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Le problème des pilules prises en continu

mardi, février 15th, 2011

 

Les pilules prises en continu sont historiquement les pilules microprogestatives, donc, considérées comme faiblement dosées (Cérazette, Microval, Milligynon, Ogyline). Certains progestatifs puissants (Lutényl, Lutéran, Surgestone) le sont parfois pour les femmes souffrant d’endométriose (donc, qui souffrent si elles ont des règles) ; mais généralement ils sont utilisés de façon classique.

Actuellement, un mouvement de pensée tend à considérer qu’avoir ses règles sous pilule ne sert pas à grand-chose, ou en tout cas pas tous les mois. Or, l’arrêt mensuel de la pilule s’accompagne souvent de symptômes physiques et mentaux désagréables (migraine, baisse de forme physique, dépression, etc…). Du coup, on commence à conseiller l’utilisation de pilules classiques (estroprogestatives) de façon continue.

Or, on a vu comment la pilule fonctionnait en réalité. C’est l’élévation du taux de cortisol qui entraine la contraception. Un taux élevé de cortisol entraine en effet que les cellules du centre du corps accumulent l’eau et ne la rejette pas. Du coup, les cellules produisant des hormones et autres substances nécessaires à la nidation de l’œuf en produisent moins et plus pâteuses, ce qui empêche la nidation. Et la glaire cervicale est également plus pâteuse et empêche les spermatozoïdes d’arriver jusqu’à l’utérus.

Et on a vu par ailleurs que maintenir le taux de cortisol élevé pendant longtemps et en continu est néfaste (voir mon article sur le cortisol).

Pour rappel, ça l’est parce qu’il n’y a aucune pause pour permettre aux cellules du centre du corps de se vider de leurs déchets (ce qu’elles font en se vidant de leur eau, mais comme là, elles ne peuvent qu’accumuler l’eau et pas la rejeter, elles ne peuvent pas se débarrasser de leurs déchets) ; ce qui entraine la probabilité de déclenchement de tumeurs dans le centre du corps, des douleurs d’estomac, etc… Il n’y a pas de pause dans la vasoconstriction des vaisseaux sanguins (qui conduit aux thromboses des bras et surtout des jambes). Et enfin, il n’y a pas de pause dans l’assèchement des cellules des bras et des jambes (qui entraine avec la vasoconstriction une acidification du sang et une déminéralisation des os pour compenser, une usure des tendons, ainsi qu’une faiblesse musculaire des membres).

Le fait de faire une pause de 7 jours dans la prise des pilules amène des effets physiologiques désagréables, mais ça permet au corps de se purger pendant au moins une semaine, de réparer les bras et les jambes, de limiter la formation de caillots dans les jambes, etc… Bien sur, prendre la pilule normale n’est pas bon de toute façon ; mais il y a au moins ça. Avec les pilules prises en continu, il n’y a aucune période de récupération.

Du coup, on peut penser que prendre les pilules en continu est encore plus néfaste que les prendre de façon habituelle avec une semaine de pause.

L’argument qu’on pourrait avancer, pour les pilules microprogestatives, c’est qu’elles sont suffisamment faiblement dosées pour que les prendre en continu n’entraine pas trop d’effets secondaires. Donc, on pourrait dire que d’accord, ce genre de pilule est prise en continu, mais, comme la dose est plus faible que pour les autres pilules, ça n’est pas trop gênant.

 

1) Doses suffisamment faibles ou pas ?

 

Donc, la question est : « est-ce que c’est assez faiblement dosé pour éviter que la prise en continu pose problème ? »

Selon la littérature officielle, ces pilules sont les plus faiblement dosées. L’orthodoxie reconnait même que l’efficacité peut être légèrement moins bonne que pour les pilules estroprogestatives. Et il est dit que les effets secondaires sont moins forts que pour les pilules classiques. Donc, on peut effectivement se demander si finalement, la baisse des effets secondaires n’est pas suffisante pour compenser la prise en continue.

Seulement, il y a quelques éléments qui indiquent que la dose reste trop forte.

 

a) Suppression des règles

Ces pilules ont tendance à supprimer les règles. Déjà rien que ça signifie que c’est relativement fortement dosé. Sinon, ça laisserait les règles arriver.

Dans la littérature sur le sujet, ce n’est pas évident de savoir ce qui se passe réellement au niveau de l’endomètre (la muqueuse de l’utérus qui est à l’origine des règles). On dit que l’endomètre se gonfle pendant le cycle. Mais, concernant les règles, la cause et le mécanisme ne sont pas clairs.

Après avoir étudié la chose, je pense que ce qui se passe est ceci.  En fait, l’endomètre doit effectivement se gonfler. Mais il doit aussi émettre une sorte de mucus imprégné de sang et d’hormones. Celui-ci doit servir de substance nutritive pour l’œuf fécondé ; un peu comme le jaune et le blanc dans un œuf de poule. Ca permet à l’œuf de se développer avant de se raccorder au système sanguin de la mère via le cordon ombilical et le placenta. C’est parce qu’il s’agit d’une couche de mucus et que c’est donc séparé de l’endomètre que ça se détache facilement. On pourrait alors se demander pourquoi ça ne se détache pas avant. A mon avis, c’est que, déjà, ce mucus doit être d’être relativement pâteux. Mais surtout, il doit être derrière une fine membrane. C’est peut-être pour ça que ça n’est pas considéré comme étant un élément séparé de l’endomètre. Lors des règles, la membrane doit se déchirer et laisser passer ce mucus (d’ailleurs, ici, on parle de « rupture de la couche externe de l’endomètre »). Par ailleurs, peut-être qu’un mucus beaucoup plus fluide est émis et que ça fluidifie suffisamment celui précédemment émis pour lui permettre de se détacher de la paroi de l’endomètre et être évacué. Ce mucus fluide est probablement chargé de sang à cause de la rupture de petits vaisseaux sanguins.

Donc, si la pilule prise en continu supprime les règles, ça doit être parce qu’il n’y a pas de liquéfaction du mucus et pas de rupture de la membrane. La pilule, en augmentant le taux de cortisol, fait que les cellules de l’endomètre retiennent l’eau. Donc, ça diminue l’émission du mucus (ce qui entraine un épaississement moins important de l’endomètre), et ça le rend plus pâteux. Du coup, cette couche de mucus est plus mince. Et comme elle ne se liquéfie pas, elle reste plus longtemps en place (mais finit quand même par se détacher, ce qui cause des règles assez pâteuses et foncées une fois tous les 3, 4, 5 mois, voir plus). Et si la pilule est capable de faire ça, c’est forcément parce qu’elle a une action de type cortisone très loin d’être anodine.

Et du coup, on comprend pourquoi il y a des règles avec les pilules avec arrêt de 7 jours. Comme le taux de cortisol diminue, les cellules de l’endomètre ne retiennent plus l’eau. Elles rejettent alors un mucus bien plus liquide (et chargé de sang). Donc, ce qu’on a avec les pilules prises de façon discontinue, ce sont réellement des règles. Selon l’orthodoxie, ça n’en est pas parce qu’il n’y a pas épaississement préalable de l’endomètre et donc rien à évacuer. Mais en fait, il y a quand même un léger épaississement de l’endomètre (ce qui est reconnu par l’orthodoxie en fait, mais en général mis sous silence). Et donc, il y a bien évacuation du mucus formé pendant la phase prémenstruelle. Mais même sans le mucus pâteux à évacuer, ça resterait quand même des règles, vu que c’est le processus de d’émission d’un mucus très liquide qui caractérise ce processus. Et concernant l’utilité des règle, ça reste utile, vu qu’il est nécessaire pour les cellules de l’endomètre de se purger régulièrement.

b) Protection quasi similaire à celle des pilules estroprogestatives

Par ailleurs, même si ça protège légèrement moins que les pilules estroprogestatives, ça offre quand même une protection quasi similaire. Sinon, il y aurait des centaines de milliers de femmes qui tomberaient enceintes avec ces pilules. Donc, même s’ils sont légèrement moins importants, les effets sont forcément proches. Ca se joue vraiment à pas grand-chose.

c) Mêmes effets secondaires à la prise

Et de toute manière, lors de la prise, on retrouve les mêmes effets secondaires que pour une pilule classique. Pour la baisse de libido par exemple, on retrouve plein de témoignages concernant ce type de pilule. Sur infobebes.com par exemple. Il y a aussi bien sur une prise de poids (voir ici ou ici avec cérazette), une sècheresse vaginale (voir ici ; messages 12, 50, 82, 138, 210, ou ici), problèmes de sommeil, d’énervement (voir ici, ici message 102, ici message de veloor et ici), etc…

 

Donc, il est manifeste que l’impact reste important sur le corps. Et du coup, malgré la dose faible, une prise en continue doit être plus mauvais que prendre une pilule un peu plus fortement dosée avec une pause de 7 jours. La dose plus faible et donc les effets secondaires moins importants ne compensent pas les inconvénients de la prise en continue.

 

2) Les effets qu’on peut attendre d’une prise en continu

 

Et qu’est-ce qui se passe ? Eh bien comme on l’a vu plus haut, le corps garde un taux élevé de cortisol en permanence. Du coup, par rapport à une pilule normale, on va avoir les effets suivant :

–          les thromboses vont être plus importantes dans les jambes

–          Usure plus rapide des cartilages des bras et des jambes

–          Ostéoporose plus prononcée

–          Plus de tumeurs ou de kystes se développant dans le centre du corps (puisque les cellules n’arrivent pas à se vider correctement de leurs déchets)

–          la personne va être plus souvent excitée nerveusement

–          Le désir va être bas pendant plus longtemps qu’avec les pilules prises de façon discontinue

–          Il va y avoir plus de sècheresse vaginale.

–          Plus d’insomnie

 

Par contre, effectivement, il n’y aura pas les effets secondaires liés à l’arrêt de la pilule. Donc, il y aura :

–          moins ou pas de maux de tête (vu que les vaisseaux sanguins seront en état de vasoconstriction en permanence, voir article sur le cortisol)

–          pas de baisse de forme physique (anémie) et mentale (déprime). Cela dit, la déprime peut survenir pendant quelques semaines après un changement de pilule plus fortement dosée. Comme le taux de cortisol va être moins élevé avec la nouvelle pilule, il va y avoir une légère déprime passagère. Ca peut être le cas aussi si elle est prise peu de temps après un accouchement (le taux de cortisol est bas à ce moment-là).

–          pas de règles pendant de nombreux mois et donc, pas de douleurs associées au règles

–          Pas de douleurs dans les articulations des jambes et éventuellement des bras

En fait, lors de l’arrêt de la pilule, le taux de cortisol s’effondre. Comme ce n’est pas le cas avec les pilules prises en continu, tout ce qui est lié à la baisse du taux de cortisol n’apparait pas. En fait, comme ce qu’on a pu voir pour la déprime, certains symptômes qu’on retrouve lors de l’arrêt d’une pilule classique peuvent apparaitre au début, quand il y a changement de pilule et que la nouvelle est moins fortement dosée que l’ancienne, ou que la pilule est prise peu de temps après un accouchement. Mais ils disparaissent rapidement.

Il est possible cela dit que des cycles de migraines apparaissent à cause de la prise de médicaments contre la migraine. Ces médicaments agissent en augmentant le taux de cortisol. Donc, à l’arrêt, celui-ci va s’effondrer et comme les pilules microprogestatives sont faiblement dosées, le taux de cortisol sera suffisamment bas pour que la migraine réapparaisse. Et du coup, tous les problèmes liés à un taux de cortisol bas apparaitront (donc, déprime, règles qui apparaissent, baisse de forme physique, etc…). Il pourra donc y avoir un yoyo de symptômes un peu similaire à celui qu’on obtient avec les pilules classiques, sauf que le yoyo sera beaucoup plus aléatoire et sera en partie lié à la prise de médicaments antimigraineux.

 

3) Le cas des pilules plus fortement dosées prises en continu

 

Bien sur, pour les pilules progestatives fortement dosées prises en continu, tous les inconvénients de la prise en continu seront encore plus importants, vu que la dose est plus forte.

Et comme on l’a vu au début, maintenant, on parle d’utiliser des pilules estroprogestatives minidosées en continu. Donc là aussi, le problème des effets secondaires sera plus important, puisque qu’elles sont plus fortement dosées que les pilules microprogestatives.

Selon le site de Martin Winckler, le principe derrière cette idée, c’est que, d’une part les règles obtenues sous pilule ne servent à rien, et d’autre part, avant le 20ème siècle, les femmes avaient leurs règles 3 fois moins souvent. Donc, on se calerait sur cet ancien rythme en prenant la pilule pendant 2 ou 3 mois d’affilé.

Actuellement, ça se ferait sur une base de pilules classique qu’on prendrait en continu sur avis du médecin. Donc, on commencerait une nouvelle boite après le 21ème jour. Mais sur un autre site, j’ai trouvé qu’il y avait une nouvelle pilule de ce genre commercialisée aux USA. Ce serait en fait une pilule minidril qui serait prise pendant 3 mois d’affilée.

Mais avec l’idée que les règles sous pilule ne servent à rien, rien n’empêche fondamentalement d’aller plus loin et de prendre la pilule pendant un temps indéfini. Surtout qu’on le fait déjà avec les pilules microprogestatives. On aura donc peut-être des pilules prises pendant 4, 5 ou 6 mois, voir plus si affinités. Surtout que c’est pris de cette façon aussi pour éviter les problèmes de migraines, les règles douloureuses, et autres choses du même genre lors de l’arrêt mensuel de la pilule. Donc, il n’y a pas de raison qu’on ne l’utilise pas en continu sur de très longues périodes.

Sauf que contrairement à la croyance de l’orthodoxie, même sous pilule, les règles sont vraiment des règles, et surtout sont nécessaires. Elles permettent aux cellules de l’endomètre de respirer et de ne pas étouffer sous leurs déchets. Et plus généralement, elles permettent au centre du corps de respirer pendant une semaine ainsi qu’au bras et aux jambes de se réparer.

 

L’efficacité de la pilule contraceptive

mardi, février 8th, 2011

 

Dans sa volonté de limiter les effets secondaires de la pilule, l’industrie pharmaceutique a diminué les doses d’estrogène (désormais souvent à 0,03 ou 0,035 mg, et parfois même à 0,02 pour les pilules minidosées, au lieu des 0,05 mg des pilules normo dosées des années 60), et parfois de progestérone. Elle a même mis au point des pilules microdosées avec seulement de la progestérone, qui sont sensées entrainer encore moins d’effets secondaires que les pilules minidosées.

Alors, est-ce qu’en diminuant les doses, il y a désormais un risque plus élevé de tomber enceinte qu’avec les pilules normalement dosées ? Les données disponibles montrent que les pilules restent très efficaces. Mais à cause du grand nombre d’actes, ça n’empêche pas qu’il y ait de nombreuses grossesses non désirées sous pilule.

Vu la longueur de l’article, si vous ne voulez pas vous embêter avec les explications sur la façon dont j’obtiens les résultats chiffrés, je vous conseille de lire la partie 1 sur les données, puis de passer directement au résumé.

 

1) Les données

Quand on lit les témoignages, on s’aperçoit qu’il y a beaucoup de femmes sous pilule qui sont malgré tout tombées enceintes.

 

–          Les témoignages

Exemple sur le forum auféminin.com :

« Oui on peut tomber enceinte en prenant la pilule! Une de mes soeurs est venue passer des vacances chez moi en 2002. Elle vit aux Antilles. Elle a continué à prendre sa pilule ici et à son retour aux Antilles, sans aucun oubli jusqu’à son 4ème mois de grossesse! C’est le gynéco qui s’en est rendu compte en fait elle prenait des pilules mini dosées et il faut les prendre pratiquement toujours à la même heure. Ce qu’elle pensait faire. Le hic c’est qu’elle n’a pas tenu compte du décalage horaire!« 

Sur le forum France5 :

Par ionne :

« Moi je suis tombée enceinte sous pilule à 18 ans et je vous assure que je ne l’ai jamais oubliée ni vomie. Je prenais trinordiol, je connais 3 personnes qui sont tombées enceintes avec cette pilule. Donc oui, c’est possible, peu importe ce que les médecins peuvent en dire, moi, je le sais!

Par sami76 :

« salut les filles! moi aussi je suis tombé enceinte sous trinordiol, j’ai fais une fausse couche derrière… et pourtant je la prenais a heures fixes tous les soirs depuis plusieurs années ! »

Par ColineCami​lle :

« Perso’ je suis tombée enceinte sous TRINORDIOL sans jamais l’avoir oubliée ou décalée par rapport à l’heure de la prise. Je n’avais pas non plus été malade (je ne le suis que très rarement et attends souvent que cela passe seul – les médecins ne feront pas fortunes avec moi…)

Comme dans tout cas, le 100% n’est jamais garantit: ce type de grossesse est certes rare mais elle peut arriver (j’étais sous pilule depuis plus de 6 ans).

Ensuite je suis retombée enceinte sous pilule mais cette fois sous une microdosée compatible avec l’allaitement de mon aînée.

Certaines femmes ont un terrain plus fertiles que d’autres et certains hommes ont un plus grande comptabilité de fertilité avec certaines femmes. »

Sur le forum magrossesse.com :

De Poucelina3 :

« Moi, je suis tombée enceinte de ma 2ème sous pilule TRIMINULET. »

De mimick :

« Ma tante est tombée enceinte sous adepal. Elle ne s’en est pas rendu compte tout de suite. Ma soeur est tombée enceinte sous la même pilule (adepal), et toutes les deux sans oubli, voila. »

De vany51 :

« Ici, 3 grossesse sous pilule. Les 2 premières sous Adepal (finit en fc) et la dernière sous jasmine, avec un beau petit gars né en 2007!« 

Note : aussi bien sur le forum France5 que sur le forum magrossesse.com, les différents témoignages étaient à chaque fois dans le même topic (le même sujet). Si le phénomène était très rare, on ne trouverait qu’un seul témoignage par topic. Le fait qu’on puisse facilement y trouver 3 témoignages implique que c’est un phénomène courant.

 

–          Les données statistiques

 

– 50 % des IVG viennent d’un échec de la contraception

On a également confirmation du problème d’efficacité de la pilule sur hebdo.ch :

« Les échecs de la contraception, ça existe bel et bien! Il ressort des statistiques publiées chaque année par le canton de Berne que 50% environ des IVG sont faites après un échec de la contraception. »

On en a confirmation sur Doctissimo (donc, qui parle des chiffres français) :

« En France, le taux d’utilisation et de diffusion de la contraception est l’un des plus élevés d’Europe. Malgré cela, le nombre d’IVG reste élevé, autour de 200 000 chaque année. On estime même que plus de la moitié des femmes ayant eu recours à un avortement utilisaient des contraceptifs théoriquement efficaces. »

 

– Efficacité plus faible de la pilule en utilisation réelle que l’efficacité théorique

 

Je pensais ne pas trouver d’information sur le sujet. Mais étonnamment, il y a des études sur le taux d’échec des pilules. Et pas à l’avantage des chiffres officiels (donc, on peut considérer que ces données sont fiables).

– On a déjà ça sur ce site : « L’efficacité théorique de la pilule (99,5%) ne résiste pas à l’examen des faits, puisque même la revue Elle reconnaît qu’en pratique il y a entre 5 et 15% d’échecs, « oublis ou autres accidents », qui révèlent souvent un désir inconscient d’enfant ou de tester sa fécondité. »

– Sur le site mapremierepilule.com, on trouve le chiffre des grossesses pour 100 femmes au cours des 12 premiers mois d’utilisation de la méthode contraceptive (les données viennent apparemment de l’Anaes, l’Afssaps et l’Inpes en 2004). Il y a le chiffre pour les essais cliniques (donc un environnement contrôlé), et pour la pratique courante. Pour la pilule estroprogestative, celle qui est la plus couramment utilisée, le chiffre est de 0,1 grossesse en essais clinique. Donc, apparemment très efficace. Mais en utilisation courante, on passe à 6-8 grossesses. 60 ou 80 fois plus. On a donc entre 6 et 8 % d’échecs de la pilule sur une année pour 100 personnes. Si on extrapole ça sur 10 ans, ça veut dire qu’il va y avoir entre 60 et 80 % d’échecs.

