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Autre hypothèse sur la cause des morts rapides lors d’une pneumonie ou d’une tuberculose

Lundi 8 décembre 2008

En lisant l’histoire de la mort de Guillaume Depardieu, m’est venu à l’esprit une nouvelle idée sur les causes possibles de mort foudroyante lors d’une pneumonie ou d’une tuberculose. Voici les différentes causes possibles, avec la nouvelle à la fin.

1) Au départ, j’ai pensé au fait que les médecins donnaient des antibiotiques de façon massive, et que chez des gens assez amaigris, ça créait relativement facilement une hémorragie cérébrale soudaine qui aboutissait à la mort du patient. Toutefois, c’était quand même assez rapide pour créer une hémorragie cérébrale. Non pas du tout que ce soit impossible, mais peut-être qu’il y avait d’autres hypothèses.

2) Puis, j’ai pensé que ça détruisait peut-être les petits vaisseaux alimentant le cœur. Du coup, celui-ci s’arrêterait de battre et le patient mourrait.

3) La nouvelle hypothèse serait celle-ci. Ca reprend la problématique liée au cortisol.

Le patient ayant une pneumonie ou une tuberculose aurait tendance à avoir le centre du corps assez déshydraté. C’est pour ça qu’il aurait cette toux sèche d’ailleurs. Soit il serait déshydraté par manque général d’eau (personne vivant dans un pays chaud et étant fortement déshydratée), soit à cause d’un manque de cortisol (qui entrainerait une accumulation d’eau dans les membres et un manque d’eau dans le tronc). Il serait par ailleurs dans une situation d’hypotension.

Les médecins croyant à une pneumonie donneraient des antibiotiques. Et en fait, ce qui se passerait, c’est que la prise d’antibiotique pourrait créer temporairement une rétention d’eau locale au niveau de l’abdomen. Ceci parce que l’abdomen réagirait à ce poison qu’est l’antibiotique en augmentant la quantité d’eau présente à cet endroit. Seulement, il se pourrait qu’il n’y ait pas seulement de la rétention d’eau, mais également qu’une partie de l’eau soit prise dans les zones adjacentes à l’abdomen ; en particulier le thorax. Or, comme le thorax serait déjà en situation de grand manque d’eau, cette nouvelle diminution de la quantité d’eau deviendrait fatale.

D’une part, l’hypotension deviendrait trop importante, et d’autre part, le cœur lui-même ne serait plus assez alimenté en sang pour fonctionner correctement. Il y aurait alors trois possibilités :

a) Le cœur pourrait tout simplement s’arrêter de battre.

b) Il se mettrait à battre de façon désordonnée (entrainant la mort là aussi).

c) A cause de l’hypotension, il se mettrait dans un premier temps à battre la chamade, mais étant lui-même mal alimenté, finirait par ne plus pouvoir  poursuivre l’effort, ce qui aboutirait là aussi à la mort, soit par arrêt cardiaque pur et simple, soit par battement cardiaque chaotique, soit par trop grande hypotension.

Tout ceci serait plus marqué chez une personne maigre (ce qu’était Guillaume Depardieu), qui aurait naturellement une quantité d’eau au centre du corps moins importante qu’une personne ayant de l’embonpoint.

Bien sur, tout ça serait temporaire. Rapidement, l’antibiotique se diffuserait dans tout le centre du corps, et l’eau serait retenue dans tout le tronc. Mais pendant la courte période de temps en question, l’eau serait retenue dans l’abdomen,  et c’est ça qui causerait des catastrophes. Cette explication cadre bien avec les morts très rapides qu’on peut constater dans ces cas là.

Evidemment, si l’antibiotique est introduit par voie sanguine, on est dans une situation différente. Il y aurait probablement un risque bien moindre que ce genre de chose arrive.

Ensuite, comme on l’a vu, l’eau serait retenue par le tronc entier et pas seulement par l’abdomen. Du coup, au contraire, l’antibiotique, pourvu qu’il ne soit pas trop fortement dosé (risque d’hémorragie cérébrale), aurait un effet positif, puisque le tronc serait à nouveau alimenté correctement en eau, ce qui supprimerait la toux sèche. Mais, on pourrait obtenir le même résultat avec de la simple cortisone. Et bien sur, la réhydratation par perfusion joue également un rôle fondamental dans l’amélioration de l’état de la personne. Le mécanisme du cortisol permet de redistribuer le gâteau au profit du centre du corps, ou au profit des membres, la réhydratation, elle augmente la taille du gâteau (la quantité d’eau disponible).

Ce mécanisme peut expliquer les morts rapides, mais ça peut expliquer aussi les morts qui surviennent quelque temps après le début des soins. Mais après le début des soins, la personne est réhydratée par perfusion. Donc, après quelques temps, ça risque quand même moins d’arriver.

Cela dit, si l’antibiotique est fortement dosé, peut-être qu’au début, il peut éventuellement améliorer la situation en jouant sur le mécanisme du cortisol (une fois la situation de danger au niveau de l’abodmen passée), puis, tuer le patient par hémorragie cérébrale ou arrêt cardiaque au bout de quelques jours. Sur quelqu’un de maigre, c’est très possible. Et même si ça ne tue pas le patient, ça peut lui créer une hémorragie cérébrale qui va entrainer des problèmes cognitifs ou neurologiques plus ou moins graves.

Les maladies inventées à partir de la toux sèche liée au cortisol

Vendredi 22 août 2008

D’une façon générale, ce phénomène de toux sèche va servir à alimenter pas mal de maladies. Au lieu de l’asthme, ou d’un diagnostic de problème bénin, d’autres docteurs, poseront un diagnostic de pneumonie, ou de tuberculose (d’autant plus que la baisse du taux de cortisol va souvent de paire avec un amaigrissement et que la tuberculose est justement sensée provoquer un amaigrissement).

En fait, en général, c’est suivant le contexte. S’il s’agit d’un enfant ou d’un adolescent qui a déjà eu des problèmes de ce genre, le diagnostic pourra être « problème bénin » ou « asthme » (voir éventuellement leucémie, comme on a pu le voir dans un autre article. Même si les conditions pour obtenir ce diagnostic sont légèrement différentes). S’il s’agit d’un séropositif ou d’un africain vivant en Afrique, le diagnostic sera pneumonie ou tuberculose. S’il s’agit d’un fumeur de 60 ans, ça conduira éventuellement à chercher un cancer des poumons. Si c’est un gay séronégatif, mais ayant beaucoup de partenaires et ne se protégeant pas, le diagnostic sera éventuellement aussi tuberculose ou pneumonie, mais assortie en plus d’un test vih. Si c’est un clochard, là aussi, tuberculose ou pneumonie. Il y a 50 ans, chez un enfant, on serait parti aussi sur un diagnostic de coqueluche. On peut se demander si on ne peut pas créer un problème de Silicose artificiellement aussi chez certains mineurs (même si la silicose doit être réelle chez beaucoup d’entre eux à cause de l’agression réelle des poumons par les poussières de la mine), Etc… Bref, les mêmes symptômes peuvent servir à diagnostiquer plein de maladies différentes.

Alors, on me dira bien sur que pour la pneumonie ou la tuberculose, on trouve à chaque fois les anticorps au germe et le germe lui-même. Seulement, dans les conditions en question, on va souvent trouver l’un et l’autre. Pourquoi ? Déjà parce que contrairement à ce qu’on nous dit, les tests d’anticorps n’ont aucune spécificité. Ils détectent en réalité toutes les particules présentes. Or, comme on l’a déjà vu, les antibiotiques et plein d’autres médicaments désagrègent les cellules qu’ils rencontrent et créent plein de débris cellulaires, donc plein de nouvelles particules. Supposons qu’il y ait d’habitude 100 particules par ml de sang ; supposons que l’antibiotique fasse monter ce chiffre à 1000 avec une variation de + ou – 20 %, donc entre 800 et 1200, et que le test d’anticorps soit positif à partir de 900, ben le test va souvent être positif. Donc, pour le test d’anticorps, il n’y a pas trop de difficulté à ce qu’il soit positif dans ces conditions.

Ensuite, comme les médicaments entrainent une augmentation de la quantité de débris cellulaires et que les bactéries se développent en mangeant ces derniers, forcément, il va y avoir augmentation de la quantité de bactéries. La sècheresse à l’intérieur des poumons peut provoquer aussi ce phénomène de débris cellulaires. Donc, il ne va pas être très difficile de trouver un germe correspondant à ce qu’on cherche. Bref, ce n’est pas parce que le germe est présent qu’il est la cause de la maladie. C’est en fait simplement une conséquence de la présence de débris cellulaires, ceux-ci étant là à cause du médicament. Pour reprendre un exemple bien connu chez les hygiénistes, ce n’est pas parce que les mouches sont présentes quand il y a un cadavre qu’elles sont la cause de la présence de ce cadavre. Le cadavre n’est pas là parce qu’il y a les mouches, c’est parce que le cadavre est là qu’il y a les mouches.

De toute façon, si on ne trouve pas le germe, on dit que ce n’est pas une pneumonie mais autre chose. Donc, à tous les coups on gagne. A tous les coups on peut faire entrer le problème dans une catégorie de maladie ou une autre.

En fait, on peut sans problème aller plus loin et penser que ce phénomène de toux sèche a permis carrément de créer tout un tas de maladies de toutes pièces et pas seulement de grossir le nombre de cas de maladies qui en auraient eu 8 ou 10 fois moins sinon. La tuberculose et les pneumonies doivent être des phénomènes en grande partie liés au problème du cortisol, comme pour l’asthme (une partie est probablement liée aussi à l’usage des antibiotiques, qui agressent les poumons). A partir d’un même phénomène, on crée différentes maladies. Bref, on peut penser que la tuberculose, la pneumonie, l’asthme, la coqueluche, etc… n’existent pas en tant que tel. Ce sont simplement des maladies inventées à partir des effets du manque de cortisol (et aussi à partir de l’agression causées par les médicaments désagrégateurs de cellules comme les antibiotiques, etc…). Peut-être que pour l’asthme par exemple, il y a 1 % de cas réels à cause de problèmes de sècheresse des chairs ou quelque chose comme ça. Donc, ça ne serait pas une maladie complètement inventée (mais bon, c’est à vérifier). Mais même dans ce cas, on peut considérer que c’est une maladie inventée pour l’essentiel. Parce qu’avec 1 % de cas réels, voir moins, le pourcentage devient tellement faible, que la maladie n’aurait quasiment aucune réalité sans les 99 % ou 99,99 % ajoutés. Probablement que ce serait une maladie génétique très particulière qui ne toucherait réellement que quelque centaines de cas dans un pays comme la France.

On constate que depuis les années 70/80, on a poussé l’asthme. Ca a permis de remplacer les défuntes tuberculose et coqueluche. Jusque dans les années 40, la tuberculose touchait énormément de monde et était considérée chez la majorité des personnes touchées comme étant une maladie chronique (à issue fatale, mais sur un temps relativement long. Donc, ça tenait beaucoup de la maladie chronique). Et la coqueluche était une maladie infantile, elle aussi très répandue à l’époque. Mais, à cause des vaccinations, tout ça a été fini à partir des années 50/60. Les cas se sont réduits comme peau de chagrin. Alors, il fallait avoir à nouveau une maladie pulmonaire chronique pour profiter de tous les cas de toux sèche existants. Chronique, parce que c’est bien sur beaucoup plus rentable pour la médecine. Quelqu’un qui a une maladie chronique se soigne toute sa vie.

Et on peut même avoir le beurre et l’argent du beurre, parce qu’au bout d’un moment, on peut dire que l’asthmatique va développer des maladies microbiennes affectant les poumons (forcément, l’asthme les a affaiblis ma bonne dame). Donc, un asthmatique, c’est un gars qui va potentiellement avoir deux ou trois épisodes de pneumonie dans sa vie en plus de son asthme. Episodes de pneumonie qui vont être soignés à l’hôpital. Et à l’hôpital, les soins sont hors de prix. Surtout que les épisodes de pneumonie vont peut-être se doubler de complications qui vont exiger de nouveaux soins très chers. Donc, c’est le jackpot.

Et en plus, ça va dans le sens de l’éradication des maladies microbiennes puisque le problème, ce n’est plus la tuberculose ou les pneumonies, mais les maladies pulmonaires chroniques (qui sont des maladies génétiques). Un individu normal n’a plus à avoir peur de la tuberculose ou des pneumonies. Donc gloire à la médecine. Tout le monde applaudit ces « réussites ». Mais, bien sur, comme par hasard, on n’en a malheureusement pas fini avec les maladies pulmonaires de ce genre, puisque les maladies génétiques chroniques impactant les poumons se sont développées et ont remplacé les anciennes maladies microbiennes. C’est vraiment trop bête mon bon monsieur. Mais comme tout le monde admire les réussites de la médecine concernant les maladies pulmonaires microbiennes, personne n’ira penser que la médecine cherche à remplacer ces anciennes maladies par de nouvelles (qu’on ne sait pas guérir bien sur).

En fait, avec le SIDA, on a même la crémière, puisque ça a permis d’avoir à nouveau plein de cas de tuberculoses et de pneumonies. Et là encore, les réussites de la médecine contre les germes ne sont pas impactées, puisque s’ils ont ces maladies, c’est parce que leur système immunitaire est soi-disant en berne.

Donc, le problème de toux engendré par la baisse du taux de cortisol a un impact énorme, puisqu’il permet de créer ou d’alimenter en cas cliniques des tas de maladies pulmonaires. On peut penser que dans les deux derniers siècles, ça a touché au minimum des centaines de millions de personnes.

L’asthme, une maladie créée de toute pièce ?

Mardi 19 août 2008

En comprenant le problème du cortisol, on en vient à se demander si l’asthme n’est pas encore une maladie créée de toute pièce.

Comme on l’a vu, si le taux de cortisol baisse, la quantité d’eau diminue dans le centre du corps et elle augmente dans les membres. Et bien sur, ce phénomène touche les poumons. Donc, puisque les chairs qui constituent les poumons contiennent moins d’eau, les poumons vont être plus sensible aux poussières, ou au froid. Peut-être qu’il voit y avoir des frottements quand ils vont bouger. Peut-être aussi qu’ils seront tout simplement enflammés. Du coup, ça va entrainer une toux sèche.

Et du coup, on commence à entrevoir comment il est possible de créer des millions d’asthmatiques ex nihilo. Il suffit d’avoir des médicaments qui jouent sur le taux de cortisol. Or, quasiment tous les médicaments jouent sur le taux de cortisol. Donc, ce n’est vraiment pas compliqué de créer des problèmes de toux sèche chez les gens et ensuite de dire qu’il s’agit d’asthme.

Le problème au départ, c’est d’avoir un point d’entrée dans la maladie. Il faut qu’une personne ait plusieurs épisodes de toux, ou alors un épisode qui se prolonge pour que le médecin fasse éventuellement un diagnostic d’asthme. Et avec l’existence de ces médicaments qui jouent sur le taux de cortisol, il y en a plein de points d’entrée. Presque tout médicament est un point d’entrée potentiel dans la maladie : antibiotiques, anti-inflammatoires, certains anti-dépresseurs, anti-constipation, anti-cancéreux, anti-viraux, etc… Et en plus, il y a un certain nombre de phénomènes naturels qui entrainent une baisse du taux de cortisol (effort physique prolongé alors qu’on en n’a plus l’habitude, déshydratation puis réhydratation, nombreux repas trop copieux suivis d’une période de régime, éventuellement stress puis fin du stress, etc…). Donc, chaque année, des gens qui ont des problèmes de toux sèche, il y en a plein. Donc, ce n’est pas difficile d’avoir des tas de diagnostics d’asthme.

