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Cas de cancer du sein foudroyant

mardi, décembre 23rd, 2014

 

Un cas récent de cancer dans mon entourage vient de me faire comprendre comment une grosseur importante peut apparaitre et se développer en très peu de temps au niveau du sein.

Le cas en question est celui d’une femme d’un peu plus de 50 ans. Elle avait repéré une petite grosseur au sein droit depuis un mois ou deux, mais n’avait pas voulu s’inquiéter.

Quoi qu’il en soit, tout d’un coup, vers le 2 ou 3 décembre, une grosseur importante est apparue en à peine quelques jours au niveau du bras gauche. Durant le même temps, la grosseur au niveau du sein droit s’est mise à grossir elle-aussi. Elle faisait déjà 4 cm lorsque les premiers examens ont été réalisés vers début décembre, et 11 cm le 19 décembre.

Comme je l’avais dit dans d’autres articles, si je ne crois pas au cancer, je pense que les tumeurs existent. Donc, on peut se poser la question ; vu qu’il y a effectivement apparition d’une grosseur manifeste, est-ce qu’il s’agit bien d’une tumeur, ou est-ce qu’il s’agit d’autre chose ? A priori, rien ne s’oppose à ce que ce soit tout simplement une tumeur.

 

1)    Première explication possible

 

Mais, en fait, quand on m’a informé de cette histoire, j’ai pensé surtout à un problème d’œdème causé par un caillot sanguin ou lymphatique (ceci, à cause de la deuxième explication, qui est présentée plus bas).

En effet, c’est la seule autre chose qui peut provoquer une apparition aussi soudaine d’une grosseur quelque part. Et en fait, vu le côté extrêmement rapide du grossissement, c’est même beaucoup plus probable que l’hypothèse d’une tumeur.

Par ailleurs, il n’y avait aucune raison qu’une grosseur apparaisse également au bras, et aussi soudainement qu’au niveau du sein.

Et même plus soudainement qu’au niveau du sein, puisque là, il y avait apparemment déjà une petite grosseur ; alors qu’au bras, il n’y avait rien. Donc, ça voudrait dire qu’en moins de quelques jours, quelques cellules auraient été multipliées par 100.000 ou 1 million. C’est impossible en si peu de temps.

Et puis, depuis quelques jours, la grosseur au sein semble avoir vu la vitesse de son gonflement très fortement diminuer. Alors qu’en quelques jours, elle avait dû passer de 1 cm à 4 cm, puis en une semaine, de 4 cm à 10 cm, il semble que sur la dernière semaine, elle n’ait plus grossi que d’un centimètre, pour passer à 11 cm. Si c’est une tumeur se développant d’une façon foudroyante, ça devrait continuer à progresser au même rythme effréné. Elle devrait faire désormais 20 cm, ou même 30. Ça n’est pas impossible que ça s’arrête à 11 cm, puisque je pense que la plupart des tumeurs considérées comme importantes stoppent leur grossissement à une taille assez moyenne (mais avec un développement qui se passe sur plusieurs semaines ou mois). Mais dans le cas d’un truc aussi fulminant, c’est quand même assez bizarre. Mais si c’est un œdème, ça devient tout à fait normal. Rapidement, l’œdème atteint une taille donnée et s’arrête de grossir.

Donc pour moi, il est clair qu’il s’agit en réalité simplement d’un œdème, probablement causé par un caillot.

Dans cette hypothèse, le caillot bouche une veine, du coup, le retour du sang vers le cœur se fait mal, l’eau s’accumule dans les cellules, et un œdème plus ou moins important se forme à l’endroit bouché. Il est possible aussi que le caillot ne soit pas sanguin, mais lymphatique. Le principe reste alors le même : un œdème se forme parce que le liquide lymphatique ne peut pas être évacué, sauf que c’est dans le système lymphatique.

Concernant la grosseur au niveau du sein, soit il s’agit d’un autre caillot, soit il s’agit d’un engorgement du système lymphatique.

Pour le premier cas, il est possible que deux caillots aient été formés et que l’un soit allé dans le bras et l’autre dans une veine au niveau du sein.

Mais il est plus probable que l’œdème dans le bras ait provoqué une surcharge globale du système lymphatique. Or comme celui était déjà surchargé localement au niveau du sein (d’où la grosseur déjà ressentie, qui n’était probablement qu’un ou deux ganglions enflés), cette surcharge supplémentaire a pu provoquer un engorgement du système lymphatique au niveau du sein, et au final un œdème.

Pour mémoire, le système lymphatique est le système d’égout du corps. C’est un circuit parallèle au circuit sanguin. Le circuit sanguin apporte les nutriments aux cellules, tandis que le circuit lymphatique collecte les déchets des cellules. Comme tout système d’égout, s’il y a trop de déchets, il peut s’engorger à tel ou tel endroit.

