battre n’importe comment. Avec la circulation sanguine assistée, le sang circulerait à une vitesse suffisante et le risque de mort serait écarté.

Ce qui doit se passer, c’est que la sédation ne doit pas poser trop de problème quand la personne est en bonne santé et qu’on l’a endormie pour lui faire une petite opération. Le choc de l’opération arrive alors que les divers paramètres vitaux sont déjà parfaitement sous contrôle. Et après l’opération, il suffit de maintenir ces paramètres, et la personne a peu de risque de mourir. Mais sur une personne en état de détresse respiratoire soudaine, qui arrive tout d’un coup au bloc d’unité de soins intensifs, et pour laquelle les médecins pensent qu’ils doivent agir vite, on n’est pas du tout dans la même situation. Là, l’administration d’une sédation est complètement contre-productive. La personne étant déjà en étant d’hypotension, la sédation rajoute de l’hypotension, ainsi que du relâchement musculaire. Ce qui entraine un risque important de la tuer.

Alors, quand c’est sur une personne qui a des hémorragies internes multiples après un accident, le bénéfice-risque vaut a priori le coup de mettre la personne en unité de soins intensif. Mais quand il s’agit d’une personne qui est en état d’hypotension importante à cause d’un produit de type opiacé, là, c’est complètement contre-productif. Il faut lutter contre l’hypotension, au lieu d’en rajouter une couche.

Donc, ce qui doit parfois arriver quand une personne a un diagnostic de pneumonie, c’est la chose suivante. La personne est déjà en hypotension. Du coup, elle a de la toux ou une détresse respiratoire. Là-dessus, on lui donne des antibiotiques. Si la personne est maigre et petite, ça peut entrainer une hypotension encore plus importante. Du coup, elle se retrouve en état de choc. On la transporte à l’hôpital, où là, on la met en unité de soins intensifs. Seulement, pour ce faire, on réalise une sédation. Du coup, la tension devient trop faible et la personne meurt.

C’est pour ça qu’il y a des cas d’enfants ou de vieillards, etc.., qui meurent moins de 2 jours après avoir été admis à l’hôpital pour un problème de pneumonie.

Une autre chose qui rend normale une telle mort aux yeux des gens, c’est que quand une personne a un besoin urgent de réanimation, c’est qu’elle a déjà un risque élevé de mourir. Les cas pour lesquels on utilise la réanimation généralement, ce sont les accidentés. Donc, dans cette situation, si la personne meurt, ça n’a rien d’étonnant aux yeux des médecins ou du grand public. Et dans les cas où la personne n’est pas mal en point, elle n’a que peu de risques de mourir à cause de la réanimation. Du coup, on se dit que la technique est fiable et peu létale. Elle semble bien correspondre à ce que la médecine orthodoxe en dit. Donc, si on dit qu’une personne qui avait une maladie supposée mortelle est morte lors de la réanimation, ça semblera parfaitement logique. Tout semble tellement normal concernant les réanimations, qu’on se dira qu’elle est forcément morte à cause de la maladie. Sauf que c’est faux. Dans le cas étudié ici, c’est la réanimation qui a tué la personne.

 

11) Y a-t-il un cercle vicieux après la guérison de la pneumonie ?

 

Comme on l’a vu, la prise, puis l’arrêt des antibiotiques crée des suites de cycles de hausse-baisse du taux de cortisol. Ce qui a tendance à faire partir, puis revenir les symptômes de toux. Comme on utilise des antibiotiques pour soigner la pneumonie, il est possible qu’un tel cercle vicieux s’installe. Par ailleurs, vu que la prise d’opiacé-likes peut entrainer une détresse respiratoire, et qu’un certain nombre de personnes ayant une pneumonie consomment ce genre de médicaments, normalement, celle-ci devrait revenir une fois le traitement fini. Mais, dans la pratique, c’est rare.

Pourquoi ? En fait, ça dépend de l’état de santé de la personne en dehors du diagnostic de pneumonie.