Prenons un exemple. Un adolescent a eu une légère otite après Noel. Il se fait soigner avec un antibiotique. Celui-ci va entrainer une augmentation du taux de cortisol parce que le corps le reconnait comme un poison. Du coup, ça entraine une augmentation de la quantité d’eau dans le centre du corps, et les organes vitaux sont protégés en partie de ce poison (parce que sa proportion a diminué). Quand il arrête l’antibiotique, le taux de cortisol diminue. La quantité d’eau diminue dans les poumons. Et la toux sèche apparait. Pour soigner ça, la mère donne de l’aspirine. Ca diminue la toux tant que l’adolescent prend l’aspirine (puisque ce médicament aussi a un effet sur le taux de cortisol). Puis, la toux revient avec l’arrêt de l’aspirine. La mère fait reprendre de l’aspirine à nouveau. Bref, l’adolescent subit ce problème pendant 2 ou 3 mois au lieu de le subir pendant 2 ou 3 semaines s’il n’avait pas pris l’aspirine. Il suffit alors que l’adolescent tombe sur un médecin qui sera un excité de l’asthme pour que celui lui fasse un diagnostique d’asthme. Surtout s’il a déjà eu ce genre d’épisode une ou deux fois avant.

Ensuite, le problème c’est d’entretenir la maladie artificiellement tout en ayant l’air de la soigner, de faire en sorte que la personne ne puisse pas arrêter de prendre ses médicaments sans connaitre un épisode de toux sèche. Bref, faire entrer le patient dans un cercle vicieux. Là encore, c’est très facile, puisque presque tous les médicaments entrainent ce phénomène de yoyo. Donc, il suffit de continuer à faire prendre au patient des médicaments augmentant le taux de cortisol. Qu’est-ce que prend un asthmatique pour calmer sa toux ? Des médicaments à base de cortisone, ou ayant une influence sur le taux de cortisol, en général sous forme de spray qu’il aspire. Donc, quand il prend sa cortisone, ses poumons sont à nouveau alimentés en eau. Mais dès qu’il arrête, au bout d’un moment (quelques heures), la quantité d’eau diminue à nouveau dans les poumons au delà du seuil normal et il se remet à tousser. Ce qui l’oblige à prendre une nouvelle dose de cortisone. Et un nouveau cycle recommence.

Donc, une fois qu’une personne est traitée à la cortisone, c’est foutu pour elle. Elle est prise au piège. Parce qu’à cause de l’effet rebond, dès qu’elle arrête la cortisone, la toux revient. C’est le cercle vicieux.

Et puisque quand la personne arrête le médicament, la maladie revient, forcément, elle se dit que c’est bien la preuve qu’elle est malade. Dans son esprit, si elle n’était pas malade, la maladie ne réapparaitrait pas quand elle arrête le médicament. Il ne se passerait rien. Et pour elle, c’est aussi la preuve que le médicament la soigne, puisque la maladie s’arrête quand elle prend le médicament. Comme elle a parfaitement confiance en la médecine, elle n’imagine pas qu’il puisse y avoir une autre interprétation à ce phénomène.

L’avantage de la cortisone, c’est que c’est un médicament qu’on peut prendre au long cours. Il semble qu’il n’engendre pas les effets négatifs des antibiotiques ou des anti-inflammatoire non stéroïdiens. Donc, pour entretenir ce cercle vicieux, c’est idéal.

Je ne dis pas qu’il n’y a pas des personnes chez qui le problème est réel. Et dans ce cas, la cortisone doit pouvoir aider. Mais, on peut penser que 99 % des cas sont créés par la médecine et n’ont rien à voir avec l’asthme.

Bien sur, certaines personnes doivent être moins sensibles que d’autres à ce problème de toux liée au niveau de cortisone. Donc, il y a beaucoup de personnes chez qui les médicaments ne vont pas entrainer ce problème. C’est très loin d’être systématique. Et puis, il y a des docteurs qui sont plus excités que d’autres, ou qui pensent plus facilement que d’autres à l’asthme. Donc, certains docteurs vont donner un diagnostic d’asthme, tandis que d’autres, face au même problème, donneront un diagnostic de problème bénin. Bref, il y a peu de monde qui aura un diagnostic d’asthme, par rapport à la quantité de gens à qui on pourrait potentiellement le faire.

Donc, les gens qui sont des faux cas d’asthme pourraient tout à fait arrêter leurs médicaments. Il faudrait tout simplement qu’ils laissent passer la période de crise liée à l’effondrement du taux de cortisol dans les poumons. Ou alors, solution moins désagréable, au lieu de prendre de la cortisone par spray, il faudrait qu’ils prennent de la cortisone par voie digestive pendant un temps, en diminuant les doses petit à petit, comme le font les gens qui doivent arrêter la cortisone après en avoir pris pendant longtemps. Ca permet d’éviter la période de crise, ou au moins de limiter sa pénibilité et sa durée.

Les variations de concentration en produit actif des médicaments à base de plantes, une cause importante de mortalité dans les temps anciens

Jeudi 8 mai 2008

Concernant ce que j’ai dit à propos du rôle des médicaments à base de plante dans la mortalité de la fièvre puerpérale, il est clair qu’on peut généraliser cette réflexion à toutes les maladies où ces médicaments intervenaient. Je rappelle ce que j’ai dit à propos de la variation de concentration en produit actif des médicaments à base de plante :

Il est possible que la variation de la quantité de morts ait été due à la variation dans la composition des médicaments à base de plante qu’on donnait aux patients. On n’était évidemment pas dans une production chimique et donc stable des médicaments. Ils étaient tirés de plantes, et donc, la variation de la composition des plantes en produit actif entrainait à terme une variation du médicament final en produit. Par exemple, supposons qu’une année, il ait fait chaud en mai et juin, et qu’on cueillait les plantes en question début juillet. La plante ayant souffert de la chaleur devait avoir produit beaucoup plus de produit désagrégeant. Du coup, un médicament basé sur cette plante aurait vu sa composition en produit actif être multipliée par exemple par 3 ou 4. Donc, les patients mourraient beaucoup plus. Ils mourraient peut-être pendant des mois ou des années, le temps que le stock soit épuisé. Et si le nouveau stock avait une concentration moindre en produit actif, le taux de mortalité tombait.

Les herboristes veillaient probablement bien à cueillir les plantes à tel moment. Mais ils étaient tributaires du climat. Et ça, ils ne pouvaient pas y faire grand chose. Et n’étant pas conscients que la concentration en produit actif venait du climat, ils subissaient les variations de la concentration en produits actifs.

Et même s’ils avaient été conscients de ça, avec les moyens de l’époque, ça n’aurait pas pu être une science exacte. Ils ne savaient pas ce qui se passait à l’intérieur de la plante. Donc, impossible de savoir exactement la quantité réelle de produit actif présent dans la plante. Surtout que ça n’était très probablement pas les herboristes qui cueillaient eux-mêmes leur plante. Ils devaient se faire approvisionner par des paysans. En plus, les plantes pouvaient venir de plus ou moins loin. Et les herboristes ne savaient alors pas le temps qu’il avait fait à tel ou tel endroit. Donc, impossible d’adapter le nombre de plantes pour un remède. Surtout qu’il y a plein de microclimats. Donc, il y aurait quand même eu de grosses variations. Mais a priori, les herboristes ne devaient pas du tout être conscient de ça, ou alors, de façon extrêmement vague.

Donc, une grosse part des morts de l’époque était certainement due aux médicaments à base de plante, et ceci, à cause de la variation dans la composition en produit actif.

Par ailleurs, comme le problème du dosage était aléatoire, ça explique le coté apparemment aléatoire de nombreux cas de décès. Et ça vient se poser en concurrent très crédible de l’hypothèse « germe pathogène + système immunitaire plus ou moins préparé et plus ou moins en forme », qui permet d’expliquer aussi les cas aléatoires. Sauf qu’avec l’hypothèse des médicaments à dosage aléatoire, on a beaucoup moins de problèmes logiques qu’avec l’hypothèse des germes pathogènes et du système immunitaire.

Bien sur, la mauvaise qualité de l’eau dans de nombreuses villes, l’absence de médecine d’urgence pour les cas nécessitant des soins rapides, l’absence de chirurgie, les famines, etc…, devaient également causer beaucoup de morts. Mais il devait y avoir également énormément de cas de mort à cause des herbes médicinales involontairement surdosées. C’était même probablement la cause principale des morts.

Par ailleurs, ça pouvait entrainer un cercle vicieux et causer de vrais massacres par empoisonnement. Des massacres considérées comme des épidémies. En effet, supposons un ou deux médecins d’une zone géographique proche ayant malheureusement acheté un stock de médicaments à base de plante beaucoup trop surdosés. Rapidement, il y aurait eu de nombreux morts. Et les médecins auraient diagnostiqué une épidémie de je ne sais quelle maladie.

Et une fois la panique installée, vu que les médecins ont tendance alors à voir dans le moindre début de petite fièvre un cas de l’épidémie mortelle en question, ils auraient donné des médicaments plus puissants et beaucoup plus mortels. En effet, déjà à l’époque, les médecins suivaient apparemment la fausse bonne idée que plus une maladie est dangereuse, plus il faut donner des médicaments puissants. Surtout que ça n’aurait pas été ces deux seuls médecins qui auraient donné ces médicaments, mais beaucoup d’autres, puisque rapidement, l’ensemble des médecins de la région auraient été prévenus de la possible « épidémie ». Donc, à cause de la panique des médecins, ce qui était juste quelques morts dus à pas de chance pouvait devenir une épidémie. Bref, les variations de composition des médicaments étaient probablement l’élément qui permettait de créer ex-nihilo des « épidémies ».

On peut penser évidemment qu’encore aujourd’hui, les produits à base de plante doivent voir leur composition en produit actif varier fortement. Seulement, ça ne se voit plus parce que l’herboristerie médicale a été interdite un peu partout. Il reste bien la possibilité d’utiliser des produits à base de plante, comme les huiles essentielles. Mais tout produit phytothérapique ayant une activité antibiotique (donc, en réalité, une concentration en produit actif importante) est interdit de commercialisation. Donc, à la base, les produits utilisés sont plutôt des produits peu concentrés et donc peu actifs. Ca n’empêche pas qu’il y ait des variations. Mais celles-ci doivent entrainer des problèmes moyennement importants.

On peut aussi se dire que peut-être bien que l’arrivée des médicaments synthétiques a surtout permis de mettre fin à ces variations. Et que c’est la fin de ces variations qui a permis de ne plus avoir de morts aléatoires comme décrits plus haut. Une fois les médicaments devenu fiables quand à leur composition, on a pu voir qu’à telle quantité de produits actifs, les patients mourraient, et qu’à telle autre, il vivaient. Donc, on a pu adapter les quantités. Et le résultat à plus ou moins toujours été le même.

Bon, bien sur, ça n’empêche pas du tout qu’il y ait encore de très nombreux morts par les médicaments. Comme déjà vu dans cet article et sur ce site, cette mortalité vient par exemple du fait que les médecins croient à la fausse bonne idée que plus une maladie est sensée être grave, plus il faut donner des médicaments puissants (et donc, en réalité mortels). C’est le cas pour le cancer ou le SIDA, et plein de maladies microbiennes bidons que les médecins supposent être très souvent mortelles. Ca vient aussi d’un cercle vicieux plus ou moins lent qui fait que la prise d’un médicament va entrainer des effets secondaires et que ces effets secondaires peuvent être pris pour une maladie plus grave pour laquelle on va donner des médicaments plus puissants. Ainsi, à force de donner de médicaments de plus en plus puissants, la personne finit par mourir. Ces problématiques et processus existaient déjà dans les temps anciens cela dit. Disons qu’on a éliminé un élément du problème ; mais les autres ont très bien pris la relève.

Les médicaments basés sur les hormones humaines

Samedi 26 avril 2008

Le quatrième type de médicaments est donc celui basé sur les hormones humaines (voir l’article sur les quatre types de médicaments ici). Ce sont les moins dangereux et les plus bénéfiques, mais en même temps peut-être les plus vicieux. Comme je n’ai commencé à les analyser que récemment, je ne les connais pas tous. Je concentrerai donc cet article sur celui que je commence à connaître à peu près bien : le cortisol. Je complèterai par la suite l’analyse des médicaments basés sur des hormones dans d’autres articles.

Heureusement, le cortisol est l’hormone peut-être la plus utilisée. Donc, connaître la problématique de cette hormone, c’est déjà connaître une part importante du problème des hormones utilisées en tant que médicament.

1) L’exemple du cortisol

1,1) Le rôle du cortisol

Je pense que le cortisol est une hormone qui sert en fait plus ou moins à gérer le stress hydrique et éventuellement physique du corps (chose plus souvent vue dans les documents traitant de biologie que le stress hydrique, mais apparemment pas vraiment comprise) et à préserver les organes vitaux dans ce genre de situation.

En effet, premier constat. Certaines parties du corps sont plus importantes que d’autres. Les organes vitaux étant situés dans le centre du corps et dans la tête, il est évident que ces parties du corps sont très importantes, plus importantes que les bras et les jambes. Dans le cas où le liquide vital n’est plus en situation d’optimum et donc où le corps peut être endommagé, les organes vitaux doivent être préservés à tout prix. Et le cortisol sert à mon avis à ça.

Il y a déjà le cas de la déshydratation. Le fait de ne plus avoir assez d’eau à disposition fait que les organes vitaux fonctionnent moins bien. Et il est évident que dans le cas du coeur, le problème est critique.

Je ne sais pas exactement quel est le mécanisme à l’oeuvre, mais ce qui doit se passer est la chose suivante. D’une façon ou d’une autre, le cortisol enclenche un mécanisme qui permet au corps de retenir l’eau dans le tronc. Les bras et les jambes sont moins irrigués. Mais le tronc et la tête, eux, le restent parfaitement. Du coup, les organes vitaux sont protégés de la déshydratation.

Le cortisol sert aussi à réguler le taux de sels minéraux dans le corps. Il faut que le taux de sels minéraux soit à un niveau donné pour que le corps fonctionne à l’optimum (voir les travaux de Quinton sur la similitude entre le sang animal et l’eau de mer diluée ; au 1/5ème je crois). Donc, tout prise trop importante de sels minéraux (en général, il va s’agir du sel) va entraîner une émission de cortisol. En effet, en retenant l’eau dans le centre du corps, la proportion de sel à cet endroit va diminuer et rester à l’optimum. Donc, là encore, les organes vitaux vont être préservés.

On voit d’ailleurs là la justesse des vues de Quinton. Il faut bien que le liquide vital (eau) soit en quantité suffisante, et avec la composition requise (sels minéraux divers aux taux optimaux). Ca rejoint aussi les vues de Fereydoon Batmanghelidj sur l’importance de l’hydratation. Mais si celui-ci a compris l’importance de l’eau, il semble qu’il n’ait pas compris l’importance de sa composition en sels minéraux. Donc, il lui manque un élément important du problème dans son analyse. Ce qui doit le limiter dans l’analyse de certains phénomènes physiologiques.

Il semble que le cortisol serve à gérer également les situations d’effort physique (en partie). Pendant un effort physique prolongé, le corps va se servir de l’adrénaline pour éviter que la personne ne se retrouve en situation d’hypotension. L’adrénaline est une hormone ayant apparemment un effet assez similaire à la cortisone. Mais elle semble avoir un effet plus rapide (peut-être qu’elle est émise plus rapidement par le corps). Puis, une fois l’effort passé, en situation de repos plus ou moins total, pour consolider et éventuellement réparer les muscles des jambes et des bras, le taux d’adrénaline et probablement de cortisol va baisser. Les jambes et les bras vont être plus irrigués et vont pouvoir être consolidés. Evidemment, la personne va souffrir d’un manque de forme lié à la baisse de la quantité de cortisol. Enfin, au bout de quelque temps, une fois les réparations faites dans les membres, le taux de cortisol va remonter pour irriguer à nouveau plus les organes vitaux.

En fait, un simple stress psychologique semble pouvoir entraîner une émission de cortisol. Pas forcément une peur soudaine, qui met en jeu plutôt l’adrénaline, mais un stress prolongé. Probablement que le cerveau ne sait pas différencier l’origine du stress, et que quel qu’il soit, au bout d’un moment, il engendre la production de cortisol.

1.2) Les effets secondaires de la production élevée de cortisol

Evidemment, la production inhabituelle de cortisol va produire des effets secondaires divers.