Par ailleurs, la personne en question est en léger surpoids. Or, il est possible dans ce cas que des ganglions soient gonflés au niveau des aisselles ou du cou ; ceci parce que le système lymphatique est plus chargé que celui d’une personne qui mange peu (il y a plus de déchets à éliminer). Et il y a plus de risque de développer des caillots sanguins (surtout s’il y a consommation de produits à effets anti-inflammatoires dans l’alimentation, comme le café). En effet, plus le sang est chargé en particules, plus celles-ci risque de s’agréger entre elles. Donc, il est possible que ce soit l’alimentation qui ait conduit au gonflement du ganglion. Et elle aurait été un facteur favorisant l’apparition de l’éventuel caillot.

Dans ce cas, la grosseur au niveau du sein ne serait pas une tumeur, mais un simple engorgement lymphatique. Le liquide lymphatique n’arrive plus à passer ; et du coup, il s’accumule dans les cellules en amont et forme un œdème.

Et tout ça expliquerait très bien pourquoi la grosseur a autant augmenté de taille en à peine quelques jours.

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Pourquoi les personnes âgées se font plus facilement arnaquer

vendredi, décembre 19th, 2014

 

Pendant longtemps, je me suis demandé pourquoi les personnes âgées se font plus facilement arnaquer. Ça n’est pas logique. Normalement, avec toute l’expérience qu’elles ont accumulée, elles devraient au contraire se faire moins escroquer que les autres. Et de toute façon, même sans considérer l’expérience en plus, si quelqu’un sait ne pas se faire arnaquer à 40 ans, on ne voit pas pourquoi ça devrait changer une fois atteint 80 ans. Il n’y a pas de raison que la personne soit plus stupide à 80 ans qu’à 40. D’accord, un est un peu moins alerte que quand on est jeune, mais quand même.

Mais ça, c’était avant que je ne comprenne le problème des analogues d’opiacés.

Depuis, je n’avais pas repensé au problème de l’arnaque des personnes âgées. Mais il y a quelques semaines, il y a eu un reportage parlant exactement de ce sujet au journal de 20h de France 2 (ou peut-être TF1).

Ayant désormais en tête la problématique des analogues d’opiacés, tout de suite, j’ai tilté. En fait, si les vieux se font spécialement arnaquer, c’est surtout parce qu’ils sont très souvent sous ce genre de médicaments. Résultat, ils sont fréquemment en état de stupeur, et leurs capacités cognitives sont affectées. Et c’est alors un jeu d’enfant de leur faire signer n’importe quoi (bien sûr, on parle là de personnes qui sont autonomes, pas de celles qui sont dans un fauteuil ou qui sont Alzheimer, etc..).

Coup de chance, j’ai eu confirmation de cette idée 30 secondes plus tard. Il s’agissait d’une femme dans les 70-80 ans, qui s’était fait truander par un commercial véreux. Elle avait signé un contrat de service ou d’assurance totalement inutile. Tout de suite après, elle a expliqué qu’elle était sous médicaments antidouleur, que ça la faisait somnoler et que c’est pour ça qu’elle avait été incapable de réagir et même de comprendre la situation. Comme ces médicaments affectent la mémoire, elle était également incapable de se souvenir du nom ou du visage de la personne. Elle se rappelait juste d’un homme en costume noir. Pour elle, ça ne faisait aucun doute, c’était les médicaments qui avaient obscurci son jugement.

Evidemment, les analogues d’opiacés ne doivent pas être responsables de tous les cas d’escroquerie. Il y a des gens qui se seraient fait arnaquer même s’ils avaient été plus jeunes, soit parce qu’ils ne sont pas très malins, soit parce que le commercial ou l’escroc est talentueux, soit les deux. Mais on peut penser qu’une part importante des escroqueries réussies concernant les vieux est liée à ça.

Un peu après, on voyait un ex-commercial circulant dans une zone pavillonnaire et expliquant qu’avant, il repérait les habitations ou il y avait des personnes âgées, et que ses collègues faisaient la même chose. Donc, dans le monde des commerciaux, on a bien conscience que les vieux sont très facilement arnaquables. Bien sûr, on s’en doute ; mais là, on en avait la confirmation.

Alors, autant, c’est assez évident concernant des personnes qui sont dans un état pré-Alzheimer, autant ça l’est moins pour celles qui ont l’air autonomes. On se dit que puisqu’elles peuvent se débrouiller seules, ce genre de chose a peu de chance d’arriver. Mais avec les analogues d’opiacés, ça devient possible.

 

La rage (partie 1/4)

jeudi, novembre 27th, 2014

 

Comme la polio, le paludisme ou la tuberculose, la rage est une maladie totalement emblématique de la théorie microbienne.

Première raison à ça : il s’agit de la première maladie traitée par vaccin du début de l’ère microbienne, qu’on peut situer vers 1880. Bien sûr, avant, il y avait eu Jenner et le vaccin contre la variole en 1796. Mais c’est avec la rage que l’ère microbienne s’impose vraiment. Le vaccin contre la variole était comme un succès sans lendemain. Pendant ensuite presque 80-90 ans, on a continué à croire plus ou moins à la théorie hippocratique. Alors qu’avec le vaccin contre la rage, la théorie microbienne se met à remplacer celle-ci.