– Sur Medscape, on peut trouver le document suivant, qui traite de la même chose. Il s’intitule « Contraceptive Failure Rates in France: Results From a Population-based Survey »  (C. Moreau; J. Trussell; G. Rodriguez; N. Bajos; J. Bouyer : Oxford University Press) et date de 2007. On y trouve les données suivantes :

« En dépit de l’utilisation répandue de méthodes de contraception hautement effectives, une grossesse sur 3 est inattendue. De ces 33 %, 65 % surviennent lors de l’utilisation de contraceptifs. Aux USA, 49 % des grossesses sont inattendues. Et là moitié viennent de l’échec de la contraception. »

Selon cette étude, la pilule avait un taux d’échec la première année de 2,4 %.

– Sur le site youngwomenhealth.org, on trouve le chiffre de 5 échecs sur 1 an pour une utilisation typique (c’est-à-dire non parfaite) chez 100 femmes. Donc, 5 % d’échecs. On retrouve donc des chiffres plus proches de ceux du site mapremierepilule.com.

 

Un détail, pas essentiel, mais qui pourrait gonfler un peu le nombre des grossesses non désirées sous pilule (mais pas le pourcentage par couple) ; selon le livre de Xavier Dor « le crime contre Dieu » (visible ici), le nombre d’avortement serait largement supérieur aux 200/220.000 officiels. En réalité, ils seraient probablement plus proches de 350.000.

Ces chiffres appellent des remarques. Le nombre d’avortements chirurgicaux est très sous-estimé et s’établirait à 350.000 ou peut-être davantage. En effet, beaucoup d’avortements ne sont pas répertoriés en tant que tels, mais déclarés comme révision utérine pour fausse couche, ou biopsie de l’endomètre, ou curetage, ou tout autre acte, ceci en raison de convenance personnelle, d’avortement hors délai, de comptabilisations financières ou de dépassement des quotas. Le nombre d’IVG pratiqués chaque année dans un établissement privé ne doit pas être supérieur à 25 % du nombre des actes chirurgicaux et obstétricaux, tout dépassement entraînant la fermeture du centre pour un an, et en cas de récidive, sa fermeture définitive (art 178-1 du Code de santé publique). La sanction n’est jamais appliquée. Nous demandions à des responsables d’un centre d’avortement comment ils avaient pu échapper à toute mesure disciplinaire pour dépassement du quota  —  nous connaissions les chiffres, eux-mêmes nous les avaient donnés. La réponse fut celle-ci : « C’est l’affaire de la DDASS. C’est elle-même qui nous envoie les patientes. »

Alors, d’accord, le livre est clairement partisan. Mais a priori, les raisons évoquées pour lesquelles la quantité d’avortement serait plus élevée que déclarée officiellement tiennent la route. Donc, ce qu’il dit semble crédible.

 

 

2) Analyse des données

 

– La quantité de grossesses dues à l’échec de la pilule

 

Vu qu’il y a environ 800.000 naissances chaque année et 200.000 IVG, on a donc 1 million de grossesses en France par an. Sur ces 1 millions de grossesses, 33 % sont inattendues, soit 330.000. Et sur ces 330.000, 65 %, soit 214.000 sont dues à un échec de la contraception. Et comme 59 % de la contraception est fait grâce à la pilule, 126.000 grossesses sont chaque année dues à une défaillance de la pilule. Enfin, ça, c’est le chiffre si on ne tient pas compte des taux d’échec des divers types de contraception.

Mais, évidemment, la part de telle ou telle méthode contraceptive dans les grossesses non désirées dépend aussi de son taux d’échec (voir ici). Donc, une méthode moins efficace que la pilule va diminuer la part de la pilule dans l’ensemble des échecs. Et une méthode plus efficace va au contraire l’augmenter. Ainsi, le préservatif est deux fois moins efficace que la pilule en utilisation courante. Or, le préservatif est utilisé par 10 % des couples (qui utilisent un moyen de contraception). On peut ajouter les 2,5 % d’autres méthodes, qui sont en moyenne 3 fois moins efficaces. Par contre, le stérilet et la stérilisation, qui représentent 26 % de l’ensemble sont environ 10 fois plus efficaces que la pilule. Donc, avec ces données, on peut dire que le préservatif représente 20 %, les autres méthodes 7,5 %, le stérilet et la stérilisation 2,6 %, et la pilule 70 % des échecs de la contraception. Finalement, l’importance de la pilule est renforcée. Donc, en fait, en arrondissant, on a 150.000 grossesses qui sont dues chaque année à une défaillance de la pilule.

Si effectivement, il y a 1,75 fois plus d’ivg que déclarés officiellement (350.000 au lieu de 200.000), on aurait 15 % de grossesse non désirée en plus (1,15 million au lieu de 1 million). Donc, on serait plus près de 170.000.

Mais ça ne suffit pas. Ce qu’il faut savoir pour déterminer la fiabilité de la pilule par acte, c’est le nombre de grossesses non désirées sous pilule sur le nombre total de relations sexuelles en France sur une année.

 

– La fiabilité de la pilule par acte

 

Si on fait un calcul sur la population féminine en âge de procréer et sur les taux d’échecs de la pilule, on obtient à peu près ça. On est 60 millions. Il y a 50 % de femmes, soit 30 millions. On peut estimer qu’environ 40 % des femmes sont en âge de procréer : ce qui fait 12 millions. Supposons 20 % de célibataires dans cette tranche d’âge (15/45 ans), on a donc 9,6 millions de femmes en couple. Si on reprend les résultats des sondages sur le nombre de relations sexuelles déclarées par les français, il y en aurait 120 par an. Ce qui ferait un total de 1,152 milliards d’actes sexuels par an. Sur ces 1,152 milliards, 46 % sont faits sous pilule. Ce qui ferait 529 millions d’actes faits sous pilule.

Comme on table sur 150.000 échecs par an, ça nous donne le taux d’erreur réelle de la pilule, à savoir plutôt 0,028 % par acte. Arrondissons à 0,03 %. Les pilules actuelles auraient donc une efficacité de 99,97 % par acte ; ce qui est une très bonne efficacité.

Seulement, si on transpose ça à un couple qui fait l’amour 100 fois par an, le risque d’avoir un enfant non désiré est de 3 % par an (100×0,03 %). Et si on multiplie ça par 20 années, ça veut dire que chaque couple sous pilule a un risque de 60 % sur 20 ans d’avoir un enfant non désiré à cause de l’échec de la pilule. Donc, même très efficace, la pilule aboutit quand même à beaucoup de grossesses non désirées à cause du nombre d’actes par an et du grand nombre d’années sur lequel tout ça se passe.

C’est ce qui explique qu’il y ait autant de témoignages sur les forums de femmes ayant eu ou alors connaissant des amies ou parentes qui ont sont tombées enceintes sous pilule.

C’est ce qu’on retrouve si on compare les 150.000 naissances non désirées liées à la pilule et les 46 % des 9 millions de femmes en couple et en âge de faire des enfants qui utilisent la pilule, soit 4,8 millions. Ca faite environ 3 % de ces femmes qui ont une grossesse non désirée à cause de la pilule chaque année.

Donc, après analyse des chiffres, on peut penser que la pilule est très efficace. Par contre, il y a tellement de relations sexuelles, que même avec une très bonne efficacité, il doit y avoir dans les 150.000 grossesses liées à un échec de la pilule chaque année.

Pour les autres moyens de contraception, le nombre d’échec serait respectivement de : 42.000 pour le préservatif, 16.000 pour les autres moyens de contraception, et 5500 pour le stérilet et la stérilisation. Ce qui aboutirait pour l’ensemble des moyens de contraception à un chiffre de 214.000, comme on l’a vu plus haut.

Bref, la pilule est très efficace. Mais tout de même pas assez efficace pour être sûr que les couples en âge de procréer n’auront aucun enfant non désiré jusque à la ménopause de la femme.

 

 

– Oui mais…

 

Seulement, il y a un petit détail qui vient fortement changer les choses. Les calculs précédents supposent que tous les actes sans utilisation de contraceptifs sont fécondants. Mais ce n’est pas le cas. Selon une étude anglaise, il faudrait 104 relations sexuelles avant que la femme ne tombe enceinte. Donc, seulement 1 % des rapports sont fécondants.

Ca va dans le sens de ce que je dis concernant la conception. La conception féminine est quelque chose de très fragile. Le fait qu’il faille 100 relations sexuelles pour qu’il y ait enfin une grossesse montre que les choses ne se font pas si facilement. Et ça veut aussi dire qu’il suffit de déséquilibrer légèrement les éléments de la conception pour qu’il ne se passe plus rien ou presque plus rien.

Donc, 100 rapports sont nécessaires pour avoir un enfant. Et du coup, ça change tout ça. Parce que ça veut dire qu’en réalité, 99 % des rapports sont non fécondants. Donc, dans 99 % des cas, ce n’est pas la pilule qui entraine l’absence de grossesse, mais simplement la nature.

Forcément, avec 99 % d’actes qui n’auraient de toute façon aboutit à rien, c’est facile d’apparaitre comme super efficace.

S’il y a 3 % de chance de tomber enceinte avec 100 rapports par an sous pilule ; et 100 % de chance sans la pilule, ça veut dire que la pilule en elle-même est efficace à seulement 97 % par acte. En effet, ça veut dire que lors du seul rapport fécondant de l’année, il y aura 3 % de chance de tomber enceinte. Donc, ça veut dire que l’efficacité par acte est de seulement 97 %. Elle est divisée par 100. En fait, c’est un tout petit peu plus que ça vu qu’il y a 120 rapports par an. Donc, l’efficacité est en fait de 97,5 %.

Autrement dit, 1 rapport sur 40 serait fécondant avec la pilule. Si par ailleurs 100 % des actes étaient fécondant, au bout de 40 contacts sous pilule, 100 % des femmes tomberaient enceinte (en moyenne bien sur).

Alors, ok, les médecins n’y peuvent rien et l’essentiel, c’est l’efficacité finale toute cause confondue (qui reste de 99,97 % par acte). Mais quand même, l’efficacité de la pilule seule est bien moins grande que prévue. Et du coup, on comprend pourquoi ils peuvent diminuer les doses sans trop affecter la quantité d’échec. Ils le peuvent parce que la probabilité d’avoir un enfant lors de chaque acte est déjà faible. Et ils n’ont donc pas besoin d’avoir un contraceptif super efficace.

 

– Autres éléments diminuant la fiabilité

 

–          Nombre d’actes par an surestimé d’une façon générale

Le nombre de rapport par an est probablement assez surestimé. Or, c’est essentiel dans le résultat final concernant le pourcentage de réussite de la pilule. Ca n’affecte pas le nombre de grossesses non désirées sous pilule, mais ça affecte le pourcentage de réussite (moins d’acte, mais même quantité de grossesses non désirées à la fin).

On peut se baser sur les chiffres américains trouvés ici.

Selon eux, sans contraception, il va y avoir 85 enfants nés pour 100 couples. Ceci, sans indication du nombre de rapports par an. S’il y a 120 rapports par an, comme le disent les sondages, ça veut dire que pour qu’il y ait 100 naissances, il faut environ 140 rapports par an. Pour 100 rapports, il n’y aurait donc que 70 % de chance qu’une femme tombe enceinte. Ca ne correspond pas aux données de l’étude anglaise. Pour qu’on ait bien 100 rapports pour un fécondant, comme le dit l’étude anglaise, il faudrait en fait qu’il y ait 85 rapports par an. Donc, normalement, s’il y a 85 enfants qui naissent en  un an pour 100 couples, ça veut dire qu’en réalité, ces 100 couples n’ont fait que 85 fois l’amour. Ils le feraient donc 30 % de moins souvent que ce qui est annoncé. On ne serait pas à 120 rapports par an, mais plutôt à 85. Donc, le taux d’échec de la pilule serait 30 % plus important. Soit, à partir d’environ 2,5 %, le taux d’échec serait de 3,2 %. Donc, l’efficacité serait de 96,8 % pour la pilule seule, et de 99,96 % en tout.

Du coup, 1 % d’échec correspondrait à environ 38.000 grossesses non désirées.

 

–          Nombre d’actes par an moins important chez les femmes sous pilules

Un dernier élément intervient : l’influence de la pilule sur la libido. Il est reconnu par l’orthodoxie que la pilule diminue la libido. Selon les données officielles, entre 20 et 40 % des femmes seraient touchées. Soit 30 % en moyenne. Mais en fait, on peut penser que dans de nombreux cas il y a diminution sans que ça ne soit attribué à la pilule. On pensera à une diminution naturelle du nombre de rapports lié au travail ou à l’usure du couple. Donc, il y a probablement une sous-estimation du problème.

Disons qu’en gros, on peut penser que ça entraine globalement entre 30 et 50 % de rapports en moins. Si la pilule entraine une diminution par 2 du nombre de rapports sexuels, ça veut dire que le taux d’échec est multiplié par 2. Donc, on n’est plus à 96 ou 97 % d’efficacité par acte, mais à 92 ou 94 %. Si le nombre de rapports baisse de 33 %, le taux d’échec est multiplié par 1,5 et on est alors à 94 ou 95,5 %.

Donc, une partie de l’efficacité de la pilule viendrait du fait que ça diminue la quantité de rapports. Du coup, là encore, une partie de l’efficacité de la pilule viendrait d’un élément n’ayant rien à voir avec l’efficacité contraceptive pure de la pilule.

Cela dit, l’efficacité de 92 %, c’est pour l’ensemble des pilules. Il est donc possible que ça soit un peu plus -93 ou 94 %- pour les minidosées, et un peu moins -88 ou 90 %- pour les microdosées (ça descend plus pour les microdosées, parce qu’en ce qui concerne l’usage, elles représentent une part beaucoup moins importante dans l’ensemble des pilules que la minidosée).

 

– Le cas des arrêts volontaires et des oublis de pilules

 

– Arrêts volontaires :

Evidemment, dans tout ça, on n’a pas tenu compte du fait qu’il pouvait y avoir des arrêts volontaires de la pilule afin d’imposer un enfant au conjoint. Mais on peut supposer que ça doit représenter une faible part des cas en question. De nos jours, une femme aura plutôt tendance à quitter son conjoint pour un autre que de lui faire un enfant dans le dos. Les principaux cas seront ceux de femmes vénales ayant eu la chance de tomber sur un homme riche, mais qui ne veut pas s’engager plus que ça avec elle (donc, moyen d’avoir une pension alimentaire), ou ceux de femmes qui commencent à avancer en âge et dont le conjoint ne veut pas d’enfant. Mais les hommes riches, il n’y en a pas des tonnes (10 % de la population). Et forcément, seule une petite fraction de ces hommes connaitra une telle aventure. Ca représente peut-être 2 % de l’ensemble des couples (et sur toute leur vie, pas par an). Donc, ça ne représenterait pas grand-chose dans les 60 % de couples dont la femme est tombée enceinte malgré la pilule. Et pour le second cas, là encore, la plupart de ces femmes auront tendance à tenter leur chance ailleurs que d’imposer un enfant à leur conjoint. Donc, ça doit concerner une très faible part des femmes en âge de procréer.

 

– Oublis :

Il y a aussi les oublis. Ca, ça pourrait effectivement représenter une part importante des échecs.

Comme on l’a vu, il faut environ 100 rapports pour qu’une femme tombe enceinte. Ca veut dire que lors d’un oubli annuel, il y 1 % de risque de tomber enceinte si la femme a 100 relation sexuelles dans l’année. Donc, il faut beaucoup plus qu’un seul oubli pour que la grossesse arrive.

Sauf qu’au bout de 20 ans, ça fait quand même 20 % de risque d’avoir une grossesse non désirée pour une femme oubliant la pilule une fois par an. Et 200 % pour les femmes oubliant la pilule 10 fois par an.

Selon une enquête Inpes/BVA menée en février 2007 auprès de 2004 personnes (voir ici), 75 % des femmes oublient de prendre la pilule au moins une fois par an et environ 20 % au moins 12 fois par an. Donc, si 75 % des femmes prenant la pilule l’oublient au moins une fois par an, ça veut dire qu’il va y avoir 15 % des femmes sous pilule qui auront une grossesse non désirée à cause d’un oubli. Et pour les 20 % l’oubliant 12 fois par an, ça veut dire qu’environ 50 % des femmes auront une grossesse non désirée à cause de l’oubli de la pilule. Au final, ça voudrait dire que, sur 20 ans, 65 % des femmes subiraient une grossesse non désirée à cause d’un oubli de la pilule. Ca voudrait dire que toutes les grossesses non désirées viendraient d’un oubli de la pilule.

Seulement, un certain nombre d’éléments vient limiter ce pourcentage.

Déjà, il faut que ça coïncide avec le jour où le couple a une relation sexuelle. Donc, ça limite les possibilités. Si les couples ont, comme ils le déclarent, environ une relation tous les 3 jours (120 relations par an), ça veut dire que le risque de tomber enceinte diminue par 3. Donc, seules 22 % de femmes sous pilule subiraient une grossesse non désirée durant leur vie sexuelle.

Par ailleurs, beaucoup de femmes prennent une double dose pendant quelques jours après un oubli. Ce qui va empêcher qu’elle ne tombe enceinte.

Et puis, il y a la pilule du lendemain, qui est considérée comme de la contraception et pas comme un avortement (ce qui est logique, puisqu’on ne sait pas encore s’il y a un fœtus qui est en train de se former), d’où son nom. Donc, ça entraine que plein de femmes qui auraient pu avoir une grossesse non désirée à cause de l’oubli de la pilule ne se retrouveront pas dans ce cas grâce à la pilule du lendemain.

Il faudrait aussi surtout que l’oubli de la pilule entraine l’inefficacité de la contraception, ce qui ne va que rarement arriver. Il reste quand même tous les autres jours sous pilule qui vont empêcher la nidation. Donc, contrairement à ce que les médecins disent, un seul oubli doit être loin d’être suffisant pour qu’une femme tombe enceinte. On peut imaginer qu’ils disent ça afin de pousser les femmes à être sérieuses dans leur prise de pilule.

Donc, il faudrait que l’oubli aboutisse à une grossesse dans 100 % des cas ou la femme est fécondable ce jour là. Il est évident que ça n’est pas le cas et que dans le meilleur des cas, ça arrivera une fois sur 10, même si ce jour là, la femme est fécondable. Du coup, on arrive à un chiffre de 2,2 % des femmes subissant une grossesse non désirée par ce biais.

Si la pilule était oubliée pendant 2 ou 3 jours d’affilé, éventuellement, ça pourrait devenir plus problématique. Mais ça doit être beaucoup plus rare. Quelque chose comme 10 fois plus rare. Donc, ça ne concernerait que 2,2 % des grossesses non désirées sous pilule.

Et là encore, il faudrait que la femme en question ait une relation sexuelle les jours en question.

Et puis, si une femme oubliait de prendre sa pilule pendant 2 ou 3 jours, elle s’en apercevrait beaucoup plus facilement qu’un oubli d’une journée. Et dans ce cas, déjà, elle utiliserait la pilule du lendemain, ce qui limiterait encore plus le nombre de grossesses non désirées. Donc, on doit tomber à 1 % ou quelque chose comme ça.

En résumé, si on a 2 % de grossesses volontaire, plus 2 % liés à un oubli d’une journée, plus 1 % lié à un oubli de 2 ou 3 jours, ça finit par faire 5 % de grossesses sous pilules qui ne sont pas liées à un échec de la pilule. Ca représente seulement 8 % des 60 % de grossesses sous pilules en 20 ans.

Donc, la plupart des femmes qui sont sous pilule et qui tombent enceintes se retrouvent dans cette situation non pas à cause d’un arrêt volontaire ou involontaire, mais bien parce que la pilule n’a pas fonctionné. Au final, sur 20 ans, 52 % des femmes sous pilule tombent enceintes à cause de l’échec de la pilule.