Le fait qu’il y ait plus d’eau dans le sang du tronc va faire entraîner une situation d’hypertension. Le coeur va pomper plus de sang à chaque fois, donc, le flux va être plus important. On peut également penser qu’il y a un phénomène de constriction des veines des bras et des jambes lors du processus initié par l’émission de cortisol. C’est assez probable. Sinon, vu que la tension est mesurée au niveau des bras, a priori, on ne constaterait pas cette hypertension.

Par ailleurs, comme il y a moins d’eau dans les bras et les jambes, au bout d’un moment, ceux-ci vont avoir tendance à faiblir, à ne plus être capable de fournir le même effort qu’avant. Ils vont aussi avoir plus facilement des bleus ou des ecchymoses, puisque, étant mal alimentés en eau, le moindre choc a plus d’impact. Et ils cicatriseront moins vite, là aussi, par manque d’eau.

L’accumulation d’eau dans le tronc doit perturber la digestion en entraînant facilement une accumulation d’eau dans le système digestif ou quelque chose comme ça. Ce qui entraîne des diarrhées. Il semble que le cortisol stimule l’appétit et améliore le moral de la personne. Le fait qu’il y ait moins d’eau dans les membres va également fragiliser les os à ces endroits là.

C’est pour ça qu’un régime trop riche en sel par exemple, a tendance à provoquer de l’hypertension. Comme le taux de sel augmente trop dans le sang, du cortisol va être émis. Ce qui va engendrer de l’hypertension. Cela dit, on peut penser aussi que l’excès d’autres éléments peut entraîner cet effet. Par exemple, peut-être qu’un régime riche en protéines provoque cet effet là aussi.

On peut penser aussi que toute agression du corps par un produit nocif introduit à l’intérieur, va entraîner l’émission de cortisol. Comme déjà vu dans l’article de Shelton sur les plantes médicinales, il est bien possible qu’un médicament introduit dans le corps soit reconnu comme un poison et pousse le corps à émettre du cortisol pour diluer ce poison là où se trouvent les organes vitaux.

Le cortisol est moins produit pendant la nuit. Il y a une raison à ça. La nuit, on est en état de repos total. Or, comme déjà vu plus haut, le corps se sert des périodes de repos, vu que les organes vitaux ont alors une activité réduite, pour réparer les bras et les jambes. C’est à cause de ça qu’on constate la recrudescence de tous les processus inflammatoires la nuit (asthme, laryngite, abcès, douleurs articulaires, etc..). Le tronc étant moins alimenté en eau, des effets secondaires liés au manque d’eau se font plus sentir.

 

1,3) l’exemple de la cortisone

La cortisone est présentée souvent comme la version synthétique du cortisol. En fait, il semble que ce soit plutôt un précurseur du cortisol. Une fois introduit dans l’organisme, il se transforme en cortisol grâce à l’action d’une enzyme : la 11-hydroxystéroïde deshydrogénase. Il a bien une activité directe similaire à celle du cortisol. Mais elle ne représenterait que 5 % de celle du cortisol.

Les effets secondaires présents lors de l’utilisation de la cortisone vont clairement dans le sens de ce que je dis concernant le cortisol. S’y ajoutent des effets supplémentaires liés au fait que c’est un médicament pris sous forme de pilule (généralement), et que c’est donc plus concentré dans le système digestif.

Les effets secondaires vont être de l’hypertension, le ventre ballonné, des douleurs articulaires, une faiblesse des membres, des bleus ou des ecchymoses au niveau des membres, une difficulté de cicatrisation, une fragilité des os, un appétit accru, une certaine euphorie.

Concernant les os, on préconise d’augmenter la quantité de calcium et de s’exposer au soleil pour éviter l’ostéoporose. Mais dans la mesure où le problème vient d’un manque d’eau, ces mesures ne servent à rien. Seule une certaine activité physique, dans la mesure où elle fait revenir un peu d’eau dans ces endroits là doit avoir une certaine efficacité.

A cela s’ajoutent les effets plus ou moins liés au fait que le médicament est en général pris par voie orale et qu’il est donc plus concentré dans le système digestif au départ.

Il va y avoir un recentrage des graisses dans le corps. On peut penser à l’explication suivante pour ce phénomène. Il semble que la prise de cortisone, au moins à haute dose, esquinte le foie. Donc, on peut penser que le fait qu’il y ait aussi recentrage des graisses en plus du recentrage de l’eau vient du phénomène suivant. Le foie ne pouvant plus correctement éliminer les graisses, celles-ci vont rester dans le corps et vont donc être stockées. Et le stockage doit être probablement lié à la quantité d’eau présente dans les tissus. Donc, comme l’eau est recentrée dans le tronc, la graisse va s’accumuler plutôt dans le tronc. C’est pour ça qu’on voit des phénomènes bizarres comme la bosse de bison. Cela dit, peut-être que l’émission de cortisol dans une situation naturelle entraîne elle aussi un stockage des graisses dans le centre du corps. Mais on peut penser que l’effet est augmenté par le fait que le foie est esquinté par la prise orale de la cortisone.

Les problèmes digestifs qu’on peut constater déjà lors d’une émission naturelle de cortisol, doivent être augmentés vu que la quantité de cortisone est maximum dans le système digestif.

1,4) Le coté vicieux de la cortisone : l’effet en retour lors de l’arrêt

Un des gros problèmes de la cortisone, et je pense d’autres médicaments agissant sur les hormones, c’est l’effet en retour lors de l’arrêt de la prise du médicament. Si on arrête la cortisone brutalement, il est connu que de nombreux effets physiologiques vont apparaître. Et comme par hasard, ces effets sont plus ou moins les effets inverses de ceux qui apparaissent lors de la prise de cortisone.

C’est normal. En fait, comme le corps a eu un taux de cortisol très élevé de façon artificielle pendant des mois ou des années, à l’arrêt, celui-ci s’effondre. Du coup, l’eau quitte massivement le centre du corps pour aller vers les membres.

Conséquence de ça, la personne souffre d’hypotension, de dépression, de perte d’appétit. Il y a souvent une perte de poids importante (pas seulement liée à la perte d’appétit, mais aussi, à la perte d’eau dans le tronc et à diminution de la masse graisseuse, là aussi, dans le tronc). On peut penser aussi que le manque d’eau dans les poumons et à leur périphérie peut conduire à l’apparition d’une toux sèche.

Concernant les membres, comme l’eau revient vers eux et que les tissus ont été endommagés et ont accumulé une grande quantité de déchets cellulaires, il y a une réparation massive des membres qui se produit, avec tous les effets qui y sont associés, douleurs musculaires, articulaires, etc… Comme les extrémités des membres ont été les plus endommagées par le manque d’eau et ont donc produit plus de déchets cellulaires, il arrive qu’il y ait des éruptions cutanées aux mains ou aux pieds. Surtout qu’il semble que la peau devienne plus fine avec l’usage de la cortisone. Ca peut venir du fait qu’il y a une perte de protéines importante dans les membres. En tout cas, a priori, la peau plus fine doit laisser passer plus facilement les éruptions cutanées. Par ailleurs, les fluides doivent être plus stagnants avec la baisse de tension sanguine. Or, des fluides qui stagnent ou qui avancent moins rapidement peuvent conduire à l’accumulation de déchets.

Alors, bien sur, pour la cortisone pure et simple, les effets sont connus. Et le médecin va être conscient que les effets qui apparaissent lors de l’arrêt sont liés au manque soudain de cortisone. Mais, pour certains médicaments qui utilisent la cortisone dans un but différent, les médecins vont être beaucoup moins conscients de ça.

Et c’est la même chose lorsque certains médicaments induisent une augmentation de la quantité de cortisol naturel par le stress biologique qu’ils induisent. Augmentation de cortisol qui peut éventuellement être en réalité à l’origine de l’amélioration.

Sans compter qu’on fait passer de la cortisone pour d’autres médicaments (exemple, les trithérapies anti-VIH). Et là, les médecins ne comprennent absolument pas les effets secondaires.

Or, tous ces différents types de médicaments sont relativement nombreux. Du coup, dans de nombreux cas, il va être impossible d’arrêter de prendre ces médicaments, parce que les symptômes à l’arrêt vont être interprétés comme le retour de la maladie.

Par exemple, pour l’asthme, on prescrit de la cortisone en spray à inhaler. Si on arrête la cortisone d’un coup, comme l’eau quitte le tronc en masse, et donc, les poumons, l’individu va avoir tendance à tousser beaucoup plus. Donc, il aura ce qui sera interprété par le médecin comme une grosse crise d’asthme. Le médecin ne pensera pas au contrecoup de l’arrêt du médicament. Et la personne sera poussée à réutiliser à nouveau de la cortisone pour soigner sa crise. Du coup, impossible de se passer de la cortisone. L’usage de ce médicament est donc complètement vicieux.

Pour les médicaments autres que la cortisone qui induisent une poussée de production du cortisol, on peut se demander si ce n’est pas le cas des antibiotiques utilisés à faible dose. Donc, il est possible que chez un enfant qui a une toux sèche (donc, non liée à la problématique de l’excès de protéines, dont j’ai déjà parlée par ailleurs, mais probablement liée au fait qu’il n’y a pas assez d’eau au niveau des cellules des poumons), on lui prescrive un antibiotique. Cet antibiotique, par l’augmentation de cortisol qu’il induit, va diminuer la toux. Ceci, probablement parce que le cortisol fait revenir de l’eau vers les tissus des poumons. Lorsqu’on va arrêter l’antibiotique, l’eau va repartir et la toux va revenir. On va lui prescrire à nouveau l’antibiotique. Ce qui va entraîner le même processus. Donc, là aussi, effet vicieux. Et comme l’usage de l’antibiotique peut déboucher sur des effets plus graves, là, c’est encore plus vicieux.

Même genre de chose pour les Antirétroviraux utilisés contre le VIH : les trithérapies. Quand on voit les effets secondaires à la prise comme à l’arrêt, on se rend compte qu’en fait de médicaments hyper high-tech issus de la recherche pharmaceutique de pointe, il ne s’agit ni plus ni moins que de cortisone mise sous un autre nom. Et là où c’est vicieux, c’est que quelqu’un qui aurait l’idée d’arrêter brutalement sa thérapie (un dissident du sida par exemple), va évidemment subir les effets physiologiques de l’arrêt de la cortisone. Or, ça va être interprété par les médecins comme le fait que le SIDA revient. Par exemple, si une toux se déclenche, ça va être interprété comme une pneumonie ou une tuberculose. Si la personne a une éruption cutanée sur les mains, ça sera considéré comme une maladie éruptive microbienne. Et si la personne a mal à la tête, ça sera considéré comme une toxoplasmose. Donc, on va la remettre sous trithérapie (et on l’aura traitée avant aux antibiotiques, ce qui tuera un certain nombre d’entre eux. D’autant plus qu’avec l’arrêt de la trithérapie, ils se seront amaigris et auront perdu l’appétit et que, comme on l’a déjà vu sur ce site, antibiotiques + maigreur + faible appétit = danger). Donc, là encore, impossible d’arrêter la prise des ces médicaments.

Il y a aussi les médicaments dont on sait que l’usage de la cortisone à terme, ne va plus avoir beaucoup d’effet, voir va rendre à terme la maladie plus grave que ce qu’elle était avant l’usage de la cortisone. Et on sait que le fait de l’arrêter d’un coup, va entraîner une très grosse crise. Mais comme on pense qu’on n’a que ça pour pallier aux effets de la maladie, on utilise quand même ce médicament. Et on l’utilise à vie, parce qu’une fois qu’on a commencé à l’utiliser, on pense qu’on ne peut plus s’arrêter. Et c’est même le patient qui exige qu’on continue à lui prescrire.

1,5) Autre coté vicieux de la cortisone : les effets secondaires en cascade sur le long terme

Le coté vicieux vient aussi de ce que sur certaines maladies, la cortisone est utilisée sur le long terme (parce qu’il n’y a pas d’autre médicaments pour atténuer les symptômes de la maladie). Or, comme elle entraîne au bout d’un moment des effets secondaires et que les médecins ne savent pas forcément que ces effets secondaires sont dus à la cortisone, ils vont croire que ces effets secondaires sont soit le développement de la maladie primaire, soit une autre maladie qui se développe. Donc, ils vont donner d’autres médicaments pour soigner la maladie en question. Ce qui va déclencher de nouveaux effets secondaires, ce qui va entraîner la prescription de nouveaux médicaments, etc…

Ou sinon, d’autres fois, les médecins savent que les effets secondaires sont dus à la cortisone. Mais ils donnent des médicaments pour endiguer les effets secondaires de la cortisone. Or, ces médicaments vont évidemment entraîner eux-mêmes de nouveaux effets secondaires. Et là, les médecins commencent à se perdre dans la foret des effets secondaires des divers médicaments. Et ils peuvent tout à fait se mettre à croire que la personne à une infection ou autre chose. Surtout que les infections microbiennes peuvent faire parti des effets secondaires des médicaments en question (et même de la cortisone). Donc, ils n’ont même pas forcément à sortir du cadre des effets secondaires des médicaments qu’ils donnent. Du coup, de nouveaux traitements en nouveaux traitement, petit à petit, la santé de la personne va décliner de plus en plus, les maladies diagnostiquées vont être de plus en plus graves, pour finir très souvent par la mort par les médicaments.

2) Généralisation aux autres médicaments basés sur des hormones

2.1) L’effet en retour lors de l’arrêt

Ce genre d’effet rebond n’est pas propre à la cortisone. Il semble que les médicaments antihypertension qui jouent sur les hormones produisent aussi ce genre d’effet. Si on arrête ces médicaments, il y a un retour de l’hypertension à un niveau très élevé. Cela dit, ça ne concerne pas tous les médicaments antihypertenseurs, parce que pas mal jouent sur l’élimination du sel et donc, ne sont pas concernés par cet effet rebond. Mais ce qui nous intéresse, ce sont ceux qui jouent sur les hormones. Et eux, entraînent cet effet rebond.

Donc, on peut penser qu’en fait, la plupart des médicaments basés sur des hormones entraînent un effet en retour. C’est d’ailleurs logique, puisque comme ils se substituent à la molécule naturelle, ou alors, comme ils obligent le corps à produire de très grandes quantités de molécule naturelle, dès qu’on arrête le traitement, le corps, soit n’est plus habitué à en produire, soit ne peut plus produire autant de molécule naturelle.

Et donc, bien qu’ils soient moins directement dangereux que les médicaments à base de plantes ou de levures, à cause de leur coté très vicieux, à terme, ils le sont peut-être autant que les autres. Parce que, comme pour la cortisone, les médecins sont peut-être conscients de leurs effets quand ils les utilisent dans un certain cadre. Mais dès qu’ils les utilisent dans des domaines différents, ou que les médicaments ne sont pas présentés vraiment, ou pas du tout, comme le médicament connu, la plupart du temps, cette conscience des effets secondaires à l’arrêt (et même lors de la prise) disparaît en grande partie. Et du coup, ils interprètent les symptômes physiologiques à l’arrêt comme le retour de la maladie initiale, et pas du tout comme l’effet en retour lié à l’arrêt du médicament. Donc, il devient impossible de s’arrêter de prendre ces médicaments

2.2) Les effets secondaires en cascade sur le long terme

Bien sur, les effets secondaires en cascades sont le problème de tous les médicaments. Mais plus on les prend sur le long terme, ou plus ils sont dangereux, ou plus le médecin croit que le moindre symptôme clinique est le signe d’une nouvelle maladie, plus ce genre de chose risque d’arriver. Or dans le cas des médicaments à base d’hormone, s’ils ne sont pas trop dangereux, et si les médecins ne sont pas à scruter le moindre symptôme, ils sont en général pris sur le long terme, voir à vie. Donc, presque fatalement, ils vont déboucher sur des situations beaucoup plus graves au bout d’un certain temps. C’est pour ça que malgré leur faible dangerosité à court terme, je pense qu’ils sont en réalité extrêmement dangereux.

L’excellent livre « le grand secret de l’industrie pharmaceutique » de Philippe Pignarre vu sous un autre angle que celui de l’auteur.