Deuxième raison : le vaccin a été inventé par Pasteur, lui-même emblème absolu de la théorie microbienne.

Troisième raison : la maladie est supposée être pratiquement toujours mortelle une fois les symptômes déclarés, ce qui lui donne un caractère terrifiant.

Et puis bien sûr, comme c’est une maladie qui est supposée avoir été décrite par la médecine depuis des temps immémoriaux, et que la contagion est censée être établie de façon indubitable, les gens pensent qu’on a là une preuve claire et nette qu’on est face à une maladie réelle et qui est microbienne. Le succès du vaccin renforçant bien sûr encore plus cette impression d’être face à quelque chose d’indéboulonnable, une maladie que seuls les fous oseraient remettre en cause.

Mais, là encore, on va voir que la maladie en question n’a tout simplement jamais existé, et qu’il ne s’agissait que d’une invention. Invention locale même.

 

Comme toujours lorsque je fais un très long article, il y a un résumé à la fin.

 

 

1)    Données générales sur la rage

 

 

Officiellement, la rage est donc une maladie microbienne causée par un virus. Elle touche tous les mammifères, mais en particulier les animaux comme le chien, le loup, le renard, le chat, la vache, le blaireau, le chevreuil, la chauve-souris, etc.., et se transmet par morsure, griffure ou léchage d’une plaie ou d’une muqueuse. Le virus ne traverse pas la peau saine. Les oiseaux, reptiles, poissons et insectes ne transmettent pas la maladie.

Concernant l’être humain, elle se transmet de la même façon, mais uniquement par un animal. Il n’y a pratiquement pas de contamination entre êtres humains (les seuls cas connus concernent des greffes).

Une fois la contamination réalisée, l’animal et l’être humain développent des symptômes différents.

Chez l’animal, les symptômes dépendent de l’espèce concernée. On trouve :

  • un manque de coordination des mouvements volontaires (ataxie généralisée)
  • une hypersensibilité des sens (hyperesthésie), qui concerne plutôt la vue
  • des douleurs cervicales
  • une hypersalivation
  • des convulsions des muscles faciaux
  • chez les carnivores, un comportement anormalement agressif est fréquent mais pas systématique

Chez l’homme, les symptômes sont les suivants :

  • Anxiété
  • Confusion
  • Agitation avec trouble du comportement
  • Hallucinations
  • Insomnies
  • Eventuel délires
  • Production d’une grande quantité de salive et de larmes avec difficulté de déglutition
  • Hydrophobie (la vue d’un liquide provoque une peur irraisonnée)
  • Le contact entraine des sensations de brulures insupportables

 

La maladie est systématiquement mortelle une fois les symptômes cliniques développés (souvent par arrêt respiratoire). Chez l’homme, elle arrive de deux à dix jours après les premiers symptômes.

Selon le site de l’Institut Pasteur, la rage est à l’origine de quelque 55 000 décès annuels dans le monde, le plus souvent suite à une infection transmise par un chien enragé. On trouve encore le chiffre de 55.000 sur topsante, ou dans un document pdf de Pasteur de novembre 2009, sur une page web de Sanofi-Pasteur de 2006 (ici), sur une page du CDC (mise à jour le 25 septembre 2014), etc… L’OMS parle de 60.000 cas dans ce document de 2013, qui fait référence au « WHO Technical Report Series, No. 982 » (les chiffres sont donnés page 9, tableau 2).

Et selon l’OMS : « 95% des cas humains mortels surviennent en Asie et en Afrique ». Selon ce document de Sanofi-Pasteur, 20 000 sont en Inde et 24 000 en Afrique. Selon le document 982 de l’OMS, en 2010, 24.000 sont en Afrique, 16.500 en Inde, 7.500 en Chine et 10.500 dans d’autres pays d’Asie. Elle a pratiquement disparu dans la plupart des pays occidentaux

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La rage (partie 2/4)

jeudi, novembre 27th, 2014

1)    L’hydrophobie

 

 

L’hydrophobie est supposée être le grand symptôme de la rage humaine ; c’est le plus spécifique de cette maladie (ou tout du moins, ça l’était jusqu’au 19ème siècle). Ça se traduit par une agitation extrême à la simple vision de l’eau, ainsi que le refus de son absorption.

Seulement, si on y réfléchit deux minutes, cette histoire d’hydrophobie est ridicule. S’il y a hydrophobie, c’est qu’une zone très particulière du cerveau est attaquée (sur Wikipédia, il est dit que la rage provoque une encéphalite). Mais si le virus s’attaque aux neurones ou encore à d’autres cellules du cerveau, il ne peut pas le faire de façon spécifique. Il doit s’attaquer à l’ensemble du cerveau.