 

– Autre possibilité

 

Il y a quand même un problème avec tout ça. C’est que pour qu’une femme tombe enceinte sous pilule, il faut que la pilule cesse d’être efficace pendant en réalité au moins 1 semaine ou deux. En effet, on nous dit que la pilule perturbe la formation de l’endomètre et la nidation de l’ovule fécondé. Donc, même si on oublie de prendre la pilule pendant 1 journée ou 2, il n’en reste pas moins que l’épaississement de l’endomètre est déjà bien perturbé (surtout que vu que tout ça vient en réalité d’une augmentation du taux de cortisol, ce n’est pas un jour d’arrêt qui va entrainer son retour à la normale). Et en la reprenant, l’épaississement de l’endomètre le sera à nouveau. Ce à quoi viendra s’ajouter la perturbation de la nidation. Donc, même en oubliant une journée ou deux la pilule, l’ovule ne devrait pas pouvoir se développer. Et c’est valable aussi pour les échecs de la pilule en général (ceux qui ne sont pas lié à un oubli).

Donc, ça veut dire que pendant 1 ou 2 semaines, la pilule n’a pas fonctionné. Du coup, ça voudrait dire qu’elle serait 7 ou 15 fois moins efficace que prévue. Mais ça ne poserait pas de problème, parce qu’il suffirait que ça soit efficace pendant une ou deux semaines pour que la nidation soit bloquée. On s’expliquerait alors mieux comment ils ont pu limiter les effets secondaires.

On ne serait plus dans une efficacité par acte, mais par période. Ca ne changerait pas grand-chose à l’efficacité globale. Mais concernant les oublis, ça changerait beaucoup de choses. Ca n’aurait quasiment plus aucune incidence.

Du coup, en fait, ça ne serait pas un acte sur 20 ou 33 qui serait possiblement fécondant, mais un acte sur 3 ou 4. En réalité, la pilule ne serait alors efficace qu’à 66 ou 75 % par acte. Mais, ça ne serait pas grave, parce qu’il suffirait qu’elle le soit les 66 ou 75 % autres fois pour que la fécondation n’aboutisse pas à une grossesse. Et au final, ça ne changerait rien, parce qu’on aurait toujours une efficacité de 97 % par an (et 99,97 en ajoutant le fait qu’un seul contact sexuel sur 100 est fécondant).

La pilule n’aurait en fait pas besoin d’être toujours efficace. Il suffirait qu’elle le soit seulement les 2 tiers du temps pour que globalement, elle le soit 97 % du temps. En fait, 97 % du temps, la pilule va être efficace au moins les 2 tiers du temps. Du coup, il n’y a pas de problème.

Mais évidemment, le fait qu’elle ne soit efficace que 70 % du temps environ, rendrait tout à fait possible l’échec de la contraception. Il suffirait que, pour une raison ou pour une autre, on passe de 70 % à 35 %, c’est-à-dire, que pendant deux semaines, la contraception ne fonctionne plus, pour que la fécondation devienne possible. Si la contraception n’est pas efficace pendant une semaine par mois, il devient tout à fait possible que certaines fois, elle ne le soit pas pendant deux semaines.

Ca expliquerait pourquoi on a pu limiter les effets secondaires. Vu qu’il n’y a pas besoin que ce soit efficace chaque jour, on peut faire en sorte que la dose soit relativement faible, et donc les effets secondaires aussi.

Autre hypothèse, il se pourrait qu’en réalité, la pilule ne fasse qu’épaissir la glaire cervicale et rien d’autre. Et du coup, dès la barrière passée, ça serait finit, une grossesse pourrait se déclencher. Dans ce cas, on reviendrait à une efficacité de 97,5 % par acte. Et, ça expliquerait les grossesses non désirées sous pilule. Il suffirait que la glaire cervicale soit plus fluide pendant 1 jour pour que ça entraine une grossesse. Mais si la glaire cervicale est épaissie la plupart du temps, ça veut dire quand même qu’il y a rétention d’eau. Du coup, il devrait y avoir aussi une diminution de l’émission des hormones nécessaires à la nidation. Donc, cette hypothèse est peu probable.

 

– Estimation de l’évolution des effets secondaires de la pilule

 

Avec l’évolution de l’efficacité de la pilule et la connaissance de la diminution des doses, on peut avoir une idée de l’évolution des effets secondaires de la pilule depuis 35 ans. L’efficacité était au maximum de 100 % il y a 35 ans. Mais on peut penser, vu qu’il y avait déjà de nombreuses IVG (et donc des IVG dues à l’échec de la pilule), qu’elle devait être au maximum plutôt de 99 ou 98 %. Vu qu’elle est désormais d’environ 97 ou 96 %, normalement, la baisse n’est pas suffisante pour que les effets secondaires aient également fortement baissé.

Mais, ça c’est vrai seulement s’il n’y avait pas de réserve d’efficacité. Or, on peut penser qu’initialement, la pilule était trop fortement dosée et qu’une diminution de 40 % du dosage a entrainé une baisse des effets secondaires sans entrainer une grosse baisse de l’efficacité.

Toutefois, ça concerne surtout la pilule initiale, à savoir celle qui était dosée à 0,05 mg d’estrogènes. Mais apparemment, elle n’a été utilisée que pendant environ 10 ans, et la pilule faiblement dosée a été introduite dès 1970 (dosage inférieurs à 0,05, ce qui doit correspondre aux pilules faisant dans les 0,035 et 0,03 mg. Le terme de pilule faiblement dosée correspond en partie à la pilule minidosée actuelle). Ce qui signifie que depuis 1970, les effets secondaires n’ont pas du être fortement modifiés.

Même si on prend les chiffres les plus bas, il n’y a pas du y avoir une grosse baisse d’efficacité, puisque les problèmes de déclarations trop élevées de rapports sexuels et la baisse de libido induite par la pilule devaient déjà poser problème à l’époque.

 

Résumé :

L’efficacité des pilules semble être de 99,97 % par acte. Ce qui est excellent.

Toutefois, il faut tenir compte du nombre de rapports nécessaires pour qu’une femme tombe enceinte quand elle ne prend pas la pilule. Parce que s’il faut énormément de rapports pour qu’il y ait grossesse, ça change tout. Ca diminue fortement l’efficacité propre à la pilule. Or, ce nombre est effectivement élevé, puisqu’il faut environ 100 actes pour une relation efficace. Du coup, en réalité, l’efficacité de la pilule par acte est de 97,5 %, soit environ 100 fois moins.

Il est possible que deux autres facteurs impliquent une efficacité encore moindre. Ainsi, on peut penser que le nombre d’actes par an est moindre que ce que les gens déclarent (c’est à dire 120 actes par an). Ce qui donnerait une efficacité de 96,8 %. Et par ailleurs, la pilule diminue la libido, ce qui signifie là aussi un nombre d’actes sexuels encore moins importants ; ce qui impliquerait une efficacité de la pilule par acte comprise entre 92 et 94 % ou 94 et 95,5 % (selon que le nombre d’actes sexuels et 50 % ou 33 % moins important).

Ca ne joue pas sur l’efficacité finale, puisqu’elle reste à 99,96 ou 99,97 % (c’est la combinaison du risque d’avoir un enfant par acte quand on ne prend pas de moyen de contraception, qui est de 1/100 et du risque d’avoir une grossesse non désirée sous pilule, qui est de 3/100) ; ce qui demeure excellent. Donc, le risque d’avoir un enfant non désiré sous pilule reste très faible.

Mais évidemment, déjà, ça relativise très fortement l’efficacité de la pilule en elle-même. 96,8 ou 97,5 % par acte, c’est loin d’être excellent. Finalement, la pilule ne serait pas si efficace que ça en elle-même, mais compterait sur beaucoup d’éléments annexes pour améliorer cette efficacité moyenne.

Et par ailleurs, même avec une efficacité de 99,97 % par acte, il y a tellement d’actes par an, que les 0,03 % d’échecs conduisent à 150.000 grossesses non désirées par an, et que 3 % des couples sous pilule connaissent chaque année un échec de celle-ci. Sur 20 ans, il y aurait donc un risque de 60 % d’avoir un enfant malgré la prise de pilule. Chiffre auquel il faut retrancher le cas d’arrêts volontaires ou involontaires (oublis), qui représentent 8 %. Donc, sur 20 ans, le risque d’avoir un enfant malgré la pilule, et ça, seulement à cause de l’échec de la pilule, serait de 52 %.

Concernant la baisse éventuelle de l’efficacité ainsi que celle des effets secondaires, on peut penser la chose suivante. L’efficacité quand la dose était de 0,05 mg devait être au maximum de 98 ou 99 %. Les nombreuses IVG qu’il y avait déjà à l’époque vont dans ce sens. Vu que désormais, l’efficacité est de 96,8 ou 97,5 %, ça signifie qu’il y a eu une baisse de 1 ou 2 %. L’efficacité est donc restée quasiment identique.

Concernant l’évolution des effets secondaires, il n’y a pas beaucoup de données. Donc, on en est réduit à des estimations. Mais vu qu’il y a eu une baisse importante du dosage (-40 %) 10 ans après l’introduction de la pilule, on peut raisonnablement penser qu’ils ont du diminuer. Pourtant l’efficacité, elle, est restée quasiment la même. Donc on peut penser que la pilule initiale était trop fortement dosée et qu’avec une diminution de son dosage il était possible de diminuer les effets secondaires quasiment sans diminuer l’efficacité.

 

Est-ce que la pilule est de la cortisone mise sous un autre nom ?

mercredi, décembre 22nd, 2010

 

Alors, est-ce que la pilule contraceptive, c’est seulement de la cortisone mise sous un autre nom, ou est-ce que l’effet d’augmentation du taux de cortisol vient s’ajouter à un réel effet hormonal ?

Il semble assez clair que c’est la première explication qui est la bonne. Il suffit de voir les effets de la cortisone sur les règles ; ça entraine un arrêt ou une forte diminution des règles. Quand on tape « cortisone + règles » dans Google ou « cortisone + aménorrhées » ou « cortisone + cycle menstruel », on obtient de nombreux témoignages de femmes n’ayant plus de règles depuis qu’elles prennent de la cortisone.

Autant, si la cortisone n’avait pas d’effet contraceptif, on pourrait dire que la pilule aurait un effet en plus par rapport à la cortisone et que ça ne serait a priori pas le même type de produit. Autant là, on retrouve exactement les mêmes effets dans l’un et dans l’autre de ces médicaments. Donc, en réalité, on peut bien penser que la pilule, c’est simplement de la cortisone mise sous un autre nom.

(note : je suis parti sur la cortisone pour écrire cet article. Mais tout ça est valable évidemment pour les autres anti-inflammatoires non stéroïdiens, ainsi que pour les antibiotiques)

Exemples :

Sur Futura-sciences :

Tu m’as l’air bien gentille, mais quand, comme moi, tu sortiras de 6 ans de corticothérapie (60 mg de Solupred par jour) pendant lesquels j’ai en bavé à cause d’une grave et douloureuse maladie, et que tu feras environ 15 kg de plus qu’aujourd’hui (car je suppose que tu es un poids plume, pour te soucier à ce point de ton apparence), et que ton visage sera tout gonflé, tout rouge, et que tu seras velue comme un singe, que tes os te feront mal et que tu n’auras plus de règles, tu viendras nous dire à quel point les effets secondaires de la cortisone sont d’origine mentale ou psychologique.

Sur Doctissimo :

Je suis sous traitement de cortisone car j’ai la sarcoïdose. Cela fait un mois que je prends des doses dégressives chaque semaine : 40mg-30mg-20mg-10mg. Je prends la pilule et là j’aurais dû avoir mes règles mais rien du tout.

Sur Afa-asso (26/11/2006) :

Salut ! J’ai été sous corticoïdes en 2003 et je n’ai pas eu mes règles pendant deux ou trois mois sur les six mois où j’en ai pris. Je ne prenais pas de contraception à l’époque. Là je suis à nouveau sous cortisone depuis début octobre et je prends la pilule : j’ai toujours mes règles mais moins et moins longtemps qu’avant.

Encore sur Afa-asso :

Cela fait deux mois et demi que je suis sous cortisone : j’ai commencé avec 60 mg de solupred par jour, aujourd’hui j’en suis à 40 mg par jour (je vois le médecin demain pour « accélérer » le sevrage, notamment par la prise d’imurel).

Cela fait aussi deux mois et demi que je n’ai plus mes règles (je ne prends plus la pilule) : j’ai vu le gynéco récemment et il m’a dit que c’était à cause de la cortisone, et qu’il fallait attendre le retour naturel des règles, qui devrait survenir avec l’arrêt du solupred.

 

L’influence sur les règles de la cortisone est aussi signalée de façon officielle. Par exemple, sur ce site où sont données des informations sur l’hydrocortisone Roussel, on a dans les effets secondaires : « troubles des règles« . Sur le site Biam2 (qui recense les différents médicaments), on trouve aussi comme effet : « aménorrhées » (aménorrhée signifie absence de règles). Sur ce site d’étudiants en médecine qui apparemment mettent leurs cours en ligne, on trouve dans ce document sur les anti-inflammatoire stéroïdiens (page 10) : « hypercorticisme : Aménorrhée, altération des fonctions sexuelles« . Sur le site comment-guérir, on a : « incidents et accidents des corticoïdes : aménorrhée« . Sur ce cours de la faculté de médecine et de pharmacie de Casablanca (3ème année), on a (page 6) : « les complications possibles d’une corticothérapie sont nombreuses : aménorrhée ». Sur Passeport Santé à propos de l’aménorrhée, on trouve parmi les causes : « la prise de certains médicaments comme des corticoïdes oraux« . Sur Topsanté, on trouve ça : « Sachez enfin que certains moyens de contraception peuvent entraîner une aménorrhée : pilules œstro-progestatives, stérilet Mirena®, implant progestatif Implanon®… Ainsi que certains médicaments : corticoïdes oraux, antidépresseurs, antipsychotiques, chimiothérapie« .

Et bien sur, si ça a un effet sur les règles, c’est que ça a un effet contraceptif. Mais effectivement, ça n’a jamais dit comme ça. Peut-être qu’on reste discret sur cet effet parce que, sinon, certaines personnes dans mon genre pourraient faire un rapprochement avec la pilule et en comparant les autres effets, pourraient comprendre qu’il s’agit d’un seul et même médicament. Autant, pour les autres effets indésirables, leur similarité peut sembler être une coïncidence (surtout que la plupart des gens auront très rarement une vue complète de ceux-ci), autant la similarité de l’effet contraceptif pourrait orienter plus facilement les gens vers l’idée que ces médicaments sont les mêmes.

C’est dit un peu plus clairement pour les anti-inflammatoires. Là, on a des documents disant que ça a un effet sur la fertilité. Sur e-sante, il est dit : « les anti-inflammatoires, couramment utilisés pour atténuer la douleur liée à certaines pathologies, peuvent diminuer la fécondité des femmes sous traitement. A l’inverse, ils annulent l’effet contraceptif du stérilet » (2002). Sur Wikipédia, dans l’article sur les anti-inflammatoire non stéroïdiens, il est dit « Diminution possible de la fertilité chez la femme« . Sur le site du « Centre Belge d’Information Pharmacothérapeutique« , on trouve à propos des anti-inflammatoires non stéroïdiens : « Suspicion d’une diminution de la fertilité chez la femme en cas d’usage chronique« .

Mais comme on peut le voir, c’est dit plus ou moins sous la forme conditionnelle. C’est juste une possibilité éventuelle. Donc, tout ça reste dit plus ou moins en filigrane. En fait, il semble que ces affirmations viennent d’une étude publiée en 2001. Et il ne semble pas qu’il y ait eu d’autres études sur le sujet. Donc, autant, quand c’est affirmé de façon forte, claire et nette, et répété fréquemment, les médecins vont se faire écho de l’information, autant avec une information dite de façon aussi conditionnelle, peu répétée et ayant fait l’objet d’une seule étude, ça va passer complètement au dessus de la tête des médecins. La plupart ne sont probablement même pas au courant des conclusions de cette étude et en sont restés aux informations d’avant 2001. Et pour ceux qui l’ont lue, la plupart ont déjà du l’oublier.

A noter que pour la cortisone, on parle aussi un peu de diminution de la fertilité de façon directe, mais c’est surtout pour les hommes que le problème est décrit. Ca ne l’est quasiment jamais pour les femmes (en tout cas, je n’ai vu aucune référence sur le sujet). Pour ces dernières, le problème est essentiellement évoqué de façon indirecte (effet sur les règles).

En résumé, on a un effet contraceptif. Et en plus, les très nombreux autres effets secondaires sont identiques à ceux de la cortisone (cf. article précédent sur la pilule). Il est donc clair que la pilule contraceptive, c’est de la cortisone (ou d’une façon générale, l’équivalent des anti-inflammatoires).

En fait, il n’y aurait pas de pilules progestatives ou estroprogestatives. Ce serait exactement le même principe de fonctionnement basé sur l’augmentation du taux de cortisol. Sauf qu’une pilule serait moins fortement dosée que l’autre (éventuellement), mais par contre, prise pendant plus longtemps que l’autre (arrêt de 4 jours au lieu de 7 jours).

Il n’y a pas que la médecine occidentale qui s’est rendue compte du pouvoir contraceptifs des médicaments augmentant le taux de cortisol. En faisant des recherches sur le sujet, je suis tombé sur un gars ayant le pseudo NEF sur le forum Soral qui parlait (5 mars 2010) d’un reportage sur les indiens d’Amazonie. Il était dit par un d’entre eux qu’ils avaient déjà un équivalent de la pilule.

Mais j’ai vu il y’a un mois de ça environ, un reportage de TF1 sur des indigènes d’Amazonie. Je sais que c’est pas un exemple très digne mais à la question du journaliste qui demande à ce vieux autochtone « Que pensez vous de la contraception? », m’attendant à une réponse sévère de l’interrogé, celui-ci répond tranquillement « Nous connaissons depuis bien longtemps des plantes pour ne pas avoir d’enfants« .

Eh oui, ils ont des plantes qui marchent parce qu’en fait la plupart des plantes médicinales marchent, vu qu’elles augmentent presque toutes le taux de cortisol.

 

– La conception féminine, quelque chose de fragile et de facilement perturbable

 

Ce qu’on peut se dire, c’est que la mise au point des conditions de nidation d’un ovule fécondé chez une femme est quelque chose de probablement relativement délicat et donc, fragile. Du coup, le moindre médicament qui perturbe le corps peut avoir une influence négative sur les conditions de nidation et aboutir à une contraception. Et la cortisone, a clairement un effet important sur le corps. Si ça dessèche ou au contraire sur-hydrate l’utérus, c’est probablement suffisant pour que la fécondation ne puisse pas se faire pour une raison ou pour une autre.

Avec un processus comme celui-ci qui repose sur l’émission d’hormones diverses, de fluides, de produits chimiques, de protéines, etc…, la moindre surconcentration ou sous-concentration de produits peut suffire à ce que le processus soit avorté. Un produit comme la cortisone, qui entraine une surabondance ou une sous-abondance d’eau dans les cellules et une sous-abondance ou une surabondance dans les fluides, mucus, etc.., émis par les cellules est évidemment un bon candidat pour obtenir ce résultat.

En pratique, quand la cortisone sera prise, les sécrétions du système reproductif deviendront plus pâteuses (les cellules retiendront l’eau). Alors que quand la personne arrêtera de la prendre, ce sera l’inverse.

Ca explique que ça agisse par un blocage de l’ovulation, comme la pilule. Il y a environ 600 ovocytes démarrant leur croissance chaque mois. Et à la fin, il n’en reste qu’un de viable. On peut penser que là encore, l’effet de la cortisone peut expliquer le phénomène. Le fait de diminuer et de rendre plus pâteuse les sécrétions des diverses hormones contrôlant la croissance des ovocytes conduit à faire en sorte qu’aucun ne puisse être viable. Et s’il y en a encore un de viable, il a besoin d’accumuler des substances nutritives pendant une semaine pour assurer la survie de l’embryon. On peut penser que la pilule ou la cortisone perturbent également cette phase.