Mercredi 16 avril 2008

Un livre très instructif est sorti il y a quelques années (en 2003) : « le grand secret de l’industrie pharmaceutique« . Dans ce livre l’auteur révèle plein de choses extrêmement intéressantes sur l’histoire de l’industrie pharmaceutiques. Des choses qui offrent un tout autre regard sur le domaine que celui qu’on peut avoir habituellement.

La partie la plus intéressante concerne la façon de l’industrie pharmaceutique de mener les recherches scientifiques aux temps héroïques de la médecine, que l’auteur définie comme étant la période allant des années 30 aux années 70. Ce que nous révèle Philippe Pignarre, c’est qu’en fait à cette époque c’était purement et simplement le n’importe quoi dans le monde de l’industrie pharmaceutique. Il n’y avait aucune contrainte sur la façon dont les expérimentations étaient menées. Les essais n’étaient pas fait en aveugle, le nombre de cas étudiés étaient faibles et les études pouvaient ne durer qu’un temps très court (cf. p 54), etc…

Evidemment, ça jette une lumière bien différente sur les médicaments de l’époque.

1) Le sérieux de la mise au point des médicaments

Déjà, première chose, ce qui est sur, c’est que le sérieux de la mise au point des médicaments souvent mis en avant par les médecins devient un bobard complet.

Les biologistes et les médecins aiment brandir l’argument des essais cliniques pour faire croire aux gens que tous les médicaments qu’ils utilisent ont été testés via une procédure extrêmement rigoureuse d’essai clinique.

Souvent, quand quelqu’un leur parle d’un médicament non validé par l’industrie pharmaceutique, d’un air méprisant, ils disent qu’un médicament officiel est validé par 10 années, voir plus, d’études avant la mise sur le marché. Et ils ont beau jeu alors de demander si le médicament en question a subis l’épreuve des essais cliniques. Et ils ont également beau jeu de faire croire que les médicaments venant de l’industrie ont subit une procédure de validation extrêmement sérieuse.

Mais ça, ça ne s’applique qu’aux médicaments inventés après les années 60. Or, comme le montre Philippe Pignarre, à peu près toutes les grandes classes de molécules les plus utilisées aujourd’hui, ont été inventées justement avant les années 70. Donc, ça veut dire qu’à peu près aucune grande classe de molécule utilisée actuellement n’a fait l’objet d’une procédure d’essai clinique telle qu’on la conçoit aujourd’hui (c’est à dire, une étude sérieuse).

Bien sur, il y a eu de nouveaux médicaments mis au point après les années 70. Mais, la plupart des médicaments mis au point à partir des années 70 ne sont que des dérivés de ceux de l’époque précédente ; des dérivés qui améliorent à peine le médicament initial. Donc, les nouveaux médicaments n’étant pas vraiment des nouveautés, on ne peut pas s’en servir pour dire que de nouveaux médicaments ont remplacé les anciens et qu’eux ont fait l’objet d’essais cliniques sérieux.

On pourrait penser que puisque ces nouveaux médicaments ont fait l’objet d’une étude clinique moderne, c’est comme si l’ancienne molécule avait finalement fait l’objet elle aussi d’une étude clinique moderne, puisque la plupart du temps, les deux médicaments sont quasiment identiques dans leurs effets. Mais non, parce que la plupart des nouveaux médicaments ne sont pas analysés (lors des essais cliniques) contre un placebo ou contre une absence de traitement, mais contre l’ancien médicament qu’il est sensé remplacer. Donc, on ne refait pas les études en partant du début, comme ça serait le cas si on testait un nouveau type de médicament face à une situation où il n’y aurait rien. On fait juste une étude comparative. Donc, même avec l’introduction de nouveaux médicaments légèrement dérivés des anciens, on en reste à la situation en question.

Alors, de toute manière, au final, l’industrie pharmaceutique pourrait probablement montrer que, d’une certaine façon, un certain nombre d’anciennes molécules marchent. Parce que le problème est souvent plus vicieux qu’une simple procédure médicament contre placebo ou contre aucun traitement. Et puis, les molécules ont vraiment un effet sur le corps. Enfin bon, on pourrait analyser de façon plus approfondie la façon dont l’industrie pharmaceutique pourrait retomber en partie sur ses pattes concernant certains médicaments. Mais le fait est là, 99 % des grandes classes molécules utilisées aujourd’hui n’ont pas fait l’objet d’études cliniques sérieuses.

Est-ce que les médecins et les biologistes mentent ? Probablement pas. Il est très probable que la plupart des médecins ne connaissent rien à cet état de fait et qu’ils croient que la médecine a toujours fonctionné selon le modèle des essais cliniques actuels. Il ne doit pas y en avoir beaucoup qui connaissent les coulisses de la mise au point des médicaments avant les années 70 (mais quand même probablement beaucoup plus depuis le livre de Pignarre).

Mais bon, ça veut simplement dire que la médecine est composée soit d’ignorants, soit de tartuffes qui se drapent dans le sérieux de leur discipline alors qu’ils savent bien qu’elle est basée sur l’amateurisme le plus total.

De toute façon, pour toute maladie transmissible entraînant potentiellement des morts ou des incapacités graves, l’industrie pharmaceutique ne peut pas faire des études cliniques vraiment sérieuses ; pour des problèmes d’éthique. Par exemple, on ne peut pas injecter à 1000 personnes un microbe pathogène potentiellement mortel, ne leur donner aucun médicament, et injecter le même microbe à 1000 autres personnes et leur donner un antibiotique qui va les sauver. Donc, par exemple, pour les antibiotiques (grande classe de médicament inventée justement durant la période étudiée par Pignarre), impossible de faire des études cliniques sérieuses. On est obligé de biaiser, d’étudier ce qui se passe uniquement sur des personnes considérées comme déjà malades. Et c’est la porte ouverte à toutes les manipulations de résultats, à tous les biais d’analyse. Bien sur, il y a les tests sur des animaux. Mais ce n’est pas une étude clinique sérieuse, puisque toutes les truandes sont possibles avec les animaux, vu que ceux-ci ne parlent pas. Seule l’expérience avec des humains est valable. Et pour un très grand nombre de maladies non transmissibles, c’est pareil, puisqu’on ne peut pas travailler sur autre chose que des personnes déjà malades.

D’ailleurs, petit aparté, ce problème d’étique, c’est ce qui s’est passé en réalité avec l’AZT (le premier médicament contre le SIDA, introduit en 1987). L’industrie pharmaceutique a fait croire que l’étude justifiant la mise sur le marché de l’AZT était du genre AZT contre aucun traitement. Mais en réalité, les médecins étaient au courant de qui prenait quoi. Et comme, moralement, ils ne pouvaient pas laisser mourir des personnes alors qu’il y avait un traitement qui pouvait les sauver, les personnes du groupe sans traitement étaient en réalité fournies en AZT autant que les personnes du groupe prenant de l’AZT. Comme par hasard, le résultat était quasiment identique entre le groupe sans AZT et le groupe avec AZT. Evidemment, sérieux de l’étude : zéro.

Et encore, là, on n’était même pas dans le cadre d’une injection de la maladie, puis, de l’analyse de ce qui arrivait avec médicaments et sans médicaments. On était avec des personnes qu’on croyait déjà malades. Donc, on était très loin d’une étude vraiment sérieuse qui reprend tout depuis le début.

2) l’opinion de Philippe Pignarre sur cette période pré-70

De son coté, Philippe Pignarre voit ça comme une époque de créativité où, la recherche n’étant pas contrainte par des méthodes trop rigoureuses, plein d’expérimentations étaient possibles. Et ce serait grace à ça qu’on a vu une explosion de nouveau médicaments. Selon Pignarre, c’est en grande partie à cause de réglementations de plus en plus sévères, et d’organisations de plus en plus lourdes, que la créativité a été de plus en plus limitée, et au final que l’industrie pharamaceutique a vu s’effondrer la découverte de médicaments nouveaux.

Derrière ce raisonnement, il y’a le fait que pour Pignarre, la valeur des médicaments mis au point avant les années 70 semble acquise. Ca pourrait se tenir. Sauf qu’en fait tout son livre jette un énorme doute sur la valeur des médicaments de l’époque. Et ce n’est pas vraiment un petit détail.

3) Les études cliniques n’étaient pas sérieuses, mais est-ce que c’était fait de bonne volonté, avec honnêteté ?

On pourrait se dire que, ok, avant les années 70, tout était fait de façon légère. Mais que c’était lié à l’esprit de pionniers qui animait les gens de cette époque et que s’ils étaient légers, ils étaient en tout cas honnête.

Ce qui est sur, c’est que vu qu’il n’y avait pas de vérification par les autorités, et que les procédures de mise au point et de contrôle des études (réalisées à chaque fois par la société pharmaceutique elle-même) étaient hyper légères, c’était une époque où toutes les arnaques étaient permises. Pendant 40 ans (et avant aussi bien sur), l’industrie pharmaceutique a pu mentir à fond sur ses médicaments en toute tranquillité. Et quand on voit les bidonnages actuels, il est évident qu’à l’époque, ça devait être dingue. Il y avait possibilité de truander, et cette possibilité a certainement été utilisée à fond. On étudiera ça dans un futur article.

Le concept d’antibiothérapie est absurde

Vendredi 15 février 2008

Quand on y réfléchit un peu d’un point de vue critique, on se rend compte qu’en fait, le concept d’antibiothérapie est absurde. On ne voit pas comment ce produit pourrait tuer les bactéries à l’intérieur du corps, comme on le prétend.

Comment ce produit pourrait tuer les bactéries, alors qu’elles sont disséminées partout dans le corps au plus profond des chairs ? Surtout que ce produit attaque les cellules humaines. Donc, il faudrait détruire tout le corps pour réussir à détruire toutes les bactéries. C’est une idée qui ne tient pas la route. L’antibiothérapie, c’est une idée qui a l’air géniale de prime abord, mais qui apparaît comme complètement stupide dès qu’on y réfléchit un peu plus.

Un antibiotique, ça peut marcher in vitro, mais pas in vivo. In vitro, c’est sur que vu qu’il n’y a que les bactéries et le produit, il n’y a pas de problème. Mais en situation réelle, c’est à dire une fois dans le corps, c’est autre chose. Là, ça ne peut pas marcher parce qu’il faut détruire le corps en entier pour détruire la totalité des bactéries.

C’est encore pire que la chimiothérapie (pour le cancer donc). Parce qu’au moins, pour la chimiothérapie, la tumeur est à peu près localisée. Donc, on pourrait éventuellement attaquer la chose localement (ce qu’on ne fait pas, puisqu’on fait passer les médicaments par le système sanguin). Mais là, ce n’est même pas le cas.

D’ailleurs, il semble qu’on ne prétende pas exactement que les antibiotiques tuent les bactéries, mais plutôt qu’ils les empêchent de se développer. Donc, il ne s’agirait même pas de les tuer.

On pourrait me dire que ça laisse le temps au système immunitaire de mettre en place sa défense pour éliminer la bactérie. Mais, même là, de toute façon, l’antibiotique ne pourra pas avoir assez d’action pour empêcher la bactérie de se développer en masse. Et puis, dans ce cas, puisque le système immunitaire serait alors sensé pouvoir se débarrasser de la bactérie, il suffirait de vacciner contre la bactérie. Mais s’il n’y a pas de vaccin, c’est qu’il ne peut pas y en avoir. Et puis, pour plein de bactéries tueuses, par exemple pour la légionelle, les gens sont en permanence, ou au moins très souvent en contact avec elles. Donc, si le fait d’être en contact prolongé devait leur permettre d’avoir des défenses, ils devraient en avoir depuis bien longtemps, lorsque le problème arrive. Donc, on ne peut pas mettre en avant cet argument que ça donnerait le temps au système immunitaire de se mettre en place.

Le seul endroit où un antibiotique pourrait éventuellement avoir un effet, c’est dans le système digestif, puisque la bactérie n’est alors pas enfouie loin dans le corps ; mais ailleurs, non (tout ça en supposant bien sur que les bactéries pathogènes existent bien sur). Mais comme l’antibiotique attaque par ailleurs le système digestif, on ne sait pas ce qui est le pire. De toute façon, en général, les bactéries impliquées dans l’attaque du système digestif sont sensées attaquer par émission de toxine (ce que je pense être vrai. C’est une des seules situations, avec la gangrène, où effectivement, des bactéries me semblent impliquées. On retrouve l’action via toxines aussi dans le tétanos). Et il semble qu’en fait, en général, la toxine a été produite dans l’eau ou l’aliment, puis avalée, mais n’a pas été produite sur place, dans le ventre (en tout cas, pas en quantités suffisantes pour entraîner un problème). Donc, puisque le problème se résume à l’ingestion d’un poison, l’antibiotique ne sert à rien.

En fait, l’antibiothérapie c’est encore un concept qui a été conçu dans les temps héroïques de la médecine, au temps des médias de masse, quand personne ne pouvait contester le truc. Et ensuite, comme c’est rentré dans les moeurs, plus personne n’a pensé à remettre en cause les fondements du truc.

D’ailleurs, ça enterre pas mal aussi la théorie des bactéries pathogènes. Parce que les personnes sont sensées avoir des bactéries pathogènes dans le corps, et elles s’en sortent alors que les médicaments qu’on leur donne ne leur permettent en réalité pas de s’en sortir. Donc, ça montre bien que les bactéries pathogènes en question ne sont pas pathogènes du tout et que la cause du mal être est ailleurs. A mon avis, le plus probable est que la cause des problèmes est toujours physico-chimique (mais plus souvent purement chimique que physique et chimique, ou purement physique). Il s’agit simplement, en général, de déséquilibres chimiques ou de manque de telle ou telle substance importante pour le corps, parfois de problèmes plus physiques que chimiques (donc, qui se situent à des niveaux plus macroscopiques que microscopiques).

Concernant le fait que l’antibiotique attaque aussi les cellules humaines, je crois avoir lu sur certains documents que les antibiotiques sont sensés ne réagir qu’avec les bactéries et pas avec les cellules humaines. Donc, on pourrait me dire que ça n’attaque en fait pas le corps. Ce qui conduit à l’idée que l’intégralité du produit serait disponible pour lutter contre les bactéries puisque ça n’interagit pas avec le corps. Et donc, ça conduit à l’idée qu’il n’y aurait pas besoin de détruire le corps presque en totalité pour détruire les bactéries pathogènes. Ce qui peut au bout du compte amener à penser que la dose d’antibiotique est adaptée et que l’antibiotique pourrait se faufiler dans les méandres du corps pour atteindre l’intégralité des bactéries pathogènes. Ben dans ce cas, si c’est si anodin, qu’on donne dix ou vingt fois la dose habituelle d’antibiotique aux personnes qui seraient susceptibles de défendre cette idée. Et on verra si c’est si anodin et si ça n’interagit pas avec les cellules humaines. Je suis sur qu’il n’y aurait pas beaucoup d’amateurs et que les conseilleurs n’auraient pas tellement envie d’être les payeurs.

La leucémie est causée par les antibiotiques et les anti-inflammatoires. Et la nature de la leucémie n’a rien à voir avec celle de la version officielle

Jeudi 14 février 2008

Parmi les effets des médicaments désagrégateurs de cellules (antibiotiques, anti-inflammatoires, anti-paludéens, etc…), il y a celui de provoquer des leucémies. On va d’ailleurs voir à l’occasion de cet article que la nature de la leucémie n’a rien à voir avec ce qu’en dit la médecine officielle, et que loin d’un diagnostic de mort plus ou moins imminente, c’est un diagnostic de quelque chose de complètement anodin.

1) Diagnostic et symptômes de la leucémie

Selon la version officielle, la leucémie est une forme de cancer de la moelle osseuse. La moelle osseuse se mettrait à produire des quantités invraisemblables de lymphocytes, ce qui est sensé conduire plus ou moins rapidement à la mort. Il suffirait d’une prise de sang pour détecter le problème. Les globules blancs produits seraient des globules blancs immatures. Dans un certain nombre de cas, la multiplication des globules blancs se ferait au détriment de celle des globules rouges et des plaquettes.