Donc, les symptômes devraient forcément varier selon les personnes. Jamais on ne retrouverait un symptôme aussi particulier de façon aussi régulière. L’hydrophobie est clairement le symptôme d’une démence. Or, avec une maladie de ce type, les symptômes sont différents d’individu à individu. Untel va devenir agressif, tel autre va avoir une idée fixe, tel autre encore va devenir aphasique, ou hémiplégique, ou perdre la mémoire, etc…

Donc, il est clair que : soit ce symptôme relève de l’invention pure et simple, soit il avait une certaine réalité, mais différente de ce qu’on en disait, et causée par autre chose. A l’analyse, il semble que ce soit un peu des deux. On analysera plus en détail le problème dans la partie 9, mais en voici déjà un petit aperçu.

Déjà, on sait que l’usage de certains médicaments provoque une sensibilité à la lumière. C’est le cas du mercure, qui était souvent utilisé. Ici, on apprend que la belladone et la quinine le faisaient aussi.

Une simple migraine ophtalmique peut entrainer des problèmes un peu similaires.

Par ailleurs, certains médicaments provoquaient aussi une irritation de la gorge et du conduit digestif.

Et ces médicaments peuvent provoquer une démence.

Donc, parfois, la personne avait reçu un traitement au mercure, ou à la belladone, etc.., et développait une sorte de photophobie. Comme la lumière danse sur l’eau, pour quelqu’un qui est atteint de ce problème, ça peut être désagréable à voir. La personne refusait donc de regarder l’eau.

Dans d’autres cas, elle refusait tout simplement l’eau à cause de la souffrance que celle-ci lui procurait lors de l’absorption.

Et avec la démence que provoquait le mercure (ou d’autres médicaments, les traitements étaient très variés), les réactions pouvaient être violentes. A ce moment-là, le médecin pouvait interpréter ça comme une hydrophobie.

Donc, ici, on avait quelque chose qui pouvait être interprété comme une sorte d’hydrophobie. Mais le problème était causé par des substances chimiques toxiques.

Mais d’un autre côté, souvent, le symptôme ne venait que de l’hystérie du malade, ou était imaginé par les proches ou le médecin qui voyaient un peu ce qu’ils voulaient voir. Donc, là, on était dans l’invention pure et simple.

 

 

2)    Absence de rage dans d’autres pays

 

 

Un autre élément montrant qu’on a affaire à maladie complètement inventée, est que dans divers pays, la rage n’existait pas, ou n’était que très peu présente.

Ainsi, on trouve dans le livre « Nouveau traité de la rage, observations cliniques, recherches d’anatomie pathologique, et doctrine de cette maladie », Louis Francois Trolliet, 1820, page 272 :

« Cette cruelle maladie exerce ses ravages dans les climats tempérés de l’Europe, dans nos contrées ; c’est en France, en Allemagne, en Angleterre et en Italie, que les médecins ont le plus écrit sur cette matière.

Elle ne se montre point dans une partie de l’Asie, en Egypte et dans l’Amérique méridionale.

On n’observe point la rage en Syrie, ni en Egypte, selon Volney (Voy. En Syrie, t. 1er). Savari dit que les chiens ne sont jamais atteints de ce mal dans l’île de Chypre et dans la partie de la Syrie qui avoisine la mer.« 

« On n’observe point l’hydrophobie en Egypte, selon M. Larrey, qui attribue cette heureuse exception d’un mal aussi redoutable, à l’inaction des chiens pendant le jour, à l’eau fraiche qu’on tient continuellement à leur portée, à leur vie solitaire et à la rareté de leurs accouplements.

On lit dans un voyage de Brown en Afrique (Browne’s reisen in Affrica, AEgipten, etc.), qu’en Egypte, la rage n’existe pas ou parait à peine. Un accord aussi grand entre les savants qui ont parcouru ces contrées, ne laisse aucun doute à cet égard. Il cadre avec le silence d’Hippocrate.

De semblables observations ont été faites en Amérique. Moseley, cité par Plouquet, dit que la rage n’existait pas dans les Indes occidentales avant 1783. Il parle sans doute de la partie méridionale, puisque Portal s’exprime ainsi « Elle n’est pas connue, au rapport de quelques auteurs et de plusieurs voyageurs que j’ai consultés, dans toute la partie méridionale de l’Amérique« .« 

« De la Fontaine, auteur cité par Plouquet, dit qu’elle est extrêmement rare en Pologne.« 

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La rage (partie 3/4)

jeudi, novembre 27th, 2014

 

  • Autres

 

Dans « The Boston Medical and Surgical Journal, Volume 28 », Cupples, Upham & Company, 1843, page 133 :

« En 10 ans, 233 personnes mordues par différents animaux (182 par des chiens) ont été admises à l’hôpital de Zurich ; desquelles, seulement 4 moururent.