 

–          Etat de santé globalement bon

Si l’état de la santé de la personne est globalement bon (personne jeune, sans grave problème de santé par ailleurs), comme le traitement ne dure qu’environ 15 jours, le risque de récidive est limité. De la même façon que les traitements contre le rhume ou la grippe n’aboutissent qu’un certain pourcentage de fois à des récidives, c’est la même chose pour les traitements contre la pneumonie.

Mais dans le cas où il y a récidive, l’orthodoxie a des explications toutes trouvées. Au lieu que ce soit à nouveau une pneumonie, ça sera considéré comme de l’asthme, ou de la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO, nouveau terme pour la bronchite chronique et l’emphysème), ou une insuffisance respiratoire chronique, ou de la mucoviscidose, etc…

Surtout qu’on va chercher justement une cause à la récidive de la pneumonie. Comme on ne considère pas comme normal que le problème revienne, le médecin va chercher une cause. C’est ce qu’on peut lire ici : « mais dans le cas de pneumonie récurrente, il est très important d’identifier le problème médical sous-jacent à l’origine des épisodes récurrents« . Et forcément, il va en trouver une. Surtout qu’en la matière (asthme, bronchite chronique, etc…), comme il n’y a pas d’examen ou de test permettant de dire si oui ou non la personne souffre vraiment de tel ou tel problème, le diagnostic est laissé à l’appréciation du médecin. C’est du pif total et le médecin peut inventer n’importe quoi. Donc, il peut dire que la personne à de l’asthme. Impossible de le contredire. Idem pour la plupart des autres maladies pulmonaires chroniques.

Surtout qu’un certain nombre de personnes qui auront développé une pneumonie avaient probablement déjà des problèmes pulmonaires chroniques (asthme, bronchite chronique, etc…). Donc, pour ceux-là, la pneumonie ne sera considérée que comme une complication du problème chronique ; et des problèmes pulmonaires ou de baisse de forme, etc, consécutifs à l’arrêt du traitement ne seront pas considérés comme un retour de la pneumonie.

Par ailleurs, le médecin pourra dire qu’en fait, ce n’est pas le bon germe qui a été traité. En effet, on considère qu’il y a de nombreux germes pouvant être à l’origine d’une pneumonie, et qu’il est difficile de savoir exactement lequel est en cause. Donc, si la personne rechute après un premier traitement, on a une explication toute trouvée : le ou les germes traités initialement n’étaient pas les bons. La situation n’est pas considérée comme une rechute. On fait alors un deuxième traitement, et s’il n’y a pas rechute, le dossier est alors classé.

Et la même chose est valable si on considère que le traitement a échoué à cause d’un germe résistant aux antibiotiques. On ne considérera pas ça comme une rechute. On pensera que c’est le premier épisode de pneumonie qui est encore présent. Cela dit, il semble que ce soit le problème du choix du bon germe qui soit la cause principale de l’échec du traitement. C’est ce qu’on peut lire ici (revue médicale suisse) : « les études qui s’y sont intéressées montrent que la résistance aux antibiotiques de l’agent causal est une cause rare d’échec, contrairement à un traitement discordant. »

Et puis, on pourra dire que comme les poumons ont été agressés par la pneumonie, il est normal qu’ils soient fragilisés pendant un certain temps. Donc, des petites récidives seront considérées comme des bronchites, des rhumes, ou des grippes liés à la fragilisation des poumons. Et en général, au bout d’un moment, le cycle de récidive s’interrompra et le médecin n’aura plus à fournir d’explication.

Et puis, souvent, quand le diagnostic de pneumonie sera posé, il y aura déjà eu un cycle de récidives de maladies pulmonaires (rhumes, grippes, bronchite, etc…). Et comme ces cycles s’arrêtent généralement au bout d’un certain nombre de fois, plus il y aura eu de cycles avant, plus  il y aura de chances que le prochain soit le dernier. Donc, quand le diagnostic de pneumonie sera fait, Il y aura une probabilité plus grande que le cycle de récidive se termine après le traitement.