Tout ceci entraînerait les symptômes suivants : asthénie, pâleur, dyspnée (c’est à dire détresse respiratoire, liées à l’anémie), syndrome hémorragique [lié à la thrombopénie ou à la CIVD (coagulation intravasculaire disséminée)], fièvre spécifique ou bactérienne, hématomes, douleurs osseuses, atteinte neurologiques, atteintes cutanées. Ca c’est pour les LAM (leucémie aigues myéloïdes).

Le diagnostic repose donc sur la présence des symptômes cliniques, puis sur l’analyse du sang. Mais, désormais, on fait reposer in fine le diagnostic sur un examen de la moelle osseuse. Et ce n’est que si celle-ci est anormale qu’on dit qu’il y a leucémie.

La réalité est la suivante. En fait, la théorie est fausse, les tests sont faux, et le diagnostic est faux. La leucémie ne vient pas du tout d’une cancérisation de la moelle osseuse.

A mon avis, il y a deux possibilités. Je penche désormais plus pour la première (qui est d’ailleurs chronologiquement la dernière que j’ai imaginée).

2) Première possibilité

Il y a plusieurs choses qui vont amener à un diagnostic de leucémie.

2,a) Des tests non spécifiques

Déjà, les tests ne mesurent pas du tout la quantité de lymphocytes, mais la quantité de particules de la taille des lymphocytes. Le test n’est absolument pas spécifique des lymphocytes (chose que je n’avais pas compris au moment de ma première analyse). Tout agglomérat de particules de la taille des lymphocytes va être considéré comme un lymphocyte par le test, même si ça n’en est pas. Donc le test va comptabiliser les lymphocytes, plus plein d’autres particules. Particules qui se trouvent avoir la même taille que les lymphocytes. Donc, le diagnostic repose en réalité sur un test qui mesure un artefact.

2,b) Prise de médicaments désagrégateurs de cellules

Ensuite, presque tout le temps, la personne aura pris un médicament désagrégateur de cellule. Une personne va prendre pour une raison ou pour une autre des antibiotiques, ou des anti-inflammatoires non stéroïdiens, ou un anti-paludéen, etc…, tout médicament désagrégeant les cellules et les débris. Du coup, les particules dans le sang vont être désagrégées. A partir de là, il va y avoir plusieurs problèmes.

D’abord, comme on l’a déjà vu dans l’article sur les antibiotiques, ces médicaments vont désagréger les parois des petits vaisseaux sanguins. Ca ne va pas avoir de répercussion dans les endroits où il y a des muscles, parce que les dégâts ne sont pas assez importants pour être gênants. Les muscles étant trop robustes pour être impactés. Mais dans les endroits plus fragiles ou qui ne peuvent pas se réparer, on va se rendre compte du problème. Les poumons vont être plus facilement agressés, ainsi que le cerveau. Les yeux vont parfois saigner aussi. Ces médicaments peuvent aussi créer des éruptions cutanées, ainsi que des douleurs articulaires. Donc, on retrouve les symptômes de leucémie décrits plus haut : détresse respiratoire, hémorragies, hématomes, atteintes neurologiques (en fait, en général des accidents vasculaires cérébraux), atteinte cutanées, douleurs osseuse

Ensuite, ces médicaments vont désagréger les globules rouges et les plaquettes. Du coup, la diminution du nombre des globules rouge et des plaquettes va engendrer une anémie (et donc de la pâleur).

Ensuite, concernant la multiplication des globules blancs (les leucocytes), ce qui ce passe est la chose suivante.

D’abord, puisque les médicaments en question désagrègent les débris cellulaires et les cellules, il va y avoir une explosion de petites particules dans le sang. Ce sont ces particules qui, à terme, vont être comptabilisées comme globules blancs ; mais pas dans l’immédiat, puisqu’elles sont trop petites pour être détectées en tant que globules blancs.

Ca pourrait être éliminé ou recyclé par le foie. Mais il est bien possible que le foie recycle plus mal les particules en dessous d’une certaine taille. En effet, il est face à un dilemne. Il doit éliminer les déchets cellulaires. Mais il ne doit pas éliminer les nutriments de type protéine. Donc, comment faire ? Eh bien, les déchets passent par le système lymphatique, qui est en réalité comme un système d’égout pour le corps. C’est un système veineux différent du système veineux sanguin. Donc, a priori, dans le système lymphatique. les déchets sont collés à des particules plus grosses, et par ailleurs, elles doivent s’agglomérer entre elles pour former des particules plus grosses. Et du coup, ce qui doit se passer, c’est que dans le foie, les grosse particules sont éliminées, tandis que les petites (normalement les protéines), ne le sont pas. Pour le corps, c’est un moyen simple et élégant de résoudre le problème.

Mais du coup, quand une personne prend des médicaments qui désagrègent les cellules et les débris dans le sang, ceux-ci sont désagrégés en des particules probablement trop petites pour être éliminées par le foie. Donc, elles continuent à tourner dans le sang, sans être éliminées, ou en étant éliminés en moins grande quantités que d’habitude. Un autre effet de ces médicaments (reconnu officiellement celui-ci) est d’esquinter le foie. Du coup, là aussi, on va avoir une moins grande élimination des déchets cellulaires que d’habitude.

Résultat, les petites particules s’accumulent dans le sang. Et elles restent sous cette forme de petites particules à cause de l’action des médicaments désagrégateurs.

Les tests de mesure de quantité de globules blancs doivent estimer la taille des particules. Donc, normalement, il n’est pas possible que des petites particules passent pour un globule blanc. Mais voilà ce qui va se passer.

Le jour où la personne arrête de prendre les médicaments en question, comme il n’y a plus de substance pour désagréger les particules, celles-ci vont recommencer à s’agréger entre elles. Et elles vont le faire d’autant plus qu’elles sont nombreuses dans le sang. Donc, il va y avoir une explosion de la quantité de « grosses » particules, et donc, de particules de la taille des lymphocytes.

Du coup, si on fait un test sanguin pour voir la quantité de lymphocytes, on va avoir l’impression que la quantité de lymphocyte a explosé. Donc, le médecin va avoir une forte probabilité de commencer à penser à un diagnostic de leucémie.

On va avoir d’autant plus de globules blancs que la médecine officielle estime que lors d’une leucémie, il y a, en plus des globules blancs normaux, de nombreux globules blancs anormaux qui sont comme des précurseurs de globules blancs, des bébés globules blancs. Donc, a priori, ce sont des globules blancs d’une taille inférieure à celle de globules blancs normaux. Et le processus que j’ai décris précédemment fait qu’on va en comptabiliser beaucoup, car l’agrégation des petites particules va faire plus de petites cellules que de grosses, au moins dans un premier temps. Surtout qu’on va certainement comptabiliser aussi les globules blancs normaux.

Donc, avec les symptômes qu’il y a eu quelques semaines avant, lors de la prise de l’antibiotique, si on fait un test pour mesurer la quantité de leucocytes à ce moment là, le médecin risque de s’orienter vers un diagnostic de leucémie.

En résumé, on a deux étapes : 1) une étape de prise de médicaments désagrégateurs de cellules, avec les symptômes liés à ces médicaments ; 2) une étape de récupération après l’arrêt des médicaments. Etape qui, au niveau des symptômes cliniques, s’accompagne surtout d’un retour de la fièvre, puisqu’il faut éliminer les particules en suspension dans le sang et le système lymphatique. Et au niveau des marqueurs biologiques cette étape s’accompagne donc d’une explosion de ce que les tests supposent être des globules blancs.

Comme on peut le voir, les symptômes se présentent à des moments différents. Mais pourtant, des symptômes de la période 1 se retrouvent avec des symptômes de la période 2 dans le diagnostic des leucémies.

En fait, à ce moment là, la personne ne subira probablement plus les symptômes ressentis lors de la prise de l’antibiotique. Mais le médecin ne considérera pas que les symptômes présents au moment de l’examen. Il prendra en compte aussi les symptômes qui se seront manifestés 3 semaines avant, lors de la prise de l’antibiotique. Donc, dans le diagnostic fait par le médecin, on aura effectivement tous les symptômes de la leucémie présents : explosion du nombre de globules blancs, anémie, pâleur, éventuellement éruption cutanée, éventuellement baisse de la quantité des globules rouges et des plaquettes, etc… En fait, la médecine officielle mélange allègrement les symptômes des deux périodes. Comme elle ne comprend pas ce qui se passe, elle considère que les symptômes qu’il y a eu quelques semaines avant ont pour origine la même cause et font partie d’un même phénomène, alors qu’en réalité, c’est parce que ce qui entraînait les symptômes de la phase 1 n’agit plus que les symptômes de la phase 2 apparaissent.

Heureusement, comme le diagnostic final repose sur l’analyse de la moelle osseuse, on va avoir peu de cas de leucémie. Il va falloir trouver une moelle osseuse qui sera estimée cancéreuse (ce qui dépendra, là aussi, de diagnostics qui doivent reposer la plupart du temps sur des artefacts). Et comme ça n’arrive pas souvent, ça limite le nombre de cas de leucémie. Sinon, si on ne se basait que sur les diagnostics sanguins, on aurait facilement 20 fois plus de diagnostics par an.

En général, les choses ne vont pas se passer en une seule fois. Il va y avoir une succession de cycles de ce genre : épisode de maladie, accompagné de prise d’antibiotiques ou d’anti-inflammatoires, rémission des symptômes consécutive à la prise d’antibiotique (qui va faire tomber la fièvre principalement, mais aussi limiter certains autres symptômes comme le nez qui coule), puis reprise de la maladie lors de l’arrêt de l’antibiotique, ce qui s’accompagne à nouveau d’une prise d’antibiotique, etc… Après 3 ou 4 cycles de ce genre, les parents peuvent s’affoler et aller voir un médecin qui, s’il est du genre excité, va éventuellement faire un prè-diagnostic de leucémie. Et avec pas mal de malchance, les examens biologiques vont trouver une moelle osseuse cancéreuse.

C’est pour ça qu’il y a pas mal d’enfants qui sont touchés (la leucémie représente 1/3 des cancers de l’enfant. C’est le plus fréquent des cancers de l’enfant). C’est parce qu’à cet age, il y a souvent des problèmes ORL qui sont soignés par antibiotiques et donc, qui récidivent, et qui sont à nouveau soignés par antibiotiques, etc… Ceci, en générale par des parents qui pensent obtenir un maximum de sécurité en donnant des antibiotiques à leur enfant ou par des médecins qui donnent des antibiotiques pour un oui ou pour un non. Ca arrivera moins chez les adultes, parce que ceux-ci laisseront passer l’orage sans utiliser de médicaments. Et en plus, le médecin ne pensera pas à une leucémie face à un tel problème. Il fera plus un diagnostic de bronchite chronique, ou autre problème du genre récidivant mais plus ou moins bénin.

3) Deuxième possibilité

L’antibiotique ou autres médicaments désagrégateurs de cellules attaquerait la moelle osseuse. Du coup, il y aurait comme un phénomène de rattrapage à l’arrêt de la prise d’antibiotique. La moelle osseuse, ayant été agressée, se mettrait à produire beaucoup plus de globules blancs. Donc, le test mesurerait cette explosion de la quantité de globules blancs, et le docteur diagnostiquerait alors une leucémie. Donc, là aussi, on serait face à un phénomène non dangereux et devant rapidement régresser.

Seulement, il y a deux ou trois choses qui me font pencher pour la première possibilité.

A mon avis, la moelle osseuse ne peut pas être atteinte par l’antibiotique parce que celui-ci aura réagi avec autre chose avant d’atteindre la moelle osseuse. Donc, il n’y aurait pas de raison que celle-ci surréagisse. Croire que la moelle osseuse va être en partie détruite, c’est comme croire à la chimiothérapie pour le cancer. Il faudrait qu’une partie identique, voir supérieure du corps soit détruite pour que la moelle osseuse ait un tel pourcentage de détruit. Donc, il semble peu probable que ça détruise la moelle osseuse, et donc, qu’il y ait comme un phénomène de rattrapage. A priori, c’est plus la première possibilité qui semble la plus crédible. Par ailleurs, la réussite des traitements fait beaucoup plus privilégier la première solution que la seconde (voir la section 6).

4) Un phénomène naturel non dangereux

Donc, en réalité, on est face à un phénomène naturel qui n’est pas du tout dangereux pour la santé. Et évidemment, avec l’élimination qui se fait à nouveau normalement, la quantité de leucocytes estimée par le test (en réalité la quantité de particules ayant la taille des leucocytes), va diminuer progressivement au fur et à mesure que le temps avance. Disons un mois plus tard, la quantité aura déjà bien diminué, et trois mois plus tard, il n’y paraîtra plus.

Seulement, en général, les médecins n’attendent pas un mois plus tard, ou trois mois plus tard. Non, puisque la leucémie, en tout cas, la leucémie aigue (mais la leucémie myéloïde chronique est sensée conduire automatiquement à la leucémie myéloïde aigue. Et elle entraîne la prise immédiate d’un traitement) est considérée comme mortelle à relativement brève échéance, ils vont déclencher le plan Orsec immédiatement, et donner à la personne un traitement de cheval. Donc, impossible de voir que la situation aurait évolué dans le bon sens assez rapidement (sans nouvelle prise de médicament désagrégateur de cellule évidemment. Parce que dans ce cas, la situation resterait la même, voir se dégraderait).

Bien sur, ce traitement contre la leucémie va tuer un certain nombre de personnes. Et vu que la leucémie n’est pas mortelle du tout, tous les morts seront donc dûs aux médicaments. Mais les médecins considèreront la plupart du temps que c’est la leucémie qui est en cause. Enfin, ça, ça sera l’opinion du médecin de base. Bien sur, certains médecins d’un peu plus haut niveau accepteront l’idée que les médicaments causent un certain nombre de morts, puisque la médecine applique en général le principe que si la maladie est dangereuse, il faut des médicaments puissants. Mais, comme ils posent à la base le principe que la leucémie est mortelle 100 % du temps, ils mettront en avant le principe « bénéfice/risque », c’est à dire que le bénéfice du médicament outrepasse son risque. C’est à dire qu’à partir du moment où le médicament soigne, ne serait-ce que quelques % des patients, même s’il en tue disons 50 %, le bénéfice reste positif, puisque sinon, il y aurait 100 % de morts. Avec ce type de réflexion, le moindre bénéfice du médicament valide son usage.

Donc, que l’opinion du médecin soit la première ou la deuxième, ça ne change pas grand chose pour le patient. Le médecin est convaincu du bien fondé du traitement. A noter que même pour ceux qui ont une opinion un peu plus évoluée sur le sujet (la deuxième donc), en général, dans la pratique, il vont considérer que la mort est due à la leucémie, et ne pas chercher les signes que la mort est due aux médicaments. Ca ne sera que s’ils ont une conversation sur le bien fondé du traitement, donc en général déconnectée d’un cas précis, qu’ils se rappelleront d’un seul coup du problème.

5) Résultat

C’est pour ça qu’on voit des individus qui font un yoyo « maladie – prise d’antibiotiques – diminution de certains symptômes (fièvre par exemple) – arrêt des antibiotiques – remaladie – prise d’antibiotiques – diminution de certains symptomes – arrêt des antibiotiques – remaladie-etc…, avec au bout de 2 ou 3 mois un diagnostic de leucémie. Lors de mes premières recherches sur la leucémie, il y a 3 ou 4 ans, je suis tombé sur deux ou trois cas d’enfants qui avaient suivi exactement ce parcours. Pendant 3 ou 4 mois, ils avaient soi-disant eu des bronchites, ou des rhumes à répétition (dans les trois ou quatre cycles comme décrit précédemment), à chaque fois soignés par des antibiotiques, avec à la fin le diagnostic de leucémie.