De 184 cas entrés à l’hôpital de Breslau en 14 ans, 2 seulement sont morts d’hydrophobie.« 

Ça devait se passer au 19ème siècle entre 1820 et 1840, quelque chose comme ça. Pour le premier, on n’a pas la méthode utilisée ; mais pour le deuxième, la cantharide était utilisée en application sur la plaie, il y avait des frictions de mercure, et du calomel était administré en interne, jusqu’à salivation. Et on peut penser qu’on pratiquait aussi la cautérisation, vu que c’était le traitement standard. Au final, on a respectivement 1,7 % et 1 % de morts seulement. Autrement dit, le traitement préventif marchait entre 98 et 99 % du temps. Donc, on croyait bien qu’on pouvait prévenir l’apparition de la maladie avec une grande efficacité.

Page 134 du même ouvrage :

« Dans le 1er et le 2nd volume de l’American Farmer, on peut voir un dessin des différentes espèces de scull-cap, et divers articles bien écrits, présentant les faits marquants sur l’efficacité de cette plante à contrôler la force de la maladie. La preuve est irrésistible que ses vertus sont quasiment spécifiques, et plus de mille cas bien attestés de personnes ayant été complètement et rapidement guéries par son usage sont rapportés.« 

Encore dans « M. Pasteur et la rage, Exposé de la méthode Pasteur », Dr Lutaud, page 87 (ici) :

« J’ai exercé la médecine pendant 42 ans en ville et dans mon service d’hôpital (pendant 33 ans) ; je n’ai observé dans ma pratique personnelle ou dans celle de mes confrères aucun cas de mort par la rage confirmée, consécutive à la morsure d’un animal. J’ai 70 ans, j’ai fait et je fais encore beaucoup de clientèle, je n’ai jamais vu un seul cas de rage, quoique j’aie été appelé à donner des soins à de nombreuses personnes mordues par des animaux déclarés enragés (chiens et chats) par des vétérinaires des plus autorisés. Dr X.« 

Donc, là aussi, quel qu’ait été le traitement utilisé, ça marchait 100 % du temps.

Dans l’ouvrage « Manuel pratique des contrepoisons », Hector Chaussier, 1836, page 306 :

« Voici maintenant les observations recueillies à cet égard par le docteur Marochetti.

Pendant une soirée d’automne, un gros chien enragé mordit quinze personnes d’âge et de sexe différents. Le lendemain matin, M. Marochetti se rendit à l’endroit où cet accident avait eu lieu, fit transporter les personnes mordues dans une même maison où il les réunit toutes, et plaça près de ces malheureux des gens pour les soigner. Dans cet intervalle, une députation de vieillard vient prier M. Marochetti de permettre que ces gens mordus fussent soignés par un paysan des environs, qui avait sauvé un grand nombre de personnes dans la même circonstance.

M. Marochetti, qui en avait déjà entendu parler, se rendit aux instances de ces vieillards, mais sous la condition qu’il traiterait lui-même un de ces malades, tandis que le paysan soignerait les autres. En conséquence, il choisit une petite fille de six ans qu’il soumit au traitement ordinaire. Cautérisation des morsures, calomel, camphre, opium, alisma plantago, etc; mais, le septième jour après l’accident, l’hydrophobie se déclara subitement et huit heures plus tard, elle mourut en présence du médecin dans des accès de rage affreux.

Pendant ce temps, le paysan avait mis les quatorze individus dont il était chargé à l’usage de la décoction du genêt des teinturiers. Soir et matin, il examinait le dessous de la langue de ses malades, et, avec une grosse aiguille de fer rougie à la chandelle, il cautérisait les boutons qui avaient paru, puis faisait gargariser la bouche avec la décoction de genêt qu’il faisait boire fréquemment, enfin, il avait soin d’entretenir la suppuration des morsures. Des quatorze individus traités par ce paysan, douze subirent la cautérisation des boutons et furent sauvés. Les deux autres n’eurent point de boutons, mais ils prirent aussi la décoction de genêt et furent également sauvés.

Enfin, pendant six semaines, tous ces individus continuèrent l’usage de la décoction de genêt. Durant trois années, M. Marochetti ne les perdit pas de vue et put s’assurer que leur guérison avait été parfaite. »

Donc, là, on a 15 personnes soignées et une morte, soit 93 % de réussite.

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La rage (partie 4/4)

jeudi, novembre 27th, 2014

 

–          Les causes des morts

 

Au final, si ces personnes mourraient, c’était souvent à cause des médicaments que les médecins leurs prodiguaient. La belladone, le calomel, l’acétate de plomb, l’arsenic, et d’autres médicaments dangereux pouvaient tout à fait entrainer la mort au bout de quelques jours ou semaines.

Mais en plus, on pratiquait la saignée. Saignée qui était accompagnée générale de l’utilisation de laxatifs ou de vomitifs.

Par exemple, dans « La rage à la fin de l’ancien régime dans le cours complet d’agriculture de l’abbé Rozier : étude médicale et vétérinaire » :

« La saignée et les autres évacuants laxatifs et antiphlogistiques, peuvent beaucoup soulager les malades ; il faut les faire boire abondamment, surtout lorsque l’horreur de l’eau n’est pas encore déclarée« 

Et comme on l’a vu par ailleurs, à l’époque, on pouvait prélever jusqu’à 3 litres par saignée. Donc, la saignée et les purgatifs pouvaient eux aussi tuer la personne.