Par ailleurs, le système reproductif féminin dispose d’une sorte de contraceptif naturel : la glaire cervicale. Ca n’est pas sa seule fonction, mais ça sert entre autres à ça. Il s’agit d’une sécrétion qui condamne l’entrée de la cavité utérine. Quand la femme n’est pas en période de fécondité, elle est assez épaisse. Du coup, ça empêche les spermatozoïdes de passer en les immobilisant. Quand la femme est en période de fécondité, cette sécrétion devient plus liquide et les spermatozoïdes peuvent alors passer. Il semble même qu’ils puissent s’en nourrir afin d’avoir un regain d’énergie et continuer leur parcours.

Là encore, on imagine bien ce qui peut se passer avec de la cortisone. Comme ça rend les sécrétions moins fluides (puisque ça retient l’eau dans les cellules), la glaire va rester assez pâteuse, et du coup, les spermatozoïdes ne vont pas pouvoir passer. Et d’ailleurs, c’est exactement ce que fait la pilule selon l’orthodoxie (voir sur info-pilule).

Enfin, ça explique que ça agisse sur l’endomètre. L’endomètre est la muqueuse qui tapisse l’utérus ; la peau interne de l’utérus quoi. Pendant une partie des 3 semaines, il s’épaissit grâce à la production d’œstrogènes et de progestérone. C’est la phase de prolifération. Puis, il y a une phase sécrétoire, où les glandes de l’endomètre se chargent en glycogène et en mucus. Ces modifications vont permettre à l’ovule de se développer dans l’utérus s’il est fécondé. S’il ne l’est pas, le taux d’œstrogènes et de progestérone va retomber, et la couche superficielle de cette muqueuse va être éliminée via le vagin. Ce sera une sorte de desquamation. Par ailleurs, les petits vaisseaux sanguins se rompent et saignent, ce qui provoque la coloration rouge des règles.

Tout ceci est provoqué par l’émission de diverses hormones (de l’œstradiol, de la progestérone, etc..) sécrétées par les ovaires ; ou plus précisément, par les follicules des ovaires, transformés à ce moment-là en ce qu’on appelle le corps jaune.

En fait, comme tout ça est lié à l’émission d’hormones sécrétées par les ovaires, et que la cortisone diminue la quantité des sécrétions et rend celles qui arrivent à être émises plus pâteuses, ça supprime ou en tout cas limite la source du phénomène. Plus de sécrétions d’hormones par les ovaires, plus de modifications de l’endomètre. Pas de modification de l’endomètre, pas de développement possible de l’ovule.

Par ailleurs, les hormones émises par les ovaires doivent servir aussi de façon directe au développement de l’ovule. Et donc, si elles ne sont pas émises en assez grandes quantités, même chose, le développement de l’ovule ne peut pas se faire.

Par ailleurs, si la modification de l’endomètre se met en place, ses glandes se chargent en glycogène et en mucus. Là, a priori, ce n’est pas le cas vu qu’il n’y pas de modification de l’endomètre. Mais au cas où il y aurait quand même un début de mécanisme de ce genre, on peut penser que la cortisone les rendrait  trop hydratées. Du coup, le glycogène et le mucus seraient trop dilués et ça rendrait l’endomètre moins viable pour la nidation. En effet, l’œuf vient ensuite s’implanter dans l’endomètre. Et du coup, on peut penser qu’au début, il se nourrit du glycogène et du mucus accumulés.

Par ailleurs, il est possible que la pilule ou la cortisone rendent plus concentrées les sécrétions acides du vagin, les rendant ainsi plus toxiques pour les spermatozoïdes, et diminuant ainsi le nombre de ceux pouvant arriver jusqu’à l’ovule. Bon, ça doit être un élément mineur de l’ensemble du problème ; mais ça peut jouer légèrement.

On peut comprendre aussi pourquoi, malgré la pilule, du sang est émis quand on arrête de la prendre. En fait, à cause de l’effet de type cortisone, les cellules de l’endomètre se remplissent d’eau. Et quand on arrête de la prendre, les cellules vont dégonfler et donc rejeter une partie du liquide qui s’est accumulé en elles. Donc, comme c’est une zone très vascularisée, comme dans le cas des règles normales, des veines vont être rompues, et ça va entrainer des saignements.

 

– Encore une arnaque

 

En conclusion, il est très probable que la pilule soit une grosse arnaque une fois de plus et qu’on soit encore dans le cadre du recyclage à l’infini d’un même type de médicaments. Ce qui s’est passé, c’est que l’industrie pharmaceutique a synthétisé la cortisone en 1944. Et ils ont du se rendre compte qu’elle avait des propriétés contraceptives. Ou peut-être qu’ils s’étaient rendu compte de ça depuis un certain temps sur d’autres médicaments augmentant le taux de cortisol.

Mais, plutôt que d’utiliser ce médicament pour la contraception sous son nom de base, ils ont du préférer faire croire qu’ils avaient découvert une nouvelle molécule. Ce qui permettait de déposer un brevet sur celle-ci et donc d’avoir l’exclusivité pour plus longtemps.

Et de toute façon, ça faisait probablement longtemps qu’ils devaient avoir compris qu’il fallait séparer les médicaments en fonction des usages pour ne pas donner l’impression qu’il n’y a que quelques molécules à disposition en réalité. Non seulement ça permet de gagner beaucoup plus d’argent, mais surtout, si les gens savaient qu’il n’y a que quelques molécules à disposition, ils pourraient se mettre à réfléchir et se dire que du coup, les maladies que ces médicaments traitent sont les mêmes elles aussi. Comment se ferait-il qu’un même médicament marche sur des tas de maladies différentes, si ce n’est que ce sont les mêmes maladies ?

Et puis, il faut rendre compliqué les choses, très compliqué. Si elles devenaient relativement simples, qui aurait besoin de médecin ? Donc, en inventant des tonnes de maladies différentes, avec des tonnes de médicaments différents, on rend le tout super compliqué et inaccessible aux personnes lambda.

Et puis, avoir un nouveau médicament, ça donne l’impression que la science médicale bouge. Ca donne une impression de brillance. Et donc, ça renforce la confiance des gens.

 

– Les éléments masquant le problème de l’effet contraceptif des corticoïdes

 

Il y a plusieurs éléments qui vont masquer le fait que la cortisone (ou les anti-inflammatoires en général) a un effet contraceptif, et donc que les anti-inflammatoires et la pilule sont un seul et même type de médicament.

Déjà, peu de femmes en âge de procréer sont sous cortisone ou autres anti-inflammatoires sur une long période et avec des doses importantes.  C’est surtout après 40 ans qu’apparaissent les problèmes (douleurs articulaires, asthme de plus en plus sévère, etc..) nécessitant l’usage de fortes doses d’anti-inflammatoires pendant longtemps. Cet usage particulier ne doit même pas concerner 1 millième des femmes de moins de 40 ans. Donc, déjà à cause de ça on s’aperçoit assez peu du pouvoir contraceptif de ces médicaments.

Et puis, chez les femmes en dessous de 40 ans prenant la pilule, le pouvoir contraceptif de la cortisone va passer complètement inaperçu. Et il y en a beaucoup qui prennent la pilule. Donc il n’y en a beaucoup chez qui tout paraitra normal. Selon Wikipédia, 60 % des femmes en âge de procréer prennent la pilule (en 2000). Ca signifie que seulement 40 % peuvent se rendre compte du problème.

Il n’y aura que l’aménorrhée qui sera présente (pas chez toute, voir plus bas). Mais comme ça ne sera pas plus gênant que ça, ça ne sera pas considéré comme un problème, et donc, pas tellement discuté.

Et puis, beaucoup de femmes prennent maintenant des pilules en continu qui suppriment leurs règles ou en diminue fortement la durée et l’intensité. Donc, prendre de la cortisone en plus, soit ne va rien changer, soit ne va pas changer grand-chose.

Par ailleurs, il est possible qu’avec des doses assez faibles de cortisone (ou autre anti-inflammatoire) la prise de la pilule en plus de la cortisone permette paradoxalement d’avoir ses règles. Normalement, ça ne devrait pas être le cas, puisque ça fait comme une double dose. Oui, mais il y a un moment où on arrête de prendre la pilule et donc, où il ne reste plus que l’anti-inflammatoire qui est pris. Et durant cette phase d’arrêt de la pilule, le taux de cortisol va donc baisser. Donc, il va peut-être baisser suffisamment pour que les règles surviennent. Elles seront probablement moins abondantes à cause de la cortisone, mais elles seront quand même présentes.

Ce qui doit être important, c’est la proportion de principe actif dans la pilule par rapport à la quantité de celui-ci dans la cortisone. S’il y en a une quantité fortement supérieure à celle contenue dans la cortisone, c’est la pilule qui va engendrer l’essentiel de l’effet contraceptif. Par exemple, supposons que la personne prenne 5 mg de cortisone, et que la pilule représente l’équivalent de 20 mg de cortisone. La proportion de cortisone fournie par la pilule est largement supérieure à celle fournie par la cortisone. Et ce qui doit se passer, c’est que le corps doit s’adapter. Ces médicaments corticoïdes doivent stimuler la production de cortisol par le corps. A l’arrêt de la pilule, l’organisme ne sera plus assez stimulé pour continuer à produire assez de cortisol. Du coup, la production de cortisol baissera suffisamment pour autoriser l’apparition des règles.  Ce dernier se sera adapté à la quantité de 25 mg et 5 mg ne seront donc plus suffisants pour stimuler beaucoup la production de cortisol et empêcher l’arrivée des règles.

Donc, quand la personne va arrêter la pilule, il est bien possible que le taux de cortisol baisse suffisamment pour provoquer l’arrivée des règles.

Ca ne doit pas être le cas quand les doses de cortisones sont élevées. Là, la proportion de cortisone apportée par la pilule est trop faible pour avoir un impact suffisant sur le taux de cortisol lorsqu’on arrête de la prendre. Mais pour des doses pas trop importantes, ça peut se passer comme ça.

Autre chose faisant qu’on ne s’aperçoit pas forcément du pouvoir contraceptif de la cortisone et des anti-inflammatoires, il y a les femmes en âge de procréer qui n’ont pas de compagnon. Donc, elles ne s’aperçoivent pas de l’effet contraceptif de la cortisone. Elles vont se rendre compte de l’absence de règle. Mais vu qu’on ne leur dit pas clairement que ça a un effet contraceptif, elles ne vont souvent pas faire le lien.

Il y a aussi les femmes ayant un compagnon, mais utilisant une autre forme de contraception que la pilule, le phénomène contraceptif n’apparaitra pas non plus. Il y aura juste le phénomène d’aménorrhée. Mais là encore, beaucoup ne font pas forcément le lien entre aménorrhée et contraception.

D’une façon générale, pour les femmes ne prenant pas la pilule, mais ne désirant pas d’enfant pour l’instant le phénomène d’aménorrhée ne sera que bizarre.

Au final, le problème n’apparaitra vraiment (et ne sera gênant) que pour les femmes voulant un enfant. Mais on pourra alors éventuellement mettre sur le dos de la maladie ayant conduit à la prise de cortisone le fait qu’elles n’arrivent pas à en avoir. Et si elles ont arrêté la pilule, on mettra ça sur le dos de l’arrêt de la pilule. Et si elles l’ont prise pendant longtemps on dira que c’est la pilule qui a détraqué leur système reproductif.

Si la femme en question a déjà eu des enfants, on pourra aussi mettre le fait qu’elle n’arrive plus à en avoir sur le compte de complications qu’il y aurait eu pendant la conception ou l’accouchement des enfants précédents. Ce qui fait qu’il ne resterait que les femmes n’ayant jamais eu d’enfant, n’ayant jamais pris la pilule ou ne la prenant plus depuis quelques années pour qui le médecin n’aurait pas d’explication ad-hoc. Et encore, on pourra éventuellement leur trouver une malformation ou une maladie quelconque expliquant l’incapacité à avoir des enfants.

Et puis, il semble qu’à des doses faibles, l’effet de la cortisone soit insuffisant pour empêcher la procréation, et même l’apparition des règles. C’est encore plus vrai si la personne prenait la pilule et l’a abandonnée pour faire un enfant. La baisse du taux de cortisol est alors suffisamment importante pour permettre la procréation. Donc, pour plein de femmes, et pour les médecins, la cortisone n’a pas de pouvoir contraceptif, puisque les femmes en question ont réussi à avoir des enfants malgré la cortisone.

Et puis, au pire (femme jeune prenant de fortes doses de cortisone, désirant des enfants et ne prenant pas la pilule), le médecin avouera que la cortisone peut avoir un effet contraceptif. Enfin, s’il le sait évidemment. De toute façon, ça concernera tellement peu de femmes que ça restera une information extrêmement confidentielle.

Et puis, élément probablement le plus important, pour se rendre compte qu’il s’agit des mêmes médicaments, il faudrait que les gens soient conscients des autres effets secondaires similaires. Et comme ils ne le sont pas, le seul fait de se rendre compte que les deux types de médicaments ont un pouvoir contraceptif ne suffit pas.

Au final, beaucoup d’élément vont empêcher une prise de conscience du pouvoir contraceptif de la cortisone, ainsi que du fait que la pilule et la cortisone, c’est la même chose.

 

Morphine et escarres

jeudi, décembre 9th, 2010

 

J’ai souvent entendu dire que les escarres venaient du fait que les personnes étaient alitées en permanence. Mais ça me semblait quand même bizarre que des personnes se trouvant dans un lit (donc, une surface assez confortable) développent si vite des problèmes de ce type. Je crois avoir fini par comprendre.

En fait, les escarres doivent être provoquées par la morphine. Ca doit être l’hypotension qu’elle engendre qui doit entrainer leur formation.

Ce site est assez intéressant. En effet, on y trouve la théorie officielle (a priori ça n’est pas une théorie personnelle du bloggeur en question). Et elle semble assez valable sur le mécanisme qui conduit aux escarres. La pression d’un objet sur la peau provoquerait, si celle-ci était assez forte, un arrêt de la circulation sanguine et donc un arrêt de l’oxygénation des cellules. Ce qu’on peut constater quand on pousse un doigt contre un autre (ils deviennent blancs au point de pression) Et si l’arrêt de la circulation dure trop longtemps, les tissus finissent par se nécroser et entrainer une escarre.

Par contre, la suite de la théorie, quoi qu’intéressante et ayant une parte de vérité, se focaliserait surtout sur le problème des micromouvements. Alors que le problème principal, dans la majorité des cas, viendrait selon moi surtout d’une hypotension. Et celle-ci serait surtout provoquée par la prise de morphine (et parfois par l’arrêt brutal de médicaments de type anti-inflammatoires non stéroïdiens entrainant une hypertension à la prise  et une hypotension à l’arrêt).

Le site en question est intéressant aussi parce qu’il donne des chiffres précis concernant la pression (contre la peau) à partir de laquelle le sang n’arrive plus à rentrer dans les capillaires :

Dans les artères et les veines, le sang circule parce qu’il est sous pression. On sait que la pression dans les grosses artères est de l’ordre de 120 à 140 mm de mercure. Mais dans les petites artères la pression est de 32 mm de mercure ; dans les capillaires elle est de 20 mm de mercure. Cela signifie que si on comprime la peau avec une pression de 20 mm de mercure le sang va cesser de circuler, et la peau va se trouver en danger : la simple pression de mes doigts l’un sur l’autre fait blanchir la peau parce que le sang n’y circule plus.

Or la peau est en permanence soumise à des pressions dangereuses. Par exemple au lit les pressions habituelles sont :

– Au sacrum 60 mmHg

– Aux talons 45

– A l’occiput 40

– Au dos 30

– Aux coudes 20

– Aux omoplates 10

Au fauteuil, les pressions sur les os des fesses sont couramment de 60 mmHg, (du moins si les pieds du malade touchent le sol : sinon il faut doubler la pression).

… la pression critique à partir de laquelle les artérioles se ferment est, on l’a vu, de 32 mm de mercure. Au fauteuil les pressions atteignent couramment 300 mm de mercure ; un bon coussin anti-escarres parvient à ramener la pression à 120 mm de mercure.

 

Le problème avec ces chiffres, c’est que ça veut dire que, normalement, on devrait tous développer des escarres. Les théoriciens officiels sont conscients de cet illogisme. Et du coup, ils défendent l’idée que le corps ferait des micromouvements de façon permanente. Ca permettrait de soulager régulièrement les différentes zones soumises à la pression. Et ce serait ça qui ferait que les escarres ne se développeraient pas.

Seulement, les chiffres donnés vont à l’encontre de cette idée. Sur un siège, la pression sur les fesses et de 60mmHg, voir même de 120 si les pieds ne touchent pas le sol. Ca veut dire qu’on excède largement les 20mmHg qu’on trouve dans les capillaires. Donc, normalement, les micromouvements ne devraient pas permettre de passer sous la pression correcte. Ca devrait permettre de passer à 30 ou 40 mmHg, mais pas tellement moins (et probablement pas moins de 60 mmHg si les pieds ne touchent pas le sol). Surtout qu’au niveau des fesses, par exemple, la pression est répartie sur une vaste zone. Donc, les micromouvements ne devraient permettre de changer la pression qu’à la périphérie, mais pas tellement dans la large zone de contact avec le siège.

Or, dans la vie normale, on reste souvent assis 10 ou 12 heures par jour, et souvent sur des trucs tape-cul (quand on est jeune sur les sièges des écoles ou des lycées). On est assis pendant 8 heures au travail, 1 heure dans les transports, et encore 4 heures à la maison (diner, télé, lecture dans le lit). Soit 12 ou 13 heures. Et même dans le lit, pour ceux qui dorment sur le dos, ça fait dans les 22 heures. Donc, normalement, on devrait avoir des escarres sur les fesses. Ca devrait être quasi inévitable. Mais non, les gens ne développent pas d’escarre.

Ou au moins, sans aller jusqu’à l’escarre, on devrait développer des rougeurs, des inflammations plus ou moins importantes. Mais non, là encore, on ne développe rien de tout ça. La peau reste totalement normale même après des heures et des heures de position assise.

Surtout qu’il est dit qu’une escarre peut se développer en seulement 2 ou 3 heures (voir Wikipédia : « des escarres peuvent apparaître en deux heures » ou le site donné précédemment « Mais il faut savoir qu’une escarre peut se produire en trois heures« ). On ne voit jamais ça chez des gens bien portants. D’autant plus qu’être assis sur une chaise en bois pendant toute une journée est bien plus pénible qu’être allongée dans un lit douillet.

Par ailleurs, de nombreuses personnes qui développent des escarres ne sont pas en état de coma ou d’immobilité totale. Elles peuvent tout à fait bouger et donc faire des micromouvements. En plus, elles sont souvent alitées ou sur des fauteuils confortables, donc, des supports très moelleux. Et pourtant, elles développent des inflammations ou des escarres.

Donc, c’est bien qu’il y a quelque chose d’autre.

Ce qu’on peut penser, c’est qu’en réalité, le corps peut supporter plus que 20 mmHg de pression. Il doit y avoir certains mécanismes qui doivent permettre d’aller jusqu’à 60 mmHg. Donc, en bonne santé, rester longtemps assis ne poserait pas de problème.

Seulement, une baisse de tension changerait complètement la situation. D’un seul coup, on se retrouverait avec une pression bien plus basse dans les capillaires. Et on se retrouverait alors suffisamment au dessous du point de pression pour que commence à se développer des inflammations et des escarres.

Il est d’ailleurs reconnu que l’hypotension est une cause possible d’escarres (voir ici).

Or, la morphine entraine une hypotension. Donc, il est clair que si quelqu’un qui prend de la morphine développe des escarres, c’est bien à cause de celle-ci. Ce n’est pas un hasard si ce genre de situation arrive chez les personnes en fin de vie. Très souvent, celles-ci sont sous morphine.

Selon le site évoqué précédemment, l’oxygénation du sang est importante aussi dans la survenue d’escarres. Une insuffisance respiratoire ou cardiaque peut participer à la formation d’escarres. Et justement, la morphine engendre des faiblesses respiratoires et cardiaques plus ou moins importantes. Donc, par ce biais là aussi, la morphine peut provoquer des escarres.

Bien sur le fait qu’une personne soit alitée sans pouvoir faire de micromouvements doit certainement jouer. Et dans certains cas, ce sera effectivement le problème principal (personnes dans le coma, personnes paraplégiques, etc..). Mais très souvent, ça ne sera pas le cas, ou ça ne sera pas le problème du tout (puisque la personne sera capable de faire les micromouvements en question et ne sera pas alitée ou assise 24h/24).

Bien sur, il peut y avoir d’autres causes d’escarre. Par exemple, la prise de médicaments ayant un effet de type cortisone peut provoquer ce genre d’effet. Avec les thromboses que ça peut provoquer dans les jambes, le flux sanguin peut être ralenti. Il y a alors une hypotension locale. Et des escarres peuvent se développer au niveau du pied par exemple.

Le problème, c’est que pour traiter la douleur causée par les escarres, que donne-t-on aux malades ? De la morphine (voir ici). Soit, exactement l’inverse de ce qu’il faudrait faire. Donc, on comprend assez bien pourquoi chez de nombreuses personnes, il y a multiplication des escarres. Et on comprend aussi, pourquoi les escarres déjà présentes mettent un temps fou à se guérir. Enfin, cela dit, s’il y a escarre, c’est en général parce que la personne prend déjà de la morphine. Donc, on ne fera qu’en donner un peu plus. Mais pour les situations où ce n’est pas le cas, donner de la morphine n’est vraiment pas la chose à faire.

Heureusement, comme le corps s’habitue à la morphine, parfois, son influence diminuant (si on reste à la même dose, où si on n’augmente pas trop les doses), l’escarre va pouvoir se réparer petit à petit. C’est pour ça que, même sous morphine, certaines personnes vont voir leur escarre disparaitre. Et elles ne vont avoir qu’une escarre. Mais chez de très nombreuses autres personnes, il va y avoir au contraire augmentation du nombre d’escarre et très grand difficulté à guérir des escarres déjà formées.

L’utilisation de médicaments augmentant le taux de cortisol va s’opposer aux effets hypotenseurs de la morphine. Donc, ça aussi ça va permettre de limiter le nombre d’escarres et de faciliter la guérison des escarres déjà en place.

 

Morphine et constipation

mercredi, novembre 24th, 2010


Un des effets secondaires de la morphine, c’est la constipation.

Autant je comprenais assez bien que les antibiotiques provoquent des diarrhées, puisqu’ils agressent le système digestif, autant, au début, je comprenais assez mal pourquoi la morphine pouvait entrainer de la constipation.


1) Pourquoi la morphine provoque de la constipation


En fait, c’est assez simple.

La morphine détend les muscles. Du coup, le transit de la nourriture à l’intérieur du système digestif se fait plus lentement. Or, dans le système digestif, l’eau est drainée des aliments vers l’intérieur du corps. Ca assèche le bol alimentaire. C’est ce qui fait d’ailleurs que les selles ne sont pas sous forme de diarrhée en permanence. Quand quelqu’un prend de la morphine, vu que le bol alimentaire reste plus longtemps dans le système digestif, le drainage de l’eau se fait pendant plus longtemps et logiquement il est plus desséché. Les selles qui se forment sont alors plus sèches et plus compactes.

Et puis, les muscles du sphincter étant plus détendus, ils vont être moins capables de forcer pour expulser les selles durcies.

Peut-être aussi que les nerfs détectant le moment adéquat pour entrainer les contractions visant à expulser les selles sont moins réactifs. Ce qui entrainerait que les selles auraient le temps de s’accumuler en grande quantité avant que le signal ne soit lancé. Et à ce moment là, un bouchon compact aurait déjà eu le temps de se former.

Et comme le transit se fait plus lentement, et qu’en plus, les selles n’arrivent pas à sortir, il peut y avoir accumulation d’aliments en partie digérés ainsi que de selles. Deux ou trois repas n’ont pas le temps d’être évacués que deux ou trois autres sont déjà arrivés. Ils vont donc s’accumuler dans le rectum sous forme de selles. Ca peut aussi éventuellement engendrer une occlusion intestinale (mais c’est peu documenté, donc, ça doit être plus rare).

Le fait que la personne soit allongée ou assise toute la journée ne doit pas aider non plus. Avec les muscles qui sont plus détendus, la position assise (et peut-être la position allongée aussi) va probablement favoriser la création d’un bouchon (zone plus large) à proximité de l’entrée de l’anus. Ce qui rendra l’expulsion bien plus difficile.

Peut-être que le ralentissement du transit est en partie voulu par l’organisme. Peut-être que le centre du corps est déshydraté. Donc, en faisant ça, il cherche peut-être à prendre un maximum d’eau aux aliments. Mais bon, c’est peu probable quand même. Ca doit être uniquement le problème de détente des muscles qui doit engendrer ce phénomène.

Tout ce mécanisme est connu de l’orthodoxie. Donc, je ne fais pas œuvre originale ici. Mais c’est ce qui vient après qui est intéressant.


2) Le problème des laxatifs utilisés avec la morphine


Face à ces problèmes de constipation, la médecine officielle utilise bien sur des laxatifs. Ceux-ci sont de diverses sortes. Mais, tous ont des effets négatifs plus ou moins néfastes vue la situation du malade.


– Laxatifs lubrifiants

Les laxatifs lubrifiants (en fait, huileux) tapissent les parois du système digestif. Et du coup, à cause de ce film graisseux, le transfert d’eau va moins bien se faire entre le bol alimentaire et le corps. L’eau restant dans le bol alimentaire, celui-ci sera plus mou. Et les selles seront plus faciles à éjecter quand le patient ira aux toilettes. Il est possible aussi que ça glisse plus facilement dans l’intestin et donc que ça accélère le transit, et grâce à ça, que ça limite le transfert d’eau vers le corps et garde le bol alimentaire suffisamment mou.

Le problème, c’est que puisque ça empêche en partie le transfert de l’eau du bol alimentaire vers l’intérieur du corps, ça entrainera une légère déshydratation. Or, comme le patient est déjà en situation de déshydratation, ça va aggraver le problème. Probablement pas énormément, mais quand même un peu. Et vu la situation du patient, c’est quand même gênant.


– Laxatifs osmotiques

Les laxatifs osmotiques (les plus utilisés), contiennent du sel ou du sucre. Puisque le bol alimentaire est très salé ou sucré, il attire l’eau du corps vers le système digestif. Le problème est donc encore plus important que pour les laxatifs huileux, puisque là, on prend de l’eau au corps. Donc, on le déshydrate encore plus qu’avec les laxatifs lubrifiants.

Bien sur, on peut donner de l’eau en dehors des repas. Mais enfin quand même, il y a risque d’augmentation de la déshydratation. Et puis, si on donne de l’eau en dehors des repas, ça va éventuellement faire revenir de l’eau dans le corps. Mais alors, le bol alimentaire va à nouveau se dessécher.

– Laxatifs de lest

Dans le principe, les laxatifs de lest semblent plus adaptés. Ils sont sensés augmenter le volume du bol alimentaire. Or, il doit y avoir des nerfs qui détectent le volume du bol alimentaire dans le système digestif. Et quand il y a un certain volume, ces nerfs doivent provoquer la contraction des muscles des intestins, ce qui fait avancer le bol alimentaire dans les intestins. Donc, augmenter le volume du bol alimentaire semble une bonne idée. Seulement, les laxatifs en question font ça en captant l’eau du bol alimentaire. Ils se gonflent d’eau quoi. Donc, l’eau du bol alimentaire ne va pas dans le corps ; ce qui n’est pas tellement le but recherché.

Bien sur, on recommande de faire boire beaucoup d’eau au patient en même temps qu’il prend son repas. Ce qui devrait normalement permettre d’en avoir en excès pour le corps. Mais il semble que ça ne soit pas suffisant. Du coup, ce genre de laxatif n’est apparemment pas tellement recommandé pour quelqu’un sous morphine. Voir ici (hygiène de la défécation chez les patients recevant des narcotiques) :  » On évitera de préférence les laxatifs de lest (par exemple Fibogel, Natuvit, …) lorsque l’absorption de liquides est fortement réduite« .


Le problème des laxatifs lubrifiants osmotiques ou de lest, c’est que même si le bol alimentaire est plus liquide, il n’en reste pas moins que les muscles du système digestif sont anémiés. Donc, même si le transit se fait plus facilement, il continue à se faire lentement. Et au final, la constipation peut continuer à poser problème. C’est pour ça qu’on va avoir besoin de passer à des laxatifs plus puissants, qui eux, vont stimuler le mouvement des muscles.


– Laxatifs stimulants ou irritants

Les laxatifs stimulants, ainsi que les laxatifs irritants semblent a priori être la même chose. D’ailleurs, on retrouve la plupart d’entre eux dans les deux familles. L’huile de ricin, le Séné (autrement appelé sénosides), l’acide déhydrocholique, le Bisacodyl, l’Aloé Vera et la Cascara Sagrada sont cités dans certains documents comme faisant partie de la première famille et dans d’autres documents comme faisant partie de la deuxième.

En réalité, ce sont très probablement des médicaments de type antibiotiques. Comme ça irrite le système digestif, ça doit accélérer le transit. Les muscles de l’intestin et du colon doivent travailler plus intensément pour évacuer rapidement le poison. Et puis, peut-être bien aussi que le corps doit inonder le système digestif d’eau afin de noyer le poison, et aussi afin de ne pas l’absorber (puisque le flux d’eau empêche le poison de rentrer dans l’organisme). Bien sur, l’inondation du système digestif accélère encore le transit (l’excrétion d’eau doit servir aussi à ça : faire comme une purge du système digestif).

Si je dis que ce sont des médicaments de type antibiotiques, ça signifie bien sur que les antibiotiques ont comme effet connu d’engendrer des diarrhées et des contractions intestinales. Sur le site e-sante, on trouve ça : « la survenue d’une diarrhée lors d’un traitement antibiotique est plutôt fréquente. On estime que cet effet touche 5 à 30% des adultes sous antibiotiques et 11 à 40% des enfants« . Selon la théorie officielle, c’est parce que ça détruit ou désorganise la flore intestinale. C’est sur que ça ne doit pas aider. Mais l’effet principal vient en réalité de la réaction du corps à la présence de ce qui est considéré comme un poison. C’est le même mécanisme que les laxatifs.

Donc, déjà, il y a une similarité des effets immédiats sur le système digestif. Et la similarité d’autres effets secondaires fait également penser que ce sont des antibiotiques en réalité. Les effets secondaires en question sont les suivants (voir ici) : confusion, faiblesse ou fatigue inhabituelles, arythmie cardiaque, crampes abdominales ou musculaires intenses.

La confusion vient certainement de l’effet désagrégateur de cellule de ces produits, qui doit entrainer des hémorragies cérébrales. L’arythmie cardiaque indique que ces produits entrainent une mobilisation d’eau et de sang importants dans le système digestif. Ce qui entraine une hypotension plus ou moins importante. Comme c’est utilisé souvent chez des personnes déjà en état d’hypotension, le cœur ne doit plus être assez alimenté en sang au niveau de la pompe, et du coup, ça entraine une arythmie, un peu comme une pompe qui ne recevrait plus assez d’eau et pomperait en partie dans le vide. Comme vu plus haut, les crampes abdominales doivent venir du fait que les muscles des intestins travaillent intensément pour évacuer le poison ingéré. Du coup, ça doit finir par entrainer des crampes. Probablement aussi que l’excrétion d’eau vide les cellules de leurs électrolytes, ce qui doit entrainer un mauvais passage de l’influx électrique. Ou peut-être que c’est l’inverse (cellules qui gardent leur électrolytes, mais qui manquent d’eau, d’où un passage permanent du flux électrique). A voir.

Et concernant leur origine, beaucoup de ces laxatifs sont obtenus à partir de plantes. Ce qui signifie clairement que leur effet est de type antibiotique. L’huile de ricin, par exemple, est obtenue à partir des graines du ricin. Et son gout très amer, détesté des enfants du siècle dernier, signe son caractère de type antibiotique (c’est-à-dire désagrégateur de cellule, voir l’article sur les médicaments à base de plantes). La préparation à base de rhubarbe est faite à partir des racines de la plante. Là aussi, le gout très amer signale le caractère de type antibiotique. Le produit actif de l’Aloe vera, un petit cactus, est obtenu à partir des feuilles de la plante. Le séné est préparé à partir des feuilles et des fruits. Pour le Cascara Sagradan, il s’agit de l’écorce, qu’on fait sécher. Idem pour la Bourdaine (écorce séchée).

Il n’y a que le bisacodyl qui semble être d’origine synthétique. Selon Doctissimo, il fait partie de la famille des dérivés du phénylméthane. Et selon Wikipédia, le phénylméthane c’est en fait du toluène :  » Le toluène, également appelé méthylbenzène ou phénylméthane est un hydrocarbure aromatique sous la forme d’un liquide transparent, très répandu et utilisé comme produit de départ industriel ou comme solvant. Il dissout un grand nombre d’huiles, graisses, résines (naturelles ou de synthèse). Il a une odeur caractéristique (type dissolvant pour peinture) rappelant celle, douceâtre, du benzène apparenté. » C’est un produit de distillation du pétrole.

Comme pour les laxatifs osmotiques, le fait de faire sortir de l’eau du corps entraine que ça déshydrate encore plus le patient. Donc, là aussi, c’est mauvais. C’est vrai que le fait que ces médicaments augmentent le taux de cortisol devrait finir par améliorer l’hydratation du patient. Mais ça, c’est au bout de quelques jours. Dans l’immédiat, c’est la déshydratation qui va prévaloir. Et si le patient est considéré comme étant en stade terminal, ça peut suffire à faire la différence entre la vie et la mort.

Et puis, peut-être que la morphine fait baisser le taux de cortisol. Si c’est le cas, alors ce type de laxatif va juste améliorer un peu le taux de cortisol, mais pas suffisamment pour améliorer vraiment l’hydratation du centre du corps.

Et comme en général, ces laxatifs ne sont pas utilisés très longtemps, l’effet d’augmentation du taux de cortisol n’aura pas le temps d’être suffisamment important pour contrebalancer la déshydratation entrainée par la morphine et par les premiers jours d’utilisation des laxatifs en question. Donc, au final, ça sera plutôt l’effet de déshydratation qui prévaudra.

Mais ce qui va surtout poser problème, c’est l’effet de choc d’hypotension, comme on a pu le voir par ailleurs pour le cas d’utilisation d’antibiotiques après une utilisation prolongée de morphine.

En effet, non seulement ça fait sortir de l’eau du corps,  mais en plus, ça doit mobiliser du sang en grande quantité dans le ventre lorsque c’est absorbé. Donc, ça va prendre du sang dans le reste du corps, et la personne risque de passer d’un état d’hypotension grave à un état d’hypotension mortelle. Pour une personne en état d’hypotension extrême, comme l’est souvent une personne considérée comme étant au stade terminal, ça va être relativement souvent le coup de grâce.

Du coup, on peut imaginer que les laxatifs stimulants ou irritants sont une cause de mort non négligeable pour les personnes en fin de vie sous morphine. En fait, vu que ce sont des médicaments de type antibiotiques, ça pose tout simplement le même problème que les antibiotiques.

Et ce genre de situation va arriver souvent, puisque comme on l’a vu plus haut, les autres types de laxatifs vont finir par être insuffisants parce qu’ils ne stimulent pas ou trop peu les muscles du système digestif. Donc, on va généralement finir par devoir utiliser les laxatifs stimulants/irritants.

Ce qu’il y a aussi, c’est que le système digestif va souvent être déjà complètement épuisé par la prise de médicaments de type antibiotiques (chimiothérapie, anti-inflammatoires à doses élevées, antibiotiques, etc…). En effet, pour les laxatifs, on dit qu’il ne faut pas les prendre trop longtemps, parce que sinon l’effet finit par s’estomper. Si une telle chose arrive, c’est parce qu’à force d’être sollicités parce qu’agressés, les muscles du système digestif finissent par ne plus réagir. Or, vu que les médicaments de type antibiotique ont le même effet sur le système digestif que les laxatifs stimulants (puisque ce sont les mêmes médicaments), et que chez quelqu’un considéré comme étant au stade terminal, ils auront souvent été administrés pendant des mois, le système digestif sera déjà épuisé. Donc, même les laxatifs de type stimulants ou irritants vont souvent être insuffisants, tellement le système digestif aura été endommagé par les médicaments de type antibiotique pris précédemment. Donc, il est possible qu’on soit souvent obligé d’utiliser des doses importantes de laxatifs stimulants chez les personnes sous morphine. Il est possible que ce soit aussi le cas chez les personnes pas sous morphine, mais ayant déjà consommé beaucoup de produit de type antibiotiques.


– Les lavements

Bien sur, on utilise aussi les lavements, qui sont moins dangereux. Mais, ça n’empêche pas qu’on utilise les autres traitements. Et puis, les lavements, ça doit un peu emmerder les personnels soignants. Alors qu’un médicament pris par voie orale, avec le malade qui ensuite va tout seul à la selle, c’est quand même beaucoup plus confortable. Donc, ils doivent le faire évidemment. Mais, on peut penser qu’ils vont avoir une préférence pour le médicament par voie orale. Et puis même sans préférence de la part des personnels soignant, la procédure doit être de ne faire de lavement qu’une fois la présence d’un fécalome (bouchon) diagnostiqué. Et ensuite, d’administrer à nouveau les médicaments par voie orale (ou administrés tout court s’ils ne l’étaient pas avant). Donc, le lavement ne doit être qu’un traitement ponctuel alors que ceux par voie orale doivent constituer le traitement de fond.


Conclusion

Donc, la morphine engendre de la constipation. Et face à ce problème, on aurait à disposition divers types de laxatifs. Mais les moins dangereux auraient tendance à ne pas être assez efficaces, parce qu’ils n’agiraient pas, ou pas assez, sur les muscles assurant le parcours du bol alimentaire dans le système digestif (qui sont anesthésiés par la morphine). Il faudrait donc utiliser des laxatifs agissant sur les muscles en question. C’est ce que font, entre autres choses, les laxatifs stimulants ou irritants.  Mais comme ces laxatifs seraient en réalité des médicaments de type antibiotique, ils engendreraient les mêmes dangers de choc d’hypotension mortel que ceux-ci.

On aurait alors un quatrième élément causant la mort des personnes considérée comme étant au stade terminal. Les quatre éléments seraient donc :

–          Effondrement du taux de cortisol après l’arrêt d’un traitement (ex : chimiothérapie). Hypotension sévère. Puis, reprise d’un médicament de type anti-inflammatoire ou antibiotique. Mobilisation soudaine de sang dans le ventre, entrainant une hypotension qui vient s’ajouter à celle déjà présente. Mort par arrêt ou arythmie cardiaque.

–          La prise de morphine toute seule, qui, à cause de l’hypotension que ça provoque, finirait par entrainer une détresse respiratoire mortelle, ou un arrêt cardiaque. Dans ce cas, il n’y aurait pas besoin d’un « déclencheur » de type antibiotique. Avec suffisamment de temps, la morphine serait suffisante pour aboutir à un stade d’hypotension mortelle.

–          La prise de morphine, qui entrainerait une hypotension sévère. Puis prise d’un antibiotique ou d’un anti-inflammatoire (pour une toux, ou des douleurs). Même mécanisme de mort qu’en 1. Mais là, c’est la morphine qui provoque l’hypotension préalable.

–          Idem que le 3 (prise de morphine). Sauf qu’à la place d’un antibiotique ou d’un anti-inflammatoire, le patient prendrait un laxatif stimulant ou irritant. C’est la même chose qu’un antibiotique ou un anti-inflammatoire. Mais là, ça passerait plus inaperçu, parce que ça serait intégré dans le cadre de la prise de morphine. Et puis, ça apparait plus inoffensif qu’un antibiotique ou un anti-inflammatoire.  Qui irait soupçonner un simple laxatif ?


Pourquoi la morphine ou l’alcool entrainent des nausées et des vomissements

jeudi, novembre 11th, 2010

 

C’est parce que les deux entrainent une vasodilatation et donc une hypotension.

Or, quand on mange, ça entraine une mobilisation de sang au niveau du ventre, pour assurer la digestion. Seulement, le sang en question n’est pas tiré de nulle part. Il vient des autres parties du corps. Et du coup, il y en a moins pour le reste du corps. La digestion entraine donc elle aussi une certaine hypotension. C’est d’ailleurs pour ça qu’on a moins d’énergie après un repas copieux.

Or, vu que le corps est déjà en état d’hypotension, ce manque de sang va l’aggraver. Et la personne risque de mourir par emballement ou arrêt cardiaque.

Du coup, le corps supprime le problème de la digestion. Et il le fait en vomissant. Le sang qui était mobilisé pour la digestion peut alors être mobilisé ailleurs. Et la tension sanguine va remonter. En vomissant, le corps supprime cette source d’hypotension. Le fait de vomir est un mécanisme de protection contre l’hypotension de la part du corps.

Il est possible que ce soit une fonction réflexe quand il y a hypotension et donc, que le corps vomisse même s’il n’y a pas de digestion d’entamée. C’est à voir.

Par ailleurs, il est dit que lorsque la morphine est prise à haute dose, au contraire, ça a plutôt une action anti-vomitive. C’est assez logique. Comme ça entraine une détente musculaire, à partir d’une certaine dose, les muscles du ventre sont tellement détendus qu’ils deviennent incapables de vomir. Du coup, effectivement, à haute dose, ça a un effet anti-vomitif.

Et puis, toujours pour la morphine, il semble aussi que le corps s’habitue. Ce qui entraine qu’il faut souvent augmenter les doses de façon énorme pour continuer à obtenir le même effet. Donc, il est possible que si la personne a moins de nausée quand elle prend des fortes doses, ce soit parfois parce qu’elle s’est habituée au produit et que ça lui fait moins d’effet. Dans ce cas, les nausées reviendraient une fois la dose à nouveau augmentée.

Il est possible aussi que le ralentissement de la digestion causée par l’effet de détente musculaire entraine une mauvaise digestion (développement de bactéries) et que les toxines émises participent parfois à l’envie de vomir.

D’une façon générale, on peut se dire que la plupart des produits qui entrainent une vasodilatation vont avoir tendance à entrainer des nausées et des vomissements.

La solution pour limiter un tout petit peu cet effet, dans le cas de la morphine, c’est de manger léger. C’est-à-dire, déjà, pas de fortes quantités. Mais vu que les personnes en question ne doivent pas avoir tellement faim, c’est surtout au niveau de la composition des repas que l’amélioration peut être obtenue en ce qui concerne la légèreté. Il faut éviter de manger des fruits ou des légumes à fort index glycémique avec des produits d’origine animale. Donc, surtout pas de steak + patates. Plutôt un steak + haricots verts/salade/tomates/brocolis/choux rouges/etc… Voir, pas de steak du tout. Pas de fruits à la fin du repas. A la limite un yaourt comme dessert. Ce genre de choses quoi. Et pour les fruits, les manger seuls. Faire un repas uniquement de fruit sans mélange avec d’autres types d’aliments.

 

Ajout du 15/11/2010 :

En faisant une recherche sur l’héroïne, évidemment, j’ai trouvé que ça aussi, ça entraine des nausées et des vomissements (c’est normal, puisque c’est en réalité la même chose que la morphine). C’est même ce qui fait en grande partie que les héroïnomanes arrêtent de s’alimenter et maigrissent rapidement. Ca doit aussi avoir un effet coupe-faim, mais les nausées doivent faire que même avec de la volonté de manger, les héroïnomanes sont rebutés par ce problème de nausée. Sur ce forum, quelqu’un dit que même le fait d’être debout entraine des nausées. Ce qui est logique, puisque quand la personne est debout, elle fait un effort, ce qui nécessite d’augmenter le rythme cardiaque. Et comme il n’y a pas assez de pression dans le système sanguin, le système a une nouvelle fois le réflexe de vouloir vomir.

C’est intéressant, parce que ça permet de comprendre de nouveaux détails pour la morphine. Puisque ça entraine des nausées, comme pour les héroïnomanes, les patients sous morphine ne vont plus pouvoir se nourrir. Du coup, ils vont maigrir rapidement, comme les héroïnomanes. Donc, la morphine va être une autre source d’amaigrissement importante (dans le cas du cancer, la première chronologiquement est le traitement anticancéreux). Or, quand le patient est considéré comme étant en phase terminale, on lui donne de la morphine. Donc, alors qu’il est déjà affaibli, on donne quelque chose qui va l’amaigrir énormément. Seulement, on mettra ça sur le compte de la maladie et pas sur le compte de la morphine. On se dira que s’il est aussi amaigri, c’est parce qu’il est en phase terminal.

Bien sur, on mettra le patient sous sonde gastrique. Mais vu que le problème de la digestion et donc des nausées et des vomissements continuera à se poser, il risquera de finir par la refuser. Et là, il s’amaigrira à nouveau à vue d’œil.

Il faut tenir compte par ailleurs de la déshydratation qui va être associée à l’amaigrissement. Or, comme la déshydratation entraine une hypotension. Et que la morphine entraine déjà de l’hypotension, on imagine le degré d’hypotension du patient.

Le fait que les nausées soient provoquées par le simple fait d’être debout est important également. Ca veut dire qu’un patient sous morphine va avoir tendance à rester alité, afin de ne pas subir ces nausées (enfin.., surtout ceux en phase terminale). Du coup, pour les proches, ça corroborera l’idée qu’il est en phase terminale (le fait que ça provoque des phases de délire ira aussi dans le sens de cette idée).

On me dira que les héroïnomanes ne sont pas alités en permanence, et ne meurent pas en quelques mois d’amaigrissement et de déshydratation. Oui, mais comme je l’avais dit dans un article précédent sur la morphine, la plupart des héroïnomanes sont jeunes. Donc, ils ont une santé et une énergie bien meilleures que les cancéreux ou autres malades à qui on donne de la morphine, qui sont vieux pour l’écrasante majorité. Et puis, ils alternent les drogues. A certains moments, ils vont prendre des drogues entrainant de l’hypertension et favorisant l’envie de manger (cocaïne, amphétamines). Et parfois, par manque d’argent, ils devront faire un arrêt forcé. Ou alors, ils devront prendre des palliatifs ayant beaucoup moins d’effet (ou à des doses ayant beaucoup moins d’effet). Alors que les malades n’ont pas d’interruption dans leur traitement. Par ailleurs, les drogués sont limités dans la quantité d’héroïne qu’ils peuvent prendre, tout simplement à cause du prix. Un héroïnomane ne pourra rapidement plus augmenter sa consommation, parce qu’il n’aura pas assez d’argent pour le faire. Et comme l’héroïne, de la même façon que la morphine, nécessite qu’on augmente régulièrement les doses pour garder le même effet, ne plus pouvoir le faire entrainera la diminution ou la stagnation de ce dernier. Les malades, de leur coté, ne sont pas limités. Le médecin peut augmenter les doses autant qu’il le veut. Et c’est ce qui va souvent arriver. En tout cas pour les patients en phase terminale. Quelque part, le prix de leur drogue protège les héroïnomanes d’une mort beaucoup plus précoce. Alors que les malades, eux, n’ont pas cette « chance ».

 

Alcool et antibiotiques égale danger

samedi, octobre 16th, 2010


Pourquoi l’alcool et les antibiotiques ne font pas bon ménage ? A mon avis, c’est à cause du même problème que j’ai mis en évidence pour les personnes déshydratées ou avec un faible taux de cortisol.

L’alcool entraine une vasodilatation des vaisseaux sanguins. Du coup, on se retrouve en état d’hypotension. Bien sur, celle-ci est plus ou moins importante en fonction de la dose d’alcool, du poids du buveur, et de sa capacité à l’assimiler.

Par ailleurs, les antibiotiques, parce qu’ils agressent le corps vont entrainer une mobilisation soudaine d’eau et de sang respectivement dans les cellules et les vaisseaux sanguins du ventre.

Du coup, comme ça prélève de l’eau et du sang sur le reste de l’organisme, et probablement plus particulièrement au niveau de la poitrine, celle-ci se retrouve encore plus en manque d’eau et de sang.

L’hypotension devient alors trop importante. Et la personne risque de s’évanouir pendant quelques minutes ou quelques heures, voir même de mourir d’un arrêt cardiaque (dans les cas les plus extrêmes).

Et bien sur, si une personne prend des antibiotiques, c’est qu’elle est malade. Donc, quelqu’un qui prend des antibiotiques est souvent déjà en situation de légère hypotension (soit à cause d’une légère déshydratation, ou d’un faible taux de cortisol). Donc, le risque est déjà accru par rapport à une personne en bonne santé qui tenterait la même combinaison d’antibiotiques et d’alcool.  Bref, le fait même de prendre un antibiotique indique qu’il y a un risque supplémentaire de mélanger alcool et antibiotiques.

On peut penser que le risque est plus élevé en début de prise d’antibiotique (durant les 3 premiers jours) et en particulier le premier jour. En effet, la personne est alors déjà en situation d’hypotension (à cause de la maladie). Là dessus, elle prend de l’alcool, ce qui entraine une hypotension encore un peu plus importante. Et enfin, elle absorbe un antibiotique qui va temporairement encore augmenter l’hypotension.

Alors qu’après 3 jours, comme l’antibiotique a tendance à faire remonter la tension (le mécanisme de mobilisation du sang dans le ventre dont j’ai parlé plus haut n’est valable que pendant quelques heures après la prise. Après en se diffusant dans l’organisme, l’antibiotique a tendance au contraire à faire monter la tension) et que le corps doit s’habituer à l’absorber, le danger est probablement moins grand. On se retrouve en effet dans la configuration suivante : grâce à l’antibiotique, la personne est à nouveau en situation de tension normale ou élevée, l’alcool entraine effectivement une diminution de la tension, mais ensuite, la prise d’antibiotique étant mieux tolérée que durant les premiers jours, elle va entrainer une moins grande hypotension. Donc, le danger de coma doit être moins élevé. Mais bien sur, il vaut beaucoup mieux ne pas tenter la chance. Personnellement, je n’irais pas me risquer à tenter l’expérience.

Si la personne a pris des antibiotiques pendant plusieurs mois, on en revient en partie au premier cas. Comme l’antibiotique va avoir tendance à faire maigrir, la personne sera en état de déshydratation et donc d’hypotension. Et du coup, on se retrouve dans une situation particulièrement dangereuse concernant la prise d’alcool et d’antibiotiques.

Il doit y avoir des moments plus dangereux que d’autres pour la combinaison alcool + antibiotiques.  On peut penser que prendre l’antibiotique quelques heures après avoir absorbé une grosse dose d’alcool est particulièrement mauvais. En effet, l’alcool est alors complètement passé dans le sang. L’hypotension est bien présente. Et si la fête ou le repas est fini, la tension liée à l’évènement est retombée. Du coup, l’hypotension est encore plus grande. Et si on prend l’antibiotique juste à ce moment là, la tension va particulièrement baisser.

Par ailleurs, la chaleur influe aussi sur le phénomène. Plus il fait chaud et plus la tension sanguine est basse.  Donc, dans un endroit surchauffé ou par une chaude journée d’été, le problème risque encore plus de se manifester.

Évidemment, un gars de 1m95 faisant 100 kg, ayant l’habitude de boire de l’alcool, qui prend un verre dans une soirée et un antibiotique un peu après ne risque pas grand chose. Mais plus la personne est petite, fluette, peu habituée à l’alcool, et boit beaucoup ce soir là, plus le risque augmente.

Je pense que ce qu’il faut faire dans la situation où la personne s’évanouit, si on n’a pas de médecin à proximité, c’est comme pour les cas d’overdose d’héroïne (c’est la même situation) : mettre d’abord les avant-bras et le bas des jambes au contact de l’eau froide, puis un peu après, l’ensemble des bras et des jambes. Ainsi, mécaniquement les veines des bras et des jambes se contractent et renvoient du sang dans la poitrine. Du coup, la tension remonte. Ca évite le danger d’un arrêt cardiaque.  Mettre la personne allongée avec les jambes un peu relevées aide aussi puisque ça fait revenir le sang des jambes dans le tronc. Cela dit, il veut mieux mettre la personne en position de sécurité (allongée sur le coté) pour éviter qu’elle ne vomisse et s’étouffe. Du coup, relever les jambes n’est pas évident. Et bien sur, il faut desserrer la ceinture et le soutien-gorge afin que le sang des jambes et des bras puisse revenir plus facilement dans le tronc.


Un doigt enflé et très rouge. Faut-il opérer tout de suite ? Oui pour les chirurgiens. Mais en fait, tout faux.

samedi, septembre 18th, 2010

 

Voici une petite aventure instructive qui est arrivée à une personne proche. La personne en question s’est fait piquer par un insecte (enfin, c’est ce qu’elle pense) au petit doigt. Un jour après, le doigt était devenu rouge violacé et enflé. Et il y avait du blanc tirant légèrement vers le jaune au niveau du cartilage de l’articulation, comme du pus.

Il se trouve que la personne proche en question connait un chirurgien vasculaire et l’a vu le jour en question.

Aussitôt, celui-ci a estimé à la vue du pus au niveau de l’articulation qu’il y avait un gros problème et qu’il fallait donc opérer le jour même.

La personne est aussitôt allée voir avec lui un autre chirurgien vasculaire qui a préconisé lui aussi d’opérer le jour même ou le lendemain.

L’affaire semblait entendue.

Mais, très heureusement pour elle, la personne en question a décidé d’attendre un jour pour voir s’il y avait évolution du problème. Et ça, ça lui a laissé le temps de réfléchir le soir venu. Elle s’est alors tout d’un coup souvenu qu’elle avait utilisé l’antiseptique Diaseptyl. Mais surtout, elle s’est rendu compte qu’elle avait commis l’erreur de garder le Tricosteril imbibé de ce désinfectant pendant toute la nuit, et que ça devait certainement être le Diaseptyl la cause de la rougeur. Et elle a été sur que le problème venait de là quand elle s’est aperçu que la rougeur correspondait exactement à l’endroit où était posé le Tricosteril.

Et effectivement, quand on lit les possibles effets secondaires du Diaseptyl et du Chlorhexidine Gluconate (la molécule active du Diaseptyl), on lit qu’il y a : eczéma de contact, urticaire (effectivement, en plus d’être rouge et enflé, ça grattait) et réaction allergique. Ce qui doit se passer, c’est qu’il ne doit pas falloir le garder longtemps au contact. Ca ne sert qu’à désinfecter rapidement. Une compresse en contact pendant toute une nuit doit engendrer ce genre de phénomène.

Du coup, le lendemain, ayant compris ce qui lui était arrivé, elle a décliné l’offre d’opération. Et évidemment, sans rien faire, le doigt a dégonflé rapidement, et la rougeur est partie complètement après 8-10 jours.

A aucun moment, les chirurgiens ne se sont dit que ça pouvait être du à un problème de ce genre. Ils ne se sont pas étonnés de cette situation. Ils n’ont pas posé de question. Non, il fallait simplement opérer.

Ce qui est surtout étonnant (enfin, beaucoup moins quand on connait le monde de la médecine), c’est qu’ils ne connaissaient absolument pas ce genre de cas. Pourtant qu’une personne garde une compresse imbibée de désinfectant et que ça entraine une grosse irritation de la peau, c’est le genre de chose qui doit arriver relativement souvent. Il doit y avoir pas mal de gens qui doivent faire ce genre d’erreur.

Et c’est là qu’on dit une nouvelle fois qu’il ne faut pas faire confiance aux médecins et qu’il vaut mieux réfléchir par soi-même à son problème médical.

En tout cas, si jamais vous, ou l’un de vos proches êtes face à ce type de cas, vous saurez désormais que ce genre de problème existe.

Un truc drôle, c’est que le deuxième chirurgien a recommandé à la personne en question de mettre sur son doigt, en attendant le jour de l’opération, du… Diaseptyl.

 

La morphine, une cause importante de mort chez les cancéreux

lundi, juin 14th, 2010

 

Je pense avoir trouvé un nouvel élément qui participe à la mort des cancéreux supposément en phase terminale : la morphine.

J’avais dit dans ce billet, que la cause des morts lors d’un cancer était souvent la suivante. Le patient voit son taux de cortisol augmenter fortement lors de la prise de la chimiothérapie. Ce qui retient l’eau dans le centre du corps et a contrario déshydrate les membres. Mais, comme la chimiothérapie fait maigrir par ailleurs, le patient se déshydrate globalement. A l’arrêt de la chimio, il subit un effondrement du taux de cortisol. Ce qui entraine que le centre du corps se déshydrate et que les membres retiennent l’eau. Et comme le corps est déshydraté globalement, le centre du corps est alors particulièrement déshydraté. A la suite de ça, une toux va souvent apparaitre.

Comme il va y avoir soupçon de pneumonie, les médecins vont fréquemment donner des médicaments qui vont entrainer une mobilisation d’eau soudaine dans le ventre. Mobilisation qui va se faire au détriment du thorax (qui va manquer encore un peu plus d’eau). Comme le centre du corps est déjà très déshydraté, le thorax va l’être trop, et le cœur va lâcher ou le patient va se trouver en état de détresse respiratoire mortelle.

Donc, on a la séquence suivante en trois actes. Premier acte : chimiothérapie, hausse du taux de cortisol et déshydratation globale. Deuxième acte : arrêt de la chimio, baisse du taux de cortisol et déshydratation sévère du centre du corps (et donc des poumons), toux, diagnostic de pneumonie. Troisième acte : antibiotiques, mort par attaque cardiaque, hémorragie cérébrale ou détresse respiratoire.

Mais, le patient ne prend pas que la chimio, il y a un autre médicament qui lui est fréquemment administré : la morphine. Celle-ci est utilisée pour supprimer les douleurs causées supposément par le cancer (et qui sont en réalité causées la plupart du temps par le traitement).

Or, la morphine entraine un certain nombre d’effets secondaires, dont, entre autres, une détresse respiratoire.

Est-ce que c’est parce que la morphine entraine une baisse du taux de cortisol ou est-ce que c’est un simple vasodilatateur ? Difficile à dire. D’un coté, il y a l’hypotension et la détresse respiratoire qui sont reportés. Ce qui va dans le sens d’une baisse du taux de cortisol. Mais, ça pourrait être du à un simple effet vasodilatateur. Et de l’autre coté, il y a certains symptômes de la baisse de cortisol qui ne sont pas reportés. Mais, on utilise la morphine dans des conditions qui doivent entrainer qu’on n’a pas le temps de voir apparaitre les symptômes en question, ou alors, on les attribue à d’autres causes, ou encore, ils sont masqués par la prise d’autres médicaments.

Mais bon, l’effet est là ; ça entraine une détresse respiratoire et de l’hypotension. Par conséquent, on peut imaginer la chose suivante. Le patient est très déshydraté globalement par la chimiothérapie. Et comme il souffre, on lui donne de la morphine. Celle-ci cause des détresses respiratoires qui sont mises sur le dos d’une infection quelconque. On retombe à ce moment-là dans la phase où on administre des antibiotiques. Et là, le patient meurt à cause d’une attaque cardiaque, d’une hémorragie cérébrale ou d’une détresse respiratoire.

Ca va arriver plus particulièrement au moment où le patient va arrêter sa chimio. En effet, la chimio fait augmenter le taux de cortisol. Ca protège d’une éventuelle détresse respiratoire causée par la morphine. Donc, les deux effets se contrebalancent. Mais quand on arrête la chimio, non seulement le taux de cortisol s’effondre, ce qui crée des détresses respiratoires (comme on l’a vu dans un autre article), mais en en plus, il n’y a plus rien pour empêcher la détresse respiratoire causée par la morphine. Donc, la probabilité d’une détresse respiratoire ou d’un arrêt cardiaque mortels augmente très fortement.

L’autre moment où ça peut arriver, c’est au bout d’un certain nombre de mois de prise de morphine, avec augmentation régulière des doses. Comme on considère qu’il n’y a pas vraiment de dose limite, on peut augmenter sans cesse les doses, jusqu’à ce qu’il y ait un problème (les doses les plus importantes sont près de 100 fois supérieures aux moins importantes). Donc, ou bout de quelques mois, la dose est tellement importante que la détresse respiratoire a de forts risques de survenir. Une baisse du taux de cortisol peut favoriser aussi la survenue de la détresse respiratoire dans ce cas là.

Il semble par ailleurs qu’on préconise l’usage de médicaments qui augmentent le taux de cortisol et donc entrainent une hypertension, comme les anti-inflammatoires, ou certains anxiolytiques. C’est d’ailleurs logique, puisqu’on peut s’en servir pour lutter contre d’autres douleurs ou problèmes comme les douleurs articulaires ou la déprime. Du coup, ces médicaments luttent contre l’effet hypotenseur de la morphine. Mais forcément, selon les doses de morphine et de ces médicaments, l’effet hypotenseur de la morphine va prendre le dessus sur l’effet hypertenseur de ces médicaments ou inversement. Donc, le résultat va sembler aléatoire. Et comme ils n’ont pas conscience de ce problème, les médecins vont se dire que la morphine n’est pas responsable des morts par détresse respiratoire, vu que même avec des doses importantes, les patients ne subissent pas forcément une détresse respiratoire.

On peut donc penser que la morphine est une autre cause majeure de mort en plus de celles causées par la chimio.

 

– Objections possibles

 

Alors bien sur, on répondra que les médecins sont au courant des problèmes respiratoires liés à la morphine. Oui, mais là la personne est supposée avoir un cancer. Et ça change évidemment tout pour le diagnostic. Dans le cadre du cancer, la plupart du temps, les médecins penseront que les problèmes respiratoires viennent du cancer et pas de la morphine, surtout si les problèmes sont récidivants et que la personne est considérée comme étant au stade terminal. Par ailleurs, ils vont évidemment chercher si ce n’est pas un microbe qui est à l’origine du problème (présence du microbe qui sera liée au cancer dans l’esprit des médecins). Et avec leurs tests d’anticorps bidons, ils ont toutes les chances d’en trouver un. Donc, ils concluront qu’il s’agit d’une pneumonie, ou d’une tuberculose, ou de quelque chose comme ça. Et ils donneront des antibiotiques.

L’orthodoxie pourrait chercher à minimiser le pouvoir hypotenseur et de détresse respiratoire de la morphine. Et c’est ce qu’elle fait d’ailleurs. Dans les articles traitant des effets secondaires de la morphine, ces deux effets sont cités, mais leur importance est minimisée. Seulement le problème, c’est qu’il y a justement les cas d’overdoses des drogués à l’héroïne, une drogue à l’action très similaire à celle de la morphine. Les héroïnomanes meurt de quoi lors d’une overdose ? De dépression respiratoire (voir Wikipédia), d’hypoxie cérébrale et d’hypotension (voir hometox). Et d’ailleurs, certains préconisent souvent de mettre la personne dans de l’eau froide. Pourquoi ? Parce que le froid entraine une vasoconstriction. Du coup, le sang revient vers le centre du corps. Ca permet de lutter contre l’hypotension et de faire en sorte que le cœur ne lâche pas et que les poumons soient à nouveau suffisamment hydratés pour que la fonction respiratoire revienne à la normale. Le conseil de surélever les jambes si la personne est allongée obéit au même principe. Idem pour l’idée de lui faire peur (production d’adrénaline qui va entrainer un reflux du sang vers le centre du corps).

Et dans le livre « Sainte morphine, fléau de l’humanité« , on parle de l’époque où la morphine était une drogue très prisée (vers la fin du 19ème siècle et le début du 20ème). Et p.596, on cite quelques cas de morphinomanes célèbres à la fin du 19ème siècle morts manifestement d’overdoses dans leur trentaine.

Bien sur, il faut des doses relativement importantes pour qu’apparaissent ces désagréments. Mais ça veut bien dire que ces effets secondaires sont réels. Si ces symptômes apparaissent quand il y a overdose, ça veut dire qu’ils sont déjà présents (à des niveaux moins graves) à des doses bien inférieures de morphine.

Evidemment, il y a des gens qui sont accrocs à la morphine et qui n’en meurent pas. On pourrait mettre en avant également le fait qu’il y a plein de drogués à l’héroïne (même type d’effet et même problèmes de détresse respiratoire) qui ne meurent pas au bout de quelques mois.

Mais là, déjà, la personne a été esquintée fortement par le traitement anti-cancéreux. Alors que les héroïnomanes n’ont pas subi ça. En plus, ce sont souvent des personnes agées ; alors que les drogués à l’héroïne sont presque toujours des gens jeunes, donc beaucoup plus résistants. Et surtout, ce sont les médecins qui décident des doses. Or, ils vont souvent avoir tendance à les augmenter de plus en plus (puisque la personne s’acclimate au produit et qu’il faut augmenter les doses pour continuer à supprimer la douleur). Donc, c’est différent des personnes accrocs, qui peuvent décider de limiter leur consommation en fonction des effets secondaires qu’elles constatent ou de leur état de forme. Ici, la personne, en tant que patient, continue à prendre les doses prescrites malgré les effets secondaires (qu’on lui présente comme étant ceux du cancer).

En plus, comme on l’a vu, souvent les patients vont prendre d’autres médicaments qui vont augmenter le taux de cortisol et donc annuler l’effet hypotenseur de la morphine, ce que ne font pas  les drogués (même si beaucoup prennent des drogues du genre speed pour contrebalancer les effets de l’héroïne). Donc, un drogué va constater qu’il est de plus en plus mal. Et il saura que c’est à cause de l’usage de l’héroïne. Du coup, la encore, il pourra décider de s’arrêter temporairement d’en prendre, ou de diminuer les doses. Ou il ira consulter un médecin qui lui donnera des médicaments qui auront tendance à lutter contre l’effet hypotenseur de l’héroïne. Tandis que pour le cancéreux, quand le médecin décidera d’arrêter ou de diminuer les doses des autres médicaments qui contrebalancent l’effet hypotenseur de la morphine, là, le patient ne pourra pas prendre l’initiative de diminuer ses doses de morphine. Et le médecin pourrait même avoir tendance à les augmenter.

Enfin, un truc qui fait que l’héroïne n’entraine pas si rapidement des problèmes d’overdose, c’est qu’apparemment (voir Wikipédia sur l’héroïne) on la coupe avec des produits qui augmentent le taux de cortisol : cocaïne, caféine, ou paracétamol. Si elle était pure, ou si elle était coupée avec des produits n’ayant pas cet effet de hausse du taux de cortisol, il y aurait probablement beaucoup plus de décès par overdose.

Donc, ces différences changent énormément de choses quant à la probabilité de survenue d’une overdose mortelle.

 

– Difficulté d’échapper au traitement morphinique

 

Le problème, c’est que, souvent, il va être difficile d’échapper à la morphine lors d’un cancer.

Déjà, comme le traitement anticancéreux (chimio, rayons, chirurgie…) peut entrainer des douleurs importantes, ça pousse à l’utilisation de la morphine.

Mais ça peut être le cas aussi après le traitement. En effet, la baisse du taux de cortisol va engendrer des douleurs réelles au niveau des articulations des membres, ainsi que des céphalées.

Ensuite, si le patient a déjà commencé à en prendre, arrêter la morphine fait revenir la douleur. D’ailleurs, ce retour va souvent être attribué au cancer et pas à l’arrêt de la morphine.

Et si la personne est considérée comme étant en phase terminale de la maladie, il est bien possible qu’on lui donne préventivement de la morphine pour éviter les douleurs pouvant survenir lors des derniers jours de vie. C’est à vérifier, mais c’est probable.

Tout ça rend donc difficile d’échapper à la prise de morphine. C’est ce qui fait que l’usage en est fréquent lors d’un cancer.

 

– Ce que ça permet d’un point de vue théorique pour les médecins officiels du cancer

 

L’usage de la morphine est intéressant pour l’orthodoxie d’un point de vue théorique. En effet, elle permet aux médecins de dissocier le moment de la mort et la période de la chimiothérapie, puisque dans un certain nombre de cas, la mort survient quelques mois après la fin de celle-ci. Ils ont alors beau jeu de dire que la mort n’est pas causée par les traitements.

Ca participe à la validation de leur théorie selon laquelle que les gens meurent toujours du cancer. Sans la morphine, ça serait le cas moins souvent. En effet, si on dit que le traitement a échoué qu’on l’a donc arrêté, et que la personne est en phase terminale, la plupart du temps, on entend par là qu’elle va mourir d’ici quelque mois. Seulement, sans la morphine, cette prédiction ne serait pas toujours vérifiée. Et si la personne ne meurt pas quelques mois après un diagnostic de phase terminale, ça la fout mal, c’est sur. Ca invaliderait la théorie selon laquelle le cancer est mortel 100 % du temps. Donc, la morphine a son importance pour maintenir le dogme.

Tout ça permet également de faire taire les quelques dissidents qui disent que les cancers sont très loin d’être mortels 100 % du temps, et que ce sont les médicaments qui tuent les patients, et pas le cancer (ou simplement les sceptiques et curieux qui se poseraient ce genre de question). Avec la morphine, les médecins peuvent dire « si si, je connais plein de personnes qui sont mortes bien après la prise de leur dernier traitement. Donc, ce n’est pas le traitement qui tue, mais bien le cancer. Et quasiment toutes sont mortes, donc le cancer est donc bien létal quasiment 100 % du temps ».

En général, ils mettront l’accent sur le fait que la personne ne prenait plus rien. Croix de bois croix de fer, la main sur le cœur. Sauf qu’ils auront tendance à oublier que la personne prenait de la morphine (ou ils présenteront ça comme un détail insignifiant) et éventuellement quelques anti-inflammatoires et anxiolytiques, et donc, qu’elle ne prenait pas « rien ».

Alors bien sur, il y a la possibilité qu’il y ait un diagnostic de stade terminal et donc de mort proche, et que la personne ne meurt finalement pas dans le temps prévu. La morphine ou l’association « morphine+chimio » ou « morphine+médicaments augmentant le taux de cortisol » ne va pas tuer tout le monde à chaque fois. Seulement, les médecins doivent avoir un bon sens de ces choses là et doivent bien savoir si la personne va mourir sous peu. Donc, quand ils vont diagnostiquer un stade terminal, ils vont rarement se tromper. La personne sera vraiment dans un état très affaibli. Un état dans lequel n’importe quel traitement un peu carabiné la tuera. Et puis, si la personne ne meurt pas dans le temps prévu et se remet un peu, dans la mesure où elle est considérée comme étant en stade terminal, donc avec un cancer très avancé, on va lui faire reprendre une chimio plus éventuellement des rayons (et peut-être même de la chirurgie). Et si ça ne marche pas et qu’elle ne meurt pas, rebelote. Et à ce régime là, elle finira bien par mourir quand même relativement rapidement. Donc, une fois le diagnostic de phase terminale posé, la personne a très peu de chance d’en réchapper.

 

– Autres avantages de la morphine d’un point de vue plus pratique pour l’orthodoxie

 

Par ailleurs, comme ils ne ressentent plus de douleur, les patients acceptent des traitements qui leur déglinguent complètement le corps et les tuent donc à petit feu. Sans la morphine, une telle chose serait difficile à obtenir. Les patients pourraient se révolter contre le traitement, ou simplement l’abandonner tellement il serait douloureux. En fait, c’est même mieux que ça. Comme ça abrutit complètement, les patients acceptent l’idée de mourir. Et même souvent, ils finissent presque par désirer la mort. Donc, c’est un élément essentiel pour arriver à tuer les patients sans qu’ils ne se rebellent.

C’est un peu le même problème que pour les médicaments pris par voie orale. La plupart ont un gout absolument abominable (puisque ce sont des poisons, voir l’article sur les médicaments à base de plante de Shelton). Et les médecins doivent tromper ou passer la barrière du gout en les enrobant de produits très sucrés, ou maintenant, en les mettant dans des gélules solubles dans le système digestif. Sinon, jamais les gens n’accepteraient de les prendre.

Concernant les proches du mort, ceux-ci vont avoir une image positive de la morphine. Comme les médecins, ils penseront que c’était le cancer qui faisait souffrir la personne, et que c’est une chance qu’il y ait eu la morphine pour soulager les douleurs de leur parent ou ami. Cette image positive rendra inimaginable l’idée que la morphine puisse être à l’origine de la mort de celui-ci. Non pas qu’il y ait grand risque qu’ils aient jamais cette idée là. Mais bon, c’est un à petit coté de la chose.

Par ailleurs, toujours pour les proches, l’agonie est moins horrible, beaucoup mieux acceptée. Tout sera plus cool avec la morphine. Souvent, les proches diront qu’il est mort sans souffrir, qu’il avait l’air comme en paix avec lui-même. En paix avec lui-même, tu parles, complètement shooté à la morphine oui (plus anxiolytiques divers éventuellement). Sans elle, le coté cool et super apaisé des derniers jours serait « légèrement » différent. Du coup, pour les proches, la mort semblera être quelque chose de doux, de serein, presqu’une belle expérience mystique (à en écouter certains).

En plus, les proches croient effectivement que la personne est en phase terminale, puisqu’avec la morphine, elle est amorphe, sans réaction, apparemment très affaiblie. Ca permet à l’orthodoxie de mieux faire accepter la mort par les parents. Ca évite que ceux-ci ne viennent demander des comptes par la suite. Même si, là encore, il y a peu de risques que leur vienne cette idée.

Et puis, c’est évidemment beaucoup plus agréable aussi pour le personnel soignant. Là, les patients ne hurlent pas de douleur les jours ou les semaines avant de mourir. C’est sur que c’est infiniment plus confortable.

Ce n’est pas donc pas étonnant que ce soit les infirmières qui aient poussé à l’extension de l’utilisation de la morphine (c’est ce qu’on peut trouver sur Wikipédia : « A partir des années 1970, l’utilisation de la morphine augmenta du fait des infirmières, qui les plus à l’écoute de la douleur de leurs patients, réclamèrent une meilleure prise en charge de la douleur« ). Bien sur, elles ont du considérer avant tout l’amélioration du confort de vie pour le patient. Mais, c’était aussi dans leur intérêt.

Les médecins, eux, devaient être effectivement moins concernés, puisqu’ils sont quand même moins au contact des malades que les infirmières. Même si on peut penser qu’ils ont finalement été contents de bénéficier d’une bien meilleurs tranquillité des patients.

Bien sur, la morphine était déjà massivement utilisée avant cette période. On en a simplement étendu l’usage à des situations moins terminales qu’avant. Avant, on devait réserver l’usage de la morphine à la toute fin de vie (le dernier ou les deux derniers mois). Et depuis les années 70, on a du étendre l’usage de la morphine à des situations considérées comme moins critiques. D’ailleurs, sur l’article de Wikipédia, on dit bien que l’utilisation de la morphine a augmenté, pas qu’elle a été introduite.

D’une façon plus générale, ça permet aussi de faire croire que les traitements anticancéreux sont moins désagréables qu’avant. Effectivement, avec la morphine, beaucoup de patients viendront dire qu’ils ont vécu très bien leur chimio ou les rayons. Seulement, ils oublieront de préciser que c’est grâce à la morphine, et que sans elle, le traitement resterait certainement très douloureux.

Du coup, tout le monde est comme anesthésié par cette sérénité artificielle, et l’accumulation des problèmes de santé du patient passe plus facilement.

Alors bien sur, ça ne serait pas gênant dans le cadre d’une maladie réelle. C’est bien de diminuer les souffrances des patients. Mais dans le cadre d’une arnaque comme le cancer, ça prend une toute autre perspective. Ca participe à l’arnaque. Ca aide à faire prendre les traitements mortels ; alors que sinon, dans bien des cas, les gens refuseraient plus ou moins rapidement de le faire. Et les proches voyant leur souffrance les soutiendraient peut-être dans leur décision.

Les effets secondaires de la pilule contraceptive : encore un problème de taux de cortisol (suite)

mardi, octobre 6th, 2009

Enervement, excitation nerveuse. La aussi, un taux élevé de cortisol est associé à une certaine excitation, énervement et/ou euphorie. Donc, il n’est pas étonnant que lors de la prise de pilule, on retrouve cet effet là. Les raisons de cet état de fait sont les mêmes que celles concernant l’insomnie. L’hormone étant émise pour répondre à des situations de danger ou de stress, ça doit s’accompagner de la libération de substances favorisant l’excitation et/ou l’euphorie (attention, je ne parle pas ici d’excitation sexuelle). Ici aussi, ces symptômes doivent a priori se manifester plus au bout de 2 semaines que lors de la première semaine de prise de pilule, parce qu’il doit falloir le temps que le taux de cortisol augmente suffisamment. C’est pour ça que pas mal de femmes sont énervées la semaine avant les règles.

Ce problème doit être moins prononcé avec les pilules minidosées. Mais il sera présent de façon plus régulière.

http://www.yabiladi.com/forum/microval-enerve-fils-aussi-90-2944373.html

http://teemix.aufeminin.com/forum/f618/__f59_f618-Pilule-diane-35-besoin-de-vos-conseils.html

http://fr.answers.yahoo.com/question/index?qid=20070523093402AAaMVsH

http://www.vivelesrondes.com/forum/viewtopic_162110.htm

mauvaise humeur et déprime à l’arrêt de la pilule. Effet inverse du précédent. L’arrêt de la cortisone entraine cet effet là. Et logiquement, on retrouve ce problème lors de l’arrêt de la pilule. Ce phénomène est assez normal d’ailleurs. Si le taux de cortisol élevé est associé à de la bonne humeur, ou à une certaine surexcitation nerveuse, il est assez logique que lorsque le taux est bas, ce soit l’inverse. Ceci explique les baisses de moral lors des règles. En fait, ce ne sont pas les règles qui causent le problème, c’est bien l’arrêt de la pilule.

Bien sur, des pilules minidosées à prise permanente engendrent beaucoup moins cet effet là, vu que l’arrêt ne dure que 4 jours et qu’elles sont moins fortement dosées.

Cela dit, il est possible que ce soit une situation naturelle lors des règles (sans prise de pilule). En effet, les règles doivent probablement exiger un taux de cortisol assez bas, afin que les cellules du vagin relarguent leur eau. Mais peut-être que ce mécanisme est seulement local (situé au niveau du vagin), et n’exige pas une baisse du taux de cortisol dans tout le corps. A voir.

Mais, même si c’était un phénomène naturel à la base, l’arrêt de la pilule en augmenterait l’importance et aurait donc quand même un impact négatif.

http://forum.aufeminin.com/forum/matern1/__f67830_matern1-Arret-pilule-et-deprime.html

http://www.comlive.net/Regle-Arret-De-La-Pilule,119210.htm

http://www.atoute.org/n/forum/showthread.php?t=13885

http://www.linternaute.com/sante/genital-urinaire/dossier/hormones-femmes/2.shtml

Cela dit, pas mal de femmes parlent de mauvaise humeur et de déprime avant les règles. Ca pourrait sembler aller à l’encontre de ce que je dis. En effet, en supposant que les règles arrivent juste après l’arrêt de la pilule, ça voudrait dire qu’avant les règles, ces femmes seraient encore sous pilule. Et ça voudrait donc dire que la déprime commencerait avant l’arrêt de la pilule. Alors que selon ma théorie, elle devrait commencer après l’arrêt de la pilule. Mais ce qu’il y a, c’est qu’on arrête la pilule pendant 7 jours. Or, les règles durent en moyenne 5 jours (parfois seulement 2 jours, parfois 8 jours). Donc, souvent, il va y avoir 2 ou 3 jours durant lesquels on a déjà arrêté la pilule, mais où on n’a pas encore les règles. Et on peut penser que la mauvaise humeur, la déprime, etc, va commencer durant cette période de quelques jours située entre la fin de la pilule et le début des règles. Du coup, le problème reste bien lié à l’arrêt de la pilule.

On peut penser que le syndrome prémenstruel n’est rien d’autre que ce problème là. Cela dit, apparemment, les médecins incluent les problèmes d’énervement subis lors de la dernière semaine de la prise de pilule dans le syndrome prémenstruel. Du coup, ça leur permet de ne pas incriminer la pilule, puisque selon leur définition, le syndrome arrivera avant l’arrêt de la pilule. Alors que s’ils ne les incluaient pas, le syndrome commencerait juste après l’arrêt de la pilule. Et il deviendrait évident que c’est l’arrêt de la pilule qui est responsable des problèmes en question.

Pas mal de femme elles-mêmes vont prendre l’énervement et l’excitation qu’elles ont eu avant l’arrêt de la pilule pour de la mauvaise humeur, ou en tout cas pour le début de la phase de mauvaise humeur et de déprime, et vont donc se dire que le problème commence avant la fin de la pilule. Alors qu’en fait, les états psychologiques et nerveux des deux périodes (juste avant et juste après la fin de la pilule) sont différents. Les suggestions des médecins quand à un éventuel syndrome prémenstruel auront tendance aussi à la orienter vers cette confusion.

Ce problème de déprime se rencontre aussi après l’accouchement. Le problème est le même. Durant la grossesse, le taux de cortisol augmente. Et juste après, il s’effondre. D’où la déprime post partum, qui peut durer quelques mois.

Du coup, avec la période d’excitation qu’il y a à la fin de la prise de pilule, et la période de dépression après l’arrêt de la pilule, le cycle excitation/dépression va être souvent présent lors des fins de cycle (bon évidemment, toutes les femmes ne vont pas en souffrir. Mais ça doit quand même être relativement fréquent).

Manque d’énergie (anémie) à l’arrêt de la pilule. Problème assez similaire au précédent. Lorsque le taux de cortisol est bas, l’eau quitte le centre du corps pour aller dans les membres (ça sert à les réparer). Et il y a vasoconstriction des veines du centre du corps et vasodilatation des veines des membres. Du coup, ça crée une situation d’hypotension pour le corps. Alors, bien sur, on a moins d’énergie.

C’est un phénomène qui doit plutôt arriver vers le 6ème ou 7ème jour d’arrêt de la pilule (le temps que le taux de cortisol se mette à baisser suffisamment). Ca n’a donc rien à voir avec la perte de sang elle-même.

Bien sur, chez beaucoup des femmes, le taux de cortisol ne baissera pas suffisamment durant les 7 jours d’arrêt pour déclencher ce genre de problème.

Et ça ne doit pas ou très peu concerner la pilule prise en pseudo continue. La période d’arrêt de 4 jours doit être trop courte pour que le taux de cortisol diminue beaucoup.

– Arrêt de la pilule et douleurs articulaires dans les membres. Là aussi, l’arrêt soudain de la cortisone est connu pour avoir cet effet là. C’est donc normal qu’on le retrouve pour l’arrêt de la pilule. Comme on l’a déjà vu, ce qui se passe, c’est que l’eau s’accumule alors dans les membres (alors que lors de la prise de la pilule, elle s’accumule dans le tronc). Du coup, les veines sont gonflées et vont faire pression sur les nerfs des articulations, ce qui va engendrer une douleur.

Surtout que comme la prise de la pilule entraine une sous alimentation en eau dans les membres, et donc, dans leurs articulations, ces dernières vont avoir tendance à s’abimer durant la prise de la pilule. Donc, il doit y avoir en plus un phénomène de réparation mené par le corps lors de l’arrêt de la pilule. Ce qui doit participer là aussi au phénomène de gonflement des veines des articulations, et donc à la douleur. On peut penser que le lupus (qui est présent à 90 % chez les femmes) est en fait un problème de ce genre là.

Voir ces témoignages : http://forum.doctissimo.fr/sante/regles-problemes-gynecologiques/douleurs-articulaires-pilule-sujet_167938_1.htm

http://adosurf.free.fr/beaute2/douleur.html

http://www.caducee.net/DossierSpecialises/gyneco-obstetrique/syndrome-premenstruel.asp

http://www.afa.asso.fr/forum/13-les-traitements/132548-34-ans-h-mc-sevrage-cortisone-et-douleurs-articulaires.html

Bien sur, là encore, on va retrouver ce problème après l’accouchement. Et de façon plus aigue, parce que la baisse du taux de cortisol durera plus longtemps.

Bien sur, on peut prendre des pilules minidosées en continue qui vont supprimer les différents effets négatifs liés à l’arrêt de la pilule (pas complètement quand même, puisqu’il y a une période de 4 jours sans pilule). Le problème avec une prise quasi en continue, c’est que le phénomène de réparation des membres va se faire beaucoup moins. Et du coup, les articulations des membres vont s’abimer probablement plus vite qu’avec une pilule qu’on arrête plus longtemps. L’artériosclérose des membres va aussi être plus importante ; l’ostéoporose aussi, etc…

Cela dit, comme les pilules avec arrêt de 7 jours sont plus fortement dosées, peut-être que l’endommagement des membres est plus fort durant la prise de la pilule. Du coup, même si la période de réparation est plus longue, peut-être que ça n’est pas suffisant pour rattraper les dégâts plus importants. Ou alors, l’impact est identique. A voir.

Acné. La cortisone provoque également l’apparition d’acné. Cela dit, si certaines pilules l’augmentent, d’autres le font disparaitre. Apparemment, c’est essentiellement Diane 35 qui aurait cet effet là? Diane 35 qui, selon Martin Winckler n’aurait pas été commercialisé à l’origine comme une pilule contraceptive, mais comme un traitement contre l’acné. Donc, l’effet contraceptif viendrait en plus. Un élément qui doit avoir son importance dans l’effet anti-acné, c’est le fait que c’est une pilule qui est considérée comme fortement dosée.

Tumeurs vaginales. Il est possible qu’avec la pilule, se développent petit à petit des tumeurs au niveau du vagin, de l’utérus, etc…

Déjà, parce qu’il y a régulièrement assèchement du vagin, et sur-acidification du mucus qui le tapisse.

Par ailleurs, surtout avec les pilules prises en continue et qui réduisent fortement, voir éliminent les règles, les cellules n’arrivent pas à évacuer leurs déchets de façon satisfaisante. Donc, ceux-ci s’accumulent dans les cellules. Celles-ci étouffent alors sous leurs déchets. Or, si les cellules d’une zone étouffent sous leurs déchets, elles risquent de passer à un mode de développement plus primitif de type tumoral.

Situation qui arrive aussi aux seins, et en fait à tout le centre du corps. Donc, tous les organes du centre du corps sont menacés. Bien sur, l’accumulation d’eau dans les cellules dilue la concentration en déchets. Mais puisqu’ils ne sont pas ou peu évacués, au bout d’un moment, il doit quand même y en avoir trop.

Les pilules normales (avec arrêt de 7 jours) posent problème aussi, mais au moins, en laissant le processus d’élimination se faire correctement durant une semaine sur trois, elles évitent l’accumulation des déchets.

Et le danger de développement d’une tumeur va être d’autant plus accentué que la pilule entraine des problèmes qui conduisent à prendre d’autres médicaments (antidépresseurs, anti-inflammatoires, etc…), qui augmentent encore plus le taux de cortisol.

Donc, bien sur que la pilule est cancérigène (ou plutôt tumorigène).

Comme on l’a vu dans un autre article, le cancer n’existe pas. Donc, à chaque fois, il ne s’agira que de tumeurs localisées. Mais, ce n’est pas l’avis de la médecine orthodoxe qui va souvent poser un diagnostic apocalyptique de cancer. Donc, non seulement il y aura le problème des tumeurs, mais, bien plus grave, il y aura l’interprétation qu’en fait la médecine, et les traitements tueurs qui l’accompagnent éventuellement.

Comme l’estimation de la présence d’un cancer métastasé repose en partis sur des tests biologiques bidons (qui réagissent simplement à la quantité de débris cellulaires présents dans le sang), il y aura risque, si la personne a pris des antibiotiques ou des anti-inflammatoires un peu avant, que le test soit positif, et donc, que le diagnostic de tumeur vaginale se transforme en diagnostic de cancer. Et là, on passe d’un diagnostic déjà relativement angoissant, à un diagnostic de mort éventuelle à plus ou moins brève échéance.

Par ailleurs, un autre élément de détermination de la présence de métastases c’est la présence de ganglions gonflés. En fait, comme on l’a vu par ailleurs, ces ganglions ne signifient rien. C’est simplement le système lymphatique qui est surchargé localement. Mais les médecins vont considérer ça comme une dissémination. Donc, au lieu d’un diagnostic de tumeur bénigne ou maligne, ils vont passer à un diagnostic de cancer avec métastases. Donc, là aussi, il suffit que le patient manque de chance et que localement (près de la tumeur ou plus loin), il y ait des ganglions gonflés, pour que le diagnostic de cancer métastasé soit posé. Et là, c’est le risque de mort par chimiothérapie au bout d’un ou deux ans.

– Tumeurs du sein. La même problématique s’appliquant aussi aux seins, le risque de tumeurs du sein augmente lui aussi.

Bien sur, les raisons évoquées pour les tumeurs vaginales vont s’appliquer ici aussi. Mais on peut se demander également si ce n’est pas également l’alternance de périodes où les seins (ou/et le vagin) sont trop gonflés et de périodes où ils sont en état de déshydratation qui fait que les tumeurs se développent. Lorsque les seins seraient gonflés et douloureux, ça créerait des microtraumatismes, des petits saignements. Et lorsque les seins seraient en état de déshydratation, le corps ne pourrait pas bien réparer ces microtraumatismes et du coup, ça entrainerait l’apparition de tumeurs.

Peut-être aussi que les périodes de déshydratation des seins entrainent que certains canaux d’alimentation en lait se bouchent, ce qui entrainerait des tumeurs. Peut-être aussi que ça n’entraine que des micro-calcifications, des petits amas de calcium, qui sont ensuite identifiées comme des tumeurs (j’ai vu à la télé et dans certains documents que les micro-calcifications pouvaient être identifiées par erreur comme des tumeurs).

A noter que là aussi, ça risquera d’être considéré comme carrément un cancer, si jamais la personne n’a pas de chance aux tests sanguins, ou qu’elles a des ganglions gonflés, etc…

Donc, non seulement il y a risque d’augmentation de tumeurs du sein réelles, mais en plus, il y a risque de fausses tumeurs prises à tort pour des vraies, et encore bien pire, pour des cancers du sein (là aussi à tort, puisque le cancer n’existe pas. Il n’y a pas de phénomène de métastases).

– Problème de douleurs d’estomac. Vu que la cortisone et les anti-inflammatoires en général engendrent des douleurs d’estomac, on retrouve logiquement ça avec la pilule. Ca sera encore plus le cas si la personne prend par ailleurs des anti-inflammatoires, des antidépresseurs, et tout autre médicament augmentant le taux de cortisol. D’ailleurs, il est marqué sur la notice des pilules : troubles gastro-intestinaux.

http://www.santeontario.com/DrugDetails.aspx?brand_id=752&brand_name=Winpred (effet de la cortisone)

http://forum.doctissimo.fr/sante/contraception/douleurs-violentes-estomac-sujet_184016_1.htm

http://forum.aufeminin.com/forum/contra/__f9472_contra-Ki-a-deja-decider-dareter-la-pilule.html

http://www.pharmacyescrow.com/s6-fr-680-s-ALESSE.aspx

Là aussi, puisqu’il y a augmentation du taux de cortisol, ce problème peut se rencontrer durant la grossesse (surtout en fin de grossesse). Exemple :

http://forum.bebe-passion.be/Grossesse-Bebe-Enfant-Ma-grossesse-Decompte-de-ma-Mini-Kawet-J-14-51563.htm

http://www.paroledemamans.com/ma-sante-enceinte/146-les-maux-de-la-grossesse.html

J’ai déjà traité de ce mécanisme dans un autre article, mais je reviens rapidement dessus.

Là aussi, il s’agit d’un problème de mucus qui n’est plus émis en quantité suffisante. Ce qu’il faut savoir, c’est que la digestion au niveau de l’estomac se fait par mécanisme chimique très simple. En fait, de l’acide chlorhydrique dissout les aliments. Et pour que les parois de l’estomac ne soient pas attaquées par l’acide, le corps émet un mucus qui est un anti-acide. Celui-ci va tapisser les parois et donc, celles-ci sont protégées, mais pas les aliments, qui sont alors dissouts.

Le problème, c’est que comme l’augmentation du taux de cortisol entraine une rétention d’eau au niveau des cellules, celles qui émettent le mucus vont en émettre moins ; et il sera beaucoup plus pâteux. Donc, il va y avoir des zones sans mucus qui vont apparaitre sur les parois de l’estomac. Ces zones n’étant plus protégées, l’acide va les attaquer, ce qui va entrainer d’importantes douleurs d’estomac.

Cela dit, il faut une augmentation du taux de cortisol assez prolongée et assez élevée pour qu’apparaisse cet effet là. Donc, ça n’apparaitra pas forcément chez beaucoup de femmes.

On peut se demander également si l’arrêt de la pilule ne provoque pas aussi ce genre de problème pendant un certain temps (ou s’ils continuent, dans le cas où ils étaient déjà présents). Parce qu’avec la baisse du taux de cortisol, les cellules émettant le mucus pourraient faire un mucus trop fluide, pas assez concentré. Mais on peut penser que le problème est moins important dans ce cas que dans le cas inverse (s’il existe dans ce cas, ce qui est à voir).

– Problème de sècheresse oculaire. Vu que les cellules retiennent l’eau, là aussi, elles ne doivent pas relarguer assez de fluide permettant aux paupières aux yeux d’être bien lubrifiés. Donc, les yeux s’assèchent. Et en plus, l’irritation produit des déchets cellulaires qui s’agglomèrent.

Mais comme le visage doit se trouver dans une zone intermédiaire, ça ne doit pas arriver à tout le monde. Et puis, ça se révèle évidemment plus facilement si la personne a des pratiques favorisant l’assèchement des yeux (travail sur ordinateur par exemple).

C’est un effet connu des pilules. Par exemple, pour la pilule Minidril, il y a marqué dans les effets secondaires : modification des sécrétions lacrymales entraînant une irritation des yeux lors du port de lentilles de contact.

Et pour la cortisone, on a ce genre de témoignages :

Moi ça a commencé par un début d’intolérance aux lentilles (après 10 ans de port) qui s’est aggravée à cause d’une longue corticothérapie (traitement à la cortisone, quelle cochonnerie !) qui m’a asséché la peau, les cheveux et les yeux.

– Impact sur le foie. Bien sur, comme la cortisone, la pilule a un impact sur le foie.

D’ailleurs, pour la pilule Minidril, on a parmi les effets secondaires (considérés comme rares ou très rares) : jaunisse, tumeurs du foie.

Ca pourra éventuellement créer à terme des tumeurs dans le foie.

– Problèmes de circulation sanguine dans les jambes. Lorsque le taux de cortisol augmente, ça entraine une rétention d’eau dans le tronc. Et à l’inverse, ça entraine un manque d’eau dans les membres. Et surtout, pour le problème qui nous concerne ici, ça entraine un resserrement des vaisseaux sanguins dans les membres (vasoconstriction). Encore une fois, c’est lié au fait que les organes vitaux, et donc le tronc sont favorisés par rapport aux membres. Si elle dure pendant des nombreuses années, cette constriction des vaisseaux sanguins des bras et des jambes va devenir tellement importante que certaines veines vont carrément se boucher. Par ailleurs, elles seront beaucoup plus susceptibles de se boucher s’il y a présence de caillots sanguins. Surtout que la probabilité de formation de caillots sera elle aussi augmentée.

Bon, ça, c’est la théorie. Ensuite, selon le dosage du médicament, ces effets apparaissent plus ou moins. Dans le cas de la pilule, la vasoconstriction des jambes va en général être légère. Donc, ce sont plutôt des lourdeurs des jambes qui vont survenir.

En fait, il y a deux situations. Les jambes lourdes à cause de ce phénomène prolongé de diminution de la quantité d’eau dans les cellules des jambes. Il ne s’agit pas vraiment de jambes lourdes, mais de faiblesse des jambes à l’effort. La deuxième situation, ce sont les jambes lourdes à cause de la vasodilatation lors de la baisse du taux de cortisol (quand on arrête la pilule). C’est plutôt à cette occasion que vont se développer des varices.

Si la pilule est fortement dosée, on peut avoir des problèmes de bouchage des vaisseaux sanguin au bout d’un certain nombre d’années, ainsi que de caillots bloqués dans les veines. Caillots qui en se détachant de la veine où ils sont bloqués, peuvent aller boucher les veines du cerveau, du cœur, des poumons, d’où des éventuelles embolies cérébrales, pulmonaire, cardiaques, heureusement très rares.

http://forum.doctissimo.fr/sante/jambes-lourdes-varices/lourdes-jambes-pilule-sujet_137677_1.htm

– Baisse de libido. En lisant des témoignages de femmes ayant arrêté la pilule, il semble bien que celle-ci ait une nette influence sur la libido. Les témoignages montrent que la libido descend ou remonte, en fonction de la prise ou de l’arrêt de la pilule.

Peut-être que ça a à voir avec le fait que comme le cortisol est une hormone de stress, ça diminue la libido. Si le corps l’émet pour faire face à des dangers, ou à diverses situations de stress, c’est que ce n’est pas le moment de faire crac-crac. Donc, ça doit réduire la libido pour que l’esprit soit tourné vers l’action.

– Sensation de froid. Ca doit arriver quand on arrête la pilule. La baisse de tension amène une sensation de froid.

-Augmentation du taux d’anticorps. Il s’agit du même problème que j’avais soulevé concernant les trithérapies pour le SIDA. La baisse de la quantité d’eau dans les bras fait que le sang y est plus concentré. Du coup, on a l’impression qu’il y a augmentation du taux d’anticorps alors qu’il ne s’agit que d’un problème de sang plus concentré. Tout y est plus concentré (et donc, les anticorps aussi). C’est aussi ce qui fait que le taux de sucre apparait comme étant en augmentation.

Bien sur, la prise de tout autres médicaments augmentant le taux de cortisol va conduire à des résultats similaires : cortisone, anti-inflammatoires non stéroïdiens, antibiotiques faiblement dosés. Ils seront même plus graves, puisque plus fortement dosés en général. Seulement, on prend en souvent ces médicaments pendant une période assez courte. Alors qu’on prend la pilule pendant des années et des années.

On peut penser que selon la taille et le poids de la personne qui prend la pilule, les effets seront plus importants. En effet, il ne semble pas qu’on adapte la pilule au poids de la personne. C’est adapté à un poids moyen. La dose sera donc moins importante comparativement pour une femme plus grande et plus grosse que pour une femme plus petite et plus maigre.

Donc, on peut penser que les effets négatifs de la pilule sont plus importants dans le cas d’une femme maigre et de petite taille, et qu’ils sont moins importants pour les femmes plus grandes et plus grosses. Mais dans ce second cas, l’effet contraceptif est moins sûr.

Et comme il y a des différences de tailles assez importantes entre les femmes maintenant (du à l’augmentation de taille des nouvelles générations) les écarts par rapport à la moyenne sont importants. Avant, la variation la plus importante par rapport à la moyenne était de peut-être 15 cm, alors que maintenant, elle est peut-être de 25 cm. Donc, on peut se dire que pour les femmes les plus grandes et grosses, l’effet contraceptif de la pilule doit être bien moins sur. Et pour les femmes qui sont les plus petites et maigres, la pilule est assez sur, mais elle engendre des effets secondaires vraiment important.

La solution à ce problème est la suivante. En fait, on joue sur les différentes pilules disponibles. Pour une femme petite, on va donc donner une pilule minidosée. Tandis que pour une femme plus grande on va donner une pilule plus fortement dosée. Donc, on arrivera par ce moyen à obtenir des résultats similaires (protection et effets secondaires) chez les femmes de différentes tailles et poids.

Mais, comme tout ça se fait de façon adaptative, et que les docteurs sont loin d’être tous très clairement conscients du problème, dans de nombreux cas, des femmes de petite taille se retrouveront avec des pilules trop fortement dosées. Et ce n’est qu’au bout de quelques mois, quand elles se plaindront, qu’il y aura changement éventuel de pilule. Les femmes de grande taille, elles pourront avoir des pilules qui ne seront pas assez dosées. Et là, on ne verra le problème que quand un enfant arrivera par surprise (malgré la prise de pilule).