Le problème, c’est que les antibiotiques vont avoir une grosse tendance à entraîner ce genre cycle. En effet, en plus de désagréger les cellules et les débris, ça va diminuer la fièvre. Donc, la personne se sentant mieux va avoir l’impression que sa maladie est terminée, alors qu’en fait, les particules sont toujours en suspension et vont redéclencher de la fièvre dès l’arrêt de l’antibiotique. Ce sont plutôt les antibiotiques qui vont mener à ce genre de yoyo, parce qu’ils sont utilisés, à tort, pour lutter contre les rhumes, les grippes, et autres problèmes ORL de ce genre (bronchites, etc…). Les anti-inflammatoires stéroïdiens vont a priori être moins concernés par ce genre de cycle. Ils font tomber la fièvre eux aussi, mais a priori sans le phénomène de désagrégation des cellules et des débris. Toutefois, on peut se demander s’ils n’empêchent quand même pas l’agrégation des débris déjà constitués. Par contre, concernant les anti-inflammatoires non stéroïdiens, il est très possible qu’eux aussi entrainent une désagrégation des cellules et débris et soient aussi néfastes que les antibiotiques. Mais ça doit dépendre du dosage. De l’aspirine faiblement dosée doit avoir les mêmes effets que de la cortisone. Et comme ce sont des dosages relativement faibles qu’on utilise généralement dans ces cas là, on peut penser que les anti-inflammatoires sont relativement peu impliqués dans ce genre de cycle. Peut-être que les anti-paludéens pourraient déclencher ce genre de cycle. Mais dans les pays dans lesquels le paludisme est sensé être endémique, on va très rarement faire un diagnostic de leucémie, par manque de moyens de détection. Heureusement pour eux.

Donc, avec ce système de cycle, on commence en général par quelque chose d’anodin pour finir par quelque chose de grave. C’est un phénomène qui survient souvent avec la médecine officielle.

Autre chose. Si on a affaire à des parents angoissés qui sont du genre à s’affoler quand ce genre de choses arrive, la probabilité d’un tel diagnostic de leucémie augmente. Parce qu’ils vont déclencher le plan Orsec et vont risquer alors de tomber sur un médecin surexcité. Surtout qu’ils auront tendance à prêter plus attention à ce type de médecin qu’à un médecin qui se veut rassurant. On voit de temps à autre à la télé des gens comme ça, qui disent que tel premier médecin consulté n’avait rien trouvé de grave, et qu’heureusement qu’ils ont trouvé le médecin qui a fait le diagnostic de leucémie, sinon, leur fils ou leur fille y passait. D’ailleurs, dans le cas d’un enfant, le genre de parcours yoyo décrit plus haut indique déjà un certain stress des parents, puisque donner des antibiotiques à chaque coup pour un simple rhume, ou bronchite ou autre problème ORL bénin indique déjà une certain propension à la médicalisation pour assurer une sécurité maximum à son enfant. Une telle façon de faire n’est bien sur pas systématiquement significative d’un comportement du genre à s’affoler. Mais ça va assez souvent avec.

Autres situations possibles, les individus qui subissent une opération chirurgicale qui prennent des anti-inflammatoires, et qui, lorsqu’ils les arrêtent, ont de la fièvre, etc…, et ont un diagnostic de leucémie. Cela dit, souvent, ça ne sera pas aussi direct. La personne qui a pris des anti-inflammatoire après l’opération, lorsqu’elle aura son épisode de fièvre, prendra probablement des antibiotiques. Et ce n’est qu’après cette prise d’antibiotiques, ou même après un deuxième cycle « arrêt des antibiotiques-fièvre-prise d’antibiotique », qu’on lui diagnostiquera la leucémie. Ca pourra aussi passer par la découverte d’une soi-disante infection nosocomiale (genre staphylocoque doré), qui impliquera la prise d’antibiotique pour la soigner. En général, il suffira de tomber sur un médecin un peu surexcité de la leucémie, et hop, le diagnostic tombera. Donc, il y a aussi une grosse part de manque de bol dans cette histoire de leucémie. Parce que pas mal de médecins prendront le truc de façon relativement cool, et éviteront de balancer un diagnostic apocalyptique comme la leucémie.

Le diagnostic de leucémie doit arriver aussi à la tête du client, comme très souvent en médecine. Si on est un enfant ou un vieillard, on va avoir beaucoup plus de chance d’avoir un diagnostic de leucémie (même si c’est très loin d’arriver systématiquement dans les situations que j’ai décrites. Heureusement, sinon, entre 10 et 20 % de la population aurait un diagnostic de leucémie un jour ou l’autre, voir peut-être plus) que si on est un jeune adulte. C’est le principe des catégories à risque.

Enfin bref, la leucémie, c’est vraiment l’arnaque totale. Autant, pour les autres cancers, il y a un danger éventuel que la tumeur devienne trop grosse dans ou à proximité d’un organe vital et provoque le dysfonctionnement de cet organe, autant là, c’est du pur n’importe quoi.

6) Une incohérence apparente et le pourquoi de la « réussite » des traitements contre la leucémie

On me dira que justement, souvent, on prend des antibiotiques lors d’un traitement contre la leucémie. Et la chimiothérapie est à base de médicaments qui ont les mêmes effets que les antibiotiques (ce sont des désagrégateurs de cellules). Donc, on devrait se retrouver avec le même phénomène de yoyo. Et la leucémie devrait revenir à la fin du traitement.

Bref, il devrait y avoir une rechute à court terme. Or, ce n’est en général pas le cas. Pourquoi ? C’est parce qu’on donne un traitement de cheval. Un des effets de ce traitement massue est qu’on a beaucoup moins envie de manger et donc, qu’on maigrit. Du coup, au bout du traitement, puisqu’on mange très peu et donc, qu’on a maigrit, l’organisme a eu le temps d’éliminer les particules présentes dans le sang, et on se retrouve avec très peu de ces particules dans le sang. Donc, forcément, il y a également beaucoup moins de particules de la taille des leucocytes. Et comme ce sont les particules de la tailles des leucocytes, et pas seulement les leucocytes eux-mêmes que mesurent les tests, les médecins vont dire que le traitement à réussi. Ensuite, le taux de leucocyte va remonter, mais comme il est reparti d’un bas niveau et qu’il n’y a désormais plus de raisons (plus de prise d’antibiotiques ou autres médicaments désagrégateurs de cellules) que les petites particules s’accumulent, il va revenir à un taux normal. En fait, le traitement de la leucémie réussit parce que c’est un jeûne forcé.

Par ailleurs, dans l’hypothèse de la possibilité deux, donc si la moelle osseuse peut vraiment être attaquée par un tel traitement, il serait alors possible que le traitement attaque la moelle osseuse, ce qui ferait qu’avec un traitement aussi puissant, on finirait par avoir vraiment une agression du système produisant les leucocytes.

C’est pour ça que la première hypothèse analysée me semble la plus juste. Parce que si la moelle osseuse était agressée et qu’il y avait un phénomène de rattrapage de la part de celle-ci, on aurait ce phénomène de rattrapage aussi à la fin de la chimiothérapie. Le fait que ça n’arrive pas, va dans le sens de la première possibilité.

Cela dit, le taux de récidive des leucémies aigues, pas dans l’immédiat, mais au bout de plusieurs mois ou années, semble assez important (en tout cas pour la leucémie myéloïde aigue dont le taux de récidive est entre 60 et 90 %). Mais, il est bien possible que comme la personne est sous-surveillance médicale serrée, et que l’angoisse doit être élevée concernant son état de santé, le moindre rhume ou autre petite affection sera traité plus sérieusement qu’un problème chez une personne sans antécédent de leucémie. Donc, on aura plus souvent tendance à donner à nouveau des antibiotiques, ce qui recommencera le cycle décrit plus haut, et fera que la personne aura un risque d’avoir à nouveau un diagnostic de leucémie.

7) Autre objection possible

Bien sur, comme in fine, le diagnostic repose sur l’analyse de la moelle osseuse, on pourrait dire que quelque part, l’hypothèse d’une tumeur est tout aussi plausible que la mienne. La moelle osseuse pourrait être réellement de caractère tumoral. Il pourrait y avoir réellement surproduction de leucocytes et sous production de globules rouges et de plaquettes. Et donc, les premiers symptômes de type rhumes ou bronchite a répétition, et de risque d’hémorragie, seraient eux aussi logiques dans cette optique.

Seulement, ce qui va à l’encontre de cette idée, c’est que les traitements marchent. Or, ils ne devraient pas marcher. Comme je l’ai déjà dit, croire qu’on peut détruire toute la moelle osseuse via les traitements, c’est comme croire la même chose pour les cancers. S’ils détruisent la moelle osseuse, ils devraient avoir détruit le corps bien avant.

Donc, ça marche alors que ça ne devrait pas marcher. Donc, c’est bien que la réussite vient d’une autre raison. Et la raison, c’est celle évoquée dans la section précédente, à savoir que le traitement diminue l’appétit et donc, fait maigrir la personne, ce qui fait que la quantité de particules de la taille des leucocyte s’effondre et ne remonte pas une fois le traitement stoppé.

Par ailleurs, normalement, ça ne pourrait pas être toute la moelle osseuse qui devrait être cancérisée, mais seulement une partie. Ca devrait être localisé. Donc, on devrait assister à une augmentation localisée de globules blancs. On devrait pouvoir tracer l’endroit où se trouve la tumeur. Et du coup, il devrait y avoir des thromboses aux endroits en question, à cause de l’accumulation locale de globules blancs. En fait, dans de nombreux cas, l’afflux de globules blanc ne devrait pas pouvoir sortir de la zone. Donc, on ne devrait pas pouvoir mesurer la chose à partir d’une prise de sang faite dans le bras. Les ganglions lymphatiques devraient être complètement enflés à proximité de l’endroit ou se trouve le cancer, comme pour les autres cancers. Mais ce n’est pas le cas.

D’ailleurs, dans la mesure où ça devrait être un phénomène local, on voit mal, puisque seulement une petite partie de la moelle osseuse serait cancérisée, comment une multiplication incontrôlée d’une petite partie de l’ensemble de la moelle osseuse devrait aboutir à une quantité de globules blancs mettant en jeu le pronostic vital de l’individu. A priori, quelqu’un qui avale 2 steaks, plusieurs yaourts, du pain, etc…, dans une journée, va avoir plus de particules en suspension dans le sang que ce que peut en produire une moelle osseuse cancérisée à un endroit du corps. Surtout qu’il y a le problème de l’épuisement du stock local de matière première permettant de fabriquer les leucocytes qui se pose. Est-ce que vu le rythme de multiplication des leucocytes, la matière première permettant de les fabriquer ne va pas venir à manquer assez rapidement ?

Enfin, vu que le phénomène ne devrait être que local, il ne devrait pas y avoir de baisse très notable de la quantité des plaquettes et des globules rouges. Puisque la moelle osseuse se trouvant dans d’autres os n’est pas touchée par le problème, elle devrait continuer à produire des plaquettes et des globules rouges. Et comme cette moelle osseuse saine devrait représenter la majorité de la moelle osseuse, la quantité de plaquettes et de globules rouges devrait rester a peu près normale. Mais ça baisse. Donc, c’est qu’il y a une autre raison à la baisse de la quantité de plaquettes et de globules rouges.

Autre article sur le danger des herbes médicinales et des médicaments à base de plantes. Par Mike Benton

Mercredi 30 janvier 2008

Voici un autre texte que je viens de traduire sur le danger des herbes médicinales et des médicaments basés sur les plantes. Cet article est plus long et plus détaillé que le précédent.

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Pourquoi les herbes médicinales ne devraient pas être utilisées

Par Mike Benton

La femme me montrait fièrement l’intérieur de son armoire à pharmacie : « Vous voyez ? Pas de pilules, de bouteilles de sirop, de médicaments ou quoi que ce soit de ce genre ! Je me suis débarrassé de tout ça. Je n’ai pas confiance en les médecins ou en les médicaments. Je prends seulement des choses naturelles ».

Elle atteignit l’intérieur de l’armoire et commença à prendre des gélules, des poudres et des teintures.

« Il s’agit d’huile de menthe poivrée, » me dit-elle. « J’utilise ça au lieu d’un anti-acide pour les troubles gastriques. J’ai de l’écorce de saule blanc en pilules contre les maux de tête, donc je n’aurai pas besoin d’aspirine. J’avais l’habitude de prendre des tranquillisants, mais maintenant j’utilise ces extraits de racine de valériane pour faire en sorte d’être détendue. J’utilise juste des plantes désormais, quand je suis malade. Je n’achète rien à la pharmacie. » « Ce n’est pas bon du tout » ai-je dit.

Elle avait l’air choquée. « Pourquoi ? Parce que je n’achète plus de médicaments ? » « Non », ai-je répondu, « Ce n’est pas bon parce que vous vous intoxiquez toujours aux médicaments – c’est ce que sont toutes ces plantes. Elles peuvent bien pousser en friche et naturellement, mais elles sont tout aussi dangereuses que les pilules aux noms imprononçables que le pharmacien vous vend. »

Beaucoup de gens sont convaincus du danger de la prescription de médicaments. Ceux-là, ou des gens qu’ils connaissent, ont souvent souffert d’effets secondaires des médicaments. Pourtant, ces mêmes gens sont souvent étonnés que les plantes également soient inutiles pour se soigner et dangereuses.

Les herbes ont la réputation imméritée d’être « naturelles », « bio », « puissantes », et « anciennes ». Elles se développent à partir de la terre, donc, elles doivent être bonnes pour nous, pensent ces gens là. Ces personnes peuvent avoir une très grande méfiance envers les bouteilles de médicaments et les pilules vendues dans les pharmacies ; mais ils avaleront scrupuleusement jour après jour des capsules qui contiennent une poudre constituée des restes de certains végétaux inconnus.

Qu’est-ce qu’une herbe ?

La plupart d’entre nous avons une assez bonne idée de ce qu’est une herbe. On pense généralement à certaines plantes sauvages qui ont un goût relativement mauvais, et qui sont utilisées en petites quantités pour une affection ou une maladie.

Il peut y avoir une certaine confusion cependant, entre les herbes et les légumes, ou avec certaines autres plantes comestibles. Par exemple, la laitue et la salade de légumes sont parfois appelés « herbes » (ndt : en anglais). Le persil, qui peut être mangé occasionnellement avec d’autres légumes, est classé comme un brin d’herbe. Des animaux, comme les chevaux et les vaches, qui mangent principalement de l’herbe et de la verdure sont appelés herbivores ou mangeurs d’herbe.

Même le dictionnaire n’est d’aucun secours pour distinguer les herbes des légumes. Une définition de l’herbe est que c’est une « plante semence qui meurt au sol à la fin d’une saison. » Cela signifierait que la laitue, ou le chou, et en fait, presque tous les légumes du jardin, peuvent être classés comme des herbes. Une autre définition de l’herbe, c’est que c’est une plante ou partie de plante qui est utilisée pour ses propriétés médicinales ou pour sa saveur. »

Maintenant, nous pouvons voir les deux significations du terme « herbe ». Ca peut soit être un aliment (comme une salade de légumes), soit il peut s’agir d’un médicament ou d’un assaisonnement. Pour cet article, l’herbe ne sera pas considérée comme une denrée alimentaire ou une salade de légumes. Si on peut la manger sans risque, une plante est classée dans la catégorie des aliments. Si elle a des propriétés toxiques ou « médicinales », elle est alors classée en tant que médicament.

Attention : les herbes médicinales sont dangereuses pour votre santé !

Certaines personnes peuvent ne pas croire que les herbes médicinales puissent avoir quelque effet que ce soit pour nous garder en bonne santé, mais en réalité peu de personnes considèrent les herbes comme nuisibles. Les herbes sont des plantes et poussent naturellement, et il semble que seul des institutions comme la FDA et l’AMA aient quelque chose de « mauvais » à dire au sujet de ces substances. Mais les herbes ne sont pas seulement inefficaces dans la restauration de la santé, elles empoisonnent le corps et peuvent créer de graves complications chez leur utilisateur. Toutes les herbes vénéneuses contiennent des alcaloïdes et des huiles volatiles. Toutes les herbes sont mortelles lorsqu’elles sont prises à des doses suffisamment importantes. Même des quantités modérées de certaines herbes peuvent provoquer des vomissements, de la diarrhée, de la fièvre, des maux de tête et des avortements spontanés.

Beaucoup de gens ne réalisent pas que les herbes qu’ils prennent les empoisonnent en réalité. La raison ? Les herbes sont prises en petites quantités, généralement assez petites pour ne pas occasionner une réaction grave et douloureuse, mais encore suffisamment pour entraîner le corps à réagir radicalement et rapidement pour les éliminer. Ces réactions de l’organisme visant à éliminer les substances toxiques contenues dans les herbes sont considérées par les herboristes comme la « preuve » que leurs potions font leur travail. Un certain travail est effectivement réalisé correctement, mais les résultats ne sont pas toujours ceux qui étaient annoncés.