Bien sûr, les empoisonnements fournissaient aussi leur nombre de morts.

 

Enfin, la personne pouvait mourir tout simplement de mort naturelle, si la morsure était trop profonde (par exemple si elle avait entrainé une gangrène ou une hémorragie interne) ; ou de mort semi-naturelle dans le cas où l’hémorragie avait été favorisée par la prise de médicaments fluidifiant le sang, et dans celui où la gangrène avait été favorisée par la saignée.

A ce sujet, on apprend dans ce document de Sanofi-Pasteur que : « 30 à 50% des sujets qui meurent de la rage sont des enfants de moins de 15 ans. Les enfants sont particulièrement à risque car ils sont souvent mordus à la tête, au visage et aux bras » (les chiffres viennent de l’OMS).

Effectivement, dans la mesure où avec les enfants, les blessures sont souvent faites à la tête ou au cou, le risque qu’elles soient mortelles par hémorragie interne est beaucoup plus grand (hémorragie éventuellement favorisée par des médicaments fluidifiant le sang).

Or, entre le 15ème et le 19ème siècle, 85 % des attaques de loups concernaient des enfants de 6 à 15 ans (Les loups, G. Cardone, p.114 ; Histoire du méchant loup, J.M Moriceau, p.376, ou ici, p.18). Donc, la population des personnes mordues étant très majoritairement composée d’enfants, la probabilité de mort naturelle ou semi-naturelle était d’autant plus importante.

Par ailleurs, le fait que les enfants aient plus souvent des blessures à la tête ou au cou devait faire qu’ils développaient plus facilement des symptômes plus ou moins de type hydrophobie. En effet, on faisait des frictions de mercure ou autres produits chimiques au niveau de la plaie. Donc, chez les enfants, ça se faisait souvent au niveau de la tête. Et le mercure ou les autres produits pouvaient passer plus facilement dans le cerveau, la bouche, ou les yeux et ainsi engendrer des symptômes de rage. Donc, non seulement ils avaient plus de risques de mourir, mais ils avaient également plus de risques d’être considérés comme atteints de la rage.

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L’arnaque d’Ebola

dimanche, septembre 14th, 2014

 

A mon avis, Ebola est une arnaque.

Mais c’est une arnaque à retardement. L’industrie pharmaceutique a posé ses premiers jalons dans les années 70, sans faire de bruit, en parlant d’épidémies limitées à quelques villages africains et sans proposer de traitement. Elle a attendu patiemment 40 ans pour que personne n’aille imaginer une arnaque. Et peut-être que bientôt, elle fera enfin fructifier ça avec la mise au point d’un vaccin. Ça n’est peut-être pas pour tout de suite. Peut-être que l’arnaque sera mise en sommeil pendant quelques années et qu’il y aura une étape suivante. Mais il semble qu’on aille vers ça.

 

Donc, l’épidémie actuelle est inventée, comme les précédentes.

Comment font-ils ça ? Un récent reportage de TF1 (« Dans l’antre du virus », diffusé le 7 septembre 2014) est assez instructif. En fait, ils font venir des médecins dans les villages africains. Et là, il suffit que des personnes aient des symptômes très lambda, comme des diarrhées, des vomissements, de la fièvre, des céphalées, pour qu’on déclare qu’elles ont Ebola. C’est ce qui se passait dans le reportage. Par deux fois on voit ça (une première femme a des diarrhées, des vomissements et de la fièvre, la deuxième, juste des céphalées). . Ils les emmènent ensuite dans des hôpitaux. Dans le reportage, le médecin discutaient avec des supposés malades (qui n’avaient pas plus l’air malades que vous et moi) et les convainquaient de venir à l’hôpital se faire traiter.

Une fois dans les hôpitaux, ils en tuent une bonne partie avec des antibiotiques, des anti-inflammatoires et surtout, de la morphine (ce qui n’est pas dit dans le reportage évidemment). Et bien sûr, ils accusent Ebola de les avoir tués. Ainsi, on obtient plein de cas et de morts et on a une base réelle pour parler d’une épidémie. C’est aussi simple que ça.

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Le culturisme, les stéroïdes et les protéines

mardi, août 5th, 2014

 

Comment les culturistes arrivent à obtenir des muscles aussi volumineux et dessinés

 

Il y a quelques temps, j’ai compris les différents principes permettant aux culturistes d’obtenir ce type de corps.

En fait, pour obtenir des corps aussi volumineux, il faut se doper. Et une fois encore, on s’aperçoit qu’on recycle les anti-inflammatoires.

En réalité, les stéroïdes anabolisants, c’est simplement un équivalent de la cortisone, contrairement à ce qu’on voudrait nous faire croire. En quoi ça permet au culturiste d’obtenir un tel corps ? Eh bien c’est que, comme on l’a vu par ailleurs sur ce blog, ça entraine une rétention d’eau. Du coup, les muscles prennent du volume.

Eh oui, en fait, le culturiste a des muscles plein d’eau. Quand on parle de gonflette, c’est réellement ça. Les muscles sont gonflés artificiellement. Et le culturiste n’a pas une force en rapport avec la taille de ses muscles. Bien sûr, il est quand même réellement fort, puisqu’il fait de la musculation très souvent. Donc, il est plus fort qu’un type lambda qui ne fait pas de sport. Mais la force n’est pas proportionnelle à la taille de ses muscles.

Seulement, l’accumulation d’eau va de pair avec une accumulation de graisse. Donc, normalement, malgré le sport intensif, le corps du culturiste devrait être plus gras, et donc moins bien dessiné. Ce n’est évidemment pas ce qui est recherché.

La solution est de manger pratiquement exclusivement des protéines. Comme ça se transforme beaucoup plus difficilement en graisse que les sucres, il n’y alors pratiquement plus aucune formation de graisse. Et avec l’entrainement physique, s’il y avait encore de la graisse, celle-ci disparait. Les culturistes appellent ça « sécher ». Au final, le corps devient totalement dessiné (muscles saillants) tout en ayant beaucoup de volume. Le culturiste obtient ainsi le résultat désiré.

Beaucoup de culturistes croient que la prise de grandes quantités de protéines sert à prendre du muscle. Ca n’est absolument pas le cas. Ça sert juste à les dessiner. Avec seulement des protéines, sans les stéroïdes, il n’y aurait pas cette prise de volume musculaire. Il y aurait quand même une légère augmentation grâce au sport. Et les muscles seraient très dessinés grâce aux protéines. Mais il n’y aurait pas une augmentation de volume aussi impressionnante que celle obtenue par les culturistes qui se dopent.

A cause de cette croyance, les culturistes mangent beaucoup plus de protéines que nécessaire et du coup, encrassent leur organisme. En même temps, vu que les stéroïdes augmentent la faim, il est possible que les culturistes ingèrent beaucoup de protéines tout simplement parce qu’ils ont envie de manger.

Ce qui doit un peu participer à ne pas faire voir aux culturistes que le volume musculaire qu’ils prennent ne vient pas du fait qu’ils prennent plus de muscles, mais que ces derniers se gonflent d’eau, c’est le terme « sécher« . Comme en prenant des protéines, ils « sèchent », ils ne peuvent pas penser que leur muscles sont en réalité remplis d’eau. (suite…)

Inventions d’épidémies végétales et animales

lundi, juin 30th, 2014

 

Un petit papier rapide concernant de possibles arnaques par les fabricants de pesticides et les labos pharmaceutiques concernant les épidémies dans l’agriculture et l’élevage. Suivi de deux ou trois digressions sur l’usage des antibiotiques dans l’élevage.

 

Les arnaques aux épidémies dans l’agriculture

 

J’ai lu récemment cette histoire d’un agriculteur qui a refusé de traiter ses ceps contre la flavescence dorée (voir ici).

Du coup, ça m’a fait penser à la possible arnaque suivante.

Quand les biologistes déclarent la présence d’une épidémie de telle ou telle plante, il faut évidemment traiter en masse de vastes zones avec des pesticides, afin d’éviter que l’épidémie ne se répande.

Et ce qu’on peut se dire, c’est que ça doit en faire du fric pour les fabricants de pesticides.

Donc, on peut se dire que probablement qu’une bonne partie des histoires d’épidémies végétales sont inventées de toute pièces par les labos, qui travaillent main dans la main avec les compagnies de pesticides. Les labos inventent la soi-disant épidémie, et les compagnies de pesticides engrangent le fric (en en redonnent une partie aux labos).

Peut-être même que ce sont les compagnies de pesticides qui provoquent dans certains cas les épidémies (donc, dans ce cas, l’épidémie a une réalité) en mettant des cochonneries dans leurs pesticides, fongicides, etc…

Bien sûr, il peut y avoir des vrais problèmes spontanés. Mais la plupart sont causées tout simplement par la sécheresse, l’excès de pluie, etc…, et  vont être ensuite considérés comme des épidémies transmissibles pour faire gagner de l’argent aux fabricants de pesticides. Erreur d’interprétation qui sera souvent faite totalement sciemment bien sûr.

Et comme il n’y a pas mort d’homme et pas d’arrêt de l’approvisionnement en nourriture, tout le monde s’en fout. Donc, ça passe totalement inaperçu. C’est du bruit de fond dans le brouhaha médiatique. Et de toute façon, à peu près personne n’irait faire le raisonnement que je viens de faire. Donc, c’est open bar pour toutes les arnaques de ce genre.

Parfois ça ne sera pas volontaire, c’est vrai. Parfois, l’erreur viendra simplement de l’application de théories officielles. Mais, vu qu’il y a possibilité d’arnaque, et que tout ça passe inaperçu, on peut être sûr que les labos et les compagnies de pesticides exploitent cette possibilité régulièrement.

 

Les mêmes arnaques dans le monde de l’élevage

 

Et ce que je dis là est valable aussi pour les épidémies chez les animaux d’élevages (les épizooties ou les zoonoses).

Là aussi, il y a du fric à se faire : cette fois pour l’industrie pharmaceutique. Il suffit qu’un vétérinaire accepte de traficoter avec l’industrie pharmaceutique. Il déclare que les divers cas de morts d’animaux sont dus à telle maladie transmissible et qu’il y a épidémie. De préférence, il faut faire le coup avec plusieurs vétérinaires corrompus, qui vont donner l’impression que l’épidémie apparait de manière aléatoire à des endroits très éloignés les uns des autres. Ils vont aussi permettre d’écarter les soupçons de corruption qui pourraient apparaitre si tout ça concernait un seul vétérinaire. Et du coup, l’industrie pharmaceutique peut vendre des médicaments ou des vaccins à l’échelle d’un département ou d’un pays entier. (suite…)

La polio (partie 1/3)

lundi, avril 28th, 2014

La polio est une autre maladie emblématique de la théorie microbienne. Emblématique, parce que le succès de sa découverte au 19ème siècle est attribué à la théorie microbienne et à la méthode scientifique moderne ; parce que les symptômes ainsi que les traitements frappent l’imagination (paralysie, poumons d’acier) ; parce qu’elle peut être mortelle ; et parce que la vaccination a permis d’éradiquer complètement cette maladie dans les pays riches, alors que sans ça, il n’y a pas de traitement curatif.

La médecine moderne est à l’origine non seulement de la découverte, mais également de la disparition d’une maladie aux conséquences terribles. Donc, dans l’esprit des gens, c’est encore une victoire éclatante de celle-ci sur un fléau abominable. Et grâce au succès de la vaccination, entre autres, il semble impossible de douter qu’on a affaire à une maladie microbienne.

Seulement, comme on va le voir, il y a de nombreux d’éléments montrant au contraire que cette maladie n’a rien à voir avec un microbe, et même qu’il ne s’agit très probablement pas d’une maladie unique. Autrement dit, la polio n’existe pas.

 

Attention, l’article est long. Si vous n’avez pas le temps de le lire, il y a un résumé à la fin.

 

1)    Données générales sur la polio

 

Officiellement, la polio est une maladie virale entrainant une inflammation de la moelle épinière, du tronc cérébral ou du cortex moteur. Le virus causant la maladie a été isolé en 1908 par Karl Landsteiner. Il est supposé se transmettre par les déjections. Il n’existe pas de traitement curatif contre la poliomyélite. Seul le vaccin protège de l’infection.

90 à 95 % des cas d’infection ne présentent pas de symptômes. Lorsqu’il y en a, cela se traduit par :

–          des symptômes mineurs banals : maux de gorge, toux, fièvre, syndrome grippal, nausées, vomissements, douleurs abdominales, constipation ou, rarement, diarrhée. Ces symptômes disparaissent rapidement d’eux-mêmes.

–          Un syndrome méningé lorsque le virus atteint le système nerveux central (céphalées, douleurs cervicales et dorsales, fièvre, nausées, vomissements, léthargie). Ou une forme encéphalique constatée presque exclusivement chez le nourrisson (fièvre élevée, modifications du comportement, crises convulsives généralisées, paralysie spastique, éventuelle paralysie faciale périphérique isolée). Là aussi, ces symptômes disparaissent tout seuls. (Note : la paralysie spastique consiste en l’étirement rapide d’un muscle, qui entraine ensuite une contraction réflexe qui dure un certain temps. En pratique, la personne n’arrive plus à rétracter le membre atteint et à peine à le bouger)

–          Une maladie paralytique qui se traduit par la survenue d’une faiblesse musculaire croissante, jusqu’à la paralysie complète. Des symptômes mineurs (décrits plus haut) sont suivis après quelques heures de paralysies flasques sans que la personne ne perde le sens du toucher. L’atteinte est toujours asymétrique. La poliomyélite spinale affecte la colonne vertébrale et entraine le plus souvent la paralysie des jambes, mais parfois des bras. Dans le cas de la polio bulbaire, la capacité respiratoire est réduite (ce qui peut conduire à la mort en l’absence d’aide respiratoire), et des troubles de la déglutition et de la parole se manifestent. La forme bulbospinale combine à la fois forme spinale et bulbaire.

 

Voici un tableau obtenu sur Wikipédia donnant la proportion de cas sans et avec symptômes.

Situations cliniques

Situation

Proportion de cas

Asymptomatique

90-95 %

Symptômes mineurs

4-8 %

Méningite aseptique non-paralytique

1-2 %

Poliomyélite paralytique :

0,1-0,5 %

  • Polio spinale

79 % des cas paralytiques

  • Polio bulbospinale

19 % des cas paralytiques

  • Polio bulbaire

2 % des cas paralytiques

  (suite…)