Il va y avoir aussi un certain nombre de fois une minimisation des problèmes. On dira que les problèmes sont psychologiques. On temporisera.

Et d’une façon générale, les médecins auront tendance à temporiser un peu. Et du coup, le taux de cortisol lié à l’arrêt brusque des médicaments remontera et il n’y aura plus de problème. Comme pour la tuberculose, la vitesse de remontée du taux de cortisol est un élément très important. Comme ici, on parle d’un taux de cortisol bas pendant seulement 1 à 3 semaines (puisque le traitement dure seulement 15 jours), il suffit que le médecin temporise un peu pour que les symptômes aient disparu lors de la visite suivante de son patient. Ça, c’est capital. C’est probablement l’élément le plus important dans cette histoire d’absence de récidive.

 

–          Etat de santé dégradé

Si l’état de santé de la personne est dégradé, le risque de récidive est plus important.

Généralement, il va s’agir d’une personne âgée. Et si elle a développé une pneumonie de type détresse respiratoire, c’est qu’elle doit prendre des analogues d’opiacés, et ça, au long cours. Donc, le produit ayant causé de la détresse respiratoire étant toujours  consommé, il y a risque de récidive. De la même façon, la prise au long cours d’anti-inflammatoire entraine un risque de récidive. En fait, c’est vrai que l’anti-inflammatoire protège normalement de la récidive. Mais si on diminue les doses, une toux peut apparaitre, puisqu’il y aura alors baisse du taux de cortisol. Or, c’est souvent qu’au cours d’un traitement, on diminuera les doses. Et par ailleurs, l’arrêt du traitement antibiotique, puisqu’il entraine une baisse du taux de cortisol et donc hypotension, provoque un risque de retour des symptômes. Et chez une personne affaiblie, il est moins sûr qu’on considère le retour des symptômes comme quelque chose de naturel et de bénin.

Mais là encore, un certain nombre de choses vont limiter la fréquence de récidive.

Par exemple, l’arrêt du traitement antibiotique entraine un risque de retour des symptômes. Et il est vrai qu’on va plus souvent considérer la chose comme tel que pour un cas bénin. Mais dans une forte proportion des cas, on va quand même considérer que les symptômes post-pneumonie sont normaux s’ils ne durent que quelques semaines, ce qui va généralement être le cas.

Et puis, là encore, on se base souvent sur la présence ou non des microbes responsables. Donc, si les symptômes persistent, mais qu’il n’y a plus de microbes, on aura tendance à dire que ce n’est plus de la pneumonie. Idem pour les radiographies. Donc, là encore, si les symptômes persistent, mais que les opacités ont disparus sur les radios, on aura tendance à déclarer que ce n’est plus un problème de pneumonie.

Ce qu’il y a aussi, c’est que souvent, le problème d’hypotension va être lié à quelque chose de temporaire. Donc, une fois le traitement administré, comme les conditions qui ont entrainé la détresse respiratoire ne sont plus là, il n’y a plus de raison que celle-ci revienne. Par exemple, la personne consomme des analogues d’opiacés. Sa consommation est stabilisée et il n’y a que des problèmes mineurs liés à cette consommation. Mais comme le traitement fait un peu moins effet, le médecin augmente la dose. Du coup, ça augmente l’hypotension et la personne développe une détresse respiratoire. On déclare qu’elle a une pneumonie ; elle est traitée pendant 15 jours. Une fois le traitement terminé, elle a commencé à s’habituer aux nouvelles doses et on revient aux problèmes mineurs d’avant. Elle va avoir des petits problèmes pendant disons une semaine ou dix jours, liés au taux de cortisol qui diminuera un peu, qu’on fera passer en séquelles. Et après les dix jours en question, les problèmes en question auront disparu.

Les causes d’hypotension passagère vont être : une augmentation soudaine de médicaments opiacé-likes ; la prise d’alcool plusieurs jours de suite, la chaleur, la déshydratation, l’augmentation de la prise de tabac ou de cannabis, etc…

Donc, c’est loin d’être toujours lié à par exemple une grosse augmentation de consommation d’opiacé-likes. Une petite augmentation peut provoquer une détresse respiratoire, qui va être considérée comme une pneumonie, à cause du fait que la personne appartient à un groupe à risque.