Si les herbes ne sont pas nuisibles, pourquoi doivent-elles être prises en si petites quantités ?

À l’instar du poivre, des épices et des condiments, les herbes ne peuvent être ingérées en quantité supérieure à une cuillère ou deux. Encore plus révélateur est le goût des plantes elles-mêmes. Presque sans exception, le goût des herbes est amer, fort, et infect. Ceci est un avertissement à destination de l’organisme de ne pas consommer ces substances.

Très peu de personnes mâcheraient et avaleraient une poignée d’une herbe quelconque. Ils ne pourraient pas avaler une substance aussi forte et d’aussi mauvais goût. Au lieu de cela, généralement, ils meulent et réduisent en poudre la plante jusqu’à ce qu’elle puisse être mise dans une gélule et puisse passer le sens du goût qui est le gardien du corps contre les poisons et les substances toxiques.

Si un aliment ou une substance ne peuvent être appréciés – s’ils ne possèdent pas un goût agréable, alors ils ne devraient jamais être consommés ou ingérés. Même un sens perverti du goût peut protéger une personne contre les poisons présents dans les herbes. Pourtant, avec les comprimés, les capsules et les infusions, les herboristes ont trouvé des moyens d’introduire ce genre de plantes dans le corps ; plantes que celui-ci n’aurait jamais goûtées ou désirées en temps normal.

Pourtant, les gens qui sont attirés par un mode de vie et d’alimentation naturels défendent l’utilisation des herbes. Peut-être devrions-nous nous poser la question suivante :

Les herbes médicinales sont-elles « naturelles » ?

Bien sûr, les herbes sont naturelles. Elles poussent dans toutes les parties du monde sans culture. Contrairement à la plupart des fruits et des légumes, les herbes n’ont pas été altérées par le biais de la plantation ou de l’élevage sélectif. Les herbes qui poussent aujourd’hui sont plus ou moins les mêmes que celles qui poussaient il y a cinq mille ans. Nul ne peut prétendre que les herbes ne sont pas des plantes naturelles. Mais sont-elles naturelles en tant que nourriture et usage pour l’homme ?

L’argument en faveur des herbes a été que puisqu’elles poussent partout, elles doivent être bonnes à quelque chose. Nous devrions être en mesure d’utiliser ces plantes sauvages, car elles doivent être fournies pour nous par la nature ou par un être divin. L’un des herboristes plus connus en Amérique répond à la question « pourquoi utiliser des herbes ? » de la façon suivante :

« Les herbes sont les remèdes de la nature, et elles ont été mises là par un créateur plein de sagesse. Il y a une herbe pour chaque maladie dont le corps humain peut être frappé. Les herbes étaient mentionnées dans la Bible, et on a beaucoup écrit sur elles à travers l’histoire.  »

Pour le Dr Herbert M. Shelton : « Un tel argument est spécieux, faux, non scientifique, et absurde. Il n’est confirmé ni par la théorie, ni par les résultats, ni par la logique, ni par l’analogie, ni par l’expérimentation ou l’expérience ». Le seul fait que la plante pousse naturellement ne signifie pas qu’elle était destinée à notre usage par un être divin (ou par la nature). Un grand nombre de plantes qui poussent tout autour de nous sont des poisons complets. La plante du tabac a de grandes et magnifiques feuilles. Ca peut donner l’impression qu’elle ferait une excellente salade. Mais si vous mangiez une salade de feuilles de tabac, vous ne vivriez pas assez longtemps pour le regretter.

Les animaux refusent de manger bon nombre de plantes qui poussent autour d’eux. Des toxines et des poisons se trouvent dans les plantes, tout comme des vitamines, des minéraux, des acides aminés et ainsi de suite. Comme l’a fait observer le Dr Shelton, « Beaucoup de produits de la nature sont impropres à être introduits dans le corps humain ».

Si tant d’herbes ont un goût si infect et ont des effets si préjudiciables sur le corps, alors on peut se demander comment la pratique de la phytothérapie a pu avoir un début.

Les origines de la phytothérapie

Les herboristes (ie. phytothérapeutes) et la profession médicale, qui tire aussi un grand nombre de ses médicaments à partir des herbes, ont justifié l’utilisation de ces poisons en se réclamant de la pratique de l’antiquité et des tribus primitives.

« Pendant des milliers d’années, » écrit un herboriste dans son cours par correspondance, « les herbes ont été utilisées dans le traitement des maladies. Depuis l’époque du roi Salomon, qui était réputé pour être l’homme le plus sage de tous les temps, en passant par celle d’Hippocrate, Galen, et à travers le Moyen-Age jusqu’à l’époque actuelle, il y a toujours eu de grands et célèbres herboristes ou médecins se basant sur les plantes.  »

Nous pourrions ajouter qu’il y a également toujours eu des imbéciles et des dupes involontaires qui ont été les proies de ce charabia concernant la « glorieuse » histoire des herbes.

L’image romantique des anciens hommes qui exploraient la nature pour trouver des herbes afin de guérir l’humanité est très populaire, mais fausse. L’herboriste est toujours glorifié comme un homme sage du genre shaman qui pouvait deviner la vraie nature des plantes sauvages. En fait, rien ne pourrait être plus éloigné de la vérité.

Les premiers herboristes étaient des sorciers-médecins et des shamans superstitieux qui utilisaient ces plantes non pas pour quelques vertus de guérison que ce soit, mais pour des rituels magiques et des cérémonies pour le sexe et le pouvoir. Les herbes étaient utilisées en compagnie d’autres ingrédients, comme des yeux de serpent et de la peau de grenouille pour faire des potions magiques. Elles n’étaient pas utilisées comme agents curatifs, mais comme des talismans magiques.

Les historiens de la médecine et les étudiants en herboristerie, toutefois, cherchent à justifier leurs pratiques médicamenteuses en considérant l’utilisation ancienne des plantes par les primitifs comme étant une utilisation « instinctive » de ces plantes. Mais ni l’homme ni les animaux ne mangent « d’instinct » une plante pleine de poisons et de toxines. Il est très douteux que toute personne vivant dans la nature aurait envie de manger une plante infecte et amère qui entraîne le corps à réagir vigoureusement pour l’éliminer.

La vérité est que l’herboristerie, comme la circoncision, est un rituel venant d’une époque primitive qui a survécu de manière injustifiée. Les primitifs n’avaient pas plus de succès quand ils utilisaient les herbes pour les soins médicaux qu’ils n’en avaient quand ils pratiquaient la circoncision sur leurs jeunes pour prévenir la masturbation, ou quoi que ce soit de ce genre. Aussi bien les herbes que la circoncision sont des pratiques barbares qui sont toujours là, en dépit du fait que nous soyons au 20ème siècle qui est sensé être un age éclairé. Le fait de rendre romantiques les herbes et leurs effets en les présentant comme « naturels » ou « primitifs », et donc comme une chose établie et acceptée est un dangereux mensonge. Les herbes sont des drogues et des poisons. Elles ne guérissent rien du tout.

Pourquoi les herbes médicinales ne peuvent pas soigner

Les gens qui croient aux vertus curatives des herbes pensent que toute maladie ou affection peut être soulagée par l’ingestion des herbes appropriées avec la quantité adéquate. Certaines plantes doivent être bouillies ; d’autres ont besoin de broyage et de transformation en poudre. Certaines plantes doivent être prises seules pour « fonctionner » correctement.

Il y a des dizaines et des dizaines de livres qui font la liste des recettes à base de plantes pour toutes les maladies. Peu importe ce qui nous pose problème, les herboristes ont une liste de plantes que nous pouvons prendre pour nous « guérir » nous-mêmes. Ca a l’air si simple et si séduisant.

Chaque herbe a ses propres propriétés curatives, ses propres vertus, ses propres possibilités. Lire un livre sur les plantes médicinales, c’est comme lire une encyclopédie des maladies et des remèdes. Pas étonnant que l’herboristerie soit tellement séduisante. Nous n’avons besoin de faire aucun changement d’aucune sorte dans nos habitudes de vie pour recouvrer notre santé ; il suffit de prendre tel ou tel montant de telle ou telle herbe ou de telle combinaison d’herbes.

Il n’y a de pouvoir curatif dans aucune herbe. Tout le pouvoir de guérison réside dans les tissus de l’individu. Une herbe ne peut rien guérir. Les herbes, à l’instar de tous les médicaments et des poisons, sont des substances inertes. Elles ne réalisent aucune action. Elles ne stimulent pas la guérison. Elles n’enlèvent aucune cause de maladie. Elles ne peuvent pas reconstruire le corps. Elles sont inactives et incapables d’initier quelque action constructive que ce soit au sein de l’organisme.

Mais, d’une certaine façon, les herbes « fonctionnent ». Lorsqu’elles sont introduites dans le corps, l’organisme vital tente d’expulser ces poisons aussi rapidement que possible. Le corps se protège contre les médicaments et l’empoisonnement, que ces poisons viennent d’une pharmacie ou de la nature.

Ces mesures de protection par l’organisme sont mal interprétées. Elles sont considérées comme étant une action bénéfique des herbes. Par exemple, la mandragore a longtemps été utilisée pour les affections du foie. Lorsqu’elle est ingérée, la mandragore provoque des vomissements, des diarrhées et des coliques (ie. de violentes douleurs intestinales). Les herboristes considèrent que ces réactions sont bénéfiques. Ils disent que la mandragore pousse le corps à se nettoyer, à se purger.

Ce qui se passe en réalité, c’est que le corps fait un effort héroïque pour expulser la mandragore par toutes les voies possibles. La purge et la colique sont des signes qu’un organisme essaie d’éjecter une substance toxique. Il ne s’agit pas d’une « crise de guérison » provoquée par l’herbe.

Différentes herbes peuvent occasionner différentes réactions corporelles. Fièvres, sueurs, diarrhées, une circulation sanguine augmentée ou diminuée sont autant de signes que l’organisme s’efforce d’éliminer les toxines d’une plante. Ce ne sont pas des signes que l’herbe est en train de réaliser un quelconque travail de guérison.

Est-ce que les herbes peuvent aider ne serait-ce qu’un minimum ?

L’utilisation des herbes médicinales est souvent défendue parce qu’elles ne sont pas aussi puissantes que les médicaments chimiquement dérivés. En d’autres termes, elles semblent faire moins de mal que les médicaments allopathiques. Mais est-ce réellement le cas ? Est-ce que les herbes sont le moindre des deux maux ? Et y a-t-il toujours une raison quelconque pour laquelle elles devraient être employés ? Même si les herbes ne possédaient de propriétés toxiques, elles seraient quand même dangereuses. Pourquoi ? Parce que l’utilisation des herbes, ou tout agent de « guérison », perpétue simplement l’ignorance qui asservit tant de personnes. L’herboristerie promeut l’idée d’un « remède ». Du coup, elle ne fait rien pour éliminer les véritables causes de la maladie. Les herbes trompent les gens. Beaucoup de gens pensent qu’en avalant certains végétaux, ils peuvent améliorer leur état de santé. Une telle approche peut être dangereuse.

Par exemple, l’hypertension artérielle est une maladie très courante chez les américains à cause de l’énorme quantité de sel qu’ils mangent dans leur alimentation trop riche en viande et en aliments transformés. Un alcaloïde végétal trouvé dans certaines herbes appelé réserpine a été utilisé pour réduire la tension artérielle. L’ail, longtemps vanté comme étant une herbe merveilleuse, est un agent supposément efficace dans la réduction de la pression artérielle.

Ce qui se produit parfois, c’est que les personnes ayant une tension artérielle élevée ingèrent de l’ail et d’autres herbes pour corriger cette situation. Cependant, dans le même temps, ils continuent à avoir le même régime et continuent à manger de grandes quantités de sel.

Lorsque cela se produit, le symptôme de l’hypertension artérielle est masqué par les symptômes de l’empoisonnement à base de plantes. Dans le même temps, les vieilles habitudes et l’alimentation qui maintenaient la pression artérielle élevée ne sont pas modifiées. L’hypertension artérielle est simplement un signal envoyé par le corps que quelque chose, par exemple l’alimentation ou le mode de vie, ne va pas. En prenant une herbe médicinale pour ce symptôme, rien de positif n’est réalisé ; en effet, un poison vient d’être ajouté à l’organisme et celui-ci doit maintenant l’éliminer.

Les herbes, donc, masquent tout simplement le symptôme. En d’autres termes, le symptôme d’un corps malade ou souffrant de troubles est masqué par l’effort d’élimination que l’organisme fait pour se débarrasser des toxines venant des plantes. Les causes du symptôme initial demeurent, et poursuivent la destruction de l’organisme. L’ail et d’autres herbes peuvent masquer un symptôme d’un régime alimentaire riche en sel, mais ils ne peuvent rien faire au sujet des lésions rénales et de la destruction cellulaire qui accompagnent aussi le fait de manger du sel.

Toute pilule et prise de médicament est dangereusement illusoire, que le médicament provienne d’une plante ou d’une usine. L’approche de la santé consistant à se débarrasser du symptôme est une vision à court terme, et les factures d’un style de vie producteur de maladie finissent toujours par être payées. Les herbes et l’attitude à l’égard de la santé consistant à réprimer les symptômes ne font qu’illusionner celui qui recherche la santé véritable.

Pourquoi les herbes semblent fonctionner

Souvent, même après que les gens aient été informés des effets nocifs de la prise d’herbes, ils persistent dans cette pratique parce qu’ils insistent sur le fait que les plantes marchent et les aident. Un homme âgé d’environ quatre-vingt-dix ans avalait chaque jour scrupuleusement une capsule contenant un laxatif à base de plantes, et ça pendant plusieurs années. « ca maintient une certaine régularité » est son seul commentaire et la justification de son habitude de prendre cette herbe médicinale.

Les herbes ont un effet sur l’organisme humain. On ne saurait mettre cela en doute. Lorsque certaines herbes sont prises, des maux de tête disparaissent et la constipation semble disparaître. Est-ce que les herbes « marchent », comme les herboristes voudraient nous le faire croire ?

Lors d’un débat sur les herbes et leur apparente capacité à « guérir », le Dr Shelton a déclaré :

« Seuls les herbes toxiques sont considérées comme ayant des qualités médicinales. Si une substance végétale n’occasionne pas une action d’expulsion et de résistance lorsqu’elle est ingérée ou qu’elle lui est appliquée, elle n’est pas considérée comme investie d’un quelconque pouvoir de guérison. Si le corps éjecte la plante par des vomissements, des diarrhées, la diurèse (le fait d’uriner), la diaphorèse (transpiration abondante), et que cela est accompagné de douleurs et d’inconfort, alors, la plante est considérée comme bénéfique, et ont dit qu’elle « marche ». Si le patient récupère ensuite en dépit de l’herbe, tout le crédit de la récupération est donné à la plante vénéneuse, et le pouvoir d’auto-guérison du corps est complètement ignoré ».

Shelton et d’autres hygiénistes ont déclaré que toute substance qui a un soi-disant effet médicamenteux, comme les herbes, doit être un poison. La raison en est que les prétendus effets médicaux d’une substance ne sont rien d’autre que les efforts que fait l’organisme à expulser et à résister aux poisons. Les herbes et les autres drogues, au lieu d’être digérées et utilisées par le corps, sont expulsées.

Qu’est-ce que tout cela signifie ? Prenons un cas simple où l’herbe semble avoir une certaine action. La menthe poivrée, une herbe à l’action relativement légère selon la plupart des normes, est parfois utilisée par les herboristes pour « guérir » un mal de tête. Votre tête vous fait mal, donc vous buvez une tasse de thé de menthe poivrée. Votre tête arrête de vous faire mal. Est-ce que la menthe poivrée marche ?

Oui et non. La plupart des maux de tête sont causés par la constriction des vaisseaux sanguins du crâne autour du cuir chevelu. Ces vaisseaux sanguins enflent à cause de la présence de matières toxiques dans le flux sanguin et le corps, et du coup, ils appuient contre les nerfs. Quand on prend de la menthe poivrée, l’organisme reconnaît ces huiles comme étant nocives. La circulation est rapidement augmentée par le corps et les battements du coeur s’accélèrent. À ce moment, le corps cherche à éliminer les toxines de menthe poivrée aussi vite que possible en augmentant la circulation sanguine.

L’augmentation de la circulation, en raison de la nature toxique de l’huile de menthe poivrée, a un effet sur la constriction des vaisseaux sanguins dans la tête. Les vaisseaux sont dilatés, afin que la circulation puisse se dérouler rapidement et que le poison qu’est la menthe poivrée puisse être éliminé. Comme effet collatéral, le mal de tête disparaît temporairement.

Alors, est-ce que les maux de tête sont guéris, est-ce que la menthe poivrée marche ? Non, le corps a fait tout le travail. Il a travaillé pour éliminer un poison, et ces efforts ont aussi masqué le symptôme d’un corps intoxiqué (dans ce cas, les maux de tête). La cause du mal de tête (toxicose) n’a pas été supprimée par la menthe poivrée. Les conditions qui ont amené la toxicose (de mauvaises habitudes alimentaires et autres habitudes de vie) n’ont pas été améliorées par l’herbe. Le mal de tête peut avoir disparu, mais la cause sous-jacente demeure. C’est le cas avec toutes les herbes ; les symptômes sont supprimés par les actions d’élimination de l’organisme qui sont dirigées contre l’herbe.

Vivre une vie sans consommer d’herbe

Presque sans exception, les herbes ont été utilisées pour traiter les malades. Elles sont rarement utilisées comme nourriture, mais parfois des herbes ont été utilisés en tant que condiments ou assaisonnements. Adopter un style de vie sans herbes est à la fois facile et sain.

Tout d’abord, vous devez comprendre que la plupart des personnes ont recours à des herbes afin se guérir de certaines maladies. En tant qu’étudiants en science de la vie, vous savez déjà qu’il n’y a pas de « remède » pour quelque maladie que ce soit. Une mauvaise santé ne peut être améliorée que par le biais de pratiques de vie saines ; pas par les médicaments ou les traitements. La bonne réponse à une maladie c’est un « repos physiologique + jeûne » complet si possible. Après un régime de jeûne complet ou non, la personne devrait adopter une alimentation saine, principalement des fruits et des légumes non cuits consommés dans leur ensemble autant que faire se peut.

Les herbes, et autres médicaments, sont souvent utilisés par des gens qui désirent une « réparation » rapide de leurs problèmes sans modification de leur mode de vie. Comme il s’agit d’un mode de vie malsain qui a créé la maladie en premier lieu, cette approche échoue toujours. L’utilisation d’herbes peut produire différents symptômes ou masquer les symptômes, mais les plantes elles-mêmes ne peuvent pas supprimer la cause sous-jacente des symptômes. Par conséquent, pour vivre une vie sans herbes, il faut se rendre compte que leur utilisation en cas de maladie est trompeuse. Nous devons comprendre que la santé complète ne peut être recouvrée que par le jeûne, ainsi qu’une alimentation et un mode de vie sains. Les herbes n’ont aucun pouvoir et aucune intelligence pour amener ces changements dans nos vies.

Avaler des herbes c’est comme avaler n’importe quelle autre pilule ou médicament. Le fait qu’elles poussent naturellement ne leur donne aucune autre propriété curative, et pas de propriétés curatives sures non plus. En effet, toutes les propriétés curatives résident dans l’organisme humain. Aucun agent de l’extérieur, y compris les herbes, ne peut organiser de guérison par l’organisme.

Outre la médecine, pour quoi les herbes sont-elles utilisées ? Certaines personnes les utilisent comme des compléments alimentaires. Mais si vous suivez une alimentation biologiquement correcte composées principalement de fruits crus, de légumes, de noix, de graines et de germes, alors vous n’aurez jamais besoin de suppléments à base de plantes ou de n’importe quel type d’additif nutritif. Beaucoup de gens ont l’habitude de blâmer leurs problèmes de santé sur certaines carences, qu’ils peuvent ensuite chercher à corriger par des suppléments à base de plantes ou de produits chimiques. En réalité, la plupart des maladies ne sont pas causées par des manques, mais plutôt par un excès de matières toxiques dans le corps. Prendre des suppléments ajoute simplement à ce niveau toxique, et aucune cause de maladie n’est enlevée.
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Le danger des herbes médicinales. Par Herbert Shelton

Samedi 26 janvier 2008

J’avais évoqué Herbert Shelton concernant les médicaments faits à partir de plantes. Voici un des ses articles concernant l’utilisation des herbes médicinales, où il affirme que les herbes médicinales, de la même façon que les médicaments obtenus à partir de plantes, sont néfastes.
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Est-ce que les herbes médicinales sont des remèdes ? Par Herbert Shelton

On a entretenu l’idée que la phytothérapie est la méthode de traitement des malades la plus ancienne connue, qu’elle remonte à la nuit des temps et que l’homme primitif se tournait instinctivement vers les plantes quand il tombait malade. On affirme même que les animaux malades se tournent eux aussi instinctivement vers les plantes pour s’en servir comme médicaments. En effet, certains de ces animaux sont doués d’une remarquable sagesse pharmaceutique. Les plantes sont considérées comme « des médicaments naturels », comme pour dire que les plantes sont plus naturelles que les animaux ou les minéraux.

Je déclare sans hésitation tout cela reste un sujet de délires et d’illusions. La théorie selon laquelle les herbes ont constitué pour l’homme le premier moyen de prendre soin des malades n’est pas justifiée par l’histoire. En effet, la première utilisation des herbes pour le soin des malades s’est réalisée dans le cadre d’une pratique cérémonielle. Les herbes n’étaient pas administrées au patient, mais étaient employées comme faisant partie de la magie de la cérémonie sans penser qu’elles possédaient quelque vertus de guérison que ce soit. Des siècles se sont écoulés après le début de l’utilisation cérémonielle des plantes et autres substances, avant que quelqu’un ne conçoive l’idée que les herbes avaient elles-mêmes le pouvoir de rétablir la santé (étaient les « mains des dieux »). Leur emploi en tant que médicaments a alors commencé.

Il est également à noter que, pendant la longue période où elles ont été utilisées rituellement, elles n’ont jamais été données à ingérer. C’est une grave erreur de supposer qu’un poison végétal ne peut pas être aussi mauvais qu’un poison minéral. En effet, un certain nombre d’entre eux sont plus virulents que n’importe quel minéral connu. Maintenant, il est à noter que toutes les herbes considérées comme étant des médicaments, celles qui occasionnent un soi-disant « effet physiologique », sont toxiques. Certaines d’entre elles sont légèrement toxiques, d’autres sont extrêmement virulentes.

Comme exemple de leur herbe médicinale la moins toxique, considérons la rhubarbe. Les médecins et les herboristes ont l’habitude de prescrire la rhubarbe comme laxatif. En effet, ils ont créé une teinture de rhubarbe qu’ils ont employé comme purgatif. Comme pilule, la rhubarbe a été considérée comme « la forme de médicament qui agit de la façon la plus douce et progressive », tandis que la teinture a été jugée « la plus immédiate dans son action. » Cette herbe a été employée comme « remède » domestique contre la constipation. Un célèbre médecin britannique du siècle passé, a déclaré: « Si les intestins sont constipés, il faudrait les régulariser par une pilule de cinq grains de rhubarbe tous les matins. »

Dans un ancienne ouvrage médical j’ai trouvé une recette pour réaliser ce que son auteur appelle un « péristaltiques persuader » (un laxatif) dans lequel deux drachmes de rhubarbe finement pulvérisée est le principal ingrédient actif. La formule devait être mise sous forme de pilules, chacune contenant trois grammes de rhubarbe. Ces pilules de rhubarbe étaient particulièrement recommandées pour « les femmes fragiles » et pour les enfants. Leur saveur agréable était censée rendre leur prise plus facile pour les enfants. Il était dit que ce n’était pas toujours facile d’obliger un « enfant gâté » de prendre ce genre de médecine purgative.

Mais si une pilule de rhubarbe était réduite en poudre et ensuite mélangée avec une gelée de groseille, du miel ou du sirop de canne, les nourrissons et les jeunes enfants accepteraient de la prendre. En dépit de toutes les faveurs en lesquelles la profession considérait la rhubarbe comme laxatif, il était communément observé que l’emploi des pilules et des teintures de rhubarbe contre la constipation aggravait la constipation, comme le font tous les autres laxatifs et cathartiques.

On notera que les instincts du bébé et du jeune enfant ont dû être trompés pour obtenir que la rhubarbe passe les fidèles sentinelles que sont la bouche et la gorge. Il fallait employer du miel, de la gelée, ou du sirop de canne et d’autres substances pour camoufler le caractère du médicament. Certains laxatifs étaient conçus « pour avoir exactement le goût du pain d’épices » afin d’inciter les enfants à les prendre. Tous les moyens étaient employés pour permettre au poison de passer les sentinelles, les gardiens de l’entrée du canal de digestion. Quand une chose est nauséabonde, dégoûtante et toxique, nous devrions avoir assez de bon sens pour le tenir en dehors de notre corps, et nous devrions condamner une profession qui recourt à différents moyens de tromper les défenses normales de l’organisme afin d’introduire leurs poisons dans celui-ci.

Aujourd’hui, nous employons la rhubarbe comme un aliment. Il est probable que ce soit devenu une « denrée alimentaire » seulement après qu’elle ait été utilisée comme médicament. Mais nous ne pouvons pas la manger sans recourir au même camouflage que les herboristes et les médecins emploient quand ils l’utilisent comme un médicament. Nous la mettons dans des gâteaux, on la noie dans le sucre, nous camouflons soigneusement son vrai caractère. Nous ignorons le caractère toxique de son acide oxalique. En dépit de cela, si l’on en mange beaucoup, nous tombons malades.

Il ne semble pas logique de considérer qu’une substance, qui lorsqu’elle est prise comme une « nourriture » ou comme un remède, occasionne des nausées, de la diarrhée et d’autres symptômes, soit la bonne chose à introduire dans le corps lorsque nous sommes malades, comme moyen de restauration de notre santé. Si elle nous rend malade, lorsque nous sommes bien, ne va-t-elle pas aussi nous rendre malade quand on est déjà malade ? Rendre les malades malades pour améliorer leur état est peut-être une bonne médecine, mais ce n’est pas du bon sens. Le point de vue hygiéniste est que les malades ont besoin de choses saines, et non pas des choses qui agressent le corps.

Au début de la phytothérapie pratique, il a été institué comme règle que rien ne devrait être donné aux malades qui pourrait causer plus de perturbations aux fonctions de l’organisme que la simple nourriture. Ils utilisaient seulement les plus bénignes des herbes vénéneuses. Mais cela s’est avéré être la première goutte d’un ruisseau boueux qui n’a cessé d’augmenter, à la fois en volume et en force, jusqu’à aujourd’hui. Désormais, dans presque toutes les régions du monde, les gens dépendent de la pharmacie et des fournisseurs de poison en cas de maladie.

Rarement dans l’histoire une pratique douteuse a été poursuivie avec un fanatisme plus obsessionnel. Pendant tout ce temps, la recherche continuelle de plus nouveaux et de plus efficaces remèdes a montré le manque de principes de base valables pour guider les médecins dans les soins aux patients. De la rhubarbe aux purgatifs, de la camomille à l’arsenic, de la poudre de souris à la cortisone, il y a eu une longue route, mais la profession a voyagé sur cette route avec autant d’aveuglement et avec autant de pompe et de cérémonie qu’un artiste ayant un bandeau sur les yeux dans un cirque.

Ils ont commencé légèrement, presque de façon inoffensive, puis ils ont parcouru la route de la toxicité, vers de plus en plus de virulence, jusqu’à aujourd’hui. Désormais, ils emploient des poisons qui sont aussi dangereux pour la vie qu’une balle de fusil. Traînant leurs pieds dans le sillage des médecins, les herboristes sont restés fidèles aux poisons les plus doux, les « médecines naturelles », mais n’ont pas manifesté plus de compréhension des besoins réels de la vie lors d’un état de maladie, que ne l’ont fait les médecins.

Les herbes toxiques actuellement utilisées sont introduites dans plusieurs milliers de pilules, de poudres, et de potions. L’ingéniosité dans la réalisation de leur composition, la crédulité aveugle avec laquelle elles sont à la fois prescrites et ingérées, défient l’imagination humaine. L’herboriste est aujourd’hui certain qu’en prescrivant l’ensemble de la substance végétale au lieu du « principe actif » extrait que le médecin allopathique emploie, il préserve et donne à ses patients les avantages d’un complexe d’ingrédients organiques qui constitue le remède. Il estime que lorsque le « principe actif » est séparé des autres principes actifs présent dans la plante, celui-ci perd de l’efficacité et devient un poison. Il s’agit là d’une illusion qui semble être une réalité plausible pour lui.

Toutes les substances végétales constituent des aliments, si elles sont digestibles et non toxiques. Mais il n’y a aucune raison pour laquelle nous devrions introduire des herbes toxiques dans nos corps afin de le nourrir. Deux feuilles de tabac frais ajoutées à une salade ne constituent pas de la nourriture, mais un poison. Cette salade sera expulsée par des vomissements, si jamais nous réussissons à l’avaler bien sur. Nous devons sortir de l’idée que parce qu’une chose est d’origine végétale, il n’y a pas de danger à l’introduire dans le corps.

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On le voit, Shelton avait déjà compris il y a longtemps le danger des herbes médicinales et autres médicaments à base de plantes. Par contre, il n’avait apparemment pas compris la raison profonde du danger de ces produit, qui est de désagréger les cellules et les particules. Ce qui fait qu’il était resté en partie à la surface du problème (même si ses idées étaient déjà une immense avancée et qu’il voyait certains autres problèmes de fond). Le problème, c’est que tant qu’on ne comprend pas le mécanisme en jeu, le discours, même s’il est très éclairant et de parfait bon sens, est moins convaincant.

Je ne sais pas s’il avait compris le problème des médicaments obtenus à partir de produits chimiques venant du corps. Mais a priori non. Ce qui était là aussi, une limitation, puisqu’on avait beau jeu de lui dire que son discours était caduque. Pourtant, les médicaments à base de cortisone existaient depuis longtemps, puisqu’il est mort en 1985.

Toutefois, les théories de Shelton représentent de très importantes avancées conceptuelles. La plus importante est que si une plante n’est pas digestible, alors, il ne faut pas l’ingérer sous quelque forme que ce soit. Bref, soit c’est un aliment, soit c’est mauvais.

Autre idée importante, le fait que c’est notre corps qui assure le travail de réparation de la sante.

Il y a également le fait de mettre en avant que si on arrive à ingérer ces substances, c’est parce que notre sens du gout a été trompé. Sinon, on ne pourrait pas les avaler.

L’historique de l’utilisation des plantes comme médicaments permet de mettre en lumière la dérive dans l’utilisation des plantes des origines à nos jours.

Le fait que la phytothérapie est aussi mauvaise que la médecine allopathique.

Bref, Shelton a introduit plein d’idées excellentes.

Toutefois, je serais un peu moins catégorique que Shelton, puisque dans les situations d’urgences, ou pour des opérations chirurgicales, certains de ces produits ont montré leur utilité. Donc, la recherche concernant ces substances n’a pas été complètement inutile. Par contre, en usage comme traitement sur plusieurs jours (pour des problèmes médicaux n’entrainant pas un danger vital immédiat), semaines, mois ou années, je rejoins Shelton sur la dangerosité de ces produits, le fait qu’ils ne s’attaquent absolument pas aux causes et qu’ils ont tendance à aggraver les symptômes. Je pense donc (en dehors des cas d’urgences signalés plus haut) que la plupart du temps, ces médicaments sont inutiles et dangereux, que souvent, ce sont carrément eux qui provoquent les symptômes de telle ou telle maladie, et que parfois, ils ont une utilité pour arrêter temporairement les symptômes, mais sont dangereux.