Le danger, comme vu plus haut, est que la personne augmente sa consommation d’analogue d’opiacés pour compenser l’action stressante des antibiotiques. Là, le problème de détresse respiratoire peut revenir.

Donc, le problème de récidive chez les personnes ayant un mauvais état de santé, consistera en un risque moyennement augmenté immédiatement, mais surtout, en un risque fortement augmenté à plus long terme. Et puis, plus la personne sera considérée à risque, plus le moindre petit problème sera considéré comme quelque chose de grave, donc, éventuellement comme une pneumonie. Donc, non seulement il peut y avoir retour du diagnostic de la pneumonie via des symptômes réels, mais aussi à cause des croyances des médecins.

 

En résumé :

La pneumonie est une maladie qui n’est pas causée par des microbes. C’est un problème de de taux de cortisol bas, de prise d’analogues d’opiacés, d’hypotension, de déshydratation, d’agression des poumons, d’embolie pulmonaire, d’emphysème pulmonaire, et de pleurésie.

Dans les temps anciens, les causes naturelles (froids, déshydratation), le travail dans des conditions agressives pour les poumons, mais surtout, la baisse du taux de cortisol (naturelle ou artificielle), la saignée, les purges et la prise d’analogues d’opiacés étaient la cause des cas. Et pour les trois dernières, la cause des morts.

Dans les temps moderne, ce sont toujours les mêmes causes, à part les saignées et les purges. Et pour les morts, ce sont essentiellement les analogues d’opiacés, les analogues d’anti-inflammatoires (antibiotiques surtout), l’arrêt de l’alimentation et de l’hydratation.

Ceci explique que ce soit essentiellement des populations dont la santé et la vitalité sont déjà entamées qui soient touchées et qui meurent. C’est-à-dire les populations qui sont classiquement touchées par les maladies graves : drogués, sdf, alcooliques, malades et personnes âgées.

Le cas des enfants est un peu à part, puisque si le pourcentage de cas est relativement élevé, le nombre de morts est très faible. En réalité, ce sont surtout les enfants de moins de 2 ans qui fournissent l’essentiel des cas. Et ce sont les problèmes ORL classiques (rhume, grippe, bronchite, etc…), causé par une nourriture trop riche, les vaccins, et l’utilisation d’antibiotiques qui fournissent les cas. Les croyances des médecins en l’immunité immature des enfants en bas âge fait le reste. En fait, souvent, il n’y a même pas besoin de symptômes pulmonaires.

En ayant une approche juste du problème, on pourrait éviter des très nombreux morts chaque année. On pourrait aussi éviter de coller un diagnostic de maladie chronique à quelques milliers de personnes, puisque c’est parfois le diagnostic qui va être fait après quelques retours des problèmes pulmonaires.

One Response to “La pneumonie n’est pas une maladie microbienne (partie 3)”

  1. Emilie dit :

    Bonjour,

    Ma fille de 6 ans souffre régulièrement de toux dans l’année, et pourtant elle prend rarement des médicaments. Du coup je suis perplexe. Mais à la fin de l’article, vous dites aussi que le froid peut causer la toux. Par quel mécanisme ? Est-ce parce qu’il déshydrate ?
    Pour l’anecdote, elle a passé une radio au printemps dernier, et comme elle n’avait pas de fièvre associée à la toux, le cardiologue a diagnostiqué un RGO et m’a prescrit du Gaviscon (que je n’ai pas donné). Donc vous avez une maladie de plus à ajouter à la liste ^^

    Par ailleurs, je ne prends moi aussi qu’exceptionnellement des médicaments. Et pourtant à chaque printemps je suis prise d’une affreuse toux et de conjonctivite. On m’a diagnostiqué une allergie aux pollens d’olivier et de mûrier blanc, ainsi qu’aux graminées.
    Qu’en pensez-vous ?
    Merci

Leave a